The Wicked Deep, la malédiction des Swan Sisters, de Shea Ernshaw

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Il y a deux siècles, les sœurs Swan furent noyées dans le port, des pierres accrochées aux chevilles, le jour de leur anniversaire. Marguerite, Aurora et Hazel Swan furent accusées de sorcellerie par les habitants de la petite ville de Sparrow. Depuis ce sinistre jour, les Swan Sisters prennent le corps de trois jeunes filles pour envoûter des jeunes hommes et les noyer. Voilà la vengeance des Swan Sisters, une malédiction que rien ne semble arrêter. Une malédiction qui attire les touristes, au péril de leur vie. Penny le sait, cette année n’échappera pas à la malédiction et on retrouvera le corps de jeunes hommes sur la plage, et cette année encore, le soupçon planera pendant la Swan Season.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Nous avons découvert ce livre quand nous somme allées au Salon du livre jeunesse, à Montreuil. Mon regard a tout d’abord été attiré par la couverture, qui fait un peu penser aux nouvelles éditions de Harry Potter. Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai été séduite. J’ai appris il y a peu que « the wicked deep » signifie « les méchants profonds » C’est en tout cas la traduction que m’a donner un dictionnaire en ligne ! On peut donc le traduire plutôt par « les profondeurs du mal », ce qui traduit bien l’ambiance de ce livre gothique à l’atmosphère sombre et oppressante.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, où se mêle amour, mystère, tristesse, vengeance et possession. On a de sacrées révélations, surtout sur le personnage principal. On retrouve même un peu le même sentiment de mystère que dans les romans de Agatha Christie. Le lecteur a envie de découvrir si la malédiction des Swan Sisters peut être brisée, et si oui, comment. C’est un livre assez envoûtant.

Quand il sent le vent voleter dans son cou, un parfum de rose et de myrrhe flotter dans l’air, un silence vogue sur lui comme un souvenir qu’il ne peut oublier… Il sait. Et il sourit.

Un immense merci aux éditions Rageot pour cette belle découverte !

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Quand vient la vague, de Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

 

Quand vient la vague… Une énorme vague qui déferle sur la famille de Nina et Clément…

Quand vient la vague… Nina, jeune fille de bientôt 18 ans sort de chez elle. Elle ne reviendra plus, elle en est sûre. Elle jette ses clés dans une bouche d’égout.

Quand vient la vague… Clément, petit frère de Nina, est surfer, il aime la mer, l’eau, cet élément qui lui permet de décompresser et d’oublier. Quelques mois après la disparition de sa grande soeur pourtant, de Lacanau à Bordeaux puis ensuite Paris, Clément part à sa recherche et aussi à la recherche de réponses à ses questions. Mais ce qu’il va trouver risque de lui faire regretter cette enquête !

 

Un magnifique livre que je vous conseille vivement, une très belle histoire, bien écrite. Un récit initiatique sensible et émouvant. Une histoire qui nous transmet les émotions des personnages. Une histoire de famille bouleversante. Une histoire qui peut nous faire pleurer. Les auteurs nous montrent également l’amour d’un frère pour une soeur. Le nombre de pages ne compte pas tellement il nous transporte ! Un récit de vie captivant qui aborde de nombreux thèmes très touchants.

Un livre que j’avais emprunté à la médiathèque et que j’ai demandé de faire acheter au CDI tellement il m’avait marqué. C’est maintenant chose faite, alors n’hésitez pas à venir l’emprunter ! 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Un récit à quatre mains et à deux voix de deux grands noms de la littérature de jeunesse dont vous pouvez trouver d’autres titres au CDI : 

Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

L’ours sort ses griffes, de Jean Alessandrini

Un ours peut en cacher un autre…

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Max le Masque vient de sortir de prison mais n’est pas résolu, pour autant, à se ranger ! Très vite, il reprend sa vie de criminel mais avant tout, il doit récupérer un magot caché dans la fosse aux ours d’un zoo, trois ans auparavant. Pour ne pas se faire remarquer, il revêt un costume d’ours, loin de penser que le commissaire Abouzy le file pour le prendre en flagrant délit. Max va-t-il réussir son coup  ? Course-poursuite,  soirée costumée sur le thème de l’ours, rien ne facilite pas la tâche de notre pauvre commissaire…

Un policier plein d’humour qui demande de la part de nos jeunes lecteurs une grande perspicacité pour retrouver la trace de Max le Masque .

Paris Afrique, de Yves Pinguilly

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Un billet pour l’inconnu…

Yves Pinguilly séjourne régulièrement en Afrique qui est devenu tout naturellement sa source d’inspiration, pour de nombreux romans. Dans Paris Afrique, Yves Pinguilly raconte l’histoire de Bo, un Africain blanc, qui va à Paris pour passer du temps avec sa mère, Solange, une statisticienne. L’adaptation est difficile, pour lui qui a toujours vécu en Afrique, avec son père Marcel. Il y a trop de béton, trop d’immeubles qui cachent le ciel, il fait froid, les gens sont toujours pressés, trop pressés. Bo a la nostalgie de son pays et l’écrit à sa meilleure amie, Ayoko, restée au pays. Il va dans une école multiculturelle dans laquelle beaucoup de choses le surprend. Il peut travailler sur un ordinateur, il va à la cantine, pour lui, c’est côtoyer le luxe, lui peu habitué à ce genre de vie à Batitingou. Sa correspondance avec Ayoko dévoile sa mélancolie mais Bo reconnaît qu’il est bien avec sa mère et son beau-père, qui mettent tout en oeuvre pour qu’il se sente comme chez lui…Mais les nouvelles du pays ne sont pas bonnes, un coup d’état se prépare, visant le président en place. Les vacances de Noël approchent. Bo va revenir avec sa mère et son beau-père à Batitingou, pendant quinze jours. Le retour au pays va être mouvementé, mettant en danger la vie des nouveaux arrivants.

Paris Afrique, une belle histoire qui met en opposition deux pays, des habitudes de vie différentes, ressenties de l’intérieur par un Africain blanc, un jeune garçon né d’un noir et d’une blanche. Deux civilisations peu semblables mais que Bo va rapprocher. Vivre avec deux cultures est une chance et un enrichissement. Le lecteur s’amuse en découvrant l’étonnement et la fascination de Bo en arrivant à Paris et part à la découverte de l’Afrique, de ses couleurs, de ses senteurs.

30 jours sans déchets (ou plus…), de Sophie Rigal-Goulard

30 jours sans déchets (ou plus...) « Les Delamarre y’ en a marre » afin de surpasser leurs voisins les fortiches Delamarre, les Bertin se lancent un défi, vivre au moins 30 jours sans déchets, un sacré challenge pour cette famille dont la poubelle déborde continuellement .

Pour réduire au maximum leurs déchets, toute la famille Bertin va changer son mode de vie. Ils devront faire du compost, privilégier les achats chez les producteurs locaux, acheter en vrac en s’équipant de sachets en tissus tout en évitant de se tromper de sac entre celui pour le poisson et celui pour le pain et plein d’autres pratiques à découvrir au cours de la lecture.

Cette façon de consommer autrement va radicalement changer le quotidien de cette sympathique famille.

Avec beaucoup d’humour, nous suivons leur parcours semé de difficultés et d’alternatives.

Les complications rencontrées vont les emmener progressivement « à faire ensemble » ils redécouvrent le plaisir de cuisiner, de manger sainement, ils iront jusqu’à produire leurs produits cosmétiques et ménagers mais surtout outre le fait que les déchets soient un sujet crucial pour l’environnement, le petit plus c’est que pour réussir un tel défi les Bertin sont amenés à partager leurs difficultés et leurs solutions avec leurs voisins les fameux Delamarre…, et non être en compétition, voilà encore un geste citoyen.

A la fin du roman, pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question des déchets, les annexes apportent des informations clés.

Un roman à lire dès 9 ans et à tester pourquoi pas en famille !! Je le conseille vivement aux 6ème !

Céline, une maman nouvellement membre des Dévoreurs de livres d’Arsène !

… Eh oui, ça y est, on commence à gagner à notre cause les parents de nos chroniqueurs !!! Youpi !!! Merci à eux ! En espérant que ce projet collaboratif leur apporte le même plaisir qu’à nous ! Mu

L’été de tous les secrets, de Katherine Paterson

A toi mon père…

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Park, jeune adolescent de 11 ans, a perdu son père, décédé au Vietnam en 1973, alors qu’il n’avait que quelques mois. Il vit modestement avec sa mère, Randy. Ses questions incessantes sur son papa ont le don d’irriter sa mère qui esquive à chaque fois. Aujourd’hui, c’est la commémoration des anciens combattants, il veut y aller mais sa mère s’y oppose une nouvelle fois. Park lui reproche de le considérer comme un enfant et de ne pas lui dire  qui était son père, ce qu’il faisait. Il veut tout simplement connaître l’homme dont il porte le nom. Il ne possède qu’une photo en noir et blanc, insérée dans un recueil de poèmes mais n’arrive pas à trouver de ressemblances. Il met la main également sur un livre dédicacé en 1960 par son grand-père qui le chamboule. En cachette de sa maman, il se met à dévorer les livres ayant appartenu à son père. Il est intrigué et chagriné par l’attitude de sa mère, une femme douce, discrète mais qu’une froideur rend distante, mystérieuse. Pourquoi est-elle si ténébreuse alors que son mari est mort depuis plus de 10 ans. Aucune sortie, aucun rendez-vous. Park veut à tout prix aller jusqu’au mémorial du Vietnam en ville, lire le nom de tous les combattants qui ont payé de leur vie et en particulier celui de son père. Aujourd’hui, il a décidé de ne plus obéir. Arrivé sur place, l’angoisse de ne pas le trouver parmi ce nombre impressionnant de noms le submerge. Par chance, un guide l’accueille et lui indique où se diriger. Il est près du but. Il s’avance, enfin effleure des doigts les lettres composant le nom de son père. Il est heureux d’être là mais ses yeux se remplissent de larmes, l’émotion est trop violente. Il a besoin de lui, mort ou vivant. A son retour, il raconte tout ce qu’il vient de vivre à Randy. Résignée, elle accepte de l’écouter et lui promet qu’un jour prochain, elle lui parlerait. Park veut aussi connaître les membres de sa famille qui habite en Virginie. Randy capitule et lui dit qu’elle leur écrira pour qu’il puisse aller les voir mais sans garantie de réponse. Un petit pas est franchi mais où tout cela va mener Park ? Contre toute attente, le jeune garçon reçoit une lettre encourageante, pleine de joie, l’invitant à rencontrer la famille de son père. Quelques jours plus tard, un chauffeur vient le chercher pour le déposer devant une immense maison de trois étages, presque un château comme il en existe beaucoup en Virginie. Son séjour doit durer 15 jours, pendant lesquels Park souhaite avant tout rencontrer son grand-père. Mais un silence pesant menace cette rencontre. Personne ne  parle de lui et évite le sujet. Pourtant une nuit, alors qu’il entend des gémissements et des râles provenant d’une chambre, Park décide de s’y introduire. Il découvre alors un vieillard, debout, qui, surpris par cette intrusion, hurle de douleurs et de désespoir. Il rapporte à son oncle Franck, ce qu’il a vu et comprend alors que sa présence a bouleversé son aïeul. Pourquoi tant de mystères et de non-dits autour de son père ? Quels secrets de famille rendent les choses si difficiles pour Park ? Et pourquoi ce grand-père auprès duquel il aimerait se blottir, reste enfermé ?

L’été de tous les secrets est une belle histoire très humaine sur la quête de l’identité. Comment peut-on avancer quand il manque une pièce au puzzle de sa vie, quand sa propre mère ne veut rien dire ? Park est déterminé et ne lâchera pas prise malgré tous les obstacles qui vont se dresser devant lui. Cette persévérance fait de ce jeune garçon un personnage attachant qui va bouleverser et émouvoir toute une famille. Il aidera par la même occasion sa maman à se libérer d’un passé trop pesant.

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Seuls à la maison, de Geneviève Senger

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent !

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Morgane, 9 ans, et Thibault, 10 ans, vont devoir se passer de leur père parti en Chine pour son travail et de leur maman qui doit se rendre à Paris chez un dermatologue pour leur sœur Justine. Ils habitent dans une grande maison sur une colline, à 500 mètres du bourg. Mais pas de panique Lydie, leur marraine de cœur va les garder. Néanmoins, un petit souci : elle est en retard et maman ne peut pas attendre. Voilà donc les enfants seuls pour un court moment. La situation se complique quand l’hôpital les appelle suite à l’accident de voiture de Lydie qui doit se faire opérer le lendemain. Quelle poisse ! Mais Morgane et Thibault, bien que désolés pour leur nounou, sont excités à l’idée de rester seuls, personne pour les commander, pour leur dire quoi faire. Pas de contraintes que du plaisir ! Pas question de prévenir les parents, enfin libres ! Ils sont persuadés qu’ils vont arriver à se débrouillés sans aide. Dès le lendemain, c’est la révolution, du désordre prend déjà place, leur essai en cuisine est une catastrophe avec un rôti brûlé, un four carbonisé. La maison leur semble si triste que les enfants décident de déterrer un sapin et de mettre toutes les décorations de Noël partout dans la maison. Quel capharnaüm ! Mais quand la nuit tombe, les enfants regrettent un peu d’être seuls, ne sont pas rassurés et entendent de drôles de bruits. Un appel d’un camarade de classe, Frédéric, va intriguer le frère et la sœur. Des bruits courent qu’un monstre rôde autour du village… Les enfants mettent un plan à exécution au cas où l’affreuse bête pointerait le bout de son nez. Le téléphone sonne une nouvelle fois. De nouveau Frédéric qui leur apprend que le garde chasse a vu un homme se cacher dans la montagne, installer des pièges un peu partout. Il faut se méfier et bien s’enfermer, on ne sait jamais. Décidément, il ne fait pas bon de rester seuls en ce moment. Comment Morgane et Thibault vont-ils faire pour faire face à tout cela ? Vont-ils regretter d’avoir accepté d’être seuls à la maison ?

Une histoire agréable, facile à lire. Les jeunes personnages sont sympathiques. Ils se prennent pour des grands mais la solitude les gagne et, réflexion faite, même si les parents paraissent embêtants, leur présence reste réconfortante. Vivement que maman rentre !

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