Le chien des Baskerville, d’Arthur Conan Doyle

Résultat de recherche d'images pour "le chien des baskerville"Dartmoor, situé au sud-ouest de l’Angleterre, est une lande sauvage, un paysage désolé propice aux légendes… On dit qu’un chien démoniaque y rôde, poursuivant la famille Baskerville de sa malédiction. Le fait est que Sir Charles Baskerville vient de mourir dans des conditions troublantes. Son médecin et ami, le Dr Mortimer, a trouvé près de son corps des empreintes de pattes de chien d’une taille inhabituelle. Diablerie, hasard ou machination ? Or l’héritier du domaine, le jeune Henry Baskerville, doit arriver d’Amérique et le Dr Mortimer est inquiet pour sa sécurité. A qui faire appel sinon au célèbre détective Sherlock Holmes, esprit rationnel et maître dans l’art de la    déduction ?

Mon avis : Voilà un livre qui se lit très facilement et nous tient en haleine d’un bout à l’autre. L’histoire est racontée à la première personne par le Dr Watson, ami de Sherlock Holmes qui l’accompagne dans toutes ses enquêtes. On nage en plein mystère quand Sherlock Holmes a déjà tout compris grâce à des détails qui nous semblent insignifiants. C’est un personnage tout à fait fascinant, à la fois génial et imbu de lui-même, parfois amusant, parfois un peu énervant, et au final très sympathique.

Pour lecteurs confirmés, à partir de la 6ème .

Marion, parent d’élève

Dix petits nègres, d’Agatha Christie

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Dix personnes reçoivent une lettre les invitant à passer quelque jours sur l’île du Nègre.

Plus tard, sur cette île isolée et inhabitée, les invités se mettent à table et font connaissance. Quand soudain, un gramophone se met en route. Il les accusait d’avoir chacun commis un crime. Ils s’expliquèrent, affirment que ces révélations son fausses. Seul Anthony Marston prend ces accusations à la légère. Quelque temps après, celui-ci est empoisonné…

J’ai bien aimé même si ce roman était un peu dur à comprendre à mon âge. Je vous le conseille fortement. J’ai aimé car c’est un roman policier et le fait que ça se passe sur une île déserte rend l’ambiance un peu bizarre et angoissante. Et je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement !

Mina, 6e – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Comment mon père est mort deux fois, de Yves Grevet

Novembre 2017. Soën a 14 ans et vit à la Réunion. Son père vient de mourir dans un accident de voiture. Quand la police ouvre une enquête pour assassinat, Soën et sa mère découvrent que celui qui partageait leur vie avait un passé caché. Les services secrets français lui avaient fourni une nouvelle identité : il vivait  » sous légende  » depuis trente ans… Comprenant que leurs interrogations dérangent en haut lieu, Soën et sa mère commencent à mener leur enquête discrètement. C’est ainsi que, explorant les traces laissées par son père, Soën se retrouve à Paris chez ses grands-parents dont il vient d’apprendre l’existence. Ses recherches le mènent en 1984, à l’époque où son père, alors VNSA (Volontaire du service national actif)*, séjourna en Turquie en tant que professeur de français. Quel est donc ce secret qui fit mourir une première fois son père, trente ans auparavant ?

Mon avis

Une enquête palpitante menée par un garçon désireux de comprendre le passé mystérieux de son père. Dès le départ, le décor est planté : un jeune Réunionnais apprend la mort de son père et très vite, on sait que l’affaire est criminelle. Nous suivons alors la progression de l’enquête menée par Soën et sa mère, dans une ambiance de roman d’espionnage. Nous découvrons les faits en même temps que Soën, le narrateur. Mais nous avons un temps d’avance sur lui, puisque nous avons également sous les yeux le journal intime de son père. En effet, tout au long du roman, le présent de Soën en 2017 alterne avec le passé de son père en 1984. Il en résulte une implication accrue pour le lecteur, un rythme soutenu et une tension présente jusqu’aux dernières pages. L’alternance des récits à deux époques différentes permet astucieusement de ménager le suspense. L’évolution de l’intrigue est suspendue à chaque fin de chapitre, distillant les informations petit à petit, nous laissant continuellement sur notre faim.

Un roman réellement captivant au suspense haletant qu’on imaginerait facilement adapté au cinéma !

* Volontaire du service national actif : Jeune accomplissant, pour une durée de 6 à 24 mois, un service à l’étranger au profit de la politique économique, scientifique ou culturelle de la France. (d’après le Petit Larousse). Correspond désormais à « Volontaire de solidarité internationale » ou « Volontaire international » de l’actuel service civique en France.

Disparition programmée, de Roland Smith

Alors qu’il dormait déjà, Jack est réveillé par trois types qui ont pénétré dans la maison. Avec sa mère et sa soeur, ils se retrouvent ligotés, bâillonnés, violentés, Tous attendent que le téléphone sonne pour passer un message sans appel à leur père au bout du fil : « Si tu parles, ils nous tueront ». Pourquoi cette menace ? Dans quelle affaire sordide leur père a-t-il bien pu se fourrer ?

Mais bientôt, la police arrive, enquête et demande des explications… Perquisition, saisie de biens… Leur père aurait trempé dans un trafic de drogue lié à la mafia colombienne. Leur seule chance de survie : se soumettre au dispositif de protection des témoins, déménager, changer d’identiét, couper tous les liens avec son ancienne vie, se faire oublier, ne pas se faire remarquer, et espérer ne jamais être retrouvé…

Un thriller haletant, à destination des adolescents (les scènes violentes ne sont pas décrites dans les détails, les liens d’amitié sont forts, l’amour est au rendez-vous et la morale est sauve). Le gardien du  collège, personnage totalement atypique, va aider Jack à surmonter cette épreuve. Les personnages sont attachants, des petites histoires secondaires leur permettent de prendre vie dans notre imaginaire et enrichissent le roman. Ecrit par un auteur américain, celui-ci se situe aux Etats-Unis et nous fait voyager. On nous y décrit bien tout le dispositif de protection de témoin, les rouages de la justice, le chamboulement psychologique qu’un tel dispositif induit sur la vie personnelle des personnes concernées, la peur constante du faux pas, le choc psychologique des souvenirs de l’agression et la peur de la voir se reproduire.

Un roman sans temps mort, au scénario riche en rebondissements et au suspens constant. A lire pour les adolescents adeptes du genre, et leurs parents.

A suivre, un tome 2 : Témoins en danger ! Mais néanmoins  le tome 1 peut se suffire à lui-même.

Le buveur d’encre, d’Eric Sanvoisin

Le père d’Odilon est libraire. Il adore les livres, ce qui paraît quelque chose de bien incompréhensible à Odilon… qui, lui, n’aime pas les livres. Durant les grandes vacances, il va néanmoins aider son papa à la librairie, mais il n’a pas le droit de toucher à quoi que ce soit… Alors, il observe les clients, ceux qui n’arrivent pas à se décider, ceux qui prennent au hasard… et même les pickpockets. Un jour, un nouveau client débarque dans la boutique… Il a l’air étrange, il ressemble un peu à un fantôme avec son teint gris et sa drôle de façon de flotter dans les airs. Tout à coup, il sort une paille et aspire les pages d’un livre comme s’il le buvait. Se sentant repéré par Odilon, il sort rapidement… Odilon, ayant remarqué que le texte du livre avait disparu,  décide de le suivre…. Où cette aventure va-t-elle le mener ? Est-il en danger ?

Le buveur d’encre ou une façon détournée de dire au lecteur que lorsqu’on a pris goût à la lecture on ne peut plus s’en passer ! Une très belle image pour un texte facile à lire, qui utlise toutes les ficelles du roman à suspens : une sorte de vampire, une filature, un cimetière, le danger…  On ne décroche de sa lecture une fois qu’on l’a bu jusqu’à la dernière goutte !

Le plus étonnant, c’était que le goût  changeait suivant les mots et les passages du texte. Je ne buais pas de l’encr, mais de l’aventure ! Je ne lisais pas ce qui arrivait, je le vivais…

A lire dès le CE1.

Une collection Premières lectures adaptée pour les enfants dyslexique et ceux qui ont du mal à entrer dans la lecture, utilisant le label Dyscool : une police de caractères adaptée, une mise en page très lisible avec un système de couleur pour repérer les difficultés de lecture ou les personnages, un texte adapté par l’auteur lui-même afin de rendre certains passages plus faciles à comprendre.

Matilda à l’heure d’été, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Matilda est une jeune fille très sage … presque trop ! Son père est policier et Matilda toujours au courant de tout avant tout le monde.

C’est ainsi que son père l’informe du vol de plusieurs objets de valeur lors de cambriolages  :  ils ont tous été retrouvés sauf une broche avec un cygne dessus, appartenant aux soeurs Arckenbruck.

Un jour, Matilda sent quelque chose dans sa poche et se pique avec. Elle le sort et découvre hébétée la broche volée ! Matilda compte bien comprendre comment la broche est arrivée là !

Commence alors une aventure époustouflante avec une jeune fille trop sage qui cache bien son jeu, trois vieilles dames et des promenades pour les chiens. durant laquelle vont s’enchaîner les catastrophes.

Une histoire assez effrayante et très agréable à lire que je recommande à tous ! Découvert à la médiathèque, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai demandé ce roman à l’histoire originale pour le CDI afin de partager avec d’autres élèves ce titre qui m’avait beaucoup plu.

Merci aux éditions La Joie de Lire de nous l’avoir offert !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Deux roues de travers, de Jean-Christophe Tixier

On a tous quelque chose de travers….

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Eva, une adolescente de 14 ans est heureuse. Elle va enfin pouvoir partir avec son frère Mickaël, toute une semaine. Rien que lui et elle, loin de sa mère trop étouffante et protectrice. Il faut dire qu’Eva n’est pas une jeune fille comme les autres. Elle est en fauteuil roulant. Un handicap qui lui pourrit l’existence depuis la naissance. Ses jambes refusent de bouger. Eva veut son autonomie, une certaine indépendance que lui refuse sa maman. Elle veut être comme toutes les adolescentes de son âge. Cette opportunité que lui offre son frère est inespérée. Mickaël a 20 ans, Eva l’admire, l’adore. Il est tout pour elle. Il a quitté la maison pour ses études, la laissant en plein désarroi. Mais là, tout est beau, ce sont les vacances. Eva est sur un petit nuage, elle se prend à rêver aux plages, au sable chaud, au temps qu’elle passera avec Mika. Dès le départ, quelque chose la tracasse. Son frère est toujours au téléphone, à chuchoter, montre de l’agacement et de l’impatience. Il y a quelque chose qui cloche. Que se passe-t-il ? Mickaël est tendu. Pourquoi a-t-il demandé à Eva de l’accompagner s’il la laisse toujours toute seule ? Eva va tout mettre en œuvre pour découvrir le secret de son frère.

Deux roues de travers est un beau roman. Le lecteur est vite happé par l’action, le rythme du récit. Le handicap est le thème majeur de cette histoire avec des réflexions sur la famille, les amis, le regard des inconnus et l’image de soi. La période de l’adolescence est parfois difficile mais là, elle est encore plus délicate. Jean-Christophe Tixier a su également bien faire passer ce lien très fort qui unie un frère et une soeur et ce, malgré la différence d’âge. La difficulté de la situation va mettre à mal cette relation qui, malgré tout, va résister et se renforcer. Eva est un personnage fort, qui ne se laisse pas abattre et qui montre que, malgré le handicap, rien n’est insurmontable. Un beau moment de lecture.