Super espions (malgré nous), de Christine Saba

Nathan est  invité pour les vacances en Angleterre chez sa cousine Juliette. Il vient de Paris en Eurostar. Mais en sortant du train, un curieux incident se produit : de la fumée s’échappe du train et la gare doit être évacuée. De loin, Juliette croit reconnaître son chauffeur, Joe. Alors le doute s’installe… Que faisait Joe avec une casquette sur la tête et des lunettes noires dans ce drôle d’accident ? Puis, Nathan et sa cousine découvrent de mystérieuses enveloppes dans les poches de la cuisinière, du chauffeur et de la nourrice Edith qui garde « Boulou ». Par hasard, ils découvrent dans la cave un repère d’agents secrets !!!! Les enfants décident alors de mener l’enquête et d’arrêter l’étrange bande des « Black Shadows » .

Vont-ils y parvenir ???

Ce livre se lit très vite, et est très simple à comprendre.  Il est agréable sans être particulièrement original, et  je le recommande plutôt aux élèves de CM1-CM2 ou pour les 6ème. Les événements s’enchaînent bien et permettent en même temps de réviser quelques notions d’anglais-puisque Nathan est venu à Londres pour améliorer son accent- mais aussi de visiter Londres à travers ses lieux les plus connus  comme Buckingham Palace ou le British Museum. Le texte est illustré par des dessins en noir et blanc ce qui est agréable particulièrement pour les plus jeunes ou les plus faibles lecteurs.

Judith, 6ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

 

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

Comment mon père est mort deux fois, de Yves Grevet

Novembre 2017. Soën a 14 ans et vit à la Réunion. Son père vient de mourir dans un accident de voiture. Quand la police ouvre une enquête pour assassinat, Soën et sa mère découvrent que celui qui partageait leur vie avait un passé caché. Les services secrets français lui avaient fourni une nouvelle identité : il vivait  » sous légende  » depuis trente ans… Comprenant que leurs interrogations dérangent en haut lieu, Soën et sa mère commencent à mener leur enquête discrètement. C’est ainsi que, explorant les traces laissées par son père, Soën se retrouve à Paris chez ses grands-parents dont il vient d’apprendre l’existence. Ses recherches le mènent en 1984, à l’époque où son père, alors VNSA (Volontaire du service national actif)*, séjourna en Turquie en tant que professeur de français. Quel est donc ce secret qui fit mourir une première fois son père, trente ans auparavant ?

Mon avis

Une enquête palpitante menée par un garçon désireux de comprendre le passé mystérieux de son père. Dès le départ, le décor est planté : un jeune Réunionnais apprend la mort de son père et très vite, on sait que l’affaire est criminelle. Nous suivons alors la progression de l’enquête menée par Soën et sa mère, dans une ambiance de roman d’espionnage. Nous découvrons les faits en même temps que Soën, le narrateur. Mais nous avons un temps d’avance sur lui, puisque nous avons également sous les yeux le journal intime de son père. En effet, tout au long du roman, le présent de Soën en 2017 alterne avec le passé de son père en 1984. Il en résulte une implication accrue pour le lecteur, un rythme soutenu et une tension présente jusqu’aux dernières pages. L’alternance des récits à deux époques différentes permet astucieusement de ménager le suspense. L’évolution de l’intrigue est suspendue à chaque fin de chapitre, distillant les informations petit à petit, nous laissant continuellement sur notre faim.

Un roman réellement captivant au suspense haletant qu’on imaginerait facilement adapté au cinéma !

* Volontaire du service national actif : Jeune accomplissant, pour une durée de 6 à 24 mois, un service à l’étranger au profit de la politique économique, scientifique ou culturelle de la France. (d’après le Petit Larousse). Correspond désormais à « Volontaire de solidarité internationale » ou « Volontaire international » de l’actuel service civique en France.

Coupable en liberté, de Pascale Perrier

Une disparition bien mystérieuse…

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Carla et Tristan ont une existence des plus banales et sans soucis. Ils vivent avec leur mère et leur beau-père Josselin. Ce soir, ils sont seuls car leur maman et Josselin passent la soirée en amoureux, à l’extérieur. Ils rentreront tard. C’est l’occasion rêvée pour les enfants, de regarder leur émission favorite, dont tout le monde parle au collège : Coupable en liberté. Ils se préparent à passer une bonne soirée. Générique sombre pour des images choc, l’émission revient sur l’assassinat d’une jeune fille, sept ans auparavant et met en lumière les personnes qui ont été au cœur de l’affaire. Les enfants sont troublés quand ils apprennent que c’est arrivé dans leur région et sont submergés d’effroi quand le portrait robot vieilli du suspect est dévoilé. Il ressemble trait pour trait à leur beau-père ! Ce n’est pas possible, pas lui ! Dès le lendemain, la presse, les forces de l’ordre se pressent à leur domicile. Josselin n’est pas là. Il n’est d’ailleurs pas rentré avec leur mère, la veille au soir. L’enquête est relancée avec une grande chasse à l’homme. En plein doute, Tristan va tout entreprendre pour percer le mystère qui entoure ce crime. Un crime qui alimente déjà les rumeurs les plus folles…

Coupable en liberté emmène le lecteur en pleine enquête criminelle. Un crime non élucidé depuis sept ans, un assassin qui court toujours, la famille de la victime qui ne peut faire le deuil, tant que l’auteur du meurtre ne sera pas retrouvé. Et puis, il y a l’élément qui vient tout bouleverser, qui vient relancer une affaire qui était au point mort…Tous les ingrédients d’un bon polar jeunesse sont là. Mais attention aux rumeurs, aux jugements trop hâtifs qui peuvent être souvent lourds de conséquence.

Kaplan, de Sébastien Gendron

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Pages : 236 pages

à partir de 15 ans

L’HISTOIRE :

Roman d’anticipation d’espionnage politique avec pour rivalité la dictature et la démocratie.

Deux personnages principaux dans une histoire complexe où se mêlent mensonges, réalité et manipulation,

Kaplan est un tueur à gage, le bras armé du pouvoir de l’État du Cushinberg, chef de la brigade de contre-insurrection.  Sa dernière mission c’est justement Kaplan.

Un jeune garçon de 16 ans, Rimbolt, habitant Leeton, est enrôlé dans un service secret. Quand il comprend qu’il a été manipulé durant 3 ans par le gouvernement, les services secrets, sa famille, il décide de quitter ce pays où il n’a aucun avenir,


MON AVIS SUR LE  LIVRE:

Ce livre très complexe est vraiment passionnant. Il demande une lecture attentive car les détails sont très abondants.  Le narrateur change au cours de l’histoire, de ce fait  il serait facile de se perdre ( moi j’ai pris des notes !).   La politique ainsi que la dictature sont les thèmes principaux dans le roman.  L’écriture est très belle et très agréable à lire, malgré des phrases trop longues à mon avis,  la couverture est vraiment sympa .  C’est un très bon roman d’espionnage pour ceux qui aiment la politique !

Axel, 3ème – 14 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de « Leiard », notre nouvelle chroniqueuse (… Qui est-elle ? Aux élèves d’enquêter pour le savoir … Petit indice, elle est enseignante !) :

« Kaplan est un livre complexe, l’intrigue se déroule en 2049 dans un pays en dictature où seule une ville, Leeton, a osé résister et se retrouve indépendante, mais prisonnière de ses murs et de la guerre froide qui persiste avec le duché du Cushinberg.

Le roman suit deux personnages, Kaplan, Responsable de la Force contre-insurrectionnelle, froid et sûr de lui, envoyé pour espionner la ville de Leeton, et Rimbold un adolescent de 15 ans originaire de Leeton, chargé d’espionner l’espion. Chacun d’eux est persuadé d’agir pour le meilleur camp, mais ces certitudes ne vont pas tarder à être remises en question.

De là vont commencer toutes sortes de manipulations, aussi bien de la part des héros l’un envers l’autre, que de la part d’éléments extérieurs, si bien que parfois il peut être difficile de reprendre sa lecture ! L’intrigue est lente à se mettre en place, mais les cinquante dernières pages offrent un superbe final plein d’action.

Attention, ce livre est réservé aux bons lecteurs, et n’est pas léger. Le ton est assez cynique, et l’atmosphère peut parfois se révéler suffocante. J’ai néanmoins pris plaisir à le lire. Les sujets traités sont profonds comme la démocratie, la dictature et la liberté, et donnent à réfléchir sur ce qui se passe autour de nous aujourd’hui. »

Et un immense merci à l’auteur Sébastien Gendron pour sa dédicace !

Dix minutes sur le vif, de Jean-Christophe Tixier

Un nouvel opus pour la série « Dix minutes » !

Dix minutes sur le vifJade est en vacances chez sa grand-mère. Elle décide d’y particper à un concours pour la télévision locale. Le but : réaliser un reportage. Jade choisit comme sujet le Street Art et arpente les rues à l’affût d’oeuvres murales intérressantes. Mais lorsqu’elle découvre sur le mur d’un entrepôt désaffecté la représentation au pochoir d’une fouine, elle comprend qu’on la surveille : c’est en effet le pseudo de journaliste qu’elle s’est choisie pour l’émission !!! Aidée de son nouvel ami Maho, elle est décidée à mener son reportage jusqu’au bout et à enquêter pour comprendre en quoi elle gêne… Mais sa détermination risque bien de la mettre en danger !

Un roman à suspens qui se lit très vite, aux multiples rebondissements et aux personnages attachants ! Tous les ingrédients pour une approche en douceur du genre du thriller pour jeunes lecteurs.

A découvrir dans la même série au CDI  : Dix minutes à perdre, Dix minutes trop tard  et Dix minutes de dingue

Une série dont les tomes peuvent se lire sans problème séparemment.

Et pour s’amuser un peu : https://www.powtoon.com/online-presentation/ep7gDfFoMr3/dix-minutes-sur-le-vif/?mode=movie

 

Matilda à l’heure d’été, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Matilda est une jeune fille très sage … presque trop ! Son père est policier et Matilda toujours au courant de tout avant tout le monde.

C’est ainsi que son père l’informe du vol de plusieurs objets de valeur lors de cambriolages  :  ils ont tous été retrouvés sauf une broche avec un cygne dessus, appartenant aux soeurs Arckenbruck.

Un jour, Matilda sent quelque chose dans sa poche et se pique avec. Elle le sort et découvre hébétée la broche volée ! Matilda compte bien comprendre comment la broche est arrivée là !

Commence alors une aventure époustouflante avec une jeune fille trop sage qui cache bien son jeu, trois vieilles dames et des promenades pour les chiens. durant laquelle vont s’enchaîner les catastrophes.

Une histoire assez effrayante et très agréable à lire que je recommande à tous ! Découvert à la médiathèque, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai demandé ce roman à l’histoire originale pour le CDI afin de partager avec d’autres élèves ce titre qui m’avait beaucoup plu.

Merci aux éditions La Joie de Lire de nous l’avoir offert !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène