La Fontaine aux fables- Collectif- volumes 1, 2 et 3

Un arc en ciel de fables !

Nous connaissons tous les fables de Jean de La Fontaine, grand classique de la littérature française. L’auteur a observé les hommes et les a mis en scène dans un univers peuplés uniquement d’animaux qui leur ressemblent, qui pensent et qui agissent comme eux. Un collectif d’illustrateurs s’est attelé à donner une seconde vie aux personnages,  en nous en proposant une réadaptation sous forme de bande dessinée, avec pour chacun un style très personnel et vraiment varié. Les textes sont en vers,  totalement fidèles à l’original. Le graphisme donne de l’ampleur et du relief à ces trente six fables qui s’animent au fil des pages, alternant des textes très connus avec des textes beaucoup moins célèbres. Tantôt romantiques, tantôt plus agressives, les illustrations nous happent et donnent le ton.

Pari réussi pour ce collectif d’illustrateurs -chacune des fables étant illustré par un dessinateur différent-qui donne ainsi le moyen de faire connaître ces fables à ceux que la lecture rebutent ; et pour les autres, une belle manière de s’approprier des textes connus.

Pour les plus traditionnels d’entre nous, sachez que vous trouverez au CDI, des recueils des fables de La Fontaine dans leur présentation originale, sous forme de livres poche.

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Après vous, M. de La Fontaine… « Contrefables », de Gudule

La raison du plus fort n’est plus la meilleure !

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Qui ne connaît pas les fables de La Fontaine ? Dès notre plus jeune âge, on apprend qu’un corbeau a perdu un fromage, qu’une grenouille jalouse un bœuf au point de vouloir lui ressembler, que le lièvre s’est fait battre à la course par une tortue, bref autant d’histoires que de personnages ! Des récits croustillants et ironiques où la force et la ruse sont toujours victorieuses. Un petit manque d’humanisme quand même. Après tout, Jean de La Fontaine ne faisait que dépeindre la société. Et si on bousculait tout ça ? Ainsi le loup deviendrait aussi doux que l’agneau qu’il comptait dévorer, il deviendrait reconnaissant de ce qu’a fait pour lui la cigogne. En rêve peut-être ?

Un peu osé comme pari ! Eh bien, Gudule l’a fait, et de très belle manière. L’auteur a revisité près de 23 fables. Elle n’a en rien modifié le contenu de l’histoire mais elle a tout simplement imaginé une suite où le faible serait mieux défendu. La médiocrité, la méchanceté, la tromperie n’ont plus leur place. Enfin une justice pour les plus malchanceux ! Gudule se fait l’avocate des plus démunis, de ceux qui n’ont que leur gentillesse et leur loyauté pour se défendre. Après vous, M. de La Fontaine est un petit bijou. Gudule a un vrai talent d’écriture nous faisant presque oublier l’original. Qu’il serait bon que la réalité dépasse les contrefables de Gudule…..

Les contes du miroir, de Yak Rivais

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Des contes tout chamboulés

Des sorcières se sont glissées entre les pages, les contes se sont alors déformés devant un miroir d’énigmes, de jeux de mots en tout genre. Les contes du miroir est une réécriture de contes classiques, un jeu d’écriture bluffant. Jugez par vous même : Cendrillon est raconté en commençant par la fin, dans le Paysan et le diablotin, le troisième mot contient le nombre de syllabes contenues en additionnant les syllabes du premier et du second mot et ainsi de suite, La cigale et la fourmi est en verlan, dans La petite poule rousse tous les passés simples sont faux, Le chat botté est raconté en rébus et dans Le moulin magique, les débuts de ligne vont de A à Z alors que la fin va de Z à A. Incroyable non?

A chaque début de récit, le lecteur, qui sait à quoi s’en tenir grâce à une note de l’auteur, part à l’aventure. Il devient alors un explorateur des mots, le conte devient alors une carte aux trésors. Que l’aventure commence, pleine d’humour et de fantaisie ! Avec Yak Rivais aux commandes, le voyage n’en est que plus magique.

Ce livre met la langue française sens dessus dessous et peut vraiment servir de support pour des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Par contre, je pense que pour les plus jeunes, la lecture de certains contes nécessitera un accompagnement à la compréhension.

Contes à l’envers, de Dumas et Moissard

Pagaille chez les héros !

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Un régal, un beau voyage à travers 5 contes revisités. Philippe Dumas et Boris Moissard gardent la trame des histoires que l’on connaît, mais les modernisent, les mettent en quelque sorte au goût du jour. Et je dois dire que le cocktail est plutôt bien réussi. Blanche-Neige mastique la pomme empoisonnée, allongée sur une serviette, dans la pelouse, le Petit Chaperon bleu marine veut devenir un super héros, quitte à sacrifier volontairement sa grand-mère, la fée Mirobola aux dons bien particuliers va sauver des enfants maltraités … et que dire de la Belle aux Bois bruyants qui n’arrête pas de danser, après s’être piqué le doigt sur la pointe d’un électrophone. On finit notre route en Boursoulavie occidentale où la population ne sait plus dans quel sens marcher.

Contes à l’envers est divertissant et met une joyeuse pagaille dans les récits traditionnels. Le caractère des personnages est détourné de l’original, pour certains il est plus affirmé. Le contexte est plus actuel. L’humour est au rendez-vous bien que les thèmes traités comme l’amour, l’égalité hommes/femmes, l’argent, la maltraitance soient sérieux. Les illustrations en noir et blanc renforcent ce côté déjanté. Des petites parodies qui sont tout public et qui constituent un bel hommage aux contes classiques.

Dix minutes à perdre, de Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dix minutes à perdreTim, un jeune garçon de  13 ans, se retrouve seul pour deux jours dans sa nouvelle maison isolée dans la campagne. Pour passer le temps, il décide d’améliorer sa chambre  et commence à enlever le papier peint. « Si tu as dix minutes à perdre, détapisse les murs de ta chambre », avait dit son père avant de partir.

C’est alors le début d’ une grande chasse aux lingots, grâce à des indications que Tim découvre sous le papier peint. Une aventure contre la montre et pleine de rebondissements attend alors les deux enfants, Léa (sa voisine) et Tim.

Arriveront-ils à retrouver les lingots d’or !

Une histoire pleine de suspenses et de danger !

A partir du CM2 . Certains passages ne sont pas à lire le soir pour les esprits fragiles car ça fait un peu peur !

J’ai adoré cette histoire que j’ai dévoré en une soirée ! La suite de la série est tout aussi bien, « Dix minutes trop tard» que j’ai également dévorée en une soirée.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Prunelle, de Yvon Mauffret

Une belle promesse…

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Prunelle nous plonge au coeur de la Bourgogne, dans la Puisaye, au nord de la Loire. Paysages verdoyants, belles forêts où les animaux peuvent encore vivre en toute liberté. Depuis quelques jours, un froid sec recouvre la région mais une agréable chaleur enveloppe la maison de Louis Simoneau, garde-chasse. Le feu crépite dans la cheminée, agréable moment que partagent sa femme et sa fille Anne-Lise. Louis va nourrir les sangliers et Anne-Lise ne raterait pour rien au monde ce moment. Aujourd’hui, c’est mercredi, elle va pouvoir monter dans la vieille camionnette de son père et parcourir la végétation couverte de givre. La jeune fille adore les animaux et elle céderait sa place à personne ! Sans leur intervention, les bêtes auraient du mal à passer l’hiver. Chaque jour, le père et la fille sont heureux de retrouver Prunelle, une laie que la grand-mère d’Anne-Lise a sauvée alors qu’elle n’était qu’un jeune marcassin. Une fois adulte, elle a regagné les bois mais elle est toujours restée fidèle à la famille. Le rôle d’un garde-chasse est aussi d’organiser des battues. En effet, des chasses sont programmées et c’est lui qui doit les orchestrer. Quand Monsieur Poiret-Moulin propriétaire du château et patron de Louis arrive, Anne-Lise comprend que le chant de ce doux paysage et de cette nature si apaisante va disparaître sous les tirs d’hommes sans scrupule. Des bêtes vont être abattues en masse et portées comme des trophées. Anne-Lise en est malade, mais si son père refuse de préparer cette grande chasse, il sera licencié. Tant pis, la jeune fille décide malgré tout, de mettre tout en œuvre pour compromettre la journée festive de Monsieur Poiret-Moulin. Pourra -t-elle éviter ce qui se prépare ?

Prunelle est une belle histoire de profonde amitié entre des hommes et des animaux. Des défenseurs de la nature qui vont vite se trouver confrontés à des hommes qui tuent pour le plaisir. Et cette histoire se passe près de chez nous, en Puisaye, étonnant hasard, n’est-ce pas ? 

Petites histoires des expressions de la mythologie, de Brigitte Heller

Petites histoires des expressions de la mythologieDécouvrons avec plaisir l’histoire de certaines expressions de la langue française à travers les mythes grecs dont ils sont à l’origine. C’est notre richesse, c’est notre histoire. Cet ouvrage est divisé en quatre parties (expressions issues de récits sur les dieux ; expressionstirées des textes d’Homère ; les expressions tirées tirées d’histoires de simples mortels : et quelques autres expressions). En tout, 22 petites histoires qui nous font mieux apprécier les mots que l’on utilise parfois souvent et qui prennent leur source dans l’héritage grec. Comme le nom même de notre continent « Europe » qui se révèle être le nom d’une jeune princesse dont était amoureux Zeus et qu’il enleva après avoir pris l’apparence d’un taureau blanc. « Sortir de la cuisse de Jupiter », « être paniqué », « être riche comme Crésus », « être médusé », « la pomme de discorde » ou le « talon d’Achille », « tomber de Charybde en Scylla » ou « poursuivre une chimère »… Toutes ces expressions n’auront plus de secret pour vous. Sous forme d’histoires et d’aventures extraordinaires de quelques pages seulement à chaque fois, ce livre nous transporte dans un voyage merveilleux dans le passé et dans la langue.

Un ouvrage vraiment plaisant et très instructif au format poche.