Molière vu par une ado et son chien, de Cécile Alix

Plein zoom sur Molière, ce génie !

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Avec ce roman, Cécile Alix nous offre une petite perle en matière de biographie : la vie de Molière racontée par Inès, une ado pétillante, youtubeuse et passionnée par «Momo». Elle décide alors de partager cette passion sur son blog.

Pour certains, Molière est un auteur d’un autre temps qui fait partie d’un passé littéraire qui n’est plus au goût du jour. Vous vous demandez peut-être quel est l’intérêt de savoir ce qu’il a écrit, comment il a vécu ou ce qu’il a dénoncé ?  C’est tellement loin de vous ! Vous allez changer d’avis en écoutant Inès qui va littéralement vous faire plonger, avec humour et enthousiasme, dans la vie trépidante de ce grand auteur. Une ado d’aujourd’hui pour un auteur d’hier et voilà l’alchimie qui opère. C’est un vrai plaisir de lecture plein de modernité qui nous fait prendre conscience que Molière est encore dans le vent et qu’il n’a pas pris une ride. Une approche dynamique très accessible car moins classique que les biographies habituelles. Le choix d’une ado pour raconter la vie d’une célébrité, avec ses mots est judicieux et très original. Inès s’adresse aux lecteurs comme s’ils étaient présents, face à elle. Elle slame et nous révèle les moindres détails de la face cachée de Molière, comme dans un feuilleton. Nous sommes aux premières loges, curieux de découvrir les détails les plus secrets de son existence.

Chaque page est illustrée façon BD, le texte est vivant, plein de rythme, la mise en page joyeuse et non linéaire. Un coup de cœur !

A découvrir du même auteur au CDI : Léonardo, « la vie géniale (et super drôle) du grand Léonard de Vinci »

Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

Pipistrello et la poule aux œufs d’or, de Elzbieta

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Un mariage compromis…

Pomdarinette doit épouser le prince Pomdarino. Alors que cet événement devrait la rendre heureuse, la future princesse est triste. Le père du prince veut qu’elle apporte en dot une poule aux œufs d’or. Alors qu’elle erre comme une âme en peine à travers la lande, un crapaud intrigué par ses sanglots, lui demande les raisons de tant de tourments. Pomparinette se confie et à son grand étonnement le crapaud lui apprend la présence d’une telle poule, chez Pipistrello, un bandit chauve-souris. Propriétaire d’un grand château, il a besoin d’une femme de ménage. Pomdarinette va alors se faire engager dans l’espoir de trouver la poule aux œufs d’or. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. L’effroyable Pipistrello a de grands projets pour Pomdarinette qui court un réel danger. Qui va la sauver ? Va-t-elle pouvoir se marier avec Pomdarino ?

Pipistrello et la poule aux œufs d’or est une tragicomédie en douze tableaux. Une pièce de théâtre qui s’adresse aux jeunes lecteurs qui tomberont sous le charme des illustrations colorées et enfantines. Un texte adapté, facile à comprendre, une galerie de drôles de personnages. C’est génial de faire découvrir ainsi  le théâtre aux plus jeunes  !

Le buveur d’encre, d’Eric Sanvoisin

Le père d’Odilon est libraire. Il adore les livres, ce qui paraît quelque chose de bien incompréhensible à Odilon… qui, lui, n’aime pas les livres. Durant les grandes vacances, il va néanmoins aider son papa à la librairie, mais il n’a pas le droit de toucher à quoi que ce soit… Alors, il observe les clients, ceux qui n’arrivent pas à se décider, ceux qui prennent au hasard… et même les pickpockets. Un jour, un nouveau client débarque dans la boutique… Il a l’air étrange, il ressemble un peu à un fantôme avec son teint gris et sa drôle de façon de flotter dans les airs. Tout à coup, il sort une paille et aspire les pages d’un livre comme s’il le buvait. Se sentant repéré par Odilon, il sort rapidement… Odilon, ayant remarqué que le texte du livre avait disparu,  décide de le suivre…. Où cette aventure va-t-elle le mener ? Est-il en danger ?

Le buveur d’encre ou une façon détournée de dire au lecteur que lorsqu’on a pris goût à la lecture on ne peut plus s’en passer ! Une très belle image pour un texte facile à lire, qui utlise toutes les ficelles du roman à suspens : une sorte de vampire, une filature, un cimetière, le danger…  On ne décroche de sa lecture une fois qu’on l’a bu jusqu’à la dernière goutte !

Le plus étonnant, c’était que le goût  changeait suivant les mots et les passages du texte. Je ne buais pas de l’encr, mais de l’aventure ! Je ne lisais pas ce qui arrivait, je le vivais…

A lire dès le CE1.

Une collection Premières lectures adaptée pour les enfants dyslexique et ceux qui ont du mal à entrer dans la lecture, utilisant le label Dyscool : une police de caractères adaptée, une mise en page très lisible avec un système de couleur pour repérer les difficultés de lecture ou les personnages, un texte adapté par l’auteur lui-même afin de rendre certains passages plus faciles à comprendre.

Le miel de la rue Jean Moulin, de Rémi Courgeon

Dans la rue Jean Moulin, la ruche de Monsieur Pierrot est en plein effervescence. La reine des abeilles a lancé un défi à ses ouvrières : pour les dix ans de la ruche, il  va falloir faire un miel de mille fleurs différentes… Mais où trouver mille fleurs différentes en pleine ville ? Heureusement que la rue Jean Moulin est un lieu de toutes les diversités culturelles, cela va peut-être pouvoir aider !

Un petit texte court et sympathique d’un auteur d’albums de jeunesse que j’aime particulièrement et qui signe ici son premier roman. La narratrice est une des abeilles, qui raconte sa petite histoire à la première personne : Num

Je suis une abeille et je m’appelle Num. C’est l’abréviation de « numéro 157 ». Nous, les abeilles dela ruche de monsieur Pierrot, on porte toutes des numéros, mais comme c’est trop long à prononcer, on s’appelle toutes Num.

J’ai lu avec un petit pincement au coeur ce petit roman, car il a fait remonter quelques souvenirs de mes courtes années passées dans la ville de Ris Orangis dans l’Essonne en banlieue parisienne, ville où se trouve cette fameuse rue Jean Moulin. Et pourquoi la rue Jean Moulin de Ris Orangis est-elle le théâtre de ce roman ? Et bien parce qu’elle accueille, côte à côte, une église, un temple, une synagogue et une mosquée et est le symbole de la diversité culturelle et du respect mutuel, de la mixité acceptée et paisible.

Un roman abondamment illustré en couleur où, page 14, l’auteur-illustrateur n’a pas pu s’empêcher de glisser le petit tigre Timoto, personnage d’une série d’albums pour jeunes enfants !

Les fleurs, il n’y en a pas deux pareilles. Elles ont toutes des formes, des couleurs, des odeurs différentes, des origines multiples, un peu comme les gens.

 

30 jours sans déchets (ou plus…), de Sophie Rigal-Goulard

30 jours sans déchets (ou plus...) « Les Delamarre y’ en a marre » afin de surpasser leurs voisins les fortiches Delamarre, les Bertin se lancent un défi, vivre au moins 30 jours sans déchets, un sacré challenge pour cette famille dont la poubelle déborde continuellement .

Pour réduire au maximum leurs déchets, toute la famille Bertin va changer son mode de vie. Ils devront faire du compost, privilégier les achats chez les producteurs locaux, acheter en vrac en s’équipant de sachets en tissus tout en évitant de se tromper de sac entre celui pour le poisson et celui pour le pain et plein d’autres pratiques à découvrir au cours de la lecture.

Cette façon de consommer autrement va radicalement changer le quotidien de cette sympathique famille.

Avec beaucoup d’humour, nous suivons leur parcours semé de difficultés et d’alternatives.

Les complications rencontrées vont les emmener progressivement « à faire ensemble » ils redécouvrent le plaisir de cuisiner, de manger sainement, ils iront jusqu’à produire leurs produits cosmétiques et ménagers mais surtout outre le fait que les déchets soient un sujet crucial pour l’environnement, le petit plus c’est que pour réussir un tel défi les Bertin sont amenés à partager leurs difficultés et leurs solutions avec leurs voisins les fameux Delamarre…, et non être en compétition, voilà encore un geste citoyen.

A la fin du roman, pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question des déchets, les annexes apportent des informations clés.

Un roman à lire dès 9 ans et à tester pourquoi pas en famille !! Je le conseille vivement aux 6ème !

Céline, une maman nouvellement membre des Dévoreurs de livres d’Arsène !

… Eh oui, ça y est, on commence à gagner à notre cause les parents de nos chroniqueurs !!! Youpi !!! Merci à eux ! En espérant que ce projet collaboratif leur apporte le même plaisir qu’à nous ! Mu

Khadim, le petit lord, de Gwladys Constant

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Khadim, écolier, vient du Sénégal avec sa mère Koumba. Il est recueilli dans un vieil hôpital qui accueille les sans-papiers. Mais un jour, une place se libère chez une comtesse, une vieille dame vivant dans un manoir.

Koumba y est embauché comme cuisinière et tous deux vivent sur place. Khadim se lie alors d’amitié avec cette comtesse bienveillante.

Un roman coup de cœur !!! On se met vraiment à la place de l’enfant, un personnage très attachant, passionné par la poésie de Jacques Prévert. Il ne cesse de se récier certains verts pour s’échapper de son quotidien pas toujours facile.

Ce livre aborde avec douceurs des thèmes difficiles comme les sans-papiers, alors que la première de couverture laisserait plutôt penser à un livre de conte. Un livre qui se lit très vite et très bien à tous âges et dès le CM2.

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène