Le crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie

Les Dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Hercule Poirot traverse l’Europe en 3 jours dans l’Orient-Express, avec comme compagnons de voyage, quinze voyageurs de nationalités différentes. La nuit, un riche passager est assassiné de douze coups de couteaux. Tous les voyageurs ont des alibis. On découvre également que le mort n’était pas un personnage irréprochable… 

Intrigue, une touche d’amour et beaucoup de vengeance. Qui est l’assassin ? Vous le découvrirez en lisant ce roman haletant !

 

J’ai beaucoup aimé ce livre car il y a de l’intrigue (même beaucoup !). Il se lit d’une traite et je le conseille vivement ( comme tous les Agatha Christie). Il y a toujours ce sentiment de mystère que l’on retrouve par exemple dans « Dix petits nègres ».

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

L’alchimiste, de Paulo Coelho

Quête perpétuelle du bonheur

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Santiago est un jeune berger espagnol. Il est solitaire et adore la lecture. Sa vie n’a rien d’extraordinaire. Un jour, il décide de tout quitter, sa famille, son métier, son pays. Pourquoi ce départ si soudain ? Tout part d’un rêve qu’il a fait deux fois. Santiago a rêvé d’un trésor qui serait enfoui au pied des pyramides. Il part à sa recherche et commence alors pour lui un véritable pèlerinage semé d’épreuves. Il va faire des rencontres très instructives qui vont lui permettre de se remettre en question, de réfléchir sur ce qui est important dans l’existence et d’écarter toutes les futilités. Il apprend qui il est. Santiago va beaucoup voyager et c’est plus une quête de soi que la recherche d’un trésor. Toute sa richesse sera en fait dans son cœur. Et puis un jour, alors qu’il est dans le désert il va faire la connaissance de l’Alchimiste qui va l’aider à aller au bout de son rêve.

Beaucoup de spiritualité dans ce récit que j’apparenterais à un conte philosophique. Le parcours de ce berger est un peu celui des pèlerins qui empruntent le chemin de Compostelle. Un retour sur soi, être à l’écoute des autres, être attentif aux signes que peut nous donner la vie. Un peu simpliste pour moi et naïf aussi. Le message est d’aller à l’essentiel, partir, changer de vie en écartant tout ce côté matériel imposé par la société. La religion reste aussi en toile de fond. L’auteur évoque beaucoup Dieu. Paulo Coelho nous invite à suivre nos rêves sans hésitation, à écouter notre cœur. Pour lui ce qui freine l’humain, c’est la peur de l’échec. Personnellement, j’aurais du mal à tout quitter, à partir en écoutant simplement mon cœur sans savoir où tout cela me mènerait. La prise de risques doit être calculée, je pense. Et puis attendre un signe du ciel, oui …pourquoi pas… mais là encore ça risque d’être long ! Tout ça n’engage que moi, je précise ! Serais-je passé à côté de quelque chose ? Et vous, chers lecteurs, pourriez-vous me laisser des commentaires pour me donner votre avis ?

Le crayon qui voulait voir la lune – Le crayon qui voulait voir la mer, de Eric Simard et Africa Fanla

Le voyage d’un crayon

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Le crayon de Lulu rêve de s’envoler pour aller sur la lune. Mais il a un souci, il n’a pas d’ailes et personne ne veut lui en prêter. Lulu va donc tout mettre en œuvre pour lui offrir le plus beau des voyages.

Une histoire mignonne qui va charmer les tous petits. Elle va attirer l’attention des plus jeunes sur l’utilisation de la lettre «L» qui seule ou en binôme n’aura de cesse de rendre service.

Vogue, vogue petit crayon

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Nous retrouvons Lulu et son crayon qui souhaiterait voir la mer. Un parcours semé d’embûches qui va mettre à mal le projet des deux amis.

Les lettres vont servir de décor à cette petite histoire qu’apprécieront les plus jeunes de nos lecteurs.

Ces deux petits ouvrages démontrent que la lecture et l’écriture sont de bons moyens d’évasion et d’imagination. C’est un beau voyage à travers les mots. A lire dès le CE1 en autonomie.

A noter les très jolies illustrations très colorées qui accompagnent merveilleusement le texte.

Russian express, d’Alain Bellet

Youri Serkovitch, jeune adolescent délinquant, gamin des rues « victime de la pauvreté endémique et de l’abandon familial » est poursuivi par la police moscovite. Il est accusé à tort de meurtre, coup monté de la bande organisée du puissant clan des Tataianov avec qui il s’était acoquiné. Il n’a d’autre choix, pour espérer survivre, que de s’enfuir. Il choisira de traverser la Russie, par le Transsibérien jusqu’à Vladivostok aux confins de la Sibérie, dans l’espoir de retrouver peut-être sa mère qui l’a abandonné. Mais ce ne sera sûrement pas dans un wagon de 1ère classe, ni même de troisième qu’il voyagera, mais sous un wagon,  blotti contre les boggies des roues. Il faut qu’il tienne dans des conditions physiques insoutenables, sans nourriture ni eau, le corps meurtri, luttant contre le sommeil pour ne pas tomber. Au détour d’une gare, sa décision de monter à bord, malgré les dangers que cela implique risque de changer son destin…

Un roman qui traverse la Sibérie comme un destin… Les pensées de Youri, à la typographie différente dans le texte, sous le wagon, se mèlent aux paroles des voyageurs au-dessus de lui : réflexions sur ce qu’est devenu cette Russie post-soviétique, instable, qui ne sait que faire de ses enfants des rues, le quotidien du peuple travailleur ou le folklore des trains russes, apartés littéraires sur Pasternak ou Tchékhov, rappels de la période soviétique avec les Russes blancs ou l’Armée rouge. Quelques fantaisies typographiques également nous rappellent l’alphabet cyrillique : KpacHbIe BopoTa (lisez : krasnié varota, nom d’une station de métro à Moscou ) ou Mockba (lisez : Moskva, nom de la ville de Moscou en russe) ou quelques mots aux consonnances  exotiques égrènent le texte : provodnitsa ( la responsable du wagon dans le train) ou babouchka (la grand-mère, la vieille dame) et en font un thriller documentaire à travers la Sibérie, en découvrant l’Oural, la Volga et  les bulbes de ces églises typiques de la Russie.

Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

Quatre filles et un jean, de Ann Brashares

C’est l’histoire d’un pantalon….

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Quatre filles et un jean met en scène quatre adolescentes inséparables, nées le même mois, différentes mais tellement complémentaires. Il y a Lena la belle, Carmen la butée, Tibby la rebelle et Bridget la sportive. Mais cette année, c’est le drame, pour la première fois, elles vont passer l’été chacune de leur côté. La veille de leur séparation, alors qu’elles sont ensemble pour une dernière soirée, Tibby sort un jean de son placard et le donne à Carmen. Cette dernière demande à ses amies de l’essayer. Bien que leur morphologie soit différente, toutes les adolescentes enfilent ce jean avec aisance. Qu’elle soit enrobée, fine, ronde, petite ou grande, chacune d’elles porte avec élégance et sans difficulté ce pantalon. Elles décident alors de signer un pacte autour de ce jean : elles se promettent de rester ensemble quoiqu’il arrive, le jean sera leur propriété commune, partout où elles iront, il les accompagnera et sera le symbole de leur amitié. Ainsi naît le pacte du jean.

Par conséquent, puisqu’elles seront séparées tout un été, chaque fille gardera le jean une semaine puis l’enverra à l’une qui l’enverra à l’autre. Ce jean qui semble magique sera le lien affectif et physique qui leur permettra de surmonter cette séparation. Il sera là pour les soutenir, il emmènera avec lui un peu de chacune d’elles. Les quatre adolescentes vont alors vivre de leur côté, un été, qui va se révéler éprouvant pour certaines, plein de rencontres pour d’autres. Elles s’échangent des lettres, mais ce n’est pas assez.

A la fin de la saison, les quatre filles se retrouvent et inscrivent sur le tissu bleu ce qui leur est arrivé, en quelques mots ou sous forme de dessins. Le jean est le seul témoin de leurs aventures. Chacune va se livrer, va partager des émotions que seules des vraies amies vont comprendre. Elles auront toute une année pour en parler avant que l’été ne revienne et que le jean ressorte du placard pour une nouvelle histoire….

Quatre filles et un jean est un bon roman qu’apprécieront les adolescentes. Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, c’est un roman profond dans lequel l’auteur traite de sujets forts tels que le divorce, la mort, l’amour, l’amitié, le temps qui passe, la vie tout simplement. Un sujet original puisque un jean devient le centre d’un récit. Les personnages sont attachants, et, forts de leurs expériences, ils grandissent. Leur amitié reste intacte, se renforce et cela n’est-il pas le plus important. Peu importe ce que l’on est, comment on est, avoir des amis c’est sacré, savoir leur rester fidèle est important….

Les trois autres volumes qui closent la série sont également disponibles au CDI !

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Présentation de l’éditeur :

Tome 2 : Les vacances approchent. Carmen, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce bien différent…De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’apprentissage de la vie !

Tome 3 : C’est le dernier été avant la grande séparation. À la fin des vacances, les quatre filles partiront chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique. Mais avec l’été, vient son lot de problèmes. Carmen vit mal la grossesse de sa mère. Lena tente de convaincre sa famille qu’elle est faite pour être une artiste. Bridget, monitrice dans un camp sportif, va être confrontée à ses vieux démons en retrouvant Eric. Tibby, quant à elle, ne sait plus si elle veut faire du cinéma son métier, ni qui elle aime. Un nouvel été riche en enseignements et en rebondissements, chacune des filles mûrissant un peu plus chaque année, sans rien perdre de leur charme et de leur caractère.

Tome 4 : Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l’été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…. Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique ; Bridget part sur un chantier de fouilles en Turquie tandis qu’Eric rejoint sa famille au Mexique; Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos… Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

Stephen Hawking, la fille d’Arkas et moi de Emmanuelle Kecir-Lepetit

Bye, bye la Terre !

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C’est l’été et notre jeune héros, Elliot, rêve de passer ses vacances avec ses copains. Mais ses projets vont être quelque peu mis à mal quand son père, Andrew, lui propose de l’emmener à Dublin, pour assister à un grand congrès d’astrophysique. Elliot n’est pas franchement emballé. D’un côté, pour le jeune garçon qui reproche souvent à son père de passer plus de temps sur son ordinateur qu’avec lui, ce voyage serait alors l’occasion de partager un moment avec lui, de mieux connaître aussi le sens de son travail. Mais ce qui fâche aussi Elliot c’est que son père, tellement absorbé par son travail en oublie l’essentiel, la famille. Et là, Elliot a l’impression que par cette proposition tout va encore tourner autour des centres d’intérêt de son père. Mais il n’a pas le choix au final, il faut qu’il y aille.

Ce congrès réunit les plus illustres scientifiques dont Stephen Hawking qui entre autre a émis une théorie sur les trous noirs. Elliot est impressionné par cet homme au physique si particulier. Il ne sait pas encore que cette rencontre va bouleverser le cours de sa vie.

Emmanuelle Kecir-Lepetit va emmener le lecteur dans un grand voyage à travers les plus grandes théories de la physique. Galilée, Copernic, Newton, de grands noms associés à de grandes découvertes. L’Homme s’est toujours posé des questions sur l’univers, sur son origine, sur sa fin. Beaucoup se sont penchés et se penchent encore sur les mystères qui l’entourent. Alors préparez-vous pour un long voyage interstellaire qui vous fera pénétrer dans un autre espace-temps en compagnie de Stephen Hawking, un illustre physicien. Ce roman est non seulement une approche ludique et pédagogique des théories scientifiques mais conduit également le lecteur à réfléchir sur le devenir de la Terre, une planète en danger. Un moment de lecture passionnant, emmené par un binôme plein de ressources.

Je dois préciser que la plume de l’auteur est légère et simple à comprendre. C’est un récit très instructif, très dynamique à l’image de notre jeune héros.