Duel au sommet, de Michel Leydier

Au début de l’histoire, on apprend que Benjamin est le fils de l’inspecteur Lampion. Benjamin a vu une scène étrange qui n’est pas un accident mais peut-être un meurtre.
De jour en jour, des choses étranges arrivent alors Benjamin et son ami vont mener l’enquête. »

J’ai aimé cette histoire car elle nous montre qu’il ne faut pas se fier aux apparences.

Romane, 10 ans – CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

 

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

Le mystère du tableau volé, de Danielle Thiéry

Un visage d’ange

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Une histoire policière qui va nous mener dans les rues de Bordeaux, où Lucas et sa sœur Lily, vont faire un séjour-découverte avec leur classe. Sur place, les enfants ont pour mission de faire un reportage sur le quartier de leur choix. Alors que Lucas déambule aux abords de la place Saint-Michel, il est attiré par un tableau exposé dans la vitrine d’un magasin d’antiquités. L’oeuvre représente une scène religieuse avec beaucoup de personnages dont la vierge Marie qui porte dans ses bras un enfant. Mais son cœur se met à battre plus fort quand ses yeux se posent sur un jeune garçon, proche de la madone. Lucas est très troublé, à travers le portrait du jeune homme, il se voit, lui. C’est son visage, ses traits, ses cheveux ! Comment est-ce possible ? Le peintre s’est-il inspiré de son image pour réaliser cette toile ? C’est insensé ! Il faut qu’il montre la peinture à Lily, pour en avoir le cœur net. La seule façon de revenir à la boutique, c’est d’attendre le soir et de faire le mur. Lucas finit par convaincre sa sœur mais leur escapade sera un aller simple sans retour…

Le mystère du tableau volé est une histoire policière bien menée, une aventure à suspense qui plaira sans aucun doute à nos jeunes lecteurs. Bordeaux en toile de fond, une belle ville à découvrir. Les événements s’enchaînent à un bon rythme, les enfants qui se trouvent embarqués malgré eux, sont des enfants ordinaires, n’ayant pas l’intention d’être des super-héros. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un bon moment de lecture.

Quatre sœurs à cheval, de Sophie Rigal-Goulard

Le club des quatre

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C’est la panique chez la famille Juin. Stéphane, le papa, doit veiller à sa petite tribu, en l’absence de son épouse. Pas simple de s’occuper de quatre filles très remuantes, au caractère bien trempé. Il y a Lou, 17 ans, Lisa 9 ans, Luna 6 ans et Laure, 12 ans. Quinze jours à se débrouiller sans maman, avec un père pas franchement doué pour gérer les crises. Les filles se chamaillent beaucoup, la seule chose qui les apaise est leur passion commune pour l’équitation. Alors, quand leur père leur annonce qu’ils vont partir en vacances en Camargue, c’est l’euphorie ! Les filles sont surexcitées à l’idée de dormir dans un gîte et de pouvoir faire du cheval sur la plage. Et, cerise sur le gâteau, elles vont pouvoir enfin rejoindre leur maman dont le centre de formation est à proximité de leur lieu de villégiature. Arrivées sur place, une belle surprise les attend. Stéphane les a inscrites dans un centre équestre où elles pourront  profiter de belles balades à cheval. Les quatre sœurs prennent vite leurs marques, participent avec joie à toutes les activités du centre. Et quand elles apprennent que monter à cheval a des vertus thérapeutiques, que la compagnie des animaux permet de soigner des blessures émotionnelles, elles pensent tout de suite à leur amie Justine. Ses parents se séparent, Justine broie du noir, elle n’a pas le moral. Quelques jours de vacances lui feront le plus grand bien. Justine accepte l’invitation et très vite rejoint ses amies. En consultant un dépliant, Laure est fascinée par la photo d’un cheval majestueux, un magnifique étalon blanc, tacheté léopard, répondant au doux nom de Fioco. Elle se fait la promesse de l’approcher et de le monter. En attendant, elle se plaît à rêver aux futures promenades sur cette belle monture. Mais ses espérances vont être de courte durée. Le lendemain, elle remarque une vive agitation au centre. Lisa arrive en courant et annonce à Laure que Fioco a disparu. Ce n’est pas possible ! Les gendarmes commencent leur enquête mais les filles décident de pousser leurs investigations pour ramener coûte que coûte, au plus vite, l’animal. Leur mission va être périlleuse et doit rester secrète pour éviter toute fuite.

Quatre sœurs à cheval est avant tout une belle histoire humaine. Le lecteur plonge dans le monde de l’équitation qui nous fait découvrir la thérapie par le cheval. C’est en fait, un temps d’accompagnement pour des enfants, des adolescents ou des adultes en demande de soin, présentant des difficultés psychiques ou des pathologies physiques. Le cheval apprécie le contact, il est rassurant. La magie opère alors entre l’homme et l’animal.

On retrouve avec plaisir,  dans ce nouveau tome de la série, les soeurs 4L rencontrée dans le roman 4 soeurs en direct du collège. Une lecture toujours dynamique et qui se lit très facilement pour nos jeunes lecteurs  ! A découvrir si vous ne l’avez pas déjà fait !

Pas d’orchidées pour Miss Andréa, de Chrystine Brouillet.

Andréa et Arthur vont au jardin botanique pour observer les orchidées et suivre une conférence. Le lendemain Andréa et Arthur vont dans la serre du professeur et ils apprennent qu’il vient de se faire cambrioler. Andréa et Arthur vont mettre au point un plan pour retrouver le coupable.

Clara, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Résumé de l’éditeur :

« – Une orchidée ?
– ça peut valoir des milliers de dollars ! ai-je dit. Le Balafré veut se venger du professeur… et être le premier à créer une orchidée noire.

Une passionnante enquête menée tambour battant par Andréa-Maria et son ami Arthur. »

 

Et un clin d’oeil fait sans conteste aux adultes avec un titre rappelant le fameux  roman noir du célèbre auteur britannique James Hadley Chase : Pas d’orchidée pour Miss Blandish.

 

La fille du gangster, de Roger Judenne

Roger Judenne - La fille du gangster.Aujourd’hui, Pélagie va à l’école et comme tous les matins elle passe d’abord au garage de son père. De la cour de récréation, elle voit passer la police qui poursuit une voiture. Le lendemain, elle récupère ses rollers dans le coffre de la voiture de son père, elle y découvre un sac…

A la vue de ce sac, elle est effrayée, ça ne fait qu’un tour dans sa tête ! Elle pense avoir découvert le sac volé à la banque la veille.Son père serait-il un gangster ?

J’ai aimé cette histoire pleine de rebondissements, j’ai également apprécié cette mésaventure. Je conseille ce livre aux futurs détectives.

A partir de 9 ans

Judith, CM2 – une p’tite dévoreuse de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

La ligue des enfants (extra-) ordinaires, de Gitty Daneshvari

Des espions pas comme les autres

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Que dire de Shelley Brown et Jonathan Murray ? Pas grand chose à y réfléchir et c’est là tout le drame de leur vie. A l’école, ils sont moyens, les autres ne remarquent pas leur présence et même ceux qui les connaissent depuis la maternelle ne se souviennent pas de leur prénom ! Les deux adolescents ont une vie vraiment insignifiante. Ils sont banals, ils se fondent dans le décor. Jonathan s’en fait une raison mais pas Shelley qui fait tout pour se faire remarquer. Alors qui aurait pu imaginer, un jour, qu’on fasse appel à eux pour sauver le pays ? C’est sûrement une blague ! Non, pas du tout, Shelley et Jonathan vont intégrer la ligue des enfants ordinaires afin de déjouer un complot. Leur banalité voire leur transparence est parfaite pour infiltrer une société secrète et mener à bien leur mission.

Shelley et Jonathan sont les anti-héros par excellence. Pas de super-pouvoirs, un physique plus que commun, peu d’amis, une vie très plate. Rien de palpitant en soi, diriez-vous. Mais justement, Gitty Daneshvari n’a pas choisi par hasard des personnages plus qu’effacés. Cette petite histoire montre que des enfants ordinaires, qu’on ignore, à qui on ne prête aucun talent, peuvent arriver à faire des choses extra-ordinaires. Suffit-il d’être le premier de la classe pour réussir, d’avoir plein d’amis pour être reconnu et respecté ? Les personnages sont attachants et pour une fois, ils se trouvent sous le feu des projeteurs.

Les chapitres sont plein d’humour, entrecoupés par des citations d’enfants ordinaires :

Un homme d’une intelligence modérée a un jour dit que ce n’était pas grave d’être quelqu’un de moyen.

Jude de Williams, 9 ans Morgantown,Virginie Occidentale

j’ai inventé cette citation, pour me sentir mieux….

N’être doué pour rien, est le seul domaine dans lequel je sois doué.

Jim Schulty, 12 ans. Boulder, Colorado.

Tout est dit. Ces remarques font sourire mais dans le fond, ces enfants ordinaires souffrent de cette indifférence. La situation dans laquelle Shelley et Jonathan vont se trouver, va leur permettre d’avoir un autre regard sur leur propre personne et d’aborder leur existence différemment. Pour une fois, on leur fait confiance. L’auteur nous offre là un beau moment de lecture, avec des personnages plus loufoques les uns que les autres. Les premiers chapitres campent les personnages, il faut patienter jusqu’au chapitre 4 pour que le récit décolle. La personnalité de nos anti-héros est quelque peu caricaturale mais souligne parfaitement la difficulté de se faire une place quand la société impose la perfection, le « je suis le plus fort je vais réussir » . La quête perpétuelle de la perfection est le moteur du siècle et ne procure t-elle pas plus de stress ? Pas toujours facile d’être au top et de le rester surtout. Un enfant sage, qui travaille bien, jamais un mot plus haut que l’autre, toujours à l’heure, qui écoute, n’a pas forcément besoin qu’on l’aide. Sera-t-il plus heureux qu’un enfant turbulent, qu’on gronde, qu’on pousse à étudier, sur lequel on s’acharne ? Pas sûr, on n’est pas mieux aimé parce qu’on est brillant. Ceci n’engage que moi. Etre imparfait, laisse la possibilité d ‘évoluer, on apprend beaucoup de choses de nos erreurs. Alors vive la ligue des enfants ordinaires !

La balafre, de Jean-Claude Mourlevat

Apparitions…

Résultat de recherche d'images pour "la balafre"Olivier doit quitter son quotidien pour 10 mois suite à une mutation de son père. La petite famille se retrouve dans un hameau perdu. Un soir, alors qu’il se promène seul dans la rue, un chien se jette avec une rare violence sur la grille intérieure d’une maison abandonnée, en aboyant. Olivier, tremblant,  court se réfugier chez lui. Mais à la maison, aucun de ses parents n’a rien vu, ni entendu… Comment cela est-il possible ? Pour en avoir le coeur net, il décide de rester un week-end seul à la maison, alors que ses parents sont en déplacement… De retour d’une promenade à vélo, le chien réapparaît devant lui, bientôt accompagné d’une fillette de 4 ans… Ceux-ci se volatilisent sous ses yeux. Toutes ces images le hantent, il ne comprend pas ce qui lui arrive, ses résultats scolaires chutent, son moral bascule… Il ne ressortira pas indemne de toute cette histoire, et sera marqué à vie, littéralement, une balafre traversant son visage, témoin de ces événements.

Comme d’habitude, Jean-Claude Mourlevat nous dresse là, avec son merveilleux talent de conteur, une histoire prenante, à la chute inattendue, à la lisière du fantastique, du roman historique et policier. Même si la couverture a un peu vieilli, le texte, lui, n’a pas pris une ride, c’est là qu’on sait quand on a affaire à un grand écrivain ! L’intrigue ne nous lâche pas, les visions et les questionnements du jeune garçon, l’introduction qui nous dévoile déjà le drame qui préfigure, symbolisé par la cicatrice, font que ce court roman, très accessible et très bien construit, nous hante nous-même longtemps. Un roman où le fantastique se mêle à l’Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance, de la collaboration, des délations, des Juifs, des déportations. Un roman à lire sans hésitation, proposé dès 10 ans, mais que je suggèrerai plutôt à partir de 12 ans. Et surtout, ensuite, découvrez tous les autres livres que le CDI possède du même auteur : La rivière à l’envers (1. Tomek – 2. Hannah), Le combat d’hiver, L’enfant océan, Le Chagrin du roi mort