« L’action ment tout autant que la pensée »

Les combats de Sara, d’Arnaud Ravel

Résultat de recherche d'images pour "les combats de sara"Sara a 17 ans et vit avec ses parents, son père Olivier Mazaoui est professeur de philosophie et enseigne dans le même lycée qu’elle. Sara fait partie des élèves populaires du lycée et a de fortes convictions politiques. Un jour, la police débarque pour arrêter Mihai, un de ses camarades sans-papiers. Sara est révoltée et prône le droit à l’éducation pour tous.  Elle organise la résistance au lycée pour aider Mihai. Blocus, manifestation, concert de soutien, Sara met tout en œuvre pour lutter contre l’arrestation des sans papiers. Dans cette lutte, elle aura le soutien de ses camarades, de ses amis et de sa mère. Quant à son père, la situation apparaît plus tendue et conflictuelle. Au-delà des manifestations, la jeune lycéenne va chercher à retrouver Mihai et rencontrer des membres de sa famille. Cependant, Sara, tournée vers l’Autre et meneuse de la vague de Résistance, oublie presque sa propre vie et certaines choses semblent lui échapper.

Les combats de Sara, bien qu’il apparaît comme un ouvrage politiquement engagé au vu de la position de Sara, est avant tout un roman qui traite de la question des différences, de l’Autre, des diverses manières de vivre et des cultures multiples. De son amie Houria vivant au Maroc promise à un homme à Sam, solitaire, gothique rêvant de réaliser un voyage expérimental à Vlavosk, Sara fréquente des personnages qui ont une vision différente de la vie voire opposée. Désarmée lorsque Houria lui apprend qu’elle va se marier, elle ne parvient pas à comprendre la raison  pour laquelle son amie ne fuit pas et accepte ce mariage lié aux traditions de son pays. Sara pense que Houria est prisonnière des traditions et de sa famille.

Néanmoins, Houria n’hésite pas à souligner que Sara aussi semble parfois prisonnière de ceux qui l’entourent. Populaire au lycée, Sara n’ose pas se montrer en compagnie de Sam, n’hésitant pas à le fuir dès qu’elle aperçoit son amie Alice. Car Sam fait partie de ceux qui pensent la vie autrement, étant souvent seul ou en compagnie de ses amis, Lily et Baz. Différents par leurs visions du monde et leur apparence, les trois protagonistes adoptent un style particulier et ne parviennent pas à se confondre avec les autres.

Un paradoxe apparaît alors, Sara, tolérante, ouverte, politiquement engagée n’acceptant pas qu’un homme quelque soit ses origines soit traité différemment des autres, n’assume pas la relation qu’elle noue avec Sam car fort différent en apparence. De la même manière, Lily, l’ami de Sam, étant plus sectaire et fermée sur sa vision des autres, n’apprécie guère que Sam penche par moment de « l’autre côté » et que sa manière de regarder la vie évolue.

Outre la question de la différence et de l’Autre, Arnaud Ravel peint à travers cet ouvrage le portrait d’une famille moderne, de classe moyenne, cultivée où les relations deviennent compliquées entre les parents de Sara. Sara parvient à comprendre la situation mais éprouve de la tristesse, particulièrement pour son père. La Résistance menée leur a par ailleurs permis de discuter et de renouer les liens avec son père.

Cette histoire montre aussi que les problèmes se règlent loin de la violence mais de manière entièrement pacifique, que les mots, l’échange, le dialogue apparaissent plus importants que tout et que la violence n’a pas lieu d’être pour gérer les conflits et les problèmes quelque soient leur nature.

Une lecture que je conseille à partir de la 4ème au vue par moment de la complexité de l’histoire. Je rappelle que ce roman est politiquement engagé et n’hésite pas à citer le Front National sans pour autant en faire une véritable critique négative.

Voleur de poules

De bien étranges disparitions, de Florence Jenner-Metz

1540-1Antoine vient d’arriver dans ce petit village de Vauthiermont. A l’école, c’est « le nouveau ». Alors, quand des vols de poules ont lieu chez le père Benoît, son voisin, il est forcément accusé… Mais bientôt, les soupçons se porteront plutôt sur Djibril, qui, non seulement est aussi un « nouveau », mais en plus, est d’origine africaine ! « Ce serait bien le coup d’un Africain ! Mangeur et voleur de volaille ». Ni une ni deux, nos deux accusés se lient d’amitié et se serrent les coudes dans l’adversité : « Je viens de réaliser quelque chose de terrible : un étranger, c’est un coupable parfait ! Djibril est encore plus étranger que moi. Donc bien plus coupable… Le pire dans tout ça, c’est qu’avant, je n’aurais rien dit et j’aurais haussé les épaules pour aller jouer avec mes copains […] ». Mais pour prouver leur innocence, il va falloir mener l’enquête et la jouer serré.

Un petit roman pour aborder le genre du policier en toute sérénité. Ce texte en profite pour distiller, -de manière peut-être parfois un peu facile (par exemple dans le choix des professions des parents de Djibril)-, des messages de tolérance, d’entraide, pour tenter de contrer les préjugés … Tout à fait d’actualité en ces temps pas si lointain d’élection et de campagne présidentielles.

Facile et rapide à lire. Idéal dès la fin de primaire.

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Qui sommes-nous vraiment ?

Enfants d’ici, parents d’ailleurs,  de Carole Saturno

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Nous ne sommes pas tous des « pures souches ». Dans nos veines coule un sang « multicolore » … Certains de nos ancêtres ont fui leur pays à cause de la guerre, à cause des crises économiques, ou d’un régime politique. Bref, la population a bougé, a franchi des frontières, est passée de la campagne à la ville et vice versa. Aujourd’hui, on en est toujours au même point avec des populations qui fuient la misère de plus en plus grande de leur pays. Car fuir son pays est pour certains une manière de rester en vie, ce n’est pas un choix mais une obligation. L’immigration soulève aussi le problème de l’intégration, de la place pour la culture différente. Comment ces enfants vivent-ils la différence ?

Ce très beau livre nous livre le témoignage d’enfants de France, nous explique l’exode rural, la révolution industrielle en balayant les années de 1850 à nos jours .A chaque fois, il y a le récit de l’enfant, des précisions historiques, des lettres, des photos d’époque. Au fil du temps, la France s’est façonnée un nouveau visage, un visage multi-culturel.

Un ouvrage très bien réalisé, juste, vrai, facile d’accès. Un sujet toujours d’actualité, un sujet délicat qui soulève beaucoup d’intérogations, parfois de contestations.

Il serait intéressant  que chacun fasse, un jour, son propre arbre généalogique, nous serions peut être surpris de découvrir nos origines…

Enfant d’autrefois

La vie des enfants au temps du Roi- Soleil, de Claude Grimmer

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A l’évocation du Roi Soleil, on imagine une période heureuse, chatoyante, le soleil n’étant pas le symbole de la joie ? Louis XIV est devenu roi à 5 ans mais n’a régné qu’à partir de 13 ans, âge de la majorité à cette époque. Il s’est identifié au soleil voulant de la splendeu , ayant toute une cour autour de lui. Il a encouragé les artistes et fait construire de somptueux monuments. Mais derrière tout cela, ce fut un siècle marqué par les épidémies, la famine, la misère. Les enfants en furent les premières victimes.

La majorité d’entre eux vivent à la campagne. Et nombreux meurent de mauvais soins, d’alimentation insuffisante. Dès la naissance, on fait partie d’une catégorie sociale  : celle des parents. Tu nais paysan tu resteras paysan, tu nais noble tu resteras noble.Les enfants le savent. Qu’ils soient fille ou garçon,  ils n’ont pas une éducation semblable et donc sont voués à un destin bien différent.

Ce livre nous raconte leur vie au quotidien à travers des portraits d’enfants de diverses origines sociales .

Tour à tour, on fait la connaissance de Louis le Grand Dauphin, Antoine, l’apprenti orfèvre, Louison la paysanne, Charles-Henri le collégien, Catherine la religieuse, Jean-Marie, demoiselle de Saint- Cyr, Honoré le laquais et Yves le mousse. Le lecteur apprend que l’accès à l’éducation n’était pas chose facile pour tous. Les filles vont rarement à l’école et seuls les plus aisés des garçons y ont accès. Et les jeux d’enfants dans tout ça ? Suivant la catégorie sociale, forcément, les jeux n’étaient pas identiques, faute de moyens.

Un ouvrage très intéressant avec de belles illustrations et photos d’objets d’époque qui va permettre aux enfants d’aujourd’hui de s’interroger sur la vie des enfants d’autrefois. Il faut préciser tout de même que malgré les progrès dans les conditions de vie, les différences sociales sont toujours présentes dans les différentes parties du monde.  Il y a encore des enfants qui souffrent et qui sont maltraités. Dans certains pays, dès leur plus jeune âge les enfants sont même obligés de travailler.

Destin doré

Cul- Blanc, de Dick King-Smith

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Le destin n’a pas été très gentil avec Cul-Blanc puisqu’à sa naissance, Cul-Blanc avait une tâche sur les fesses alors que tous les membres de sa famille en ont une sur le dos. Cul-Blanc est devenu le vilain petit canard. Même sa maman l’ignore, le rejette. Il doit partir de la ferme puisque personne ne l’aime. Il trouve refuge dans la forêt auprès d’un chat. Mais quand l’hiver arrive, le chat part en ville et Cul-Blanc le suit. Sur le chemin, les animaux croisent des soldats qui l’emmènent à la caserne. Est ce que c’est la fin de l’aventure pour ce porcelet, va-t-il se retrouver transformé en rôti ?

C’est l’histoire d’un petit cochon pas comme les autres qui aura un incroyable destin.

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La vie dans une bulle

J’ai tué papa, de Mélanie Richoz

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Antoine va avoir 12 ans. Son papa s’est effondré sur le carrelage de la cuisine, un lundi matin alors qu’ils prenaient ensemble leur petit déjeuner. Chaque matin, il s’amuse à « tuer » son papa mais là son papa est tombé et ne s’est pas relevé… Il ne fait pas semblant… Antoine va avoir 12 ans et le monde qui l’entoure lui paraît bizarre, avec des codes qu’il comprend mal : pourquoi se dire bonjour, se serrer la main, se faire la bise… Antoine a un classeur où toutes les règles de vie sont consignées et qui l’aident à savoir comment le monde tourne. Antoine est autiste, il est le narrateur de ce beau roman qui est en quelque sorte son journal intime. Antoine nous livre  ce qu’il ressent, ses peurs, ses angoisses. Il voue un amour total à son papa Jacques et à sa maman Clémence. Mais il ne sait pas gérer cet amour. La vie n’est pas simple pour ses parents qui mènent un combat au quotidien. Antoine a des crises et ne trouve pas sa place dans un environnement qui lui est hostile et dont il n’arrive pas à comprendre le fonctionnement. Un enfant joue, rit mais Antoine ne sait pas faire. Il est solitaire et il aime être dans sa bulle. Il ne supporte pas le contact physique, le moindre frôlement  le rend anxieux et  peut lui déclencher des crises. A l’école, ça ne se passe pas toujours très bien, certains élèves le détestent et l’embêtent. Il ne comprend pas l’humour, déteste le mensonge.

J’aime bien blaguer…et j’aime bien que les blagues soient toujours les mêmes ; comme ça je sais exactement à quel moment rigoler. Et surtout comme ça,  je sais qu’il s’agit d’une blague.

La situation familiale est d’autant plus rude que le papa toujours hospitalisé est prisonnier de son corps. Il ne parle plus. Il entend mais ne peut manifester aucune émotion.

Clémence se trouve donc seule à gérer son fils qui lui demande beaucoup d’énergie. Elle craque… c’est trop pour une seule personne. Elle ne sait pas non plus si son mari s’en sortira.

Mais je suis seule avec un enfant handicapé. Un monstre ? Un monstre que j’ai mis au monde, que j’aime par-dessus tout.Un ange plutôt…Oui, un ange. C’est ça un ange que je préférerai céleste parfois.

Elle est fatiguée, elle arrive au bout de ce qu’elle peut supporter…Clémence aussi se renferme dans un univers propre à elle où elle essaie d’exorciser sa souffrance. Chacun des membres de cette famille est prisonnier de la situation, chacun à des degrés différents.

Antoine est intelligent, il a des raisonnements logiques et une bonne mémoire. C’est lui qui se dévoile le plus.

Cette histoire à 3 voix est émouvante. Trois voix pas tout à fait. Celle d’Antoine, de Clémence et pour Jacques ce ne sont que des pensées car il ne peut plus parler. Pour nous lecteurs, c’est déstabilisant de se trouver confronter à ce personnage d’homme malade qui entend et qui voudrait tant le faire savoir mais ne le peut pas.

Je voudrais me manifester, rétorquer, m’opposer, crier, remuer les lèvres, bouger les doigts ou ouvrir les paupières.

Je voudrais.

Je ne peux pas.

En marge de cette histoire sur la différence, il y a donc l’hospitalisation d’un proche qui souvent aussi fragilise la famille. Ce père, en fait se retrouve comme son fils dans une bulle, sans pouvoir communiquer, sans réussir à se faire comprendre !

Antoine a grandit, le bouleversement familial l’a fait grandir. Il sait que son papa n’est pas bien et que les médecins le condamnent… Pourtant, n’y a-t-il pas un espoir de guérison ? Sa maman lui a expliqué. Et lorsqu’il va voir son papa, il est étonnant :

Je suis grand, maintenant. Nous allons nous débrouiller sans toi , maman et moi. Ca ira.Tu peux t’en aller, papa. Tu as le droit.

Ca m’a pris les tripes… Antoine nous donne l’impression de ne rien ressentir et pourtant…

Je me sens tout bizarre. Tout humide… Pourtant je n’ai pas peur, papa je t’assure, je suis à zéro sur l’échelle de la peur.

Mais je suis triste.

Antoine se sent coupable de l’état de son papa. Il a l’impression qu’il a tué son père, il n’arrive pas à faire la différence entre le jeu qu’il partageait avec lui et la réalité. Il s’en excusera d’ailleurs auprès de lui.

Mélanie Richoz nous fait pénétrer dans la vie d’une famille confrontée au handicap. Chaque journée est programmée selon un rite bien défini car rien ne doit être fait au hasard. Antoine n’aime pas l’imprévu. Son monde est fait d’habitudes. On ressent tout l’amour qu’entoure cette famille soudée dans la différence mais dont l’équilibre est fragilisé par l’hospitalisation du père.

Ce roman est étonnant car il traite du handicap par la voix d’un enfant autiste qui sait parfaitement décrire ses difficultés, qui livre ses sentiments. L’histoire en est d’autant plus forte et plus réaliste. La différence isole, c’est bien connue, et pourtant elle peut être enrichissante pour ceux qui prendraient la peine de la comprendre. Etre autiste ce n’est pas être malade, c’est le cerveau qui traite les informations différemment.

L’auteur, ergothérapeute, adresse ce roman à ses patients. Il n’y pas de références ou de termes médicaux, c’est simplement poser un regard sans jugement sur un enfant différent mais qui a sa place comme les autres enfants….D’ailleurs, quand on regarde bien la couverture, elle est floue et traduit bien la vision qu’ont les enfants autistes sur ce qui les entoure…

C’est mon coup de cœur.

On notera que l’auteur a mentionné le nom de Joseph Schovanec sur les premières pages. Monsieur Schovanec est écrivain et philosophe autiste qui n’a de cesse de se battre pour l’intégration. Il fait énormément de conférences, voyage beaucoup. Et comme rien n’est impossible malgré son handicap il a fait de brillantes études après un début de scolarité très difficile.

Qui suis-je ? Je suis moi

George, Alex Gino

 George vit avec sa mère et son grand frère Scott. Elève en classe de CM1, sa meilleure amie s’appelle Kelly, une fille ouverte et intelligente, une réelle amie sur laquelle George peut compter. Mais George, portant ce prénom certes mixte mais plus connoté masculin, est une fille… enfin non, un garçon. Mlle Udell et M. Jackson, professeurs des  classes de CM1,  organisent une pièce de théâtre du Petit monde de Charlotte. L’ensemble des élèves participant à l’audition se verront attribuer un rôle dans la pièce. George s’imprègne totalement du personnage de Charlotte l’araignée et souhaite par-dessus tout jouer le rôle de ce personnage devant tout le monde, notamment devant sa mère.  George rêve d’incarner ce personnage pour une raison bien précise. « Elle » pense que sa représentation sur scène montrera à sa mère qu’elle n’a pas un fils mais une fille. Ce rôle ne s’apparente pas une simple interprétation mais au rôle de sa vie, celui qui lui permettra de sortir de ce tunnel sombre dans lequel George se situe. Avant d’auditionner, George s’entraîne dur avec Kelly. Sa meilleure amie la trouve parfaite et même bien meilleure qu’elle dans le rôle de Charlotte. Bien que ce soit un garçon, Kelly pousse George et l’incite à auditionner pour ce rôle de Charlotte, réservé aux filles de la classe. La réaction de Mlle Udell lorsque George interprète le rôle de Charlotte la décourage totalement. Mlle Udell pense que c’est une plaisanterie, George ne peut pas jouer le rôle d’une fille, c’est un garçon…

Les couleurs du titre annoncent d’emblée la thématique principale du roman. Alex Gino, l’auteur, livre une réflexion intéressante sur la transsexualité et plus largement sur les différences. Se considérant lui-même transgenre, ni homme, ni femme, l’auteur décrit les sentiments de George avec justesse, ce qui permet de comprendre aisément la difficulté des personnes vivant douloureusement dans cette situation. Encore enfant, George souffre au quotidien car il apparaît comme coincé dans un corps, un corps dans lequel il ne pourra jamais s’épanouir. Une situation difficile à vivre et complexe à dévoiler à sa famille et à ses proches par crainte de leur faire du mal, de ne pas être compris et même d’être rejeté. Ce fardeau lourd, porté sur ses épaules encore fragiles, le ronge. George est spectateur de sa propre vie. Sa meilleure amie, Kelly, est un personnage très attachant, l’amie que toute personne dans cette situation particulière devrait avoir à ses côtés. Compréhensive, humaine, prête à tout pour aider son amie et lui faire vivre ses premiers jours de bonheur, l’auteur réalise à travers ce personnage secondaire  une belle démonstration de l’acceptation de l’autre. Son attitude vis-à-vis de George apparaît telle une espérance, l’espoir qu’un jour, tout le monde réagira de cette manière face aux différences singulières de chacun et que barrières et étiquettes s’effaceront de notre quotidien. La directrice de l’école quant à elle incarne la bienveillance, il est en effet fondamental d’aider et d’accompagner les jeunes qui se construisent, particulièrement à un âge où s’assumer, c’est aussi prendre un risque.

Un roman intéressant, plaisant et émouvant pour sensibiliser aux valeurs citoyennes, notamment dans le climat actuel de la société. Rejeter la différence est un acte dur et sévère envers celui étiqueté de la sorte, notamment à l’âge de l’enfance et de l’adolescence où chacun se construit, se cherche une identité et que la moindre différence peut conduire au rejet et à la cruauté.

Ce livre peut être lu dès la 6ème et s’apparente à un outil pertinent à exploiter dans le cadre de l’éducation morale et civique mais aussi lors de projet relatif  à l’éducation à la citoyenneté.

Suivez le lien pour visionner le teaser : https://www.youtube.com/watch?v=dn5BoRZggn8

Sortie en librairie le 1er février 2017

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