Tempête au haras, de Chris Donner

Quand la passion permet de dépasser ses limites…

Parfois les conditions de notre naissance peuvent prédestiner notre vie…. c’est le cas de ce jeune garçon Jean-Philippe qui est né dans la paille d’un box le même jour et aux côtés d’un poulain. Au sein du haras de M Schmidt, le haras de Saint James dirigé par ses parents, Jean-Philippe développera pleinement cette passion pour les chevaux , ouvertement pour commencer puis secrètement  du jour où Tempête mettra un terme à presque tous ces projets le soir d’une terrible tempête….Malgré les obstacles et les difficultés rencontrées, il restera encore et toujours à la recherche du  crack du haras, ce fameux cheval extraordinaire recherché de tous dans ce monde si particulier, ce cercle si fermé de l’hippisme  et de ses courses. Des efforts qui ne resteront pas vains…

Une histoire facile, émouvante et agréable à lire avec un rebondissement vraiment inattendu qui réanime l’envie de terminer la lecture encore plus vite.

 

Wonder, nous sommes tous des merveilles, de R. J. Palacio

Regarde avec bonté…

Résultat de recherche d'images pour "wonder album palacio ricochet"Wonder est un enfant différent : il a une malformation au visage qui le rend pas ordinaire … Pourtant, ce qu’il fait dans la vie est ordinaire : comme tous les autres enfants, il mange des glaces, fait du vélo, joue au ballon.

Le regard des autres le fait tant souffrir que parfois, il préfère se cacher derrière un casque… Pourtant pour sa mère, malgré sa différence il est une merveille.  Lui ne peut pas changer son visage, mais les autres, ne pourraient-ils pas juste changer leur regard sur lui ?

Si tu regardes avec bonté, tu découvriras sans cesse de nouvelles merveilles.

 

Un album  adapté des romans Wonder  et Auggie et moi, dont les illustrations  du personnage de Wonder s’inspire de la couverture crée par Tad Carpenter.

Un album fort et poignant sur la différence et son acceptation, qui en quelques phrases dit l’essentiel sans tomber dans la sensiblerie excessive. Un joli message pour les plus jeunes.

Wonder, de R.J Palacio

Une belle dose de bonheur…

Wonder,  de R.J Palacio

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Jaimerais bien que ce soit tous les jours Halloween. On porterait tous des masques. Comme ça, on pourrait prendre le temps d’apprendre à se connaître avant de dévoiler nos visages.

En effet, ce serait bien d’arrêter de juger sur les apparences. Apprendre à se connaître, à se faire une opinion sur quelqu’un en le côtoyant et non sur une image qu’il peut renvoyer. On existe à travers le regard de l’autre mais parfois ce même regard tue. August Pullman est un petit garçon de 10 ans, que la vie n’a pas épargné, je devrais dire que la naissance n’a pas épargné. Il est né avec une malformation faciale qui a nécessité de nombreuses opérations pour rendre à son visage une apparence plus humaine. Il n’a jamais été scolarisé et cette année il franchit le pas, il entre en 6ème. Un grand débat au sein de la famille : faut-il qu’August aille à l’école ? Que va-t-il se passer quand les autres élèves vont le voir ? Des moqueries, de la compassion ? August a peur, il appréhende. Comment va-t-il affronter les réactions qu’auront adultes et adolescents en voyant son visage ?

Je suis tombée sous le charme d’August, oui, sous son charme. C’est un petit garçon doux, très attachant, courageux, conscient de son handicap. Il est regardé comme un monstre et au sein du collège, les avis à son sujet sont très partagés. Il a des amis sincères et des ennemis qui n’hésitent pas à le harceler. Mais August ne se démonte pas. Il aime assister aux cours et adore  les matières scientifiques. Il fait preuve de beaucoup d’humour. Il comprend les réactions qu’il suscite mais s’arme sans cesse de courage pour les affronter.

L’auteur met en avant les difficultés de la famille à assumer un enfant différent, les craintes des parents qui ont tendance à le surprotéger alors que lui ne demande qu’à exister parmi les autres. Beaucoup d’amour entoure August. La famille fait bloc mais malgré tout, sa sœur a honte de lui. Elle entre au lycée et essaie de le tenir éloigné pour ne pas entacher son image aux yeux de ses amis. Et pourtant elle l’aime tellement ! Le jeune garçon va nous livrer une description de son visage qui glace. Paradoxalement, je n’ai pas pu imaginer à quoi il pouvait ressembler. C’est bizarre, mais je pense qu’il transmet une image de lui tellement belle, il est tellement touchant que son visage ne peut pas être hideux. L’être humain est égoïste et méprisant. Cette méchanceté cause plus de dégâts que le handicap lui-même. La solidarité et l’amitié facilite l’acceptation de soi. Wonder est un roman très émouvant mais qui ne se veut pas larmoyant. L’auteur n’a pas hésité à décrire toute la violence dont est victime August, tant dans les gestes que dans les paroles. Elle va droit au but et met le lecteur tour à tour dans la peau d’August, de ses parents, de ses amis, de ses ennemis. Wonder nous remue, nous chamboule. A noter que R.J Palacio a écrit ce roman après une mésaventure qui lui est arrivée alors qu’elle achetait des glaces à ses deux garçons. Ils ont croisé une petite fille qui souffrait de malformation faciale. Ses fils ont eu peur, ils ont pleuré. R.J Palacio est alors partie, emmenant précipitamment ses enfants. Elle s’en est voulue. Elle n’aurait pas dû réagir ainsi, elle n’a pas donné le bon exemple à ses enfants. Elle a alors décidé d’écrire Wonder , une sorte de mea culpa.

WONDER, c’est des larmes, des sourires, de merveilleuses émotions.

Cette histoire a été adaptée au cinéma. Sortie prévue le 20 décembre. Découvrez également le tome 2 au CDI Auggie et moi.

La bande des Pommiers. Pas de chance pour Magali, de Chantal Cahour

Quand tout nous oppose !

Résultat de recherche d'images pour "pas de chance pour magali"Vous vous rappelez de la bande des Pommiers ? Plus particulièrement de Pauline et de Pierrick ? Des élèves de CM1 de l’école des Pommiers en classe avec Madame Limay ? Une école bien agitée où les élèves n’ont pas le temps de s’ennuyer. Après l’élection de Pauline au conseil municipal, l’enquête de Pierrick,  place à Magali qui accueille sa correspondante venue tout droit de Paris.

Tous les élèves de l’école de la rue des Pommiers sont surexcités ! Les élèves de CM1 accueillent leur correspondant venant de l’école Charlemagne à Paris. Les élèves de Charlemagne sont accompagnés par Paul, leur instituteur. Quant à ceux de l’école des Pommiers, ils sont avec Mme Limay. Au moment de trouver leur correspondant, Magali ne trouve pas la sienne, elle sait juste qu’elle s’appelle Cindy. Pas de chance, c’est celle qui pleurniche et qui ne veut pas lâcher son maître. Magalie est pétillante et pleine de vie, elle adore le foot et le rock ! Cindy est plutôt sérieuse et un rien a tendance à la faire pleurer. Elle préfère la mode, la flute et la lecture. Magali est désemparée et ne sais plus quoi faire pour que Cindy s’amuse. Elle finit par jouer avec Lucinia, la correspondante de Lucie et Cindy se rend compte qu’elle a plus de points communs avec Lucie. Mais Magali est tracassée, Cindy est sa correspondante ! Le choix des correspondants a visiblement été fait en dépit du bon sens. Comment s’entendre lorsque l’on est si différent ?

Le premier tome de la bande des pommiers traitait du vote et de la démocratie à travers l’élection des représentants de l’école au conseil municipal, le deuxième était axé sur la gestion de conflit à l’école. Celui-ci traite de la différence de l’autre, des centres d’intérêt et de caractère. Peut-on s’entendre quand tout nous oppose ? Magali aime s’amuser et Cindy apprécie le calme et le sérieux. Difficile de trouver des activités communes lorsque l’une aime le foot et l’autre la mode. Le mieux est de trouver un terrain d’entente mais même cela est compliqué, pourtant Magali fait des efforts pour tenter de satisfaire sa correspondante.

Ce petit roman de la bande des pommiers montre qu’il ne faut pas repousser l’autre lorsqu’il est différent ou lorsque que peu de points communs nous rassemblent. Même si à la lecture de ce roman, il semble difficile de s’entendre avec quelqu’un qui nous paraît opposé. Nous apprenons toujours des autres et il est enrichissant de fréquenter d’autres personnes que ses semblables !

Ce roman est destiné à des élèves du cycle 3 (CM1 – CM2 – 6ème) et peut être lu dans le cadre de la liaison CM2-6ème surtout si un projet de correspondance est mis en œuvre entre deux écoles. Chantal Cahour répond aux élèves qui ne seraient pas satisfaits de leur correspondant !

Pour retrouver les chroniques des tomes précédents, c’est par ici :

La bande des Pommiers. Votez Pauline.

La bande des Pommiers. Pierrick mène l’enquête.

Auggie et moi : trois nouvelles de Wonder, de RJ Palacio

A tous les Auggie du monde …

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Loi de 2005 sur le handicap : intégration des enfants à handicap en milieu scolaire. Une très bonne chose. Mais aurait-il fallu également voter une loi sur l’acceptation de la différence ? Nul doute. L’école pour tous ? Encore faut-il que le regard des autres changent, que les mentalités évoluent et que tous acceptent cet état de fait. Mettons-nous un instant à la place de ces familles isolées, perdues, de ces enfants subissant railleries, moqueries, rejets ! Attention, tout le monde n’a pas ce comportement égoïste, certains se montrent touchés et n’hésitent pas à épauler, à accompagner ces êtres dont la seule erreur est de ne pas être «normaux». Alors lisez Auggie et moi, un roman qui traite le thème du handicap du point de vue de trois enfants. Le premier Julian, le dur du collège, le second, Christopher l’ami d’enfance et le troisième, Charlotte, la camarade de classe. Chacun va raconter dans quelles circonstances il a été amené à côtoyer Auggie. Les situations sont différentes mais partagent une chose importante au final : la tolérance et l’acceptation de l’autre. Les trois enfants se trouvent en 6ème dans le même établissement scolaire qu’Auggie.

Le jeune garçon souffre d’une malformation faciale qui choque et il le sait. Aucun trait de sa figure ne se trouve à la bonne place. Son visage ressemble à un masque. Les réactions sont violentes de la part de certains enfants et des adultes. Auggie n’a rien demandé, il aurait voulu être un petit garçon comme les autres. Mais malheureusement, il faut qu’il apprenne à exister avec sa différence, à composer avec elle. Il se retrouve au centre de réflexions malveillantes et de regards aiguisés.

Le roman est réaliste et émouvant. Auggie est surprotégé par ses parents qui ont peur pour lui et c’est normal. Ils craignent surtout son exposition au monde extérieur qui peut se montrer si cruel. Exploiter ce que provoque cette malformation sur un entourage étranger à l’enfant, fait prendre conscience au lecteur que toute cette méchanceté est lourde de conséquence. L’impact est fort. Ce qui est intéressant ici est que l’auteur soumet au lecteur trois points de vue différents qui sont les clés de Auggie et moi. J’ai été attendrie par l’écriture de R.J Palacio. Le point de départ est Auggie et son handicap mais le jeune garçon hante les pages du roman sans vraiment être présent. Il est comme une ombre qui plane. Auggie est le moteur de l’histoire tout en étant le personnage secondaire. On sait qu’il est bon, sa présence a chamboulé la vie au sein du collège et notamment a permis à Julian, Christopher et Charlotte de changer leur vision du monde. La fin du roman m’a charmé parce que Auggie s’adresse à nous. Pour la première fois, on sait ce qu’il ressent et on imagine mieux le calvaire qu’il vit au quotidien. Il est courageux, touchant et fait preuve de beaucoup de maturité. Je suis contente d’avoir croisé la route d’Auggie et je suis sûre que si je l’avais rencontré, je l’aurai aimé. Je dédie ma chronique à tous les « Auggie » du monde et aux autres.  Je pense aussi à toi Clément, si bon, que la vie n’a pas épargné et qui se bat au quotidien contre l’intolérance. Chacun de nous peut en tirer une leçon et j’espère que ce livre aidera à changer les comportements et les idées pré-conçues.

Blaise Cyrano, le raté magnifique, de Arthur Ténor

Beauté d’âme…

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Blaise de Cyrano est élève de 3ème au collège Jean Rostand. Il est amoureux de la langue française qu’il manie à merveille. Contrairement à ses amis qui ne connaissent que le langage SMS, lui, se lance dans des phrases bien construites, avec des rimes, souvent cinglantes. Tout le monde est en admiration devant une telle prouesse. Ses camarades le surnomment d’ailleurs « Monsieur Molière ». Blaise, dont le tempérament vif le met parfois dans des situations délicates, est pourtant un adolescent mal dans sa peau. En effet, le jeune garçon a quelque chose de spécial qui ne passe pas inaperçu et qui intrigue. Il affiche un visage plutôt déconcertant en raison d’un menton anormalement allongé. Mais voilà Blaise est amoureux de Roxane, une amie d’enfance, qui n’a d’yeux que pour Christian Neuvillette un beau garçon, certes, mais aux capacités intellectuelles limitées. Comment Blaise peut-il rivaliser ? Il se résout à cacher ses sentiments. Il n’ose pas avouer à son amie qu’il l’aime car il est trop laid. Cependant, par amour pour Roxane, il va aider son rival à écrire des lettres enflammées. Christian n’est pas du tout doué pour les belles déclarations et en plus il a des problèmes avec Deguiche qui le malmène. Là encore, Blaise se porte à son secours et va s’engager à le protéger.

Arthur Ténor a créé un personnage, Blaise, sur le modèle de Cyrano de Bergerac. A la différence de Cyrano dont le nez a fait la renommée, Blaise se trouve affublé d’un menton hors norme. Pourquoi pas. Je n’ai pourtant pas adhéré au style d’écriture que j’ai trouvé sans relief et lassant. Le fait de faire parler l’adolescent de cette manière ne m’a pas convaincue. Cet avis n’engage que moi. Blaise est un héros tourmenté qui néanmoins reste sensible au fait que Roxane s’intéresse à lui. Enfin quelqu’un qui n’est pas effrayé par sa particularité physique et qui reconnaît en lui des qualités. Le jeune garçon n’est pas habitué à de tels égards. En période de l’adolescence, le physique compte énormément. Tout est fait dans la société pour que le beau et le paraître soient en première ligne. Est ce vraiment ça l’essentiel ? La beauté intérieure, comme on dit, a plus de valeur. Il faut croire que non. Le titre très paradoxal « Un raté magnifique » évoque cette notion de beauté intérieure mais elle ne suffit pas. Comment s’assumer dans de telles conditions ? Alors certains essaient de compenser les différences physiques par l’humour ou en mettant en avant des capacités que les autres n’ont pas. Mais rien n’est perdu, il y a toujours une âme sensible et honnête qui vous aime pour ce que vous êtes.

L’écrivain abominable, de Anne-Gaëlle Balpe

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L’écrivain abominable, de Anne-Gaëlle Balpe

L'écrivain abominableManolo n’aime pas  DU  TOUT  les livres ! Alors imaginez sa réaction quand sa maîtresse annonce qu’elle a invité un auteur nommé Roland Dale (clin d’oeil probable à l’auteur Roald Dahl). Manolo va passer la pire journée de sa vie entre incompréhension, peur et aventure car le comportement de l’auteur va très vite devenir inquiétant et suspect .

Une histoire  très originale, prenante jusqu’à la fin et très facile et rapide à lire. Ce livre est vraiment très bien. Il parle de lecture, des auteurs, mais à la manière d’une enquête et sur fond de fantastique, ce qui peut donner le goût de lire à tous ! Et n’oublions les illustrations de Ronan Badel, en noir et blanc, très bien faites et tout à fait adaptées au texte

Chloé, 4ème – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène