Moi et ma bande -voyage en terre très très lointaine – de Timo Parvela / Zelda Zonk

Des vacances pas comme les autres…

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La classe d’Ella, qui a participé à un concours, a gagné un voyage au soleil. Les enfants sont excités, le maître est ravi. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu … ce qui va perturber quelque peu cette expédition. La petite bande va se tromper d’avion, perdre les bagages, bref un séjour qui s’avère être mouvementé et qui les mènera en Laponie, au pays du Père Noël… Le voyage risque de ne pas être de tout repos et le maître va en voir de toutes les couleurs  !

Un roman jeunesse plein de fraîcheur et d’humour qui fera passer un joli moment de lecture aux 7-11 ans. Les événements, racontés par Ella, notre jeune narratrice, s’enchaînent rapidement. On prend donc part à l’histoire à travers ses mots et ses yeux. Une histoire pétillante avec de belles illustrations teintées de bleu, un rappel sans doute de la couverture, qui montre qu’il faut toujours prendre le côté positif des choses, profiter à fond de la situation surtout si on peut s’amuser !

A signaler que le livre est écrit selon la réforme de l’orthographe de 2016.

Le buveur d’encre, d’Eric Sanvoisin

Le père d’Odilon est libraire. Il adore les livres, ce qui paraît quelque chose de bien incompréhensible à Odilon… qui, lui, n’aime pas les livres. Durant les grandes vacances, il va néanmoins aider son papa à la librairie, mais il n’a pas le droit de toucher à quoi que ce soit… Alors, il observe les clients, ceux qui n’arrivent pas à se décider, ceux qui prennent au hasard… et même les pickpockets. Un jour, un nouveau client débarque dans la boutique… Il a l’air étrange, il ressemble un peu à un fantôme avec son teint gris et sa drôle de façon de flotter dans les airs. Tout à coup, il sort une paille et aspire les pages d’un livre comme s’il le buvait. Se sentant repéré par Odilon, il sort rapidement… Odilon, ayant remarqué que le texte du livre avait disparu,  décide de le suivre…. Où cette aventure va-t-elle le mener ? Est-il en danger ?

Le buveur d’encre ou une façon détournée de dire au lecteur que lorsqu’on a pris goût à la lecture on ne peut plus s’en passer ! Une très belle image pour un texte facile à lire, qui utlise toutes les ficelles du roman à suspens : une sorte de vampire, une filature, un cimetière, le danger…  On ne décroche de sa lecture une fois qu’on l’a bu jusqu’à la dernière goutte !

Le plus étonnant, c’était que le goût  changeait suivant les mots et les passages du texte. Je ne buais pas de l’encr, mais de l’aventure ! Je ne lisais pas ce qui arrivait, je le vivais…

A lire dès le CE1.

Une collection Premières lectures adaptée pour les enfants dyslexique et ceux qui ont du mal à entrer dans la lecture, utilisant le label Dyscool : une police de caractères adaptée, une mise en page très lisible avec un système de couleur pour repérer les difficultés de lecture ou les personnages, un texte adapté par l’auteur lui-même afin de rendre certains passages plus faciles à comprendre.

Le bureau des coeurs trouvés, 1. Lexie Melody, de Cathy Cassidy

Le bureau des cœurs trouvésLexie MelodyLexie est une jeune fille qui vit en famille d’accueil. Sa mère a disparu alors qu’elle avait 9 ans. Elle décide de monter un groupe de parole, les Lost and found ( traduction littérale =perdu et trouvé). Un quiproquo fait que ce groupe de parole devient… un groupe de musique ! Et va emmener nos jeunes vers des aventures au-delà de leurs rêves

Vont-ils réussir à sauver la bibliothèque qui les a accueillie et menacée de fermeture ? Lexie va-t-elle retrouver sa maman ?

 

J’ai aimé ce livre qui parle de manière positive et enthousiaste d’amitié et de dépassement de soi. Il met aussi en avant le fait qu’il ne faut pas juger les gens trop vite. Chacun peut avoir des problèmes et il faut chercher à comprendre l’autre avant tout.

Un roman frais et acidulé à l’image de la couverture, ce qui ne l’empêche pas d’aborder des thèmes graves et profonds.  Il est peut-être plutôt à destination des lectrices  dès la 6ème.

Ce qui ne m’empêche pas d’attendre avec impatience le tome 2 !

Cathy Cassidy est de toute façon une incontournable des rayonnages des CDI de collège et chacune de ses nouveautés est toujours un événement attendu !

Nathalie, parent d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène !

Le miel de la rue Jean Moulin, de Rémi Courgeon

Dans la rue Jean Moulin, la ruche de Monsieur Pierrot est en plein effervescence. La reine des abeilles a lancé un défi à ses ouvrières : pour les dix ans de la ruche, il  va falloir faire un miel de mille fleurs différentes… Mais où trouver mille fleurs différentes en pleine ville ? Heureusement que la rue Jean Moulin est un lieu de toutes les diversités culturelles, cela va peut-être pouvoir aider !

Un petit texte court et sympathique d’un auteur d’albums de jeunesse que j’aime particulièrement et qui signe ici son premier roman. La narratrice est une des abeilles, qui raconte sa petite histoire à la première personne : Num

Je suis une abeille et je m’appelle Num. C’est l’abréviation de « numéro 157 ». Nous, les abeilles dela ruche de monsieur Pierrot, on porte toutes des numéros, mais comme c’est trop long à prononcer, on s’appelle toutes Num.

J’ai lu avec un petit pincement au coeur ce petit roman, car il a fait remonter quelques souvenirs de mes courtes années passées dans la ville de Ris Orangis dans l’Essonne en banlieue parisienne, ville où se trouve cette fameuse rue Jean Moulin. Et pourquoi la rue Jean Moulin de Ris Orangis est-elle le théâtre de ce roman ? Et bien parce qu’elle accueille, côte à côte, une église, un temple, une synagogue et une mosquée et est le symbole de la diversité culturelle et du respect mutuel, de la mixité acceptée et paisible.

Un roman abondamment illustré en couleur où, page 14, l’auteur-illustrateur n’a pas pu s’empêcher de glisser le petit tigre Timoto, personnage d’une série d’albums pour jeunes enfants !

Les fleurs, il n’y en a pas deux pareilles. Elles ont toutes des formes, des couleurs, des odeurs différentes, des origines multiples, un peu comme les gens.

 

Strong girl forever, 1.Comment ne pas devenir cinglée, de Holly Bourne

 

Evie est une lycéenne anglaise de 17 ans. Le roman s’ouvre sur la page d’un journal « de guérison ». Ou plutôt un journal de « normalité« , comme le revendique la triple rature et la correction manuscrite.

Le ton est donné, l’ensemble du roman tourne autour de cet axe : comment devenir normale ? Comment se sentir comme les autres quand on passé plusieurs années cloîtrée dans sa chambre, souffrant de TOC et de trouble anxieux généralisé ?

Evie, narratrice du roman, nous raconte donc son retour à la vie sociale, la vie d’une adolescente, en somme : le lycée, les copines, les garçons, les fêtes, le premier rencard, les premiers chagrins…

Strong Girls Forever, littéralement Filles fortes pour toujours (comprendre « filles indépendantes et fières de l’être« ), c’est aussi une jolie histoire d’amitié : Evie, Lottie et Amber se sont trouvées, ensemble elles fondent le « Club des Vieilles filles ». Sur fond de féminisme naissant et non moins conquérant, elles réfléchissent à la place de la femme dans les relations avec le sexe opposé, sa place dans la société en général. Et de quête de normalité à féminisme et vice versa, il n’y a qu’un pas.

Au fil de l’histoire que nous livre Evie, une ombre menace peu à peu. Le lecteur, seul vrai confident d’Evie, est témoin de l’émergence insidieuse des pensées négatives qui la grignottent petit à petit. On devine que s’annonce une lutte sans merci…

On s’attache à cette ado en souffrance, et on a envie de lui dire ce que très sagement lui dit Sarah sa thérapeute :  » Tout le monde avance constamment sur le fil du rasoir. Tout le monde a parfois l’impression de vivre un vrai cauchemar, et il n’y a aucune façon « normale » de s’en sortir. La normalité n’existe pas en tant que telle, Evie. C’est un concept relatif. Tu poursuis un mirage. « 

Une tension présente, dûe en partie à l’immersion du lecteur dans l’esprit de la narratrice, qui donne envie de ne pas lâcher le livre. Le lecteur en témoin et confident découvre, en même temps qu’elle, la menace qui pèse sur elle. Derrière les mots d’Evie, on devine la plus profonde de ses angoisses : être finalement, réellement, littéralement folle. Cette angoisse obsédante est telle qu’elle transparait jusque dans le titre du livre, en sous-titre certes, et faussement désinvolte, mais en lettres capitales tout de même : Comment ne pas devenir cinglée.

Nathalie, assistante pédagogique

Casse-noisette – le roman du ballet, de Pascale Maret

En cette veille de Noël, dans la maison du docteur Stahlbaum, les invités arrivent pour la réception. Parmi eux, M. Drosselmeyer, le parrain des enfants, Fritz et Clara. Celui-ci  a prévu un grand spectacle pour tous mais aussi des présents pour chacun des enfants. C’est ainsi que Clara reçoit un pantin vêtu d’un uniforme de hussard… C’est un casse-noisette ! Tout le monde le trouve bien laid, mais Clara est émerveillée… Bientôt, Clara s’assoupit, son pantin dans les bras… Soudain  réveillée par des rats, elle est secourue par son casse-noisette devenu vivant… Clara se trouve alors transportée dans un monde féérique où les jouets prennent vie.

Voici un livre original racontant l’histoire du ballet Casse-Noisette sous forme de roman. Le ballet avait été écrit d’après le livret d’Alexandre Dumas, adapté d’un conte d’E.T.A Hoffmann, sur une musique de Tchaïkovski. De très nombreuses photographies couleur ponctuent le texte, provenant de la version du ballet du chorégraphe Rudof Noureev, entré au répertoire de l’Opéra de Paris en 1985. Pour les amateurs de ballets, de spectacle et de féérie loin de Disney.

Le grand livre qui explique tout, de Clive Gifford

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Un livre divisé en 5 grands chapitres : Terre et espace  / Dinosaures /  la Vie / Science et technologie / l’Histoire, complétés d’un « Point Infos » pour terminer chaque chapitre.

Dans ce grand livre, sur chaque double page,  on trouve une question et sa réponse. On peut ainsi apprendre par exemple : Quand se produisent des illusions optiques, comment chassent les chimpanzés, comment explorer les planètes ou bien qu’était l’Empire Inca ou même à quoi sert l’oxygène !


AVIS SUR LE LIVRE:

Ce livre est  illustré à toutes les pages, les textes sont simples et il y a des encadrés avec des schémas clairs pour visualiser en un coup d’oeil les informations les plus importantes. Une double page par thème avec de belles illustrations rendent ce livre très attrayant. Il ressemble à une encyclopédie quant à la variété des sujets traités. Il s’adresse aux curieux de tout…donc à tous !

Des réponses qui apportent des connaissances très utiles tout au long de la scolarité et de la vie en général.

Je recommande bien évidemment d’avoir ce livre chez soi afin de le feuilleter à son gré,

160 pages  – à partir de 8 ans

Axel, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène