L’agence Pendergast, 1. Le prince des ténèbres, de Christophe Lambert

Le jeune Sean Donovan est un garçon des rues orphelin. Recueilli par Bloody Bill le mafieux local, il doit lui ramener de l’argent pour éviter les représailles. Il est donc obligé de voler.

Un jour qu’il n’a plus d’argent, il vole une montre mais pas n’importe laquelle, elle appartient au directeur de l’agence Pendergast ! Pour l’avoir volé, il se fait poursuivre par un Indien ! On propose alors à Sean Donovan d’intégrer  l’agence… Une agence bien particulière

Pourra-t-il rentrer dans l’agence et quitter son côté sombre des rues  ?

Un livre qui se lit très vite et très bien

Etienne, CM1 – membre des Dévoreurs de livres de Sale Lou Potier, avec l’aide de Judith, 6ème

 

Et l’avis de Mu :

Sean Donovan, 15 ans, a été recueilli par Bloody Bill à sa naissance, suite à l’assassinat de ses parents par des Indiens. Il fait désormais partie de la bande des « enfants perdus » et est formé au « métier » de pickpocket. Il doit voler pour son chef et s’il ne ramène pas suffisamment, les représailles peuvent être terribles…  C’est pourquoi cette montre volée dans la poche d’un vieil homme élégant est si importante pour lui. Et lorsqu’un Indien le poursuit pour la récupérer, il ne sait pas encore dans quelle histoire il est en train de se fourrer. Car le vieil homme est à la tête de l’agence Pendergast, une organisation secrète dont les locaux sont cachés sous Ellis Island. Son but : repérer parmi les migrants les créatures paranormales comme les vampires ou les loups-garous qui chercheraient à nuire à la population… Et M. Pendergast aimerait bien intégrer Sean dans son équipe d’agents… Quelle décision celui-ci va-t-il prendre ? La présence de la jeune et belle Célia va-t-elle être suffisante pour faire pencher la balance ?

Ce premier tome d’une série prometteuse n’est pas une simple introduction. L’action est déjà bien présente, les personnages bien trempés. De style un peu steampunk, ce récit court et bien construit nous permet de naviguer dans les bas-fonds new-yorkais, d’aborder la notion du flot des migrants de la fin du 19e siècle, et d’approcher  Dracula ! Une lecture à découvrir !

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique

 

Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Le bureau des coeurs trouvés, 1. Lexie Melody, de Cathy Cassidy

Le bureau des cœurs trouvésLexie MelodyLexie est une jeune fille qui vit en famille d’accueil. Sa mère a disparu alors qu’elle avait 9 ans. Elle décide de monter un groupe de parole, les Lost and found ( traduction littérale =perdu et trouvé). Un quiproquo fait que ce groupe de parole devient… un groupe de musique ! Et va emmener nos jeunes vers des aventures au-delà de leurs rêves

Vont-ils réussir à sauver la bibliothèque qui les a accueillie et menacée de fermeture ? Lexie va-t-elle retrouver sa maman ?

 

J’ai aimé ce livre qui parle de manière positive et enthousiaste d’amitié et de dépassement de soi. Il met aussi en avant le fait qu’il ne faut pas juger les gens trop vite. Chacun peut avoir des problèmes et il faut chercher à comprendre l’autre avant tout.

Un roman frais et acidulé à l’image de la couverture, ce qui ne l’empêche pas d’aborder des thèmes graves et profonds.  Il est peut-être plutôt à destination des lectrices  dès la 6ème.

Ce qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience le tome 2 !

Cathy Cassidy est de toute façon une incontournable des rayonnages des CDI de collège et chacune de ses nouveautés est toujours un événement attendu !

Nathalie, parent d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène !

Poules, renards, vipères – trilogie de Paul Ivoire

Poules, renards, vipères, 1. Albin, de Paul Ivoire

Dans ce pays-là, poules, renards et vipères tentent de survivre en habitant chacun dans un territoire défini où les autres ne peuvent pas pénétrer. Au carrefour de ces trois territoires se trouve le Triangle sans Nom, seul lieu où les clans peuvent se rencontrer et donc risquer leur vie… Albin, un jeune poussin est un jour poussé à franchir la limite pour y récupérer une plume argentée qui lui est chère qui s’est envolée au delà de la frontière… Il y rencontre Zora la renarde et Célis la vipère. Loin de s’entretuer, ils décident de se lier d’amitié. De retour chez lui, Albin se rend compte qu’un immense complot se trame qui menace la paix toute relative de ce pays…

C’est La guerre des clans ou les Royaumes de feu pour lecteurs plus jeunes ou moins adeptes du grand nombre de pages ! Pour survivre, il faut accepter de s’allier malgré les différences. Un roman à l’écriture fluide et facile, mais aux thématiques nombreuses et riches : amitié, solidarité, entraide, mais également manipulation, complot, coup d’état, etc. C’est la version du jeu « pierre, feuille, ciseau » du point de vue du monde animal : le renard est l’ennemi de la poule, la poule est l’ennemie de la vipère, la vipère l’ennemie du renard. Alors, quand ils se retrouvent ensemble, aucun n’est plus fort que l’autre, chacun est en danger et doit s’accepter pour ne pas mourir.

Notre petit poussin Albin est un personnage courageux à qui il va arriver de nombreuses aventures auxquelles il n’était pas préparées. Il saura néanmoins y faire face grâce à son intelligence et sa bienveillance. Il côtoiera nombre d’autres personnages qui seront là pour l’épauler et le guider : outre Zora et Célis, Melle Kiglousse l’institutrice, Filvite le messager du gouverneur, Plume la fille du gouverneur, le comte d’Ergot le vieux géographe… Emprisonné, poursuivi, il n’aura de cesse de faire éclater la vérité et confondre les traîtres.

A découvrir et à lire sans hésitation ! Merci à Judith, élève de 6ème pour avoir proposé ce titre au comité de lecture du blog ! Un bon achat pour tous les CDI de collège et BCD d’école.

Ce roman fait partie d’une trilogie : tome 2, Zora – tome 3, Célis que j’ai commencé à peine refermé le tome 1, grâce aux éditions Poulpe fictions qui n’ont pas hésité à nous offrir l’intégrale et que nous remercions vivement pour leur générosité  (si j’étais devenue éditrice, j’aurais vraiment aimé avoir l’idée d’un nom pareil pour ma maison d’édition !). Ils sont toujours partant pour soutenir notre projet de promotion de la lecture en milieu rural ! Une édition destinée aux 8-14 ans qui fait fureur dans notre CDI !

De toute façon, lorsqu’on lit le  premier volet, on est curieux de savoir la suite et on est tellement attaché aux personnages qu’on aurait du mal à les quitter comme ça. Les illustrations en noir et blanc, si soignées et attendrissantes, y sont aussi pour beaucoup. Mon fils de 6 ans, qui ne lit pas encore vraiment, a feuilleté page par page les trois tomes pour en regarder les images.

Les deux tomes suivants ne sont pas la même histoire racontée d’un point de vue différent comme cela se fait parfois, mais bien la suite, racontée depuis un autre point de vue. Et les aventures s’enchaînent sans temps mort et avec une vraie fin qui vous attend au bout de cette trilogie !

 

Tome 2 : Zora  – résumé de l’éditeur : Albin et Zora s’apprêtent à redescendre du mont Chicken avec Filvite et le comte d’Ergot. Ils habitent bien sur une île et la montée des eaux de l’océan menace le territoire des vipères ! Il faut à tout prix convaincre les trois royaumes de s’unir pour éviter la catastrophe, mais Griffsec et Hagard le Solitaire, un renard cruel, ont d’autres idées en tête… 

 

 

 

Tome 3 : Célis – résumé de l’éditeur : Les trois royaumes des poules, des renards et des vipères savent désormais qu’ils habitent sur une île et que la montée des eaux les menace. Alors que les trois peuples œuvrent de concert pour construire une digue, Grinoir et Hagard aident Griffsec à s’échapper de la prison des Trois Crêtes pour mettre au point leur vengeance. Grâce à leurs forces combinées, ils reprennent rapidement le contrôle du Triangle sans Nom. Mais Célis, Zora, Albin et leurs amis ne s’avouent pas vaincus et préparent une contre-attaque. 

 

 

Strong girl forever, 1.Comment ne pas devenir cinglée, de Holly Bourne

 

Evie est une lycéenne anglaise de 17 ans. Le roman s’ouvre sur la page d’un journal « de guérison ». Ou plutôt un journal de « normalité« , comme le revendique la triple rature et la correction manuscrite.

Le ton est donné, l’ensemble du roman tourne autour de cet axe : comment devenir normale ? Comment se sentir comme les autres quand on passé plusieurs années cloîtrée dans sa chambre, souffrant de TOC et de trouble anxieux généralisé ?

Evie, narratrice du roman, nous raconte donc son retour à la vie sociale, la vie d’une adolescente, en somme : le lycée, les copines, les garçons, les fêtes, le premier rencard, les premiers chagrins…

Strong Girls Forever, littéralement Filles fortes pour toujours (comprendre « filles indépendantes et fières de l’être« ), c’est aussi une jolie histoire d’amitié : Evie, Lottie et Amber se sont trouvées, ensemble elles fondent le « Club des Vieilles filles ». Sur fond de féminisme naissant et non moins conquérant, elles réfléchissent à la place de la femme dans les relations avec le sexe opposé, sa place dans la société en général. Et de quête de normalité à féminisme et vice versa, il n’y a qu’un pas.

Au fil de l’histoire que nous livre Evie, une ombre menace peu à peu. Le lecteur, seul vrai confident d’Evie, est témoin de l’émergence insidieuse des pensées négatives qui la grignottent petit à petit. On devine que s’annonce une lutte sans merci…

On s’attache à cette ado en souffrance, et on a envie de lui dire ce que très sagement lui dit Sarah sa thérapeute :  » Tout le monde avance constamment sur le fil du rasoir. Tout le monde a parfois l’impression de vivre un vrai cauchemar, et il n’y a aucune façon « normale » de s’en sortir. La normalité n’existe pas en tant que telle, Evie. C’est un concept relatif. Tu poursuis un mirage. « 

Une tension présente, dûe en partie à l’immersion du lecteur dans l’esprit de la narratrice, qui donne envie de ne pas lâcher le livre. Le lecteur en témoin et confident découvre, en même temps qu’elle, la menace qui pèse sur elle. Derrière les mots d’Evie, on devine la plus profonde de ses angoisses : être finalement, réellement, littéralement folle. Cette angoisse obsédante est telle qu’elle transparait jusque dans le titre du livre, en sous-titre certes, et faussement désinvolte, mais en lettres capitales tout de même : Comment ne pas devenir cinglée.

Nathalie, assistante pédagogique

Les étranges soeurs Wilcox, 1. Les vampires de Londres ; 2. L’ombre de Dracula

  1. Résultat de recherche d'images pour "les étranges soeurs wilcox tome 2"Tome 1. Les vampires de Londres

Lorsque Amber et Luna se réveillent, elles sont enfermée dans cercueil et enterrées.

Les jeunes filles découvrent alors qu’elles ont une force surnaturelle et qu’elles ne sentent pas le froid ni la chaleur.

Amber et Luna font alors la rencontre du détective le plus époustouflant, Sherlock Holmes et son fidèle associé Watson.

Les jeunes filles apprennent qu’elles sont des vampires.

Leur père a disparu ainsi que leur majordome.  Bien des mystères entourent encore les sœurs sur leurs origines et leur pouvoir.

Amber et Luna vont-elles retrouver leur père et dénouer les intrigues qui les entourent ?

Vont-elles échapper aux plans machavéliques qui se préparent.

Un fantastique roman plein de suspense et d’émotion forte, avec beaucoup de clins Résultat de recherche d'images pour "les étranges soeurs wilcox tome 2"d’oeil à des références littéraires (Holmes, Dracula) qui invitent à de nouvelles lectures ! Attention… à ne pas lire le soir si on ne veut pas faire de cauchemars.

Je conseille vivement ce livre sachant que le tome 2 est aussi disponible au CDI !

Le tome 2, l’Ombre de Dracula, est tout aussi passionant et bien des mystères seront résolus de Liverpool à New-York… Mais qui est cette étrange Rebecca ?