Intrigue au cimetière

Une semaine au cimetière, de Yves Pinguilly

cim.jpg

Quatre amis, Didier, Ayaba, Béatrice et Armand ont l’habitude de se retrouver dans une casse autos pour se raconter des histoires. Mais ce soir, ils ne sont que trois à se rendre dans le cimetière pour voitures. Armand n’est pas là. Mais alors qu’ils arrivent parmi les carcasses de voitures, ils sont intrigués par une masse sombre allongée sur l’allée. Au début, ils pensent que c’est le gardien Antirouille qui fait semblant de dormir pour les piéger. Au bout d’un moment, ils avancent plus près mais ils ne reconnaissent pas la silhouette. Ils se penchent, du sang s’écoule du corps. Pas de doute, l’individu est mort… Didier allume alors sa lampe torche et reconnaît avec horreur monsieur Douvreleur, le père d’Armand. En un instant, ils se rappellent que leur ami avait prononcé cette phrase bien mystérieuse : « ça va finir par lui ou moi ». Armand a-t-il tué son père ? Un père souvent alcoolisé et violent. Pris de panique, les amis décident de cacher la dépouille. Ils rentrent alors chez eux en se promettant de ne rien dire sur ce qu’ils ont vu.. Mais le mort va être découvert et une enquête va être ouverte. C’est bien mal parti pour les amis poursuivis par le mystère du cadavre du cimetière.

Un récit bien mené où le mystère reste entier jusqu’à la fin.

Un « meurtre » bien intriguant

Coups de théâtre, de Christian Grenier.

Laure-Gisèle, surnommée Logicielle, est stagiaire au côté de l’inspecteur Germain. Alors qu’ils dînent tranquillement ensemble, Germain souhaite regarder une pièce de théâtre retransmise en direccoup de théâtret à la télévision. Logicielle prend donc congé et Germain s’installe pour regarder la pièce.  Celle-ci commence par un levé de rideau où l’on découvre une jeune femme, Matilda, qui gît, face contre terre, un poignard planté dans le dos. L’inspecteur trouve ce début original et donnant envie de connaître la suite.

Sauf que cette scène dure… bien trop longtemps et n’était donc pas prévue. A partir de cet instant, l’inspecteur est appelé pour aller enquêter sur le meurtre de la jeune femme. Il sera durant tout le livre accompagné par Logicielle.

Les deux policiers se rendent donc au Théâtre du Crime ( quel nom !) pour mener l’enquête : interrogations de tous les acteurs : Loulou (fille de Matilda) et Alfredo, personnel responsable de l’organisation ( pompier, régisseur, barman …) , directeur, auteur de la pièce … L’enquête va être pleines de rebondissements, de points à éclaircir, de moments qui ne coïncident pas pour trouver le coupable. Je m’arrêterai là pour que ceux qui veulent lire le livre ait encore du suspens.

L’auteur, Christian Grenier nous emmène dans son enquête policière d’une belle manière puisqu’il raconte celle-ci sous forme de pièce de théâtre en plusieurs actes. Le lecteur participe ainsi à la mise en scène de toute cette affaire policière. L’auteur nous embarque dans l’intrigue, on passe de coup de théâtre en coup de théâtre, de déduction en déduction avec beaucoup de fluidité, tout est naturel. 

Les élèves pourront également enrichir leur vocabulaire et leurs connaissances dans le domaine du théâtre et pourquoi pas adapter, en partie ce livre en pièce de théâtre.

 

 

 

Qui est le coupable?

Trafic à la gare de Norvège, de Corinne Bouchard, Pierre Mezinski et Marcelino Truong.

gare norvège

Un meurtre a eu lieu à la gare de Norvège, le vieux Samsonnet, un homme peu aimé, a été retrouvé égorgé. Tout porte à croire que le coupable est la chienne Mikado, un berger nivernais à poils noir qu’Aladdin adorait. Aladdin est le personnage principal de l’histoire, un nouvel élève arrivé en milieu d’année scolaire et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds.

Aladdin ne croit pas à la théorie du meurtre occasionné par la chienne même si tout laisse penser que c’est elle: on retrouve les marques de dents de la chienne sur le corps.

A l’aide de ses amis, Héloïse, Navigio et Moumouni,  Aladdin va mener l’enquête, trouver de nombreux indices, pistes et les amis vont être de vrais petits détectives.

Vont-ils trouver qui est le « vrai » coupable?

Ce livre pourra plaire à tout élève qui aime les petites enquêtes policières. L’intrigue est intéressante, l’écriture nous laisse assez longtemps le suspens et le livre se lit vraiment très bien.

Et pour tous les amateurs de roman policier, un petit documentaire ( feuille jaune à la fin) sur les enquêtes policières: la balistique, le portrait robot …

Résolution d’enquête

Double meurtre à l’abbaye, de Jacqueline Mirande
L’histoire se passe au 12ème siècle près de l’abbaye de Hautefage. Un braconnier, nommé Thomas le Rouge, découvre un cadavre dans la forêt aux abords de l’abbaye.
La victime semble être un pèlerin en provenance de Saint-Jacques de Compostelle. Thomas aperçoit double meurtredeux hommes près du cadavre qui l’emmènent jusqu’à l’entrée de l’abbaye.
Quand un des moines, frère Jérome,  ouvre les portes de l’abbaye, il découvre le corps inanimé et va aussitôt en avertir son supérieur : l’abbé Arnoult, qui lui-même avertit ensuite le prévôt (= juge) Guillaume Taillefer.
A partir de cet instant, tout une enquête est menée pour retrouver le meurtrier. Le meurtre ayant eu lieu sur les terres de l’abbaye, le responsable de l’enquête sera donc l’abbé Arnoult.
Chacun y va de son avis et de ses hypothèses à propos du meurtre : le chef de la vicomté de Pleaux : messire Raymon, sa promise : Agnès de Montal, sa servante, Guy de Servières, cousin de Raymond… et Jean l’Oiselet, un jeune de passage, qui affirme connaître le pèlerin et avoir des indices.
Ce qu’il n’aurait peut-être pas dû révéler, puisqu’on le retrouve mort noyé peu de temps après…
En avançant dans l’histoire, le suspens s’intensifie. Qui est donc le double meurtrier ?
L’auteure, dans ce roman, veut nous faire comprendre un peu la vie au Moyen-Age et condense un bon nombre de personnages en ce petit roman historique : le moine, la noble dame, le pèlerin, le braconnier, le guerrier …
Le livre se lit plutôt bien. De nombreux thèmes de l’époque sont abordés tels la noblesse, la religion, le pèlerinage etc …
Une belle intrigue pour les élèves aimant les romans du genre policier.

 

 

 

Noir c’est noir

Rêves noirs, de Sarah Cohen-Scali

Afficher l'image d'origineTrois nouvelles très courtes, très noires.

Le puits : C’est la nuit, il tombe une pluie torrentielle sur cette petite route de campagne déserte.  Un voyageur de commerce roule, épuisé. Bientôt, sa voiture percute une femme…Est-elle morte ?  La nuit sera plus noire encore que ce qu’il pensait…

Le témoin :  Un étrangleur de femmes sévit dans la ville. Le commissaire Leblanc ne semble avoir aucun indice… Pourtant, un témoin inhabituel était présent sur les lieux du dernier crime…

La voleuse d’amour : lorsqu’elle vole les lettres d’amour dans les boîtes aux lettres de son quartier, elle ne se doute pas qu’elle va tomber sur une lettre de chantage, et que cela pourrait bien changer sa vie…

Le genre littéraire si difficile et si exigeant de la nouvelle est ici particulièrement bien maîtrisé et sert parfaitement le propos. En quelques pages, la tension monte, jusqu’à la chute qui ne manque jamais de surprendre. J’ai vraiment bien aimé !

 

Enquête marine

Croisière en meurtre majeur, de Michel Honaker.

Le 17 avril 1891, un paquebot, le Bretagne, quitte le Havre en direction de New York. A son bord de nombreux passagers, dont Sylvain, un jeune garçon de 17 ans, accompagné de sa tante, pour qcroisiere-en-meurtre-majeurui s’était la première croisière de sa vie. Il en avait pour une quinzaine de jours de tranquillité à bord de ce grand monstre marin.

Tranquillité, me direz-vous, pas si convaincu, puisque deux jours après le départ, un homme passe par dessus bord et meurt. Est-ce un suicide, un accident ? Notre jeune héros, ne compte pas en rester là. Il a du flair et en recueillant certains indices, affirme que ceci est un meurtre.

En cherchant à découvrir la vérité, il rencontre M. Petrovsky, un Russe qui voyage incognito, avec qui il se lie d’amitié. Les deux hommes passent de nombreuses heures à essayer d’élucider le mystère, à discuter ou simplement jouer aux cartes. A force de persévérance, ils approchent du but mais le chemin va être semé d’embûches et Sylvain va se sentir menacé.

Va-t-il découvrir la vérité sur cette terrible histoire ? Qui est ce mystérieux Petrovsky, ami de voyage ?

Le livre est un roman d’aventure et policier qui nous tient en haleine. L’auteur se sert de faits réels. A la fin nous apprenons qu’il s’est servi du carnet de voyage de notre cher monsieur Petrovsky ( vous découvrirez sa véritable identité dans le livre). Ce voyage se passe sur un paquebot majestueux, luxueux, qui nous invite à penser qu’il n’y a que des gens plutôt fortunés à bord. L’auteur laisse planer le suspens quasiment jusqu’à la fin du livre et nous livre l’enquête minutieuse de nos deux Sherlock.

Un très bon roman policier.

Meurtre à l’italienne

Mortelle Venise, de Michel Honaker mortelle venise image.jpg

Venise 1536, au temps des guerres de pouvoir. Un crime est commis au pied du Palais des loges. Le célèbre embaumeur Marcello Benvolio est retrouvé mort. Puis c’est au tour de son assistant Abelardo. Tout semble laisser croire qu’une créature diabolique est responsable de ces mystérieux assassinats qui hantent les canaux de Venise. C’est le chevalier Ardani, en exil depuis quelques années, qui sera chargé de l’enquête. Homme provocateur, malin, il rencontrera beaucoup d’obstacles. Mais remarquablement secondé par son page Piccolmano, il va devoir faire preuve de beaucoup d’audaces pour parvenir à démêler cette sombre histoire.

Mais quel est le mystère qui entoure la mort de Benvolio ? Qui avait intérêt à le voir disparaître ?

Joli petit roman à la fois policier et fantastique emmené par un duo attachant. D’un côté Ardani, homme intelligent fan des sciences criminelles, fou de peinture en particulier de Léonard de Vinci et de l’autre Piccolmano, peureux mais qui a le verbe facile. Le héros est un fervent défenseur de la justice. D’ailleurs, son retour à Venise sera aussi pour lui l’occasion de faire la lumière sur une affaire de vol dont son père fut accusé. Il a un caractère bien trempé, il est courageux mais tourmenté.

Le roman commence par un meurtre qui va déclencher l’enquête. Tout s’enchaîne rapidement. Pas de temps mort !

Un récit dynamique, plein d’humour, rythmé où se mêlent complots et attaques. Le style épuré de l’auteur nous entraîne brillamment dans l’époque des capes et des épées avec des références historiques et géographiques très soignées. On sent que Venise tient une place importante dans le récit avec ses sombres ruelles et ses îles mystérieuses. Venise est une grande dame énigmatique pleine de surprise.

Le lecteur en prend plein la vue et passe un moment de pur bonheur.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer