La tête dans les étoiles, de Mélissa Keil

Une rencontre bouleversante…

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Sam est un adolescent qui ne se mêle pas aux autres élèves, il est dans sa bulle. Il a trois amis, il passe son temps à dévorer des films d’horreur, à jouer aux jeux vidéos. C’est un geek. Loin des préoccupations des garçons de son âge, Sam est malgré tout un adolescent plein d’humour, doué. Il est heureux comme ça. Mais tout va être remis en question, dès l’arrivée de Camilla dans sa classe. La jeune fille, qui ne va pas le laisser indifférent, est pétillante et belle. Par certains côtés, elle fait peur à Sam, qui ne sait pas comment faire face aux sentiments qui vont l’assaillir. Camilla côtoie les plus populaires du lycée mais va rapidement se joindre à Sam et à ses amis. Un bouleversement dans la vie de Sam qui jusqu’à présent restait dans l’ombre, en retrait. Comment va-t-il gérer la situation, va-t-il laisser Camilla s’approcher de lui ? Et si l’adolescente arrivait à fendiller sa coquille et provoquer en lui des sentiments jamais révélés….

La tête dans les étoiles est une belle histoire d’amis, de rencontres. Les personnages sont dans leur dernière année lycée, le passage à l’âge adulte est proche. On est témoin de la naissance de certaines personnalités, notamment Sam, qui, petit à petit, va s’ouvrir à ce qui l’entoure. Ce qui m’a plu est que le narrateur soit un garçon qui nous fasse partager ses ressentis, tantôt perturbé, tantôt sarcastique, mais tellement touchant.

L’auteure s’est servie de nombreuses références cinématographiques ou de jeux vidéo pour nous inviter dans le monde de Sam. Elle parle également des difficultés rencontrées en milieu scolaire, notamment au niveau des différences sociales et des étiquettes qui collent sur le dos de certains. D’un côté, elle a réussi à rendre populaires ceux qui ne l’étaient pas car elle a su mettre en avant leurs qualités et beaucoup devraient en tirer des leçons. Le plus populaire n’est pas forcément le plus intéressant !

Une lecture charmante, pleine de fraîcheur, drôle et émouvante qui parle simplement de la vie, et qui pour les plus âgés d’entre nous, constitue un retour nostalgique sur notre vie d’adolescent…

L’île au trésor, de Robert Louis Stevenson

L’histoire se passe au 18ème siècle. Jim a quatorze ans, ses parents tiennent une auberge sur la côte d’Angleterre. Un jour, arrive un vieux marin à la mine effrayante et aux manières peu raffinées, portant un mystérieux coffre de bois. Il s’installe à l ‘auberge, au grand désarroi des propriétaires qui n’osent pas le mettre à la porte. Les semaines, les mois passent. Le « capitaine » semble attendre quelqu’un… Mais c’est une menace de mort qui lui parvient de la part d’un groupe d’anciens pirates. De surprise et de panique, le vieil homme a une attaque et meurt. Jim et sa mère décident alors d’ouvrir son coffre pour récupérer ce que leur client leur doit pour son séjour à l’auberge : outre des pièces d’or de nombreux pays, ils y découvrent de mystérieux papiers, parmi lesquels une carte… Jim va alors se retrouver entraîné dans une aventure extraordinaire, par-delà l’océan, à la recherche d’un trésor caché.

Mon avis : Un très bon livre ! Personnages fascinants, lieux pleins de mystères, action, danger, suspense, tout y est. L’Île au Trésor a été écrite en 1883. Elle a fait rêver des génération de jeunes lecteurs, inspiré de nombreux écrivains et cinéastes. C’est un classique, c’est LA référence en matière d’histoires de pirates, mais c’est aussi tout simplement un très, très bon livre d’aventures !

Le style littéraire destine plutôt ce livre aux lecteurs confirmés, à partir de la 5ème.

Marion, parent d’élève

Mentine, 5. On divorce !, de Jo Witek

Rien ne va plus dans la famille Green depuis que Mentine, 15 ans, est revenue du lycée et a retrouvé sa mère Alice en pleure.

Puis l’affreuse nouvelle est tombée sèche et froide : on divorce ! Le monde de l’enfant gâtée Mentine s’écroule ! De plus, sa mère se comporte comme une enfant de 15 ans et voit son père comme un monstre.

Mentine ne sort plus de chez elle et prend le rôle de la mère quand elle n’est pas en train de sécher les cours. Heureusement, son trio de choc est là pour l’épauler. Et pour que la vie soit encore moins rose, sa mère décide de vivre en colocation !!! L’ Horreur avec un « H » en gros caractère !!

Un livre à la hauteur de mes espoirs, autant dire… génial ! En lisant ce livre, on arrive à ressentir  les émotions de Mentine, que l’auteur a très bien su nous transmettre. Un très beau tome qui se dévore très bien.

Pour des élèves à partir de la 6ème

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de Mu :

C’est toujours avec un grand plaisir que l’on ouvre les nouveaux tomes de cette série lorsqu’ils nous arrivent. C’est raffraichissant même lorsque le sujet est grave ! Cette fois-ci, les parents de Mentine divorcent… et Mentine, si intelligente mais si centrée sur elle-même n’a rien vu venir !  Heureusement son cercle d’amies est là pour la soutenir… Et sa mère, après une phase de désespoir puis d’hystérie et  de jeunisme, va trouver une drôle de façon de s’en sortir… ou du moins une façon un peu farfelue qui lui ressemble si bien  !

A lire pour les fans de la série !

Tout ce que j’aurais dû savoir, de Claire Lazebnik

Maître de son destin…

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Chloé est une adolescente populaire et très sûre d’elle. Elle a une sœur de 21 ans, Ivy, qui est autiste. Chloé est très protectrice et ne veut pas que cet handicap soit un frein à tout lien social. Chloé se met en tête de trouver un petit ami pour sa soeur. Son choix va se porter sur Ethan qui n’est autre que  le frère de David, un élève de sa classe, peu aimé car très méprisant. Mais Ethan et Ivy ne sont pas à l’aise pour sortir seuls. Pour favoriser un éventuel début d’histoire, Chloé et David vont devoir les accompagner et donc passer beaucoup de temps ensemble.

Le fil conducteur de ce roman est le lien presque fusionnel entre les deux sœurs. Le sujet délicat qu’est l’autisme met en parallèle deux binômes , David et Ethan, Chloé et Ivy. Beaucoup de réalisme et d’émotions de part et d’autre, de jolies leçons de vie. S’en dégagent aussi la difficulté à affronter le regard des autres, les maladresses et les incompréhensions dont peuvent faire preuve les familles. D’où la difficulté pour les personnes autistes à trouver parfois leur place aussi bien dans la société qu’au milieu de leurs proches. Les personnages qui gravitent autour des protagonistes amènent leur lot de préjugés.

Une belle histoire qui prouve qu’on ne peut pas aller contre la nature des êtres et qu’il faut que chacun fasse son chemin en suivant ses propres convictions.

Dix petits nègres, d’Agatha Christie

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Dix personnes reçoivent une lettre les invitant à passer quelque jours sur l’île du Nègre.

Plus tard, sur cette île isolée et inhabitée, les invités se mettent à table et font connaissance. Quand soudain, un gramophone se met en route. Il les accusait d’avoir chacun commis un crime. Ils s’expliquèrent, affirment que ces révélations son fausses. Seul Anthony Marston prend ces accusations à la légère. Quelque temps après, celui-ci est empoisonné…

J’ai bien aimé même si ce roman était un peu dur à comprendre à mon âge. Je vous le conseille fortement. J’ai aimé car c’est un roman policier et le fait que ça se passe sur une île déserte rend l’ambiance un peu bizarre et angoissante. Et je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement !

Mina, 6e – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique