Power Club, 3. Un rêve indestructible, de Alain Gagnol

Ça y est, le dernier tome de la trilogie POWER CLUB est enfin sorti, alors rendez-vous vite chez votre libraire préféré  !

 

Présentation de l’éditeur :

Anna est désormais la dernière super-héroïne sur Terre. Ses fans sont nombreux, et ils ont même développé une application, Hotofia (pour How to find Anna), destinée à la localiser à tout instant et à collecter le plus de renseignements possibles sur elle. La pression qui pèse sur la jeune femme est énorme. Si elle est dotée d’une force physique insurpassable, Anna se sent fragile psychologiquement. Une faiblesse que le sénateur Wallace entend bien exploiter. Sa proposition : inoculer les boosters non plus à de jeunes privilégiés, mais à des militaires qui ont fait leurs preuves, pour créer un commando d’élite surhumain qui défendrait le territoire américain. Un programme choc qui pourrait le faire élire président des Etats-Unis.

 

Et redécouvrez les chroniques des tomes 1 et 2 de la trilogie Power Club  déjà parues sur notre blog !

 

Le monde à l’envers, de Claude Broussouloux

Marcher sur la tête pour mieux comprendre

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Le monde à l’envers est un recueil de douze petites pièces de théâtre qui traite de sujets du quotidien mais en en détournant le sens. Chaque personnage est détourné de sa vraie fonction. Le médecin devient malade, le gardien de prison devient truand, une fille super belle veut participer au concours de miss laideur. L’auteur dénonce certaines absurdités de notre monde pour essayer de remettre les choses dans le droit chemin, pour casser certains mythes aussi. Les situations sont cocasses, pleines de subtilités. Un ouvrage intéressant, humoristique qu’il serait bon de tester avec des élèves qui s’initieraient au théâtre !

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Qui ment ? de Karen McManus

Le meurtrier est dans la salle…

index     Dans un lycée américain, cinq adolescents se retrouvent ensemble en retenue, cinq adolescents populaires et déjà étiquettés par leurs camarades :  Bronwyn l’intello, Simon la commère, Nate le délinquant, Addy la jolie fille et Cooper le sportif. Etrangement, tous disent avoir été piégés et se retrouver là par erreur. Tous semblent aussi avoir un secret à cacher …

     De ces cinq protagonistes, seuls quatre sortiront vivants : une seule certitude pour les enquêteurs, le meutrier se trouvait dans la salle de colle !

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     Un roman qu’on ne lâche pas tant le suspens est intense. Puisque les quatre suspects se relaient à la narration, on ne peut que les croire et on les pense forcément honnêtes : c’est un très bon moyen de tenir le lecteur en haleine.

     L’intrigue est très bien ficelée et le quotidien de ces adolescents est très proche de nous : leurs secrets pourraient-être les nôtres. Ce roman est également un bon moyen de réfléchir à des thèmes d’actualité : le harcèlement, les dangers des réseaux sociaux, la souffrance que peuvent apporter les secrets …

A lire absolument, dès la 4e pour les bons lecteurs.

Ceux des limbes, de Camille Brissot

Menace intérieure

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Le monde est menacé par une infection qui ne cesse de s’étendre. La nature a pris l’ascendant sur l’homme, ne lui laissant aucune chance. Elle envahit les villes, la forêt encercle le Mont-Survie, qui sert de refuge aux survivants de l’épidémie. Cette montagne ressemble à une pyramide, véritable forteresse habitée par les miraculés. Séparés de l’extérieur par une porte, cette poignée d’hommes refonde une société qui a régressé, régie par des règles strictes. Le virus, responsable de ce chaos, est un champignon qui se transmet par le sang et la salive. On l’appelle le virus limbe. Les humains contaminés sont réduits, seules les fonctions vitales sont préservées. Ils s’assemblent en grappes et se déplacent en horde dans le but de transmettre la maladie. Leur peau est grise, leur chair momifiée. Et gare à celui qui les entend, leur cri est dévastateur. Leur voix insupportable pour le cerveau, crée un mouvement de panique pour celui qui l’écoute. Une sorte de chant des sirènes. Le limbe reste un être humain mais il faut le détruire pour sauvegarder la survie de l’espèce. Parmi les rescapés, deux jeunes adolescents, Naha et Otolan. Dès 15 ans, tous les jeunes doivent faire leur preuve en évoluant seuls dans la forêt pendant dix jours, dans le seul but de prouver qu’ils peuvent survivre dans ce milieu hostile, pris d’assaut par les limbes. Naha doit passer cette épreuve, Oto, lui, bénéficie d’une immunité. En effet, à l’âge de cinq ans, il a survécu à une horde de limbes. Il est devenu une sorte de héros mais attise également les jalousies. Chaque personne qui quitte le Mont-Survie emporte avec lui un venin. Une pilule blanche destinée à être avalée en cas d’attaque. La mort survient dix minutes après l’absorption du comprimé. Le jeune garçon amoureux, n’a pas l’intention de laisser Naha seule, face à son destin. En grand secret et au péril de sa vie, il décide de la suivre, bravant ainsi les règles établies par les maîtres de la communauté. Les jours qui se succèdent ne sont que meurtrissures et cauchemars. La forêt c’est la mort assurée, cette mort qui rôde, qui agrippe et qui enlace. Une expédition sous haute tension commence.

Ceux des limbes est un roman qui met l’homme face à la nature. L’être humain l’a toujours contrôlée, l’a toujours façonnée. Ici, la forêt si belle pourtant, est une menace oppressante qui envahit l’espace. Elle se rebelle. Le lecteur part pour une folle aventure, dans un nouveau monde sauvage où l’homme est une proie pour l’homme. Le royaume sombre des morts-vivants nous plonge dans une atmosphère surnaturelle. Les limbes sont en quelque sorte des zombies, personnages qui ont beaucoup été utilisés au cinéma ou dans la littérature, une sorte de réflexion sur la nature humaine. L’homme qui se veut maître du monde, qui veut tout contrôler se retrouve face à lui-même, victime de son acharnement.

Ceux des limbes est un récit rythmé, préservant un suspens soutenu jusqu’à la fin. L’écriture de Camille Brissot est fluide, précise et met le lecteur aux premières loges. Chaque page est une image dont on ne peut se défaire. Ceux des limbes est un roman qu’on ne peut pas lâcher, une belle histoire d’adolescents amoureux qui passent à l’âge adulte, sur fond d’apocalypse. Oto et Naha sont des personnalités fortes avec, et c’est rare, le personnage féminin qui est plus robuste que les hommes, qui s’impose. Camille Brissot m’a réconciliée avec ce genre de récit dont je ne suis pas fan à l’origine. Un véritable coup de cœur.

Sortie le 05 avril – A ne pas rater !

L’héritage des Darcer, 3. L’envol, de Marie Caillet

Image result for l'héritage des darcer t3La situation d’Edrillon empire. Le Sanreth, l’envoyé de la Déléane a enfin réussi à monter sur le trône. A ses côtés, les quatre chimères qui sont les yeux et les oreilles de Welfenda, la reine de la Déléane. Mais Mydria est bien décidée à ne pas laisser son pays aux mains des envahisseurs et à renverser la situation en reprenant les rênes du royaume et à replacer la dynastie des Darcer sur le trône. Aidée d’Orest, son amour, d’Allian, l’ex-espion de la guilde des assassins et de Kebren la traqueuse kmett aux pas de velours, My tente de rallier les fauconniers à leur cause pour pouvoir avoir une force de frappe plus importante.

Le dernier tome de cette trilogie est tout aussi complet que les précédents, et même plus, en terme de rebondissement, d’actions et de suspens. Dans cette fin de l’histoire, on s’aperçoit encore une fois que l’écriture de Marie Caillet est vraiment très spectaculaire et qu’on peut réellement vivre l’aventure aux côtés des personnages. Dans certains romans, on peut prévoir à l’avance ce qui va se passer, mais là tout était comme imprévu ce qui est très surprenant parfois tellement le choc est présent. Ce troisième tome d’une trilogie fantastique, et sans longueurs, clôt en beauté cette série magiquement bien écrite.

Guillaume 3°. 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Viou, de Henri Troyat

Arrache coeur

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Sylvie a 7 ans et vit chez ses grands-parents paternels depuis que son père est mort. Il a perdu la vie, deux ans auparavant, lors des combats de 1945. Il était médecin sur le front. Sa mère, secrétaire médicale, vit sur Paris où elle travaille dur. Elle essaie de se reconstruire. La famille est propriétaire d’une usine de matériaux de construction et vend du charbon. Grand-père et grand-mère ne se parlent pas. Les rares échanges sont agressifs et brefs, Viou ne comprend pas pourquoi. Viou est le doux surnom que lui ont donné ses parents. Un surnom qui sent bon le bonheur passé. Au domaine, le dimanche est réservé à la messe et aux interminables promenades au milieu des tombes du cimetière voisin. De retour à la maison, grand-mère recommence à parler de son fils que la mort a fauché si injustement. Et chaque dimanche, elle sort son uniforme impeccablement entretenu, comme si il allait revenir…Voilà comment se déroule la journée dominicale pour Viou. Mais la petite fille n’en peut plus. Personne ne voit sa souffrance, un père à jamais disparu et une mère absente. Et toujours ce culte du mort dans cette maison qui transpire l’austérité, avec une grand-mère si sévère et si intransigeante avec sa petite fille. Viou est au bout et en fait ne sait pas si elle souffre plus de la mort de son père que de l’absence d’une mère dont le parfum, la gentillesse, la délicatesse et tout simplement l’amour sont si réconfortants. Son père était brillant et Viou se doit d’être aussi brillante que lui, ainsi l’a décidé sa grand-mère. Elle doit faire honneur à sa mémoire et surtout ne pas ressembler à sa mère. Quelle offense, que c’est lourd pour une petite fille de 7 ans. Pourquoi tant de haine envers la maman de Viou ? Jamais une marque d’affection alors que toutes les mamies sont là pour câliner leurs petits. Viou était trop petite quand son papa est parti. Les souvenirs sont flous, presque inexistants. Heureusement, il y a tante Madeleine pour parcourir les album photos et parler de sa vie d’avant… Mais comment dire à une mère qu’elle lui manque, que cette séparation rend la vie insupportable. Comment Viou, cette fillette si tourmentée, arrivera t-elle à affronter les événements tragiques qui jalonnent son existence ?

Viou est une très jolie histoire émouvante qui dépeint parfaitement les codes de la vie bourgeoise. Viou, une petite fille triste que la vie n’épargne pas et qui du haut de ses 7 ans ne comprend pas toujours les adultes. Une grand-mère très sévère qui, rongée par la mort de son fils, ne laisse paraître aucun sentiment à l’égard de sa petite-fille. Un roman fort en émotions où le profil de chaque personnage est décrit avec soin, où le lecteur perçoit à travers les yeux de Viou toute la rigidité de la vie des gens de bonne famille. L’absence des êtres aimés est très présente et constitue le fil conducteur de ce roman.

Le grand Meaulnes, de Alain-Fournier

Entre rêve et réalité

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Augustin Meaulnes, jeune adolescent de 17 ans, arrive dans l’école unique de François Seurel, fils de l’instituteur. Ils vont se lier d’amitié. Augustin, garçon silencieux, assez énigmatique, libre  va vite être surnommé par ses camarades le Grand Meaulnes. Un jour, alors qu’il prend la décision de partir chercher les grands-parents de François à la gare de Vierzon, il se perd dans la campagne et atterrit dans une propriété où se tient une fête étrange. Il y tombe amoureux d’Yvonne. Dès lors, il n’aura de cesse de la retrouver.

Un premier roman éblouissant écrit par un jeune auteur de 27 ans, qui décédera quelques temps plus tard durant la première guerre mondiale laissant un grand vide dans la littérature classique. L’adolescence y est décrit avec justesse dans tous ses excès, ses tourments, ses attentes. Le rêve rejoint la réalité, ou bien est-ce la réalité qui rejoint le rêve ? En tout cas, Augustin Meaulnes sera tout au long de sa vie en quête d’une chimère, comme si, même lorsque la réalité dépasse ses espérances, il ne s’en satisfait pas. D’un onirisme, d’un romantisme incroyable. Poétique, mélancolique, merveilleux, les termes sont nombreux qui peuvent décrire ce roman d’amour atypique. A lire au moins une fois dans sa vie, pour les lecteurs amoureux de la langue française, me^ais je conseille peut-être d’attendre le lycée ou l’âge adulte pour en apprécier toute la saveur.

De ce roman vient le prénom donné à mon fils, Augustin… tout est dit…

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