Le livre du temps, de Guillaume Prévost

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Il y a plusieurs jours que Samuel n’a plus de nouvelle de son père. Cela arrive fréquemment, mais jamais aussi longtemps. Depuis trois ans, depuis la mort de sa mère en fait, son père disparaît régulièrement. Mais là, 10 jours ! C’est alors que Samuel découvre une pierre sculptée dans la cave de la librairie de son père. Il est alors transporté dans le temps ! Et si son père était prisonnier dans le temps ?

J’ai adoré ce livre qui m’avait été conseillé par un bibliothécaire, et j’ai tellement aimé que j’ai demandé à Mme Dry, notre documentaliste, de l’acheter. J’ai beaucoup aimé le concept du voyage dans le temps, que l’on retrouve dans « Rouge Rubis ». Je le conseille. C’est le premier tome d’une trilogie qu’il faut vraiment lire dans son intégralité, vous ne serez pas déçus !

Six siècles plus tôt, au fin fond de sa cellule, Allan Faulkner avait écrit :

AIDE-MOI SAM.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le jour où mon père a disparu, Benoît Séverac

15 ans. Le plus bel été de ma vie. Ou pas. Depuis que je suis tout petit, moi et mes parents avons toujours été des parias. Reniés par notre propre famille. Mais pourquoi me direz-vous ? Eh bien justement … mes parents n’ont jamais voulu me le dire. Alors, je faisais comme si de rien n’était. Je sais que mes parents ont milité au sein du Front de libération occitan, mais je ne vois pas en quoi c’est mal. Un ancien membre s’évade. Je ne me sentais pas concerné, jusqu’à ce que mon père disparaisse…

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui est assez court, mais qui représente assez fidèlement les pensées d’un adolescent. Je le conseille, c’est un livre idéal pour des lecteurs qui n’ont pas l’habitude de lire de gros livres. C’est une véritable quête de vérité. L’adolescent va mener sa propre enquête et chercher des réponses à tous ces secrets de famille… Un cocktail qui mêle enquête, voyage, vengeance, secret, sacrifices et qui se lit d’une traite !

Je me suis dit qu’un jour, moi aussi, plus tard, dans très longtemps, quand nous serons adultes, avec nos vies, nos conjoints et nos enfants, je lui ferais signe comme elle venait de le faire, juste pour lui dire que cet été-là, je l’avais aimé pour de vrai et pour toujours, comme je n’avais jamais aimé.

Ou bien, peut-être que je deviendrai écrivain comme j’en rêvais, et j’écrirai un roman qui racontera notre histoire.

L’histoire du plus bel été de ma vie.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Impostors, de Scott Westerfeld

 

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Frey a toujours vécu dans l’ombre, tout le contraire de sa soeur jumelle Rafia qui est l’icône de leur ville.

Frey a toujours vécu pour se battre.

Frey a toujours obéi à son père, un dictateur au pouvoir d’une ville sous l’emprise de la « poussière de surveillance » qui permet la surveillance de tous les citoyens…

Jusqu’au jour où elle se rend compte que son père est prêt à la sacrifier pour s’enrichir, et pour la première fois de sa vie, elle ne va pas le laisser faire.

Commence alors l’aventure de Frey sous les projecteurs. 

Un livre très bien, du même auteur que la série Uglies que j’avais beaucoup aimé. Cela se passe dix ans après Specials. On a dans le livre la vision de Frey  une jeune fille qui a toujours vécu sous la coupe de son père et dans l’ombre. Dans cette délivrance de la jeune fille, on s’attache à elle car elle apprend à sortir de l’obscurité.

Je vous le conseille ! Le début d’une nouvelle série, qui prend ses racines dans l’univers d’Uglies.  A suivre, donc ! 

Bonne lecture !

Judith 5°- membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La traversée du temps, de Yasutaka Tsutsui

Kasuko, élève de 3ème, est de corvée ménage après la classe, avec ses camarades Goro et Mazaru.

Alors qu’elle range le matériel dans la salle de travaux pratiques, elle voit surgir, des étagères de produits chimiques, une ombre noire qui disparaît. Une odeur de lavande flotte dans la pièce qui ravive des souvenirs passés qu’elle n’arrive pas à définir. Flacons et éprouvettes sont alignés sur une table… Bientôt, Kasuko s’effondre, inanimée sur le sol. A son réveil, aucune trace ne prouve ses dires : ni flacons, ni éprouvette, ni intrus… Que lui est-il arrivé ?

Des événements des plus mystérieux vont bientôt se produire qui lui permettront de voyager dans le passé et changer le cours des choses … Cela a-t-il un rapport avec ce qui lui est arrivé dans la salle de travaux pratiques ? Comment va-t-elle maîtriser ce pouvoir envahissant ? A qui va-t-elle pouvoir se confier pour trouver de l’aide ?

Un court roman qui se lit très vite, entre fantastique et science-fiction, et qui permet une introduction facile au genre. En effet, tout se concentre sur une intrigue unique et linéaire. La culture japonaise est présente mais pas suffisamment développée pour risquer de déstabiliser un lecteur non averti. Le roman, écrit en 1976 et qui n’a pas pris une ride, a fait l’objet d’une adaptation en film d’animation en 2007. A découvrir.

Stranger things

De l’autre coté…

Quand Will Byers se fait transporter dans l’Upside Down, il ne comprend pas ce qu’il lui arrive …

Il trouve néanmoins des ressemblances venant de son monde mais il s’inquiète beaucoup. Ce qui le préoccupe le plus c’est que le mystérieux Démongorgon le suit partout. Mais arrivera-t-il à sortir de cet endroit ?

Mon avis : J’ai beaucoup aimé cette BD car elle montre ce qu’on ne voit pas forcément dans la série. Je l’ai trouvée passionnante et pleine de rebondissements.

Les illustrations sont vraiment magnifiques !

On découvre également les indices des événements qui se sont produits dans l’autre monde. Les passages où il montre des parties du jeu préféré des garçons sont très importantes et démontrent le sens de l’histoire. Je tiens à préciser qu’il faut regarder la série pour bien comprendre la BD.

Je vous la recommande !

L’île, de Christophe Léon

La cible

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5 Août 2016, une île en Bretagne….Tout avait pourtant bien commencé pour cette bande d’adolescents, d’une banlieue parisienne défavorisée. Parmi eux, Driss et Marie-Anissa amoureux, devaient passer leurs premières vacances ensemble. Quinze jours de liberté, d’évasion, loin de tout. Mais le sort en a décidé autrement et ce qui devait être un moment inoubliable de bonheur  va se transformer en un véritable cauchemar, en une tragédie humaine…

17 ans plus tard, comment oublier ce 5 Août 2016, comment oublier que des familles ont été à jamais meurtries dans leur chair. Ce 5 Août 2016 qui , 17 ans plus tard, va bouleverser la vie de Yasmine, une jeune adolescente….

 Christophe Léon aborde ici un thème émouvant et dur. Avec L’île, l’auteur ravive une douleur,  en nous ramenant à des faits d’actualité, ayant marqué à jamais les hommes, un pays. Dans ce décor doux et tranquille d’une île, l’auteur joue sur un effet de surprise qui prend le lecteur de cours. Trois personnages, trois regards différents sur un même événement tragique, trois points de vue bouleversants et profonds. Une plume fluide et accrocheuse qui tiendra le lecteur jusqu’à la fin.

 

 

 

 

(Dé)connexions – Au secours je suis accro aux écrans- de Christine Deroin et Alain Dervaux

Ecran,  quand tu nous tiens…

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 Enzo s’ennuie dans la « vraie vie « , il a besoin que ça bouge, il a besoin d’adrénaline, de sensations fortes.

Clément manque de confiance en lui et ce doute l’isole, l’enferme dans une solitude insupportable.

Manon a beaucoup d’idées, aime les choses nouvelles, elle rêve d’exprimer sa créativité en inventant  des jeux mais sa détermination ne suffit pas à concrétiser ses projets, donc elle s’agace face à des échecs qu’elle n’assume pas.

Trois adolescents, trois profils différents et pourtant un point commun les unit : l’addiction au monde virtuel, qui leur procure la sensation de s’échapper d’un quotidien devenu trop étroit pour eux, qui leur procure la sensation d’exister.

Le virtuel va devenir le moyen de s’affirmer, de combattre leurs démons. Un moyen qui peut être dangereux quand on en abuse. Mais cette addiction se fait progressivement sans qu’on s’en aperçoive car chacun s’y sent bien à sa place, maître de ses actions. Ces adolescents qui deviennent accros aux écrans, ne sont même plus en capacité de faire la part des choses entre monde virtuel et réalité. Tout devient facile puisqu’ils sont aux commandes d’une vie toute fabriquée dans laquelle ils progressent selon leur envie, s’inventant un personnage  idéal auquel ils s’identifient. Un être parfait qui décide, à l’opposé de ce qu’ils représentent dans « la vraie vie ».

Bien souvent cette envie irrésistible de se réfugier dans un monde fabriqué de toute pièce traduit un malaise, un mal-être difficilement contrôlable.

Au fil de la lecture on assiste à la montée en puissance de cette addiction qui prend de plus en plus de place, jusqu’à en devenir incontrôlable. Entre chaque épisode, un médecin psychiatre prend la parole pour expliquer les raisons de cette addiction, sa progression et ses conséquences tout en tenant compte de l’environnement familial et social des adolescents. Il en fait une analyse au plus juste avec des mises en garde, en soulignant aussi ce qui est mis en place par les parents pour remédier à ce fléau. Mais, les enfants ont plus d’un tour dans leur sac pour y déroger. C’est un dangereux enfermement qui peut causer beaucoup de dégâts.

A la fin de cet ouvrage, l’auteur communique la liste des adresses utiles, de centres ou d’associations en France et à l’étranger, qui viennent en aide aux personnes dépendantes.

Mais on ne peut se faire aider qu’à partir du moment où on a pris conscience du mal qui nous ronge. Le chemin est long mais reconnaître son addiction est déjà un grand pas.

Une lecture que je recommande, un roman qui n’est pas dans le jugement, un roman dont le seul but est de comprendre et d’apporter des réponses. Un ouvrage utile tant aux jeunes qu’aux adultes  qui s’inscrit dans la collection saison psy. Une collection qui traite les problématiques du quotidien rencontrées par les adolescents. Certes, une fiction sert de base mais elle est  si proche de la réalité qu’elle autorise une analyse fine et sérieuse.