Le traité des 7 lotus, d’Eric Boisset

Timothée ou l’apprenti yogi…

Comme chaque mercredi après-midi, Timothée s’arrête dans la librairie de son vieil ami, pour y dévorer les vieux livres. Aujourd’hui, il a repéré  tout particulièrement un ouvrage rouge aux lettres d’or, qui trône dans la vitrine. C’est un livre sur le yoga, écrit à la fin du XXème siècle. A cette époque, il n’a pas eu un gros succès commercial alors que maintenant il a atteint une valeur financière non négligeable. Devant l’intérêt de Timothée pour cette pièce unique, monsieur Balsamo lui propose de lui en faire une copie sur une clé USB. De retour à la maison, le jeune adolescent décide de mettre en pratique les différentes positions initiées par l’auteur. Mais c’est la catastrophe. Timothée n’est plus maître de son corps, comme si celui-ci était en train de lui échapper. Que lui arrive-t-il ? Il a l’impression d’être dans une autre dimension, il ne contrôle plus rien ! Son entourage ne le voit plus, ne l’entend plus. Timothée va devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour se sortir de ce faux pas.

Un roman drôle, des héros très attachants, une histoire rythmée, remplie de fantaisie, Eric Boisset a utilisé tous les ingrédients pour nous faire passer un très bon moment. On rit de bon cœur tant les personnages sont loufoques. Un régal qui fait du bien !

L’agence Pendergast, 2. Le monstre des égouts, de Christophe Lambert

Pour échapper aux représailles de Bloody Bill, un truand  à qui il doit de l’argent, et pour les beaux yeux de Célia, Sean, notre voleur des rues, a fini par accepter d’intégrer l’agence Pendergast, une organisation secrète cachée sous Ellis Island à New-York et qui chasse les cr’éatures paranormales. Lorsque Sean entend parler, dans une taverne, d’un monstre qui sèmerait la terreur dans les égouts, il décide d’aller avertir M. Pendergast, le chef de l’agence. Avec Célia, Joe l’Indien et M. Barrie, agent envoyé de Londres par Scotland Yard, ils vont devoir enquêter auprès des Trolls et des Nains qui habitent les égouts… L’aventure risque d’être des plus périlleuses.

Amitié, solidarité et un brin d’amour et de jalousie sont au rendez-vous, avec à nouveau de petits clins d’oeil litéraires, cette fois-ci avec Sherlock Holmes et Dr Jeckyll et Mr Hyde. Les aventures ne manquent pas et les surprises sont de taille…

Rien à redire donc sur ce deuxième tome qui confirme la qualité de cette série à destination d’un jeune public. L’édition de qualité et les illustrations en noir et blanc très travaillées ne gâchent  rien au plaisir !

 

L’île au trésor, de Robert Louis Stevenson

L’histoire se passe au 18ème siècle. Jim a quatorze ans, ses parents tiennent une auberge sur la côte d’Angleterre. Un jour, arrive un vieux marin à la mine effrayante et aux manières peu raffinées, portant un mystérieux coffre de bois. Il s’installe à l ‘auberge, au grand désarroi des propriétaires qui n’osent pas le mettre à la porte. Les semaines, les mois passent. Le « capitaine » semble attendre quelqu’un… Mais c’est une menace de mort qui lui parvient de la part d’un groupe d’anciens pirates. De surprise et de panique, le vieil homme a une attaque et meurt. Jim et sa mère décident alors d’ouvrir son coffre pour récupérer ce que leur client leur doit pour son séjour à l’auberge : outre des pièces d’or de nombreux pays, ils y découvrent de mystérieux papiers, parmi lesquels une carte… Jim va alors se retrouver entraîné dans une aventure extraordinaire, par-delà l’océan, à la recherche d’un trésor caché.

Mon avis : Un très bon livre ! Personnages fascinants, lieux pleins de mystères, action, danger, suspense, tout y est. L’Île au Trésor a été écrite en 1883. Elle a fait rêver des génération de jeunes lecteurs, inspiré de nombreux écrivains et cinéastes. C’est un classique, c’est LA référence en matière d’histoires de pirates, mais c’est aussi tout simplement un très, très bon livre d’aventures !

Le style littéraire destine plutôt ce livre aux lecteurs confirmés, à partir de la 5ème.

Marion, parent d’élève

Les tours du bois-Maury, 1. Babette – de Hermann

Aymar, le chevalier au grand coeur

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Avec Hermann, le lecteur se retrouve au Moyen-âge, période de souffrance où on se bat, on torture, on meurt de faim. Aymar de Bois Maury est un chevalier, dépossédé de ses terres, qui erre et qui n’a de cesse de se battre pour récupérer son domaine et connaître ses origines. C’est un homme bon, courageux qui combat l’injustice. Il est accompagné de son fidèle écuyer Olivier, tout dévoué à sa cause. De l’Europe à la Palestine, tous deux font un long voyage à travers le monde, côtoient la misère, font de belles rencontres, apportent leur aide à ceux qui en ont besoin.

Aymar de Bois Maury va notamment voler au secours de Germain, un maçon dont la belle, Babette, une paysanne, a été violentée par un chevalier, grossier et loin des codes de la chevalerie. Celui-ci va trouver la mort, un épieu planté dans le dos. Germain est accusé de meurtre et remis au Jugement de Dieu : sa main plongée dans la braise devra guérir au bout de 3 jours sinon ce sera la pendaison. Qui a tué le chevalier ? Aymar arrivera-t-il à prouver l’innocence de Germain avant l’exécution de la sentence.

Aymar de Bois Maury va traverser un Moyen-âge tourmenté, rude, noir, plein de désespoir. Il a conscience de son rang mais sera toujours du côté du faible qu’on méprise, qu’on accable. Il rêve d’un avenir meilleur.

Vous aimez l’Histoire, l’aventure, cette bd est pour vous. Hermann nous fait entrer dans un Moyen-âge de sang où la violence est omniprésente. Les paysans sont malmenés par des seigneurs sans scrupules et exploités par une Eglise, au pouvoir absolu, qui profite de leur ignorance. Dans ce volume, Hermann décrit des personnages proches de la terre dont le seul but est de survivre.Toutes les vies n’ont pas la même valeur à cette époque. Les illustrations traduisent très bien cette ambiance, ces moments durs et parfois tragiques.

Astérix et Cléopâtre, de René Goscinny

Une reine d’Egypte aussi belle que rebelle

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Ne supportant plus les critiques de César sur son peuple égyptien, sa culture, Cléopâtre fait le pari que son peuple peut faire de grandes réalisations. Elle ordonne donc à Numérobis, l’architecte, de construire un palais, en moins de trois mois. Mais celui-ci s’avère être un piètre entrepreneur. Il risque d’être jeté en pâture aux crocodiles si sa mission n’est pas remplie. Il va donc demander de l’aide à Astérix et Obélix pour ne pas être réduit en bouillie.

Astérix et Cléopâtre, publié en 1965, est le 6ème album de la série de bandes dessinées de René Goscinny et Albert Uderzo (illustrations). Un scénario plein d’humour, avec jeux de mots et situations comiques. C’est le début des histoires d’Astérix, les personnages, les illustrations vont évoluer au fur à mesure du temps. Quatre personnages vont former le pilier de chaque album, Astérix, Obélix, Panoramix et Idéfix qui seront systématiquement présents dans tous les albums.

Astérix est apparu en 1959. Après la mort de Goscinny en 1977, Uderzo continue seul puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad. La série met en scène un petit village gaulois qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide. A ce jour, on dénombre 37 albums.

Il y avait une fois -acte 1- , de Caroline Robert

Vent de panique au royaume

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Il y avait une fois est en fait une parodie de conte. Il était une fois, une reine qui donne naissance à une adorable petite fille, Aurora. Toutes les fées du royaume se penchent sur son berceau pour lui faire un don. Toutes, c’est vite dit. Parmi elles, la fée Artémis qui trouve ce genre de cérémonie absurde et ennuyeuse. Quand son tour arrive, elle offre à Aurora, l’intelligence. Il est temps que les traditions changent, être belle, avoir une belle voix ne permettent plus de découvrir le monde, tandis que l’intelligence mène loin. Tout le monde est scandalisé, être intelligente est, au contraire, une malédiction ! Aucun prince ne voudra l’épouser et le roi d’ordonner de brûler tous les livres et les instruments développant l’esprit. La chef des fées bannit Artémis du cercle des fées et lui interdit d’approcher la princesse Aurora. Dépitée, Artémis s’en va. Alors qu’elle se baigne dans un lac, elle s’aperçoit qu’elle a perdu sa pierre de fée. La voilà démunie de tout pouvoir. Ce n’est vraiment pas son jour ! Son ami, Marlin l’enchanteur qui passait par là, lui donne une idée : cambrioler l’académie de magie et atteindre la salle des objets magiques.La mission va être périlleuse mais Artémis a plus d’un tour dans son sac.

Caroline Robert veut en finir avec le mythe du conte. Une belle princesse, un peu potiche, qui va se marier à un prince, qui va avoir beaucoup d’enfants et blablabla. Happy end bien sûr mais que fait la princesse dans la vie ? Pas grand chose. Une vie d’ennui. Quand elle est menacée, c’est toujours son beau prince qui la sauve car dans les contes, une femme ne sait pas se défendre ! Et bien ça va changer. L’auteur garde cet univers magique mais les femmes sont des personnages forts qui n’ont besoin de personne pour s’en sortir, elles sont plus indépendantes. Beaucoup de références à Harry Potter, Charmed, Le silence des agneaux, le petit chaperon rouge avec de superbes illustrations très colorées, très expressives.

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !