La guerre des clans, 2. A feu et à sang, de Erin Hunter

 

La guerre des clans, cycle I, livre 2. A feu et à sang, d’Erin Hunter

Résultat de recherche d'images pour "a feu et à sang"Coeur de Feu est enfin devenu un valereux guerrier du clan du Tonnerre après de nombreux jours d’apprentissage auprès d’Etoile Bleue. Mais le clan du Vent a disparu, chassé de son territoire par celui de l’Ombre. Mais son chef, Etoile Brisée, martyrise sa tribu et a tué son père pour devenir le chef et son clan ne se porte pas bien, aussi bien physiquement que moralement. Après une assemblée agitée, Coeur de Feu et Plume Grise sont chargés de retourner chercher le clan du Vent mais la saison des neiges approche à grandes pattes et le temps presse. Mais les deux autres tribus ne vont-elles pas essayer de s’interposer pour avoir un plus grand territoire de chasse ? Ou vont-elles  attaquer le clan du Tonnerre pendant que deux de leurs guerriers sont partis ?

Ce deuxième tome du cycle 1 est tout aussi plaisant à lire que le premier, peut-être même plus ! Notre héros, Coeur de Feu vit de grands moments, épaulé par son clan mais il se trouve que certains membres ont toujours une rancoeur envers son passé de chat domestique, surtout Griffe de Tigre, le lieutenant d’Etoile Bleue, qui n’aime en aucun cas Coeur de Feu. Notre chat roux préféré excellait dans tous les domaines : la chasse comme la guerre. L’auteure décrit très bien toutes les scènes ce qui nous permet de nous les imaginer à la perfection. J’ai toujours envie de continuer à lire cette magnifique série car il n’y a vraiment aucune longueur dans toutes ces actions. Vivement que le C.D.I possède les tomes suivants !

Guillaume, 13 ans – 3ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Génialissimo Léonardo !

100 % bio, Léonardo : la vie géniale (et super drôle) du grand Léonard de Vinci, de Cécile Alix

Vous avez tous déjà entendu parler de Léonard de Vinci, j’espère ? Ce génie italien du XVème siècle qui était tout à la fois peintre, sculpteur, ingénieur, architecte, inventeur,  exceptionnel dans tous les domaines ? S’il avait fait tout ça en vingt vies, cela aurait déjà été incroyable, mais en quelques décennies … Si vous souhaitez mieux le connaître, ou le découvrir, n’hésitez pas à ouvrir ce roman. Mélissa, notre narratrice a créé une chaîne You tube 100 % bio(graphie)  pour parler de cet  homme illsutre de la Renaissance, que lui a fait découvrir, un peu par hasard, Clotaire, le bibliothécaire. Elle qui adore dessiner des plans, fabriquer des objets insolites (elle est sur le projet d’un pédalobrouteur (le vélo tondeuse de pelouse)… alors, vous pensez bien, Léonard de Vinci, c’est son idole et son enthousiasme va être vraiment contagieux. en quittant ce livre, on l’adore tout simplement, avec ses qualités et se défauts ! Un livre drôle, ludique, très bien documenté (j’ai pas tout vérifié, mais je pense qu’il est parfaitement fiable !) aux illustrations en noir et blanc vivantes et sympathiques. Een refermant ce livre, on a qu’une hâte… Avoir un week-end prolongé pour partir en famille  au château du Clos Lucé, près d’Amboise, dédié à Léonard de Vinci et dans lequel on trouve, entre autrse, des maquettes de ses inventions. Un bonus sur le site de l’éditeur Poulples fictions permet de compléter nos informations par des vidéos et autres infos diverses. Un petit coup de coeur, je me suis régalée à lire cette biographie qui est tout sauf austère, on apprend plein de choses sans s’en rendre compte !

Et un immense merci à Cécile Alix pour nous avoir dédicacé le livre ! J’ai ha^te de découvrir d’autres titres de cet auteur.

Un nouvel éditeur à ne pas hésiter à acheter pour les CDI, les romans édités ont tous beaucoup de succès ici.

Contagion

Emma, Tess Corsac

9791090685161-753x1024Dans un futur pas si lointain, l’humanité a été ravagée par un virus hautement contagieux du nom d’Emma. La population mondiale s’est vu réduite à peau de chagrin et les survivants tentent par tous les moyens de se protéger des personnes infectées. Impossible, dans cet univers revenu à un mode de vie quasi moyenâgeux, de faire confiance à qui que ce soit. Difficile en effet de distinguer les êtres en bonne santé de ceux que l’on nomme les moissonnés. Seule une marque sur le front permet de les différencier mais on ne peut même pas toujours s’y fier… C’est dans ce monde chaotique, dans un village apparemment préservé de l’infection, qu’a grandi Azur. A 15 ans, elle doit, en compagnie de son ami de toujours, Basile, se faire tatouer sa première marque prouvant sa bonne santé. Mais le chemin vers le centre médical sera semé d’embûches et une bien mauvaise surprise attend les deux amis à leur arrivée…

Voilà un roman d’anticipation dystopique fort bien mené, qui livre des réflexions profondes sur la question de l’humanité, sur notre rapport à l’autre et nos peurs les plus profondes. La jeune auteur, Tess Corsac, n’a que 19 ans mais nous offre une approche allégorique très pertinente de la société. L’univers quasi post-apocalyptique dans lequel elle fait évoluer ses personnages est peint avec finesse et surtout les rapports humains sont analysés avec subtilité ce qui permet une critique constructive des travers de notre société. J’ai vraiment pris plaisir à ce qui est aussi un récit d’apprentissage riche en rebondissements et j’attends avec impatience la probable suite que laissent les dernières lignes pleines de suspens de cet ouvrage. Coup de cœur pour ce livre qui plaira aux ados à partir de 13-14 ans et à leurs parents.

Et si…

Pas bête(s), de Christophe Léon

Pas bête(s) !Et si une poule pondeuse, élevée en batterie dans un « studio » de 46 x 51 cm, loué à prix d’oeufs, nous livrait ses pensées ? Et si, dans un zoo, la visite nous laissait à voir des espèces d’animaux très particulières  ? Et si un mouton cherchait à prendre le pouvoir sur le troupeau et imposer sa dictature ? Et qui sont réellement les cafards ? Et comment faire sa place dans le monde des finances lorsque l’on est un jeune diplômé de 23 ans tout juste sorti de l’école ? Et si l’on visitait une ferme ultramoderne où la rentabilité est le maître-mot et où l’on prend en compte de manière très relative le bien-être des animaux très particuliers qui y sont  élevés ? Et si un chien de chasse à la retraite est mis au rebut par son maître suite à sa participation à un jeu de télé-réalité… Et si la boucle était bouclée et que la poule du début rencontrait le chien de la dernière nouvelle ?

Des histoires à faire frémir, plus cinglantes les unes que les autres, au ton à la fois grave, caustique et humoristique, où celui qui se comporte le plus comme un animal n’est pas forcément celui que l’on croit.  Ces nouvelles font réfléchir profondément le lecteur sur la place de l’animal dans notre société, et surtout sur les relations entre l’homme et l’animal… Dans le ligne éditoriale de sa collection Rester vivant, cet ouvrage fait partie de ces littératures engagées qui permettent d’ouvrir le débat avec des élèves, en particulier dans la thématique Informer, s’informer, déformer, au programme de français de 4e :  l’élevage industriel et ses dérives, la télé-réalité et son pouvoir, les relations entre l’homme et l’animal, le comportement animal de l’être humain dans certaines circonstances, le zoo pour préserver les espèces menacées, etc. Des sujets d’actualité, sujets parfois à controverses, qui permettent des discussions riches.

Ce recueil réunit des nouvelles déjà publiées dans deux ouvrages différents chez le même éditeur : Pense bêtes et Bêtes de pensée.

 

Mémoire de Sénégalais

Verdun 1916 : un tirailleur en enfer, de Yves Pinguilly

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Tierno, un jeune Africain originaire de Guinée. Il va partir pour Dakar intégrer l’école des Blancs. Il est enthousiaste à cette idée. Il quitte sa famille, il fait ses adieux à ses amis et à ses proches. Il se rend à la gare et après une halte chez un oncle, le voilà parti… Mais arrivé à destination, il se rend compte qu’il n’intégrera jamais l’école des blancs, il va être embarqué de force à bord d’un grand bateau pour la ville du Havre en France comme tirailleur. on est en 1916, c’est la première guerre mondiale. Tierno va faire la connaissance d’Aboubakar avec qui il va vite sympathiser. Ensemble, ils vont suivre une formation de cinq mois. Eux qui n’ont jamais tenu un fusil vont être jetés en pâture dans une guerre qui ne les concerne pas, dont ils ne savent rien. Ils vont faire l’expérience de la rigueur militaire, ils sont arrachés à leurs racines et devront saluer le drapeau d’un autre pays. En février 1916, ils seront à Verdun où ils vont côtoyer la mort, la peur. C’est l’enfer. Il y a la perte des camarades mais aussi la mort des hommes qu’il faudra tuer pour survivre. Habitués à la chaleur équatoriale, ils vont connaître la dureté d’un climat de l’Est de la France trop froid pour eux.

Le lecteur vit la guerre de l’intérieur à travers des personnages qui sont dignes, qui se battent. On a vraiment l’impression d’être dans les tranchées aux cotés des soldats. C’est un autre aspect de la guerre de Verdun qui est relaté, du côté des tirailleurs sénégalais qui se battent avec acharnement face à un ennemi mieux équipé. Ces mêmes Sénégalais méprisés par les Blancs.

L’horreur de la guerre est la même que vous soyez blancs ou noirs. Tous ces soldats souffrent, jouent leur vie, se sacrifient. Yves Pinguilly rend ici un vibrant hommage à tous ces tirailleurs sénégalais morts pour la France.

Femme de l’ombre

La marraine de guerre, de Catherine Cuenca

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Etienne a 22 ans. Il essaie de rester en vie, de sauver son pays, de survivre dans les tranchées. Nous sommes en novembre 1916 dans l’Est de la France. Les combats sont atroces, les hommes progressent dans la boue, dans le sang. Le moral est au plus bas. Essayer de résister sans dormir, en mangeant peu, au milieu des cadavres et de la saleté. Penser à ses proches qui souffrent et tremblent de les savoir à chaque instant aux portes de la mort …..Etienne tente de tenir et ne comprend pas toujours pourquoi il doit tuer, pourquoi cette guerre. Il voit mourir ses camarades, il n’en peut plus. Etienne est jeune, innocent, sa place n’est pas dans ces tranchées, au milieu de tant de barbarie !

Est-ce vraiment dans cette direction que je devrai envoyer mes balles, pour abattre tant d’hommes innocents?  » Oui, il le faudra « , pense Etienne. Pourquoi ? Parce que sinon, c’est moi qui mourrai. Pourquoi ne pas mourir ? Parce que l’espoir idiot me tient que la guerre finira un jour et que je pourrai encore profiter de la vie.

Et pourtant le quotidien est moins dur depuis qu’il échange une correspondance avec une femme qui a accepté de devenir sa marraine de guerre. Elle lui envoie des lettres de réconfort avec des colis qu’Etienne partage avec ses amis. Le jeune soldat s’est attaché à elle, il puise ses forces dans l’écriture. Il se fait gentiment chahuter par ses camarades mais qu’importe, Marie-Pierre l’apaise.

Cher Etienne,
Je vous envoie quelques provisions, en espérant qu’elles vous parviendront intactes. Comme j’aimerais que Noël soit une trêve qui vous redonne force et espoir ! Je prie chaque jour pour vous. Quoi qu’il advienne, écrivez moi. Je vous embrasse affectueusement.
Marie-Pierre

Il ne sait pas grand chose d’elle, elle habite Saint-Etienne et s’appelle Marie-Pierre. Son souhait le plus cher serait de la rencontrer. Mais cette saleté de guerre lui laissera-t- il le temps d’aller la voir ?

La marraine de guerre est un témoignage poignant du calvaire des soldats. Le lecteur est en immersion dans les tranchées avec ces hommes. C’est un roman très réaliste qui met en avant le ressenti des poilus de 14-18 exposés à de terribles combats. Une véritable « boucherie » …. la vision de l’horreur s’agrandit de jour en jour, c’est à la limite du supportable. Le récit est entrecoupé des lettres échangées entre Etienne et Marie-Pierre ce qui permet au jeune engagé, ainsi qu’au lecteur de souffler entre deux combats. Ce récit met en avant aussi le rôle important de toutes ces femmes qui ont soutenu les soldats. D’une certaine façon, elles aussi ont fait la guerre.

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Un chaton dans le Nether, de Cube Kid

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Un chaton (qui s’est perdu) dans le Nether, de Cube Kid

Auteurs : Cube Kid,
Pages : 240 pages
Roman jeunesse / Romans 9-13 ans

Une histoire dans l’univers de Minecraft.  Billy n’est pas un chaton très obéissant… Sa maman lui avait pourtant dit de ne pas aller vers la mystérieuse lumière violette. Mais Billy n’a pas voulu écouter et se retrouve dans le Nether. Il découvre alors qu’il est l’élu choisi par le Nether et doit affronter une horde de créatures venant d’ailleurs. Comment va-t-il bien pouvoir se sortir de cette situation ?

On est plongé dans l’univers Minecraft, célèbre jeu vidéo qui mélange à la fois aventure et construction avec des cubes.
Voilà un roman d’aventure qui ravira les joueurs de Minecraft ! Pour ma part, je me suis bien amusé à découvrir les péripéties du chaton Billy. Un roman qui se lit facilement, avec des chapitres courts. Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu vidéo, cela peut être une entrée pour le découvrir ! Les illustrations sont sympathiques et l’histoire est pleine de rebondissements.  Le style est très simple, graphique, dynamique, peu descriptif et utilise des termes, du vocabulaire ou des expressions du jeu, avec des illustrations assez personnelles en couleur. Et quand on est assez jeune, on arrive peut-être encore mieux à imaginer, visualiser  cet univers de cubes. La mise en page représente le parchemin du jeu, il ya tout un jeu sur les polices de caractères pour mettre en valeur certains passages ou certains mots et quelques encadrés pour valider les compétences des personnages du jeu !

C’est plaisant de découvrir l’univers du jeu également en roman !
Et il en existe plein d’autres à découvrir !

Axel, 13 ans – 4ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène