Io, pour l’amour de Zeus, de Clémentine Beauvais

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

Io vit une existence heureuse, avec son père, Inachos, le roi d’Argos. Elle est l’une des plus belles prêtresses du temple d’Héra, qui protège sa vallée. Elle sacrifie et prie avec dévotion, prenant en pitié la déesse, victime d’un mari infidèle, Zeus. Mais ses convictions, ses désirs, sa vie changent quand elle-même rencontre Zeus, le dieu des dieux, le mari et frère de la déesse qu’elle adorait autrefois, le dieu qu’elle va aimer jusqu’à en oublier toute prudence. Mais elle doit désormais payer le prix de cet amour…

J’adore la mythologie grecque, alors j’ai dévoré ce livre. J’ai beaucoup aimé ce livre, émouvant et passionnant. J’ai beaucoup apprécié le personnage de  Io, si courageuse et attachante. Je conseille vivement ce livre, mais, une fois n’est pas coutume, plutôt pour des élèves plus âgés que ceux étudiant la mythologie en 6ème.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

L’incroyable histoire de l’humanité, de Catherine Barr et Steve Williams

Cet ouvrage a relevé le pari de résumer l’histoire de l’évolution de l’Humanité en une trentaine de pages, avec quelques courts paragraphes par page  et de très jolies illustrations, colorées, gaies, fourmillant de petits détails ! De la présence des dinosaures il y a des millions d’années à l’invention des robots, machines au cerveau artificiel, tout – ou presque – y passe : la découverte du feu, les premières peintures, la naissance de l’agriculture, le travail du bronze, la naissance de l’écriture, le développement du commerce, de l’art, la découverte de l’Amérique, les recherches sur l’univers et la gravité, la révolution industrielle, les progrès de la médecine, l’accélération des communications, la notion de développement durable, etc.

C’est condensé, c’est express, c’est très riche sans grand discours.

Très intéressant pour une toute première approche de l’histoire de l’humanité pour commencer à comprendre ce qu’est la chronologie et comment et vers quoi notre monde a évolué.

Un bel album documentaire, simple et efficace, pour donner envie aux enfants dès 6 ans de voir plus loin que le bout de leur joli petit nez.

 

Bleu espoir, de Cathy Cassidy

Résultat de recherche d'images pour "bleu espoir cathy cassidy"Hannah est une adolescente discrète. En revanche, sa meilleure amie, Joey, c’est tout le contraire : provocatrice dans sa façon d’être et de se vêtir… et amoureuse de Kit, le frère tyrannique d’Hannah. Les parents adoptifs de Joey, famille d’accueil,  vont bientôt accueillir Paul, adolescent perdu suite à la disparition de sa mère. Mais Paul ne sera pas bien accepté dans son nouveau collège. Moqueries, bousculades… et pire encore !

Cette nouvelle histoire de Cathy Cassidy, auteur de littérature de jeunesse très appréciée des collégien(ne !)s interpelle sur des thèmes forts : l’adoption, l’abandon, le harcèlement, le mal-être adolescent, la différence, l’intolérance. La narratrice de l’histoire est Hannah qui raconte cette histoire de son point de vue. Cathy Cassidy a réussi à aborder des thèmes difficile avec beaucoup de subtilité et le ton reste otpimiste, comme nous l’indique le titre. Le silence et les secrets ne sont jamais une solution aux problèmes.  La parole est libératrice. Et l’adulte référent un refuge, comme le personnage de Mme Quinn, bienveillante professeur d’arts plastiques dans le livre.

Ce livre est émouvant et devrait être lu autant par les ados que par les parents, et surtout par le corps enseignant !

Une chronique écrite par Nathalie, parent d’élève

 

 

Esprits maléfiques, 1. la maison des possédés, d’Ellen Oh

 

Harper, jeune collégienne de 12 ans, vient de quitter New-York pour emménager à Washington… Ses parents ont acheté une très vieille maison au « charme gothique » indéniable qu’ils sont en train de retaper : une ambiance propre à un véritable film d’horreur… Et quand des faits étranges commencent à se produire, que des accidents  se succèdent, que son petit frère de 5 ans change de comportement et se montre de plus en plus agressif, il y a de quoi se poser des questions.  Aidée de sa nouvelle amie Dayo, Harper va tenter de percer le mystère de cette maison hantée, mais également revenir sur des faits étranges et inexpliqués, des secrets et mystères de son propre passé.

 

 

Un récit sur les fantômes et la possession qui utilise toutes les ficelles du genre pour happer le lecteur.  Entre le récit à la troisième personne s’insère judicieusement le journal intime (« débile »comme elle l’appelle elle-même) de Harper.  Bien dosé entre passé et présent, quotidien et surnaturel,  cultures américaine et coréenne, amitié et liens familiaux, ce roman plein de rebondissements se laisse lire sans difficultés.

Un personnage principal attachant et crédible, qui dévoile peu à peu ses atout mais aussi ses failles. La tension est palpable tout au long du roman qui est le premier tome d’une série mais qui peut aussi se lire seul puisque ce premier volet comporte une fin à lui-même (ce qui ne nous empêche pas d’être impatient de suivre avec l’héroïne de nouvelles aventures au pays des morts).

Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

Le buveur d’encre, d’Eric Sanvoisin

Le père d’Odilon est libraire. Il adore les livres, ce qui paraît quelque chose de bien incompréhensible à Odilon… qui, lui, n’aime pas les livres. Durant les grandes vacances, il va néanmoins aider son papa à la librairie, mais il n’a pas le droit de toucher à quoi que ce soit… Alors, il observe les clients, ceux qui n’arrivent pas à se décider, ceux qui prennent au hasard… et même les pickpockets. Un jour, un nouveau client débarque dans la boutique… Il a l’air étrange, il ressemble un peu à un fantôme avec son teint gris et sa drôle de façon de flotter dans les airs. Tout à coup, il sort une paille et aspire les pages d’un livre comme s’il le buvait. Se sentant repéré par Odilon, il sort rapidement… Odilon, ayant remarqué que le texte du livre avait disparu,  décide de le suivre…. Où cette aventure va-t-elle le mener ? Est-il en danger ?

Le buveur d’encre ou une façon détournée de dire au lecteur que lorsqu’on a pris goût à la lecture on ne peut plus s’en passer ! Une très belle image pour un texte facile à lire, qui utlise toutes les ficelles du roman à suspens : une sorte de vampire, une filature, un cimetière, le danger…  On ne décroche de sa lecture une fois qu’on l’a bu jusqu’à la dernière goutte !

Le plus étonnant, c’était que le goût  changeait suivant les mots et les passages du texte. Je ne buais pas de l’encr, mais de l’aventure ! Je ne lisais pas ce qui arrivait, je le vivais…

A lire dès le CE1.

Une collection Premières lectures adaptée pour les enfants dyslexique et ceux qui ont du mal à entrer dans la lecture, utilisant le label Dyscool : une police de caractères adaptée, une mise en page très lisible avec un système de couleur pour repérer les difficultés de lecture ou les personnages, un texte adapté par l’auteur lui-même afin de rendre certains passages plus faciles à comprendre.

Le bureau des coeurs trouvés, 1. Lexie Melody, de Cathy Cassidy

Le bureau des cœurs trouvésLexie MelodyLexie est une jeune fille qui vit en famille d’accueil. Sa mère a disparu alors qu’elle avait 9 ans. Elle décide de monter un groupe de parole, les Lost and found ( traduction littérale =perdu et trouvé). Un quiproquo fait que ce groupe de parole devient… un groupe de musique ! Et va emmener nos jeunes vers des aventures au-delà de leurs rêves

Vont-ils réussir à sauver la bibliothèque qui les a accueillie et menacée de fermeture ? Lexie va-t-elle retrouver sa maman ?

 

J’ai aimé ce livre qui parle de manière positive et enthousiaste d’amitié et de dépassement de soi. Il met aussi en avant le fait qu’il ne faut pas juger les gens trop vite. Chacun peut avoir des problèmes et il faut chercher à comprendre l’autre avant tout.

Un roman frais et acidulé à l’image de la couverture, ce qui ne l’empêche pas d’aborder des thèmes graves et profonds.  Il est peut-être plutôt à destination des lectrices  dès la 6ème.

Ce qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience le tome 2 !

Cathy Cassidy est de toute façon une incontournable des rayonnages des CDI de collège et chacune de ses nouveautés est toujours un événement attendu !

Nathalie, parent d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène !

Le miel de la rue Jean Moulin, de Rémi Courgeon

Dans la rue Jean Moulin, la ruche de Monsieur Pierrot est en plein effervescence. La reine des abeilles a lancé un défi à ses ouvrières : pour les dix ans de la ruche, il  va falloir faire un miel de mille fleurs différentes… Mais où trouver mille fleurs différentes en pleine ville ? Heureusement que la rue Jean Moulin est un lieu de toutes les diversités culturelles, cela va peut-être pouvoir aider !

Un petit texte court et sympathique d’un auteur d’albums de jeunesse que j’aime particulièrement et qui signe ici son premier roman. La narratrice est une des abeilles, qui raconte sa petite histoire à la première personne : Num

Je suis une abeille et je m’appelle Num. C’est l’abréviation de « numéro 157 ». Nous, les abeilles dela ruche de monsieur Pierrot, on porte toutes des numéros, mais comme c’est trop long à prononcer, on s’appelle toutes Num.

J’ai lu avec un petit pincement au coeur ce petit roman, car il a fait remonter quelques souvenirs de mes courtes années passées dans la ville de Ris Orangis dans l’Essonne en banlieue parisienne, ville où se trouve cette fameuse rue Jean Moulin. Et pourquoi la rue Jean Moulin de Ris Orangis est-elle le théâtre de ce roman ? Et bien parce qu’elle accueille, côte à côte, une église, un temple, une synagogue et une mosquée et est le symbole de la diversité culturelle et du respect mutuel, de la mixité acceptée et paisible.

Un roman abondamment illustré en couleur où, page 14, l’auteur-illustrateur n’a pas pu s’empêcher de glisser le petit tigre Timoto, personnage d’une série d’albums pour jeunes enfants !

Les fleurs, il n’y en a pas deux pareilles. Elles ont toutes des formes, des couleurs, des odeurs différentes, des origines multiples, un peu comme les gens.

 

Strong girl forever, 1.Comment ne pas devenir cinglée, de Holly Bourne

 

Evie est une lycéenne anglaise de 17 ans. Le roman s’ouvre sur la page d’un journal « de guérison ». Ou plutôt un journal de « normalité« , comme le revendique la triple rature et la correction manuscrite.

Le ton est donné, l’ensemble du roman tourne autour de cet axe : comment devenir normale ? Comment se sentir comme les autres quand on passé plusieurs années cloîtrée dans sa chambre, souffrant de TOC et de trouble anxieux généralisé ?

Evie, narratrice du roman, nous raconte donc son retour à la vie sociale, la vie d’une adolescente, en somme : le lycée, les copines, les garçons, les fêtes, le premier rencard, les premiers chagrins…

Strong Girls Forever, littéralement Filles fortes pour toujours (comprendre « filles indépendantes et fières de l’être« ), c’est aussi une jolie histoire d’amitié : Evie, Lottie et Amber se sont trouvées, ensemble elles fondent le « Club des Vieilles filles ». Sur fond de féminisme naissant et non moins conquérant, elles réfléchissent à la place de la femme dans les relations avec le sexe opposé, sa place dans la société en général. Et de quête de normalité à féminisme et vice versa, il n’y a qu’un pas.

Au fil de l’histoire que nous livre Evie, une ombre menace peu à peu. Le lecteur, seul vrai confident d’Evie, est témoin de l’émergence insidieuse des pensées négatives qui la grignottent petit à petit. On devine que s’annonce une lutte sans merci…

On s’attache à cette ado en souffrance, et on a envie de lui dire ce que très sagement lui dit Sarah sa thérapeute :  » Tout le monde avance constamment sur le fil du rasoir. Tout le monde a parfois l’impression de vivre un vrai cauchemar, et il n’y a aucune façon « normale » de s’en sortir. La normalité n’existe pas en tant que telle, Evie. C’est un concept relatif. Tu poursuis un mirage. « 

Une tension présente, dûe en partie à l’immersion du lecteur dans l’esprit de la narratrice, qui donne envie de ne pas lâcher le livre. Le lecteur en témoin et confident découvre, en même temps qu’elle, la menace qui pèse sur elle. Derrière les mots d’Evie, on devine la plus profonde de ses angoisses : être finalement, réellement, littéralement folle. Cette angoisse obsédante est telle qu’elle transparait jusque dans le titre du livre, en sous-titre certes, et faussement désinvolte, mais en lettres capitales tout de même : Comment ne pas devenir cinglée.

Nathalie, assistante pédagogique

Casse-noisette – le roman du ballet, de Pascale Maret

En cette veille de Noël, dans la maison du docteur Stahlbaum, les invités arrivent pour la réception. Parmi eux, M. Drosselmeyer, le parrain des enfants, Fritz et Clara. Celui-ci  a prévu un grand spectacle pour tous mais aussi des présents pour chacun des enfants. C’est ainsi que Clara reçoit un pantin vêtu d’un uniforme de hussard… C’est un casse-noisette ! Tout le monde le trouve bien laid, mais Clara est émerveillée… Bientôt, Clara s’assoupit, son pantin dans les bras… Soudain  réveillée par des rats, elle est secourue par son casse-noisette devenu vivant… Clara se trouve alors transportée dans un monde féérique où les jouets prennent vie.

Voici un livre original racontant l’histoire du ballet Casse-Noisette sous forme de roman. Le ballet avait été écrit d’après le livret d’Alexandre Dumas, adapté d’un conte d’E.T.A Hoffmann, sur une musique de Tchaïkovski. De très nombreuses photographies couleur ponctuent le texte, provenant de la version du ballet du chorégraphe Rudof Noureev, entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1985. Pour les amateurs de ballets, de spectacle et de féérie loin de Disney.