Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Les insurgés de Sparte, de Christian de Montella

Résultat de recherche d'images pour "les insurgés de sparte montella fnac"Lors de la naissance de ses jumeaux, Parthénia, n’eut pas le courage de les soumettre à la loi spartiate, qui impose la mort du plus faible des deux. Envahie par la peine, elle le confia secrètement à sa servante, Eryx et son mari Lycos. Ils l’emmenèrent dans l’Ithôme, une contrée de Sparte, pour le protéger, l’élever et ne dévoilèrent ce secret à personne, jusqu’au jour où…

Niveau de lecture : assez facile 

Passage sur un personnage qui m’a plu :

« Dès l’âge de trois ans, il s’était mit à pousser et à forcir –« comme une mauvaise herbe », disait en riant Lycos. Quand il eut six ans, il commença à participer aux travaux agricoles. Il était habile, résistant, rieur mais teigneux. Il se battait facilement. Pour un regard de travers ou une plaisanterie qui égratignait son orgueil. Certains disaient qu’il se battait pour le plaisir de se battre. »

Mon avis sur le livre :

Ce roman est d’une lecture relativement facile. Je le recommande à mes camarades de 5ème. J’ai aimé l’aspect de la guerre grecque, avec les traditions associées.

Marceau, 5ème

 

Coupable en liberté, de Pascale Perrier

Une disparition bien mystérieuse…

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Carla et Tristan ont une existence des plus banales et sans soucis. Ils vivent avec leur mère et leur beau-père Josselin. Ce soir, ils sont seuls car leur maman et Josselin passent la soirée en amoureux, à l’extérieur. Ils rentreront tard. C’est l’occasion rêvée pour les enfants, de regarder leur émission favorite, dont tout le monde parle au collège : Coupable en liberté. Ils se préparent à passer une bonne soirée. Générique sombre pour des images choc, l’émission revient sur l’assassinat d’une jeune fille, sept ans auparavant et met en lumière les personnes qui ont été au cœur de l’affaire. Les enfants sont troublés quand ils apprennent que c’est arrivé dans leur région et sont submergés d’effroi quand le portrait robot vieilli du suspect est dévoilé. Il ressemble trait pour trait à leur beau-père ! Ce n’est pas possible, pas lui ! Dès le lendemain, la presse, les forces de l’ordre se pressent à leur domicile. Josselin n’est pas là. Il n’est d’ailleurs pas rentré avec leur mère, la veille au soir. L’enquête est relancée avec une grande chasse à l’homme. En plein doute, Tristan va tout entreprendre pour percer le mystère qui entoure ce crime. Un crime qui alimente déjà les rumeurs les plus folles…

Coupable en liberté emmène le lecteur en pleine enquête criminelle. Un crime non élucidé depuis sept ans, un assassin qui court toujours, la famille de la victime qui ne peut faire le deuil, tant que l’auteur du meurtre ne sera pas retrouvé. Et puis, il y a l’élément qui vient tout bouleverser, qui vient relancer une affaire qui était au point mort…Tous les ingrédients d’un bon polar jeunesse sont là. Mais attention aux rumeurs, aux jugements trop hâtifs qui peuvent être souvent lourds de conséquence.

Il était 6 fois Hanaé, de Matt7ieu Radenac

Hanaé  a été adoptée par le couple Saunier. Hanaé est une jeune fille très curieuse qui cherche des réponses sur les trois premiers mois de sa vie. Pour trouver des réponses, la collégienne se confie à Paul, le bibliothécaire qui lui propose alors de faire un défi : écrire les trois premeirs mois de sa vie sous toutes ses formes : policier, conte, théâtre, etc… Mais Paul, âgé de 783 ans fait une chute ; alors, tout se précipite…

J’ai ADORÉ ce livre ! Il m’a transporté dans l’histoire et l’émotion de ce roman. Le contexte du monde du livre et l’écriture est « cool »  et le questionnement sur ses origines rend Hanaé très attachante. C’est un livre très positif malgré un sujet difficile et c’est bien écrit. Je l’ai dévoré d’une traite ! Un coup de coeur.

Judith, 6ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Cabot-Caboche, de Daniel Pennac

Un chien pour la vie

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Cabot-Caboche, c’est l’histoire très touchante d’un chien qui décide de trouver des maîtres, après avoir été abandonné. Des maîtres capables de l’aimer, de l’entourer de tendresse. Il va rencontrer Pomme, une petite fille qui fera des pieds et des mains auprès de ses parents pour avoir cet animal. Un caprice en réalité, car elle va vite s’en désintéresser. Alors, retour à la case départ pour le chien ? Comment v -t-il s’y prendre pour apprivoiser la petite fille et enfin trouver sa place au sein de la famille ?

Ce chien n’est pas beau, mais il est intelligent et très affectueux. Il n’a pas de nom, on l’appelle Le Chien. Il a déjà vécu beaucoup de choses difficiles dans sa vie. Il aspire maintenant à trouver un foyer qui lui apportera amour et réconfort. Il a un regard juste et profond sur le monde humain. Un regard qui met l’accent sur le problème de l’abandon d’un animal et de son adoption. Certains maîtres se rendent compte, trop tard, qu’avoir un chien demande du temps, de la disponibilité. C’est un engagement que certains réfutent et qui mène au désastre. Voyez en période estivale le nombre d’animaux qui sont laissés pour compte au bord des routes ou tout simplement ramenés dans les refuges qui ne font plus face. Le message est clair, un chien n’est pas un objet, il faut bien réfléchir avant de s’engager. Les parents ne doivent pas céder aux caprices de leurs enfants et leur expliquer avant tout qu’avoir un animal c’est s’engager à lui donner de l’amour et surtout de bons soins.

Un bon moment de lecture, un moment de tendresse et de réflexions qui invite à se poser les vraies questions et qui, j’espère, aidera à changer les comportements. Un roman plein de sensibilité, de valeurs qui parle de la vie, de la mort, de la maltraitance sans tabous.

Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

Le sourire du diable, de Nancy Guilbert

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chronqiues des élèves du comité de lecture du blog

Louise est une adolescente de 15 ans, sa mère Rose la déteste et lui répète sans cesse qu’elle a le sourire du diable.

Louise ne parvient pas à comprendre. Mais un jour, elle reçoit une lettre d’un Allemand qui lui dit connaître des secrets qu’elle ignore sur sa famille. La jeune fille questionne alors sa mère qui la frappe pour toute réponse … Louise s’enfuit dans la forêt.

C’est le soir. L’adolescente rentre dans sa chambre et découvre sur sa table de chevet le journal intime de sa mère, Rose, qu’elle tenait à l’âge de 17 ans.

La jeune fille se plonge dans sa lecture et y découvre le pourquoi du comportement de sa mère envers elle..

Une aventure qui se passe peu de temps après la guerre contre les Nazis. Une histoire forte plutôt pour les 4ème/3ème car certains événements sont relatés sont terribles et peuvent choquer les âmes sensibles.

Mais personnellement, même si je suis en  6eme j’ ai adoré ce roman très bouleversant qui peut même amener les larmes chez le lecteur. L’histoire et son contexte nous permet une aventure dans le temps et dans l’Histoire à travers des personnages forts. Un roman à trois voix  où alternent le point de vue de la mère, la grand-mère et la petite-fille. Un coup de coeur !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène