La pire mission de ma vie, de Robin Benway

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

J’ai ouvert mon premier coffre-fort à 3 ans. Mes parents sont des espions et nous devons souvent déménager. On vient de m’attribuer ma première mission : accéder aux informations que détient Armand Olivier. La méthode : séduire son fils, le trop craquant Jesse. Ne croyez pas que je le fais de bon cœur ! Pour la toute première fois, je vais aller au lycée !  Bon, d’accord, c’est ma couverture… J’ai juste un tout petit minuscule problème : je suis en train de TOMBER AMOUREUSE DE LUI !!!!!! C’est la pire catastrophe du monde !!!! Qu’est ce que je dois faire ?!?!?! Ah! oui, au fait ! Je m’appelle Margaret Silver.

J’ai beaucoup aimé ce livre, que j’ai lu d’une traite. Le texte est assez simple à comprendre, et est rédigé de façon à ce que l’on se mette vraiment dans la peau de l’adolescente. Maggie ( c’est son surnom) est très attachante et courageuse. Son mode de vie rappelle un peu celui des gens du voyage : elle déménage beaucoup. Je le conseille.

 

La règle n°1 d’un espion, c’est de savoir écouter […] La règle n°2 du métier d’espion : être gris souris. Plus gris que souris. […] La règle n°3 , c’est de ne jamais regardé en arrière. Jamais.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Tu es si belle/laide – Eva KAVIAN

De grandes réflexions, de gros doutes, de grandes hésitations, de grands questionnements d’une adolescente de 14 ans  s’adressant – pas directement mais épistolairement – tantôt à sa soeur  aînée Flo, tantôt et surtout à sa mère Jeanne  à un moment très critique de la vie de cette famille. Le moment est venu de se libérer du lourd secret qui emprisonne voire empoisonne les deux soeurs depuis plusieurs années.

Une lecture très rapide compte tenu de la quarantaine de pages  mais qui, pour autant, ne laisse absolument pas indifférent, notre esprit se retrouve perturbé de part  l’explication qui est donné du titre et de sa couleur mais une petite lueur d’espoir arrive  symboliquement à la fin.

Quand vient la vague, de Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

 

Quand vient la vague… Une énorme vague qui déferle sur la famille de Nina et Clément…

Quand vient la vague… Nina, jeune fille de bientôt 18 ans sort de chez elle. Elle ne reviendra plus, elle en est sûre. Elle jette ses clés dans une bouche d’égout.

Quand vient la vague… Clément, petit frère de Nina, est surfer, il aime la mer, l’eau, cet élément qui lui permet de décompresser et d’oublier. Quelques mois après la disparition de sa grande soeur pourtant, de Lacanau à Bordeaux puis ensuite Paris, Clément part à sa recherche et aussi à la recherche de réponses à ses questions. Mais ce qu’il va trouver risque de lui faire regretter cette enquête !

 

Un magnifique livre que je vous conseille vivement, une très belle histoire, bien écrite. Un récit initiatique sensible et émouvant. Une histoire qui nous transmet les émotions des personnages. Une histoire de famille bouleversante. Une histoire qui peut nous faire pleurer. Les auteurs nous montrent également l’amour d’un frère pour une soeur. Le nombre de pages ne compte pas tellement il nous transporte ! Un récit de vie captivant qui aborde de nombreux thèmes très touchants.

Un livre que j’avais emprunté à la médiathèque et que j’ai demandé de faire acheter au CDI tellement il m’avait marqué. C’est maintenant chose faite, alors n’hésitez pas à venir l’emprunter ! 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Un récit à quatre mains et à deux voix de deux grands noms de la littérature de jeunesse dont vous pouvez trouver d’autres titres au CDI : 

Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

Diablesse, de Claire Ubac

L’incomprise…

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Pourquoi Lucie se sent-elle si différente des autres, pas à sa place, même au sein de sa famille ? Elle se sent rejetée, mal comprise. Alors elle se crée une amie imaginaire, «Lucie deux», qui sera en quelque sorte son double intime. Mais quand sa grand-mère la traite de « diablesse », Lucie décide de réagir et de devenir une véritable petite diablesse puisque tout le monde la voit ainsi.

Diablesse est un roman qui s’étend sur un mois, un mois durant lequel Lucie, la narratrice, va nous faire partager ses émotions, ses doutes et ses révoltes. Elle a du mal à trouver sa place dans sa famille, à l’école. Elle a l’impression d’être toujours en décalage avec les autres. Lucie est très attachante avec un petit grain de folie qui lui est propre et qui nous amuse. Une histoire plaisante avec des situations pleines d’humour surtout lorsque Lucie entre en conflit avec son amie imaginaire. Chaque enfant, chaque adolescent traverse une période où les relations avec l’extérieur, avec la famille restent compliquées, avec ce sentiment de ne jamais être compris. C’est un peu la quête d’une identité que Claire Ubac traite avec des mots simples à travers le quotidien de Lucie. Un moment de lecture agréable.

Les histoires de Louise-1936- de Catherine le Quellenec

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De  Bretagne à Paris….

Louise est née en 1926 et vit en Bretagne. A l’âge de 10 ans, elle déménage à Paris avec ses parents. Son père y a trouvé un emploi aux usines Renault., et sa mère y fera des ménages. Louise est triste de quitter sa région mais très excitée à l’idée de découvrir la capitale ! Nous sommes en 1936, l’année des réformes sociales dans une France marquée par les grèves. Les mois passent et la révolte des ouvriers est de plus en plus grande. Arrive enfin la victoire du front populaire.

Un beau petit roman qui dépeint les combats quotidiens d’hommes et de femmes pour obtenir des droits, pour améliorer leurs conditions de vie. Les yeux de Louise nous guident à travers ce marasme social et montrent que, ensemble, on peut obtenir de belles choses. A cette époque, la solidarité a fait fléchir les plus grands.

Chère maman, de Sylvie Baussier

Une femme, mère d’une adolescente de 12 ans, décide de commencer un journal intime sous forme de lettres adressées à sa propre mère. Elle ne pense pas être capable d’envoyer un jour ces lettres mais a besoin de mettre des mots sur la douleur ressentie depuis toujours face à la froideur de sa mère à son égard, à une mère qu’elle n’a plus jamais appelé « maman » depuis l’âge de huit ans. 

Tu es une pierre dans l’eau froide d’un torrent. Tu es le métal qui colle à la main quand on veut le retirer du congélateur, qui arrache un lambeau de peau et un cri d’effroi. Tu es mon étrangère.

Je suis censée être une adulte, depuis longtemps. Je suis même devenue maman. Et pourtant, ce vieux chagrin est toujours tapi en moi ; parfois il se redresse et réclame son droit à me pourrir la vie. J’ai à la fois deux ans, huit ans, quinze, vingt, trente… Nous sommes tous nos âges à la fois, n’est-ce pas ?

Un jour, son carnet, si précieusement gardé dans une poche secrète de son sac, disparaît…

Un récit très court, à deux voix, celle de la jeune mère qui écrit ses lettres en commençant par un « Chère maman » distant et celle de sa fille, une adolescente de 12 ans, qui, elle aussi, va écrire des lettres à sa mère, les commençant par un « Mamounette chérie » complice et tendre.

Deux vécus très différents d’une relation à la mère qui construit l’adulte de demain. Sans violence, avec compréhension et espoir malgré le manque de tendresse, la jeune femme se raconte, avec ses failles et ses douleurs, dans sa quête profonde d’un amour maternel absent. C’est sa fille adolescente qui lui permettra d’affronter ses démons et de mieux comprendre et vivre son histoire.  Il n’y a pas seulement la violence physique qui peut créer une douleur dans sa relation au parent. La froideur, le manque de tendresse peuvent être un frein tout aussi puissant à la construction de soi et  rester présent à l’âge adulte si la communication ne s’établit pas entre les deux. Mais cela n’est pas une fatalité, en devenant mère à son tour, il est possible de casser ce schéma douloureux.

Un beau récit épistolaire sur l’amour maternel. En fin d’ouvrage, une petite interview d’une psychologue ethnologue dresse les portraits des différents amours maternels existants.

Petite anecdote  que j’ai appris dans ce livre et que j’aimerai partager avec vous : à l’intérieur des pépins de pommes se trouve une petite amande comestible. Ma jeune fille de 5 ans aime désormais ce petit moment de partage complice, même s’il est assez difficile pour moi de lui  récupérer cette amande vue la taille du pépin. 

Au secours colo d’enfer ! de Céline Le Gallo

Les jolies colonies de vacances… merci papa…  merci maman !

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Gaspard et Alexandre sont obligés de partir en colo, direction les Alpes ! C’est une première pour les deux frères. Après un trajet cauchemardesque, les voilà confrontés à une discipline quasi militaire, des cadences infernales, l’incompétence du moniteur. Pour couronner le tout, le jeune Gaspard va devenir la « tête de turc » d’un garçon bien décidé à le malmener. Mais le séjour vire à la catastrophe quand le moniteur décide d’emmener les enfants en randonnée. Le groupe se retrouve pris au piège par un épais brouillard, perdu en pleine montagne ! Par chance, ils trouvent une bergerie abandonnée qui va leur servir de refuge. Une aventure inattendue va alors commencer.

Tous les séjours en colo ne se passent pas comme ça, rassurez-vous !! Mais force est de constater que pour une première fois, Gaspard et Alexandre n’ont pas eu de chance. Des vacances qui ont pris une tournure surprenante, mais qui, je suis sûre, leur aura donné envie de renouveler l’expérience.