Tous à la Bastille, de Nathalie Le Cleï

Quand le peuple se révolte…

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Tous à la Bastille est un roman qui commence quelques jours avant la Révolution française. Nous suivons deux adolescents, Lucille et Augustin, qui vont se retrouver au plus près des événements. Lucille est perruquière de Marie-Antoinette. Elle travaille dur pour faire vivre sa famille. Son frère Augustin, gagne quelques sous comme ouvrier dans les quartiers pauvres de Paris. Les victuailles s’amoncellent chez les riches alors que les gens du peuple meurent de faim. Le peuple n’en peut plus, la vie devient de plus en plus difficile. Necker, seul porte-parole des plus démunis et ministre du roi, est renvoyé par Louis XVI. C’en est trop, les esprits s’échauffent, les gens prennent les armes, direction la Bastille. Pour Lucille et Augustin, le compte à rebours a commencé.

Nathalie Le Cleï utilise un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir d’un événement du passé. Elle a su transmettre la colère et la souffrance de tout ce peuple par des dialogues percutants.

Chaque chapitre est un jour différent jusqu’au dénouement final. Une fin qui nous emmène vingt ans plus tard avec les mêmes héros qui ont vécu la Révolution mais qui ont ensuite traversé les années dans un environnement social plus serein.

Mais Nathalie Le Cleï a également imaginé un autre épilogue : et si le peuple avait été écouté et si le pouvoir avait répondu aux doléances des gens, et si la Révolution n’avait pas eu lieu…..

 

Quatre filles et un jean, de Ann Brashares

C’est l’histoire d’un pantalon….

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Quatre filles et un jean met en scène quatre adolescentes inséparables, nées le même mois, différentes mais tellement complémentaires. Il y a Lena la belle, Carmen la butée, Tibby la rebelle et Bridget la sportive. Mais cette année, c’est le drame, pour la première fois, elles vont passer l’été chacune de leur côté. La veille de leur séparation, alors qu’elles sont ensemble pour une dernière soirée, Tibby sort un jean de son placard et le donne à Carmen. Cette dernière demande à ses amies de l’essayer. Bien que leur morphologie soit différente, toutes les adolescentes enfilent ce jean avec aisance. Qu’elle soit enrobée, fine, ronde, petite ou grande, chacune d’elles porte avec élégance et sans difficulté ce pantalon. Elles décident alors de signer un pacte autour de ce jean : elles se promettent de rester ensemble quoiqu’il arrive, le jean sera leur propriété commune, partout où elles iront, il les accompagnera et sera le symbole de leur amitié. Ainsi naît le pacte du jean.

Par conséquent, puisqu’elles seront séparées tout un été, chaque fille gardera le jean une semaine puis l’enverra à l’une qui l’enverra à l’autre. Ce jean qui semble magique sera le lien affectif et physique qui leur permettra de surmonter cette séparation. Il sera là pour les soutenir, il emmènera avec lui un peu de chacune d’elles. Les quatre adolescentes vont alors vivre de leur côté, un été, qui va se révéler éprouvant pour certaines, plein de rencontres pour d’autres. Elles s’échangent des lettres, mais ce n’est pas assez.

A la fin de la saison, les quatre filles se retrouvent et inscrivent sur le tissu bleu ce qui leur est arrivé, en quelques mots ou sous forme de dessins. Le jean est le seul témoin de leurs aventures. Chacune va se livrer, va partager des émotions que seules des vraies amies vont comprendre. Elles auront toute une année pour en parler avant que l’été ne revienne et que le jean ressorte du placard pour une nouvelle histoire….

Quatre filles et un jean est un bon roman qu’apprécieront les adolescentes. Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, c’est un roman profond dans lequel l’auteur traite de sujets forts tels que le divorce, la mort, l’amour, l’amitié, le temps qui passe, la vie tout simplement. Un sujet original puisque un jean devient le centre d’un récit. Les personnages sont attachants, et, forts de leurs expériences, ils grandissent. Leur amitié reste intacte, se renforce et cela n’est-il pas le plus important. Peu importe ce que l’on est, comment on est, avoir des amis c’est sacré, savoir leur rester fidèle est important….

Les trois autres volumes qui closent la série sont également disponibles au CDI !

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Présentation de l’éditeur :

Tome 2 : Les vacances approchent. Carmen, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce bien différent…De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’apprentissage de la vie !

Tome 3 : C’est le dernier été avant la grande séparation. À la fin des vacances, les quatre filles partiront chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique. Mais avec l’été, vient son lot de problèmes. Carmen vit mal la grossesse de sa mère. Lena tente de convaincre sa famille qu’elle est faite pour être une artiste. Bridget, monitrice dans un camp sportif, va être confrontée à ses vieux démons en retrouvant Eric. Tibby, quant à elle, ne sait plus si elle veut faire du cinéma son métier, ni qui elle aime. Un nouvel été riche en enseignements et en rebondissements, chacune des filles mûrissant un peu plus chaque année, sans rien perdre de leur charme et de leur caractère.

Tome 4 : Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l’été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…. Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique ; Bridget part sur un chantier de fouilles en Turquie tandis qu’Eric rejoint sa famille au Mexique; Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos… Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

Les fables de La Fontaine

 

Issu d’une famille bourgeoise, Jean de La Fontaine devient avocat au Parlement et comme beaucoup d’artistes, il recherche la protection des grands. Ses contes et surtout ses fables lui assurent une célébrité immédiate.

Qui n’a pas en tête quelques vers des fables de La Fontaine, Le corbeau et le renard restant la fable la plus souvent apprise en classe. La Fontaine dénonce la société, les lois qui ne sont là que pour favoriser les riches. Il ne croit pas beaucoup à la bonté de l’homme et se montre très pessimiste quant à son évolution. Pour se moquer, il décide d’imaginer des fables dont la particularité sera de mettre en scène des animaux qui parlent, qui vivent à moitié comme des hommes. Les animaux vont instruire les hommes. On trouvera toujours une morale qui sera placée à la fin pour certains écrits ou au début pour d’autres voire parfois, dissimulée à travers un personnage. Le roi et sa cour restent également la cible de l’auteur qui montre un vif intérêt pour les problèmes politiques.

C’est en 1668, que seront publiées pour la première fois les Fables de La Fontaine. 243 fables seront mises en vers. Les fables restent des récits incontournables de la langue française que beaucoup d’écoliers continuent à apprendre. Jean de La Fontaine s’est inspiré des textes du fabuliste grec de l’Antiquité, Esope.

Le CDI possède plusieurs éditions de ces fables en livres petit format, classées au rayon Poésie :

La Fontaine aux fables- Collectif- volumes 1, 2 et 3

Un arc en ciel de fables !

Nous connaissons tous les fables de Jean de La Fontaine, grand classique de la littérature française. L’auteur a observé les hommes et les a mis en scène dans un univers peuplés uniquement d’animaux qui leur ressemblent, qui pensent et qui agissent comme eux. Un collectif d’illustrateurs s’est attelé à donner une seconde vie aux personnages,  en nous en proposant une réadaptation sous forme de bande dessinée, avec pour chacun un style très personnel et vraiment varié. Les textes sont en vers,  totalement fidèles à l’original. Le graphisme donne de l’ampleur et du relief à ces trente six fables qui s’animent au fil des pages, alternant des textes très connus avec des textes beaucoup moins célèbres. Tantôt romantiques, tantôt plus agressives, les illustrations nous happent et donnent le ton.

Pari réussi pour ce collectif d’illustrateurs -chacune des fables étant illustré par un dessinateur différent-qui donne ainsi le moyen de faire connaître ces fables à ceux que la lecture rebutent ; et pour les autres, une belle manière de s’approprier des textes connus.

Pour les plus traditionnels d’entre nous, sachez que vous trouverez au CDI, des recueils des fables de La Fontaine dans leur présentation originale, sous forme de livres poche.

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Après vous, M. de La Fontaine… « Contrefables », de Gudule

La raison du plus fort n’est plus la meilleure !

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Qui ne connaît pas les fables de La Fontaine ? Dès notre plus jeune âge, on apprend qu’un corbeau a perdu un fromage, qu’une grenouille jalouse un bœuf au point de vouloir lui ressembler, que le lièvre s’est fait battre à la course par une tortue, bref autant d’histoires que de personnages ! Des récits croustillants et ironiques où la force et la ruse sont toujours victorieuses. Un petit manque d’humanisme quand même. Après tout, Jean de La Fontaine ne faisait que dépeindre la société. Et si on bousculait tout ça ? Ainsi le loup deviendrait aussi doux que l’agneau qu’il comptait dévorer, il deviendrait reconnaissant de ce qu’a fait pour lui la cigogne. En rêve peut-être ?

Un peu osé comme pari ! Eh bien, Gudule l’a fait, et de très belle manière. L’auteur a revisité près de 23 fables. Elle n’a en rien modifié le contenu de l’histoire mais elle a tout simplement imaginé une suite où le faible serait mieux défendu. La médiocrité, la méchanceté, la tromperie n’ont plus leur place. Enfin une justice pour les plus malchanceux ! Gudule se fait l’avocate des plus démunis, de ceux qui n’ont que leur gentillesse et leur loyauté pour se défendre. Après vous, M. de La Fontaine est un petit bijou. Gudule a un vrai talent d’écriture nous faisant presque oublier l’original. Qu’il serait bon que la réalité dépasse les contrefables de Gudule…..

Oradour sur Glane, un village si tranquille, de Vanina Brière

Ouradour sur Glane, un village martyr….

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Ouradour sur Glane, situé à environ 25 kilomètres de Limoges, est le symbole de la barbarie nazie. 642 victimes, 5 survivants. Le village est pillé, détruit, brûlé. La patrie est meurtrie. La journée du 10 juin 1944 restera à jamais gravée dans les mémoires. Un village paisible que les Allemands ont décidé d’exterminer pour se venger d’une attaque qu’ils ont subie quelques jours auparavant. Les habitants sont séparés : les hommes sont réunis dans une grange, les femmes et les enfants sont emmenés dans l’église du village. Tous vont être exécutés froidement puis brûlés pour empêcher leur identification. Les soldats tirent au hasard dans les rues et les maisons pour éliminer d’éventuels témoins. En une journée, Oradour sur Glane n’existe plus..

Vatina Brière nous raconte comment tout a basculé en ce 10 juin 1944, comment d’innocentes victimes ont péri. A travers l’histoire de Robert, un des survivants du massacre, elle a su nous transmettre une réelle émotion qui va au-delà de cet évènement, puisqu’elle évoque la vie d’après et le difficile procès des meurtriers.

Ce village a été conservé en l’état de destruction, tel qu’il était après le massacre, pour témoigner des souffrances subies par ses habitants.

Après ce massacre, à quelques centaines de mètres de là, l’Etat va décider de construire un nouveau bourg sur des plans similaires de l’ancien. La première pierre fut posée en 1947. Une maison construite pour une maison détruite.

Pour ne jamais oublier, un mémorial a été inauguré en 1999 par le Président de la République de l’époque, Jacques Chirac.

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de me rendre à Oradour sur Glane. Quand j’ai pénétré à l’intérieur de ce village fantôme, une étrange sensation m’a enveloppée. J’ai été saisie par ce silence pesant, qui nous incite à rester muet, en ayant l’impression que l’âme des morts était là, toutes proches de moi. J’étais remplie d’une émotion indéfinissable, à la limite du mal-être. Chaque pierre saigne, chaque pierre est empreinte de tristesse, de souvenirs.

La dame blanche, de Philippe Napoletano

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Un match de handball se prépare, garçons contre filles. Les meilleurs formeront une équipe mixte pour participer à un tournoi…

Le jour du départ, dans le bus qui doit les conduire sur les lieux du match, l’ambiance est bizarre, presque tout le monde dort.

Soudain le conducteur freine brusquement. Le bus s’arrête net, une fumée blanche pénètre dans le bus.

Peu à peu, la fumée prend forme et devient presque humaine. Puis, c’est le trou noir.

Quand les jeunes enfants se réveillent,  ils sont retenus prisonniers dans un vieux manoir ! Affamé, ils ont peur…

Que va-t-il leur arriver ?

Une histoire fantastique  à ne pas lire le soir,  pour les sportifs et les courageux.

Une histoire pour ceux qui aiment le sport, en particulier le handball. Et pour ceux qui aiment l’esprit de compétition mise à rude épreuve. Car bientôt, les adolescents vont être confrontés à de terribles épreuves où il faudra que l’esprit d’équipe survive coûte que coûte… jusqu’au sacrifice de l’un d’entre eux ?

Une aventure fantastique, sordide, ensanglantée remplie d’affreux monstres, une dame blanche immatérielle et d’étranges vieillards qui font peur, à l’image de la couverture du livre…

A lire dès la 6ème pour les adeptes des livres d’horreur et du fantastique !

Mais moi, personnellement, je n’ai pas trop aimé  (j’ai trouvé qu’il parlait un peu trop longtemps, au début, du match de handball qui n’ était pas finalement  si important) tout simplement parce que ce n’est pas trop mon genre de lecture.

Alors, venez l’emprunter au CDI pour nous donner votre avis !

 

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.