Je suis un verdadero argentino ! de Laurence Schaack

A l’issue d’un repas de famille, les parents de Saul lui réservent une surprise : accepterait-il de partir avec son père à 10 000 kms de Paris pendant les vacances de la Toussaint ? Et comment ! Encore plus pour prendre la direction de Buenos Aires, capitale du football.

Dès le décollage, l’adolescent pressentira que leur sport favori – à son père et à lui- ne sera pas le seul motif de ce voyage argentin, pendant que Saul dévore le guide touristique pour ne rien rater de la ville, son père, soucieux et pensif, lit et relit un morceau de papier vieilli, une lettre qui n’aura de cesse de l’intriguer au point que Saul se l’appropriera dans le dos de son père. La découverte de son contenu incompréhensible pour lui  n’en sera que plus étonnant, énigmatique voire inquiétant… Au fur et à mesure de rencontres susceptibles de lui venir en aide, Saul apprendra que la lettre jaunie renferme un lourd secret de famille dans un contexte historique aux lourdes conséquences sur de nombreuses décennies.

Avant le soulagement, l’apaisement et la légèreté de la fin, Saul connaîtra bon nombre de doutes, de craintes, de questionnements, d’angoisses.

Un roman bilingue intéressant à découvrir d’un point de vue linguistique et historique.

 

Ernest et Sherlock- l’incroyable vol du violon Lady Blunt – de Céline Le Gallo

Effroyable émoi au théâtre

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Nous retrouvons nos deux jeunes héros, Ernest et son fidèle compagnon à quatre pattes, Sherlock, dans une nouvelle enquête qui va les plonger au cœur du vol d’un célèbre instrument de musique, le Lady Blunt, un violon dérobé à son illustre propriétaire, Shaun Kendall. Le commissaire Latruffe va devoir encore faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour trouver la trace du voleur. Mais c’est sans compter sur la perspicacité et l’efficacité d’Ernest et Sherlock qui, encore une fois, vont apporter une aide précieuse au commissaire, qui ne sait plus où donner de la tête !

Des personnages que nous retrouvons avec plaisir. Une enquête pétillante qui tiendra en haleine nos jeunes lecteurs .

Le violon Lady Blunt existe vraiment. L’auteur a inséré une petite note à son sujet en fin de récit.

La cuisine tourne au vinaigre de Florence Jenner Metz

La vengeance est un plat qui se mange froid

 

Ce qui pour Quentin, un jeune garçon devant participer à un concours de cuisine avec son école, devait ressembler à un stage ennuyeux à mourir, interminable, lassant va au contraire se transformer en une véritable aventure mystérieuse, risquée voire dangereuse et haletante.

Fréquentant les cuisines des Saveurs du Palais, Quentin va très vite observer des faits anormaux qu’il tentera d’éclaircir aidé de sa fidèle collaboratrice, Clémence. La réussite de leur enquête passera par le vol et la consultation d’un livre magique, l’analyse d’une poudre mystérieuse et suspecte et la visite d’un endroit inattendu et déterminant….

Malgré les fausses routes empruntées, les deux détectives garderont intacte leur détermination afin que tout rentre dans l’ordre et que chacun reprenne sa place au sein du grand restaurant.

Carnaval à Bruxelles, de Pascale Fonteneau

De drôles de vacances se profilent à Bruxelles….. Théo se voit contraint et forcé d’accueillir et de s’occuper de Lucas, un cousin français qu’il connait à peine. Au final, cela ne posera pas beaucoup de problèmes puisqu’il sera très vite intégré à son groupe d’amis dont l’un des membres, Hilke, a une énigme à résoudre…: une connaissance, un guitariste du métro et son chien ont disparu.

La Dream Team au complet sera prête à prendre presque tous les risques pour éclaircir le mystère de cette disparition et bien d’autres qui, au fur et à mesure de leurs initiatives, verront le jour. De plans en projets, de rebondissements en trouvailles, de stratégies en mensonges, la catastrophe sera évitée de justesse et la résolution de l’énigme initiale ne manquera pas de surprendre.

Une lecture rapide et facile avec un style qui maintient le suspens et l’envie de connaitre le dénouement.

L’affaire Caïus, de Henry Winterfeld

Accusé à tort…

Eléa est élève de 6ème et passionnée par l’Antiquité. C’est avec un grand plaisir qu’elle m’a confié ses impressions sur L’affaire Caïus.

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Eléa, peux-tu en quelques mots nous résumer cette histoire ?

«Eh bien, nous sommes à l’époque de la Rome Antique, et au début du roman, nous sommes dans une salle de classe, réservée à l’élite. Caïus est interrogé par son professeur, mais tous les élèves autour de lui ricanent. Le professeur surprend alors une inscription qui pend au mur : «Caïus est un âne». C’est Rufus qui l’a écrit donc il est sanctionné. On lui demande de quitter la classe avec toutes ses affaires. Mais le lendemain, ni Rufus, ni Caïus, ni le maître ne se rendent à l’école. Mais que ne fut pas la surprise des élèves de découvrir la salle sens dessus-dessous, leur professeur ligoté et enfermé dans une armoire. Mais plus grave, en fin de journée, ils remarquent une inscription sur le mur du temple de Minerve : «Caïus est un âne».

A cette époque, inutile de dire que taguer un temple entraînait de grosses sanctions, comme des mains coupées par exemple ! Et c’est encore Rufus qui est accusé, forcément. Celui-ci nie tout en bloc et les élèves décident alors de mener leur propre enquête.

Qu’as-tu trouvé de si passionnant dans cette histoire ?

En fait, le lecteur mène son enquête en même temps que les élèves, comme dans un jeu de piste. On pense avoir trouvé l’auteur des faits et au même moment un élément vient tout remettre en question.

Comment pourrais-tu qualifier ce roman ?

C’est à la fois un roman historique et policier. Historique, car on apprend beaucoup de choses sur le mode de vie de cette époque. Policier, car il entraîne nos héros dans une quête de la vérité bien rythmée.

Est-ce-que le fait de choisir des enfants pour incarner les héros rend le roman plus accessible, plus captivant ?

Personnellement, je trouve qu’on peut s’identifier à eux donc on y trouve plus d’intérêt.

Je te remercie Eléa pour ce bon moment et j’invite donc tous nos jeunes lecteurs à participer à cette enquête hors du temps. Si vous aimez les histoires d’entraide, d’amitié et de suspens, je vous conseille de suivre le choix d’Eléa. Bonne lecture !

Broussaille, tome 2. Les sculpteurs de lumière, de Franck et Bom

Le trésor du lac…

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L’histoire commence au XVIIIème siècle, le peuple se révolte contre les privilèges. Les nantis sont massacrés et certains d’entre eux décident dans un dernier élan de sauver leurs richesses. Un trésor, appelé le treizième cristal sera caché au fond d’un lac. Petite transition jusque chez Broussaille qui se rend quelques jours chez son oncle René, histoire de se reposer avant de passer ses derniers examens. Deux ans qu’ils ne sont pas vus. Broussaille a bien l’intention de se reposer quelques jours, bercé par le silence d’une campagne verdoyante et accueillante. Le second jour, le jeune homme part en balade et découvre de merveilleux paysages. Son chemin croise celui de deux hommes, des fervents défenseurs de la nature, des écolos qui se dirigent vers une usine de recyclage implantée non loin de là. Broussaille les accompagne et arrivé sur place découvre un bâtiment fabuleux, qui se veut à la pointe de la modernité tout en respectant l’environnement. Elle garantit surtout du travail pour de nombreuses personnes. La présence de cette usine tracasse néanmoins son oncle qui ne voit là qu’une offense à la nature. Le troisième jour, alors que Broussaille parcourt les chemins, il rencontre le jeune voisin de René qui lui demande de le suivre jusqu’à un lac. Et là, un spectacle de lumière commence, une silhouette se dessine à travers les éclats, laissant Broussaille perplexe, à demi apeuré. Quelque chose d’étrange se passe, serait-ce en lien avec les événements passés ?

Il y a toujours de la magie avec ce tome 2 et le lecteur ne s’en lasse pas.

 

Dix minutes à perdre, de Jean-Christophe Tixier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dix minutes à perdreTim, un jeune garçon de  13 ans, se retrouve seul pour deux jours dans sa nouvelle maison isolée dans la campagne. Pour passer le temps, il décide d’améliorer sa chambre  et commence à enlever le papier peint. « Si tu as dix minutes à perdre, détapisse les murs de ta chambre », avait dit son père avant de partir.

C’est alors le début d’ une grande chasse aux lingots, grâce à des indications que Tim découvre sous le papier peint. Une aventure contre la montre et pleine de rebondissements attend alors les deux enfants, Léa (sa voisine) et Tim.

Arriveront-ils à retrouver les lingots d’or !

Une histoire pleine de suspenses et de danger !

A partir du CM2 . Certains passages ne sont pas à lire le soir pour les esprits fragiles car ça fait un peu peur !

J’ai adoré cette histoire que j’ai dévoré en une soirée ! La suite de la série est tout aussi bien, « Dix minutes trop tard» que j’ai également dévorée en une soirée.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène