Oniria, 2. Le disparu d’Oza-Gora, de B. E. Parry

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

Eliott a enfin atteint la très mystérieuse ville d’Oza-Gora, où vit le Marchand de Sable, la seule personne qui peut l’aider. Mais Eliott désespère : le Marchand de Sable lui a révélé l’origine du rêve mortel dans lequel son père est plongé depuis 6 mois. Et celle-ci se trouve à Ephialtis, la capitale cauchemar. Encore pire : la princesse Aanor dont il est secrètement amoureux est prisonnière de la Bête, dans cette même capitale ! Double mission pour notre héros ! De plus, la Bête est un dragon à trois têtes : une rouge, qui crache du feu, une bleue, qui crache de la glace, et une noire, qui crache des tornades gigantesques. Sans compter qu’il a toute la CRAMO ( la police d’Oniria) à ses trousses qui ne rêve que d’une chose : prendre son sablier. Ce qu’il faut éviter à tout prix, car sinon il restera coincé à Oniria !

J’ai adoré ce livre. Je le conseille à tous les nivaux à partir du CM2. Il est fantastique et intéressant car il donne un belle interprétation du monde des rêves. Il ravive aussi des souvenirs en parlant du Marchand de Sable.

Aanor était confiante : elle savait que le jeune Créateur était quelque part à Oniria, en train d’échafauder un plan pour la délivrer. Ce n’était qu’une question de temps.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Et pour redécouvrir la chronique du tome 1 sur notre blog, c’est  ici

Charlie Chaplin , je fais rire tout le monde, de Eric SIMARD

Bref récit d’une vie contrastée, le jeune petit londonnien de 4 ans issu d’une famille d’artistes devra attendre 14 ans voire 21 ans pour se faire un nom dans le monde du spectacle pour lequel, sans nul doute , il est taillé sur mesure. En riant depuis leurs fauteuils à ce qui se passe sur scène, rares sont les membres du public qui soupçonnent l’enfance compliquée, douloureuse, artistique de Charles Spencer Chaplin qui arrivera au sommet de sa gloire en Amérique.

Une lecture brève mais non moins intéressante pour en connaître un peu plus sur la vie de Charlot, héros du cinéma muet…

Le magicien d’OS, de Eric Sanvoisin

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le mariage de la princesse Rune et du prince Lunn est éblouissant, magnifique, extraordinaire, resplendissant, merveilleux, hors du commun… Mais tout est gâché lorsque le prince reçoit une balle perdue en plein cœur. Il meurt avant même de toucher le sol…
La princesse est anéantie. Comment pourra-elle vivre sans son amour, sa moitié ? Son astrologue lui parle alors du magicien d’OS, un magicien qui aurait le pouvoir de ressusciter son prince… Rune part à sa recherche et le trouve. Le magicien d’Os accepte de faire revivre son amour… à une condition…. elle doit rester avec lui dans son manoir très étrange (on dirait presque qu’il est vivant !!!)… POUR TOUJOURS !!! Rune accepte sans réellement imaginer les conséquences…

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu d’une traite ! Pourtant, en découvrant le résumé, le titre et la couverture, je n’avais pas vraiment envie de le lire parce que ça n’avait pas l’air d’être spécialement mon genre de lecture.  Je l’ai essayé (comme quoi, c’est bien de sortir parfois de ses habitudes !), et j’ai vraiment beaucoup aimé. C’est un conte d’amour noir, moderne et fantastique. C’est un conte à fin ouverte, qui nous laisse deviner ce que vont faire les héros du texte… Je le conseille !

Rune avait fait son choix. Personne ne lui prendrait son époux. Personne. Pas même la mort.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Cet ouvrage des éditions Balivernes est un objet d’une grande beauté, ce qui ne gâte rien à l’histoire originale et surprenante, conte revisité de la Belle et la Bête entre autres. Tout est de qualité : ruban marque-page, tranches du livre noires, trou dans la première de couverture pour  faire lien avec l’illustration intérieure.  Les illustrations en noir et blanc de Gilles Francescano donnent d’ailleurs  toute sa profondeur au récit. 

 

Les Toupouris, 1. La boîte à images, de Michaël Escoffier et Alexandre Bourdier

 

Sékantoncroi konsétou konsérien » – Proverbe Toupouri

Un jour, un explorateur arrive chez les Toupouris, ces étranges créatures au langage bien particulier… Son but : prouver l’existence de ce peuple à la communauté scientifique. Mais lorsqu’il découvre le trésor du chef, l’explorateur a une nouvelle idée en tête : récupérer ces bijoux de grande valeur. Il propose alors au chef d’échanger une boîte magique qui capture les images contre les bijoux. Le chef refuse mais lui propose de lui montrer où trouver de nombreuses pierres précieuses  : au sommet d’un rocher gardé par le grand crado, un drôle de volatile, gardien du trésor…

Une véritable réussite que cet ouvrage ! L’humour est présent à chaque page, aussi bien dans le texte que dans les illustrations particulièrement réussies et adaptées aux propos ! Même en temps qu’adulte j’ai vraiment ri ! Le langage des Toupouris m’a demandé une concentration de déchiffrage au début, histoire de prendre le pli…mais une fois le mécanisme compris (pour ceux qui utilisent le langage SMS ce sera peut-être plus évident ?) la lecture en devient d’autant plus drôle. 

Sicébouché fopoucé – fopatiré

Oulacéo – Ililarivrajamé – Fovoir

Disons que c’est de l’humour par moments  un peu  « caca prout » mais intelligent et qui devrait bien faire rire vos enfants !

Adécouvrir sanzézité ! Moijébocoupémé ! (merci aux auteurs de me corriger !)

Les surprenantes et extraordinaires aventures du baron de Münchhausen, de Pierre Crooks – d’après Rudolf Erich Raspe, ill. Federico Combi

 

Le baron de Münchhausen a entendu dire que l’on doutait de la véracité de ses aventures. Il décide alors de défendre son honneur en rétablissant la vérité et en nous contant, à nous, lecteur, les faits qui ont jalonné sa vie : un cerf sur lequel un cerisier a poussé au milieu de ses bois, sa fuite sur un boulet de canon lors de la guerre contre les Turcs, sa hache plantée sur la Lune qu’il récupéra en plantant un haricot s’élevant jusqu’au ciel, le sauvetage d’un homme perdu dans sa nacelle entre ciel et terre, sa survie au pôle nord grâce à une peau d’ours dans laquelle il s’enveloppa, la réconciliation de Vulcain et des cyclopes et l’amour que Vénus lui porta, son refus de participer à une guerre contre le soleil, armé d’une asperge en guise de lance et d’un champignon comme bouclier, sa rencontre avec le peuple de la Lune, naissant à partir des fruits des arbres. 

Des aventures rocambolesques, farfelues et bourrées d’imagination illustrées magnifiquement dans ce très bel album. Le baron de Münchhausen, officier allemand, a réellement existé au 18ème siècle. Ses exploits ont été repris et très très très largement romancés pour en faire un personnage phare très populaire de la littérature allemande. 

Ses aventures ont été relatées pour la première fois par Rudolf Erich Raspe en 1785, un écrivain allemand qui connut le véritable baron de Münchhausen qui lui raconta ses exploits à son retour de Russie. Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1988 par le réalisateur Terry Gilliam.

Le tour du monde des contes, de Gilles Bizouerne et Fabienne Morel

Quatre grands contes sont le point de départ  de ces 18 histoires :  Les trois petits cochons, Les musiciens de Brême, Le lièvre et la tortue et Tom Pouce.

 

A travers différents pays, les versions de ces contes classiques varient : les trois petits cochons et le loup deviennent un renard et trois poules ; le lièvre et la tortue, un renard et un escargot… Nous voyageons ainsi en Angleterre, en Chine, en Inde, en Roumanie, au Maroc, en Allemagne, au Japon… pour notre plus grand plaisir.  Car il est très agréable et enrichissant de découvrir des contes inscrits dans notre imaginaire collectif depuis l’enfance dans des variantes extraordinaires, où les animaux ont toujours une place d’importance et où la solidarité, l’intelligence, la débrouillardise et le courage permettent aux plus malins de se sortir de tous les mauvais pas. 

Comme pour l’ouvrage de la même collection : Les Belles, chaque série  de contes est illustré par un illustrateur différent : Vanessa Hié, Marion Jeannerot, Charlotte des Ligneris, Rémi Saillard ont mis la main à la patte pour égayer ce très bel ouvrage qui ravit les enfants lors de la lecture du soir. 

Découvrez sur le même principe également l’album : Les histoires de Barbe bleue racontées dans le monde

 

Qui a tué Archimède ?, de Sophie Séronie-Vivien

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

De long mois après le début du siège de Syracuse, la ville tombe enfin aux mains des Romains, commandé par le consul Marcellus. Cependant, le consul n’est pas aux réjouissances : alors que celui-ci avait demandé qu’on l’épargne, un légionnaire a tué Archimède, le grand savant, physicien, mathématicien et inventeur de génie ! Il suspecte un complot par un fonctionnaire de haut rang et il charge son fils, Publius, de l’enquête. A sa demande, il autorise l’élève préférée du savant, Myrrha, à y participer. En échange, elle devra apprendre à Publius les sciences et les découvertes de son maître adoré. Ils découvrent alors de sombres affaires… Ils découvrent aussi que les gens les plus estimés ne sont pas toujours les meilleurs…

J’ai beaucoup aimé ce livre, historique et mystérieux. Je le conseille aux petits lecteurs, mais aussi aux dévoreurs de livres ! Ce n’est parce que le livre est petit qu’il n’est pas bien ! Il parle d’un grand savant grec du IIIème siècle av. J.C. : Archimède et on y apprend beaucoup de choses de manière ludique. 

Archimède n’était pas qu’un ingénieur capable de fabriquer des machines de guerre, lui avait-elle révélé. Il était également maître dans l’exercice de la géométrie. […] A force de calculs, il est parvenu à démontrer que le volume de la sphère est égal aux deux tiers de celui du cylindre qui la contient. Obtenir cette preuve lui a valu tant d’efforts qu’il a demandé que l’on grave sur sa tombe ce schéma et la formule reliant les deux volumes.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Thésée, Ariane et le Minotaure, de Evelyne Brisou-Pellen

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Élevé par son grand-père et sa mère, tout jeune adolescent, Thésée découvre qu’il est le fils du roi Égée, le roi d’Athènes. Il part alors dans une épopée dangereuse, combattant et débarrassant les paysans des géants, brigands de grand chemins, monstres, comme par exemple Periphétès, la truie Phaïa, ou encore Sciron. Mais, une fois auprès de son père, un autre problème se pose : tous les neuf ans, le roi d’Athènes doit envoyer 7 jeunes filles et 7 jeunes garçons se faire dévorer par le Minotaure comme sacrifice. Mais cette année, Thésée fera partie du voyage. Il est déterminé à tuer le Minotaure avant de s’enfuir. Mais, la douce Ariane va perturber son plan…

Je suis fan de mythologie, j’ai complètement dévoré ce livre. Je le conseille, il n’est pas très long et est vraiment passionnant.

 

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Cette édition propose le texte intégral complété d’un dossier pédagogique à destination des collégiens. 

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Diablesse, de Claire Ubac

L’incomprise…

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Pourquoi Lucie se sent-elle si différente des autres, pas à sa place, même au sein de sa famille ? Elle se sent rejetée, mal comprise. Alors elle se crée une amie imaginaire, «Lucie deux», qui sera en quelque sorte son double intime. Mais quand sa grand-mère la traite de « diablesse », Lucie décide de réagir et de devenir une véritable petite diablesse puisque tout le monde la voit ainsi.

Diablesse est un roman qui s’étend sur un mois, un mois durant lequel Lucie, la narratrice, va nous faire partager ses émotions, ses doutes et ses révoltes. Elle a du mal à trouver sa place dans sa famille, à l’école. Elle a l’impression d’être toujours en décalage avec les autres. Lucie est très attachante avec un petit grain de folie qui lui est propre et qui nous amuse. Une histoire plaisante avec des situations pleines d’humour surtout lorsque Lucie entre en conflit avec son amie imaginaire. Chaque enfant, chaque adolescent traverse une période où les relations avec l’extérieur, avec la famille restent compliquées, avec ce sentiment de ne jamais être compris. C’est un peu la quête d’une identité que Claire Ubac traite avec des mots simples à travers le quotidien de Lucie. Un moment de lecture agréable.