Petit vampire, acte 1. Le serment des pirates, de Joann Sfar

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Petit vampire, acte 1. Le serment des pirates, de Joann Sfar

petitvampire_couv_bdefUne femme et son enfant essaient d’échapper à un méchant monsieur qui veut les tuer pour avoir brisé son coeur. Une fois qu’il les a capturés, l’homme veut les offrir au dieu du Néant. La maman désespérée promet sa vie en échange de celle de son enfant. L’âme d’un mort l’entend et vient les secourir, les ramenant dans son vaisseau fantôme. Le mort rend alors les deux humains éternels. C’est ainsi que naît Petit vampire. Mais, trois cent ans plus tard, Petit vampire se sent seul et s’ennuie, enfermé dans sa grande villa, au milieu de ses camarades morts-vivants et autres monstres. Il décide de s’échapper pour … partir à l’école se faire des amis de son âge… Car avoir 10 ans éternellement n’est pas toujours très drôle.

Des couleurs et des dessins très fidèles à l’univers de l’histoire,  peut-être plus proche du « Petit Prince » dans les personnages tout en longueur que de Donjon  zenith, série à laquelle a participé Sfar dans le scénario mais dessinée par Trondheim. Une histoire dynamique, pleine de suspens, j’adore !

Bruno, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de Mu :

Alors que Pandora et son fils vont être jeté au dieu du Néant par le prince, pare qu’elle lui a brisé le coeur,  ils sont sauvés par l’âme d’un mort qui leur promet la vie éternelle… et la jeunesse éternelle ! Cela n’est pas pour déplaire à sa mère, mais Petit Vampire devra supporter toute sa vie-mort ses dix ans ! Enfermé dans un manoir lugubre et délabré, entouré de gentils monstres, sa seule occupation est le ciné-club. Au bout de 300 ans, il s’ennuie ferme et aimerait tant sortir découvrir le monde et des copains de son âge. Mais que cachent sa mère Pandora et le capitaine des morts devenu son compagnon ? En quoi le monde extérieur peut-il être dangereux pour un mort-vivant ? Bravant les interdits, il va bien vite le découvrir… au détriment de la sécurité de tous… Car le Gibbous rôde et attend…

Voici donc de nouvelles aventures de Petit vampire, dont le CDI possédait déjà deux anciens titres : Petit vampire fait du kung-fu et Petit vampire et la société protectrice des chiens. Dans ce premier tome de la trilogie prévue, on découvre les origines de Petit Vampire, et comment il est devenu ce qu’il est.

Des personnages très attachants, des monstres colorés et bien sympathiques, une bande dessinée à la fois joyeuse et noire dans un imaginaire dense qui ravira les fans de Joann Sfar.

 

C’est parti pour le show !

Showcase, tome 1.  Les trois coups,  de A.C Raveleau

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Au décès de sa maman, Chloé, 13 ans, est contrainte de s’installer à Paris chez sa tante Lise, autoritaire et farfelue. Elle quitte ses amies d’enfance, doit intégrer un nouveau collège, elle n’a pas le moral. Mais sa cousine va être là pour la distraire, lui tenir compagnie pendant les soirées ennuyeuses imposées par Lise. Sa tante qui chante et qui fait la tournée de cabarets minables, décide d’inscrire Chloé à des cours de théâtre proposés par son nouvel établissement. Timide, l’adolescente n’est pas prête à affronter cet univers. Contre toute attente, elle  se fait de nouveaux camarades et commence à s’épanouir. Elle  découvre le milieu des comédies musicales et ça va être la révélation ! Elle explique chaque jour, par sms à ses meilleures amies, la folle aventure qui débute pour elle. Elle craque aussi pour un garçon, Ulysse, qui fait également du théâtre. Tante Lise a-t-elle eu raison de pousser Chloé dans cette voie ?

Une belle histoire qui entraîne le lecteur dans le monde rigoureux du spectacle. Le roman reste réaliste car il fait ressortir l’exigence, les sacrifices qu’impose cet univers particulier. Ce n’est pas que strass et paillettes, mais le dépassement de soi et la persévérance sont les deux moteurs de la réussite. Malgré sa timidité, Chloé est très enthousiaste, spontanée, elle donne de sa personne. Pour elle , l’aventure « Show Case » commence, les portes s’ouvrent mais va-t-elle réussir  ? A.C Raveleau nous livre un beau roman qui va faire rêver nos jeunes lecteurs. Chacun de vous va facilement se mettre à la place de ces adolescents sur les plateaux de tournage, pendant les enregistrements, dans les coulisses. Et qui sait peut-être parmi vous se cache déjà un futur talent !

A noter que ce livre a été écrit en collaboration avec l’AICOM, première école dédiée au théâtre en France, créée en 2004. Une école qui accueille des jeunes à partir de 16 ans sur concours d’entrée.

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Les nombrils, tome 1. Top model, sinon rien, d’après Delaf et Dubuc

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les nombrils, tome 1. Top model, sinon rien, d’après Delaf et Dubuc, adapté par Camille Gautier et et Marie Caillet

Voici l’histoire de Karine, la « moche », et de Vicky et Jenny, les « bombes ». quand, un jour, Vicky va trouver sur facebook l’annonce pour un casting de pub, elle va tout faire pour le réussir, et pour cela, demandera de l’aide à Karine, et non à Jenny. Pourquoi ? Quelles sont ses véritables raisons ? elle devrait faire attention, car l’histoire pourrait se retourner contre elle !

J’ai trouvé ce livre bien, j’adore la tournure que prend le livre. Le résumé de 4e de couverture m’a donné envie de lire  ce livre et je n’ai pas été déçue par la lecture. J’ai hâte de lire le tome 2, d’autant que la fin du tome 1, inattendue, laisse beaucoup de suspens. Les caractères très différents des personnages et les petites illustrations qui ponctuent le texte rendent cette histoire très vivante.

Chloé, 12 ans – classe de 5ème, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de Mu :

Aucune pitié dans ce trio d’amitié ! Karine pense avoir de la chance d’être amie avec les superbes Vicky et Jenny, mais elle ne se rend pas compte qu’elle est constamment rabaissée et exploitée par ses camarades. Bientôt, elle sera mise dans la confidence du casting que souhaite passer Vicky pour une pub et deviendra le larbin de la « star »… Pourtant, les choses ne vont pas du tout se passer comme prévu !

Un monde où  le superficiel est roi, où le but est juste d’être le centre de l’intérêt, quitte à écraser les autres. Explicable vu le contexte familial de Vicky et Jenny décrit dans ce livre… Mais est-ce pour autant excusable ? Un revers de situation et l’intelligence d’un garçon laissent néanmoins l’espoir d’un monde meilleur… Jusqu’à quand ? Caricatural et cynique. En tout cas, une série qui porte bien son nom !

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Planète bleue en danger

Koboltz, tome 1- mission Uluru, de Benoit Grelaud

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Quels drôles de bonhommes, ces Koboltz. Pas plus de 8 cm de haut mais une volonté à toute épreuve ! Un petit peuple qui vit sous terre et qui s’est donné pour mission de protéger la planète. Entre leur vie souterraine et leurs missions de sauvetage, les Koblotz ont une vie trépidante. Ils ne mangent pas d’animaux et cultivent leurs fruits et leurs légumes sans produits chimiques et traitent leurs déchets. La surface de la terre est devenue invivable, les hommes n’ont de cesse d’inventer des machines et des produits qui polluent la planète ! Alors, quand les humains décident de créer un nouvel insecticide, c’est la révolution. Les Koboltz partent en guerre pour compromettre cette invention. Ils vont avoir besoin de l’aide de Rakiriko, un ancien Koboltz banni de son peuple depuis quelques années, mais qui sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko qui a été rejeté, acceptera-t-il de les guider ? Vont-ils réussir à mettre leur plan d’attaque à exécution sans se faire voir ? Nous allons suivre Elmione, Alvyanne, Tammpo, Klayni et Mananann, de gentils petits défenseurs de la planète dans un périple plein de rebondissements !

Le fil conducteur de ce récit est la protection de l’environnement, sujet sensible qui est plus que d’actualité. Tout le monde doit se sentir concerné et adopter le bon comportement pour sauvegarder la planète. Koboltz nous apprend beaucoup de choses et nous fait réfléchir sur nos actes au quotidien.

Les personnages sont tous très différents, des grands, des gros, un mal-entendant, et ces particularités les rendent très attachants. A travers eux, l’auteur dénonce le mal que fait l’homme à la terre. Le lecteur est transporté dans un conte qui est à la fois un récit d’anticipation et un documentaire sur l’écologie. Un sujet sensible traité avec de l’humour sans leçon de morale. Les illustrations hautes en couleur sont magnifiques et nous donnent envie de partager le monde des Koboltz. Une couverture superbe qui invite au voyage.

Histoire de famille

L’inconnu du jeudi soir, de Roselyne Bertin

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Bastien, 11 ans, est un enfant équilibré, heureux avec ses parents et son petit frère. Il habite un petit village où tout le monde se connaît. Ce jeudi-là, le temps est mauvais. Il pleut. Le soir est paisible jusqu’au moment où un inconnu vient frapper à la porte….

Une famille, trois générations. Les journées s’écoulent entre l’école et les journées de travail des parents. Une famille aimante. Une atmosphère douce et rassurante inonde la maison. L’auteur a su entraîner le lecteur dans les odeurs de l’enfance. D’ailleurs, on a l’impression de se retrouver à la place de Bastien au même âge. Une image idyllique qui va s’effriter ce jeudi soir. L’arrivée de cet inconnu va dévoiler un secret et alimenter les commérages du village. Bastien va être bouleversé, choqué par ce qu’il va apprendre.

Un bon moment de lecture qui met en avant les liens familiaux si importants dans les situations difficiles.

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Renaissance

En scène les 5e,  de Pascale Perrier

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Eugénie fait sa rentrée en 5ème. Mais pas de chance, elle se retrouve seule en classe car séparée de sa copine Louise. Elle va devoir en plus subir pendant un an le pire professeur de français du collège ! Et, cerise sur le gâteau, elle qui a du mal à s’exprimer en public devient déléguée de classe ! Une rentrée qui s’annonce mal ! Stanislas, le second délégué va l’épauler et, mieux, va l’inciter à s’inscrire aux cours de théâtre du collège avec lui. D’autant plus qu’Eugénie n’est pas insensible à son charme….

Avec le professeur de théâtre, ils vont réfléchir à un projet qui impliquera la classe entière de 5ème. Les élèves veulent monter une pièce de théâtre pour se moquer de leur professeur de français qu’ils jugent trop tyrannique.

En scène les 5ème raconte la rentrée des classes vue par Eugénie. Jeune ado timide qui petit à petit va trouver sa voie et s’affirmer grâce au théâtre. Elle va prendre en maturité et évoluer. Elle va même commencer à se détacher de son amie Louise qu’elle trouvera trop gamine. L’auteur nous dépeint les amitiés, les jalousies, les amours des adolescents. Il nous montre également comment fonctionne un collège avec les conseils de classe, les cours…

A la fin du livre, Pascale Perrier nous explique le déroulement d’une élection de délégués et donne des conseils sur la manière d’écrire une pièce de théâtre.

Pour tous nos lecteurs un peu timides, plongez-vous dans cette petite histoire qui vous donnera des pistes à explorer pour vaincre vos angoisses.

Une bonne étoile

Cette nuit là, un chat, de Dominique Legrand

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William et Aurélien, deux frères, font l’acquisition d’un chat. Leur père rentre dans une colère noire quand il est mis devant le fait accompli, lui qui a horreur d’un tel animal. Epouse et enfants forment alors une coalition pour le faire plier et le contraindre à capituler. La venue de ce chat lui est pénible, le gêne. Pourquoi un tel sentiment de malaise ? Ce n’est qu’un chat après tout ! La présence de ce félin le ramène à un épisode dramatique de la vie de son grand-père, Henri, en 1944. A l’époque, il travaillait à la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. Alors qu’il s’apprête à prendre son poste, il est arrêté par les SS et fait prisonnier au château de Vincennes. On va lui imposer la dure tâche de ramasser les cadavres des prisonniers victimes de la barbarie des Allemands. Très vite, Henri va être intrigué par la présence d’un chat noir qui déambule au milieu des soldats. Animal imperturbable qui n’aura de cesse de fixer Henri. Le grand-père n’a jamais aimé les chats, il s’en méfie, l’attitude de celui-ci l’embarrasse.

Sa captivité va virer au cauchemar. Alors qu’il entame un énième transport de corps, les SS lui ordonnent, ainsi qu’à neuf autres prisonniers de se tenir à l’arrière d’un camion. Un soldat prend alors position derrière une mitrailleuse, les hommes sont poussés le long d’un mur. Le chat est toujours là, au milieu du vacarme, en observateur. C’est la fin pour Henri qui fixe le sol inondé du sang d’autres victimes. Soudain, le chat se lève, marche et se dirige vers les soldats en miaulant. Il vient se frotter aux bottes d’un officier qui l’attrape et qui le caresse longuement. Ce dernier le dépose alors à terre, le visage rieur et échange quelques mots avec les SS tout en regardant les prisonniers. Le temps est comme suspendu. Un gradé fait alors signe aux hommes de le suivre. Personne ne va mourir, en tous les cas pas dans l’immédiat. Suivis par l’animal, les captifs sont conduits en cellule et apprennent qu’ils seront tués le lendemain matin. Durant les longues heures qui vont précéder son exécution, Henri aura pour seul compagnon  le chat.

Cette nuit-là, un chat raconte un événement tragique de notre histoire, la guerre et les camps de prisonniers. L’auteur nous dévoile ce qu’a vécu son grand-père en 1944. La description du ressenti d’Henri aux portes de son exécution, de la bestialité des soldats est pleine d’émotions. Un homme qui ne peut échapper à son destin tragique, qui se sait condamné et qui vit ses dernières heures. Il va partager ses ultimes instants avec ce chat qui s’est laissé enfermer dans sa cellule. C’est l’animal qu’il déteste depuis l’enfance, qui va lui procurer ses derniers instants de douceur, d’apaisement, qui va rester avec lui durant cette dernière nuit. Au petit matin, le chat partira non sans lui avoir jeté un dernier regard …..

Un roman simple à lire avec des chapitres courts qui nous fait comprendre que tout être humain peut changer selon les événements qui se dressent devant lui. On a des idées arrêtées sur des gens, sur des circonstances et un jour quelque chose fait que le regard est tout autre. Henri a toujours détesté les chats jusqu’à ce jour de 1944 où l’image que lui renvoyait cet animal s’est transformée.

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