Angels can fly, 1. Le chant des murmures, d’Anaïs Montreau et Sandra Szaja

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

A des centaines d’années de nous. Dans un nouveau monde où le gouvernement cache des choses, il est difficile d’évoluer sans se sentir observé ! Dans un monde où règne l’intelligence artificielle et les robots, survivent trois jeunes filles :

Zoé est une jeune fille sans histoire, appréciée par le directeur de son école car très travailleuse. Elle vit tranquillement sa vie de citoyenne.  Elle est bonne élève et vit dans un quartier chic où les robots sont partout.

Sa meilleur amie, Leïla est  moins travailleuse et plus rebelle. Elle est moins riche que Zoé et ne possède pas de robot.

Héloa, qui vient de s’installer avec son frère Thiago et leur mère dans cette grande ville  qu’ils ne connaissent pas. Leur but en s’installant ici : reprendre leur vie du début, dans l’espoir de ne pas éveiller les soupsçns sur leur identité.

Lorsque Héloa entre dans l’école de Zoé et Leïla,  tout de suite, elle et Leïla sympatisent. Zoé est plus distante et sur ses gardes car on ne sait rien de cette fille qui dessine alors que cette pratique a disparu ! Que cache t-elle ??                                                                                                                                                                                                                                                                                         

Une histoire de science-fiction dans un monde éloigné du nôtre, et pourtant si proche, en particulier dans les émotions et dans certains sujets de société abordés.

J’ai bien aimé ce livre même si j’ai mis un peu de temps à entrer dedans, car au début, je  trouvais que la construction du récit était un peu brouillon et que le groupe de rebelles qui s’oppose au gouvernement n’était pas assez mis en avant. Le duo de personnages, l’une bonne élève et l’autre un peu rebelle manquait un peu d’originalité même si cette une recette qui marche bien.

Je le conseille tout de même car il apporte une vision intéressante du monde, du gouvernement, de l’engagement, du pouvoir. J’ai trouvé également que le titre était très beau et qu’il donnait très envie de le lire, de même que la couverture lumineuse et très réussie. Un livre de dystopie intéressant qui aborde les thèmes classiques du genre. 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

En exergue, une citation de Albert Einstein qui fait réfléchir  :

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

Les enquêtes de Ninon et Paul : racket à la Tour Eiffel, de Chantal Cahour

La Tour infernale

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Ninon et son frère Paul sont en vacances chez leurs grands-parents. Papy et mamie décident de les emmener à Paris voir la Tour Eiffel. Quelle aventure, ça va être fantastique ! Les enfants sont très excités. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Après un petit incident et sans trop savoir comment, Ninon et Paul vont se retrouver dans le passé, en 1889….date de la construction de la Tour. Ils vont rencontrer Gustave, un enfant qui va les entraîner dans une drôle de mésaventure. Pourquoi un tel bond en arrière ? Comment vont-ils faire pour revenir au XXIème siècle?

Les livres de la série Ninon et Paul s’adressent à des enfants de 8 à 11 ans et plus. Les intrigues sont donc simples, adaptées à de jeunes lecteurs et permettent à chaque fois de découvrir un monument du passé. Cette fois-ci, nos jeunes lecteurs vont pouvoir découvrir l’histoire de la Tour Eiffel,  mais aussi toute une époque et un mode de vie révolus. Le livre se termine par un petit quiz et une recette de cuisine de l’époque … 

Et pour découvrir d’autres titres de la série sur notre blog, c’est ici 

Les enquêtes de Ninon et Paul – Des voleurs à Versailles, de Chantal Cahour

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Des voleurs à VersaillesNinon, 11 ans, et Paul, 10 ans, sont frère et sœur. C’est Ninon qui raconte cette histoire qui se passe à notre époque et en 1676.
Ninon et Paul vont rendre visite à leurs grands-parents qui viennent de déménager à Meudon, en banlieue parisienne.
Leurs grands-parents décident de leur faire visiter le château de Versailles. Ils partent donc, en visite guidée, à la découverte de ce célèbre monument.
Dans la galerie des glaces, Paul trébuche à cause de ses lacets défaits et entraîne sa soeur dans sa chute : tous les deux se cognent la tête contre le pied d’un guéridon et perdent connaissance…
Lorsqu’ils reviennent à eux, ils se rendent compte très vite qu’ils sont en 1676 ! Dans leur voyage dans le temps, ils rencontrent deux enfants du même âge qu’eux et c’est le début d’une aventure extraordinaire.

J’ai bien aimé le côté fantastique qui nous emmène dans une autre époque et nous apprend des choses sur la vie au château de Versailles.
Le romans est court et donc très vite lu. On s’attache vite aux personnages et on ne s’ennuie jamais car il y a de l’aventure.

a la fin du livre, il y a un petit quizz pour tester ses connaissances sur Louis XIV et sa cour et le château de Versailles (avec les réponses très détaillées) mais aussi la recette traditionnelle de l’époque à la poudre d’amande : le massepain des belles dames de Versailles.

A lire dès le CM1

Cloé, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le livre des origines, 3. Le dernier grimoire, de John Stephens

Le grimoire des ombres

Notre petite Emma a été enlevée par l’Effroyable Magnus qui compte bien sur elle pour récupérer, enfin, le troisième des Livres des Origines : le grimoire des ombres. Selon la prophétie seuls Kate, Michaël et Emma peuvent réunir ces ouvrages de magie afin de rétablir l’équilibre du monde. Mais cela ne sera-t-il pas au péril de leur propre vie ? Dans ce troisième volet des Livres des origines, Emma est au centre de l’aventure. Elle va devoir pénétrer dans le royaume des morts, un lieu très noir, très violent, qui va la bouleverser et la mettre en grand danger. Elle va y rencontrer des proches… Or, à part elle et les morts, personne ne peut pénétrer ce lieu maléfique, que font-ils là ? Une écriture  toujours aussi maîtrisée pour un ultime tome qui nous apporte enfin les révélations tant attendues. Nos trois adolescents vont-ils survivre malgré la prophétie ? Vont-ils retrouver, enfin, leurs parents ? Le monde va-t-il passer aux mains de l’Effroyable Magnus ? Et l’amour de Kate et  de Rafe va-t-il pouvoir s’épanouir malgré les difficultés rencontrées ? Un tome plein d’émotions malgré peut-être quelques petites longueurs par rapport aux deux premiers… En tout cas, à lire pour connaître la fin de cette trilogie éblouissante !

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Gaël et Dana : le poignard du sacrifice, de Isabelle Meyer

Une vie entre les mains…

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Nous retrouvons Gaël et Dana enfin de retour au XXIème siècle. Petit rappel. Le père de Dana est conservateur dans un musée. La jeune fille et son ami Gaël aime flâner dans ce lieu chargé d’histoire. Mais il y a un inconvénient. Chaque fois que Dana touche un objet, elle est prise d’un malaise et la voilà de nouveau projetée dans une période historique très éloignée de la nôtre, emmenant Gaël avec elle. Depuis, elle est très réticente à se promener dans le musée, de peur que le phénomène ne se reproduise. Lors d’un week-end chez la tante de Gaël, les deux amis font une balade qui les conduit dans une grotte. Dana reste méfiante face à l’enthousiasme de Gaël. Elle se laisse convaincre et commence à arpenter les antres du gouffre. Alors qu’elle s’approche d’un petit ruisseau, elle est attirée par des cailloux scintillants. Elle en saisit un et aussitôt elle est prise de maux de tête, elle ne se sent pas bien et puis plus rien… Alors que Dana reprend ses esprits, elle se rend compte qu’elle a changé de lieu et qu’elle brandit un poignard de pierre. Une foule hurle, Gaël est devant elle, les mains liées. Que se passe-t-il ? Les gens lui ordonnent de tuer l’étranger. Dana est entrée dans le corps de Dahina, une jeune fille dont le compagnon a été tué. Gaël est l’homme qui doit mourir, il est l’assassin. C’est un vrai cauchemar, les voilà en l’an 5300 avant J-C, au temps de la préhistoire. La situation est critique car Dana doit sacrifier son ami.

On retrouve ici la même trame que dans le premier tome Gaël et Dana et le vase aux trois serpents. La mission est encore délicate pour les adolescents qui ne doivent pas modifier le cours de l’histoire pour s’en sortir. Dana peut toujours compter sur l’incollable Gaël pour trouver une solution. L’auteur nous enseigne toujours autant de choses de manière simple et très intéressante. Un bon moyen d’apprendre en s’amusant !

Et l’avis de Chloé, 4ème -13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène :

« Une suite palpitante, pleine de péripéties et de suspense avec une façon très originale de faire parler les personnages. J’ai hâte de lire le tome 3. »

 

La trilogie des gemmes, 2. Bleu saphir, de Kristin Gier

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La trilogie des gemmes, 2. Bleu saphir, de Kerstin Gier

Rouge Rubis - Rouge Rubis, T2Gwendolyn ne fait pas confiance aux membres du Cercle. Etre une Veilleuse du temps ne lui plaît pas vraiment, c’est même un fardeau pour elle. Mais bientôt, Gwendolyn, aidée de Leslie, sa meilleure amie, va rallier le beau Gidéon DeVilliers à sa cause, découvrir des secrets longtemps enfouis et rencontrer lors d’un voyage dans le temps, son grand-père. Pourra-t-elle avoir uen relation avec Gidéon ? Les secrets ne seront-ils pas de trop ? Le Cercle arrêtera-t-il efnin ses sombres manigances ?

J’ai beaucoup aimé ce deuxième tome – tout comme le premier, d’ailleurs !- Nous sommes attachés au personnage de Gwendolyn qui, malgré ses aventures extra-ordianires, nous ressemble, nous adolescents. Ce livre se lit très vite tant on veut savoir si l’histoire d’amour entre nos deux héros va se concrétiser et s’ils vont s’en sortir. Du suspens, des secrets, de nombreux rebondissements nous tiennent en haleine jusqu’à la fin de ce deuxième tome de la trilogie. Un livre vraiment génial que je conseille à tout le monde, malgré son grand nombre de pages. Et pour les plus petits lecteurs, sachez qu’une adaptation cinématographique a été réalisé en 2014 par Felix Fuchssteiner et Katharina Schöde; Si vous l’avez vu, n’hésitez pas à nous poster un commentaire pour nous dire si le film est bien et fidèle au livre !

Johanne, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

 

14-14, de Silène Edgar et Paul Beorn

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14-14, de Silène Edgar et Paul Beorn

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Hadrien et Adrien ont 13 ans et sont meilleurs amis. Ils s’écrivent souvent par lettres surtout quand ils ont des problèmes. Dans les lettres d’Adrien, Hadrien ne comprend pas toujours les mots de son ami. Un jour, Adrien décide de rendre visite à son ami mais il se rend compte qu’il y a des choses louches : la ville d’Hadrien n’existe pas, les timbres semblent dater d’une autre époque … Mais c’est normal ! Ils ne vivent pas à la même époque ! Hadrien vit en 1914 alors que Adrien, lui, vit un siècle plus tard, en 2014 !!! Malgré les années qui les séparent, ils s’écrivent et s’envoient des lettres grâce à une boîte aux lettres magique. Mais une chose est sur le point de les séparer, La Guerre. Adrien décide alors de prévenir Hadrien pour ne pas le laisser en danger…

Avis : Un roman qui se lit vite, qu’on comprend facilement et quand on le commence, on a du mal à en sortir ! En effet, l’action et les nombreux rebondissements tiennent en haleine le lecteur. Malgré le contexte de la guerre qui n’est pas si central, on a plaisir à suivre les personnages et c’est malgré tout une histoire qui n’est pas si triste. et on peut voir la différence entre chacune des époques évoquées, le mode de vie.

Alicia, 4ème – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et la chronique de mumu58

Un siècle chargé d’histoire

Deux siècles qui s’opposent, deux vies qui se croisent à cent ans d’intervalle : Adrien, jeune écolier en 2014 et Hadrien, un enfant paysan en 1914, qui va connaître les horreurs d’une guerre imminente. Une boîte aux lettres, surgie de nulle part, va être le témoin d’une correspondance étroite entre les deux jeunes.

Dans un premier temps, Adrien et Hadrien s’échangent leurs bons vœux pensant s’adresser à un cousin éloigné. Mais petit à petit, ils prennent conscience que chacun fait un voyage dans le temps. Mais peu importe, ils vont tisser des liens d’amitié malgré qu’ils ne fassent pas partie du même monde, de la même époque. Et pourtant, ils ne sont éloignés que de vingt kilomètres…..L’aventure commence, déstabilisante et inimaginable.

Hadrien, fils de paysan, rêve de continuer ses études mais son père s’y oppose car il a besoin de lui à la ferme. La misère, la maladie partagent son quotidien.

 Dans la bassine d’eau très froide, le garçon fait une toilette de chat avec un peu de savon noir. Il a entendu dire que dans les maisons des riches de la ville, l’eau arrivait toute seule dans les tuyaux, c’est peut-être le cas chez Adrien ? En tout cas, ici, à Corbeny, il faut la tirer du puits.

Adrien vit dans le confort, déteste l’école. Mais pourtant ils ont tous les deux les mêmes interrogations et progressivement l’un deviendra le soutien de l’autre. Les lettres leur apportent réconfort et conseils. Les deux adolescents se comprennent. Ils ont des relations tendues avec leurs parents et ont les mêmes préoccupations. Tout va s’accélérer quand Adrien et Hadrien vont déceler des choses bizarres dans leurs courriers. Notamment l’aspect du timbre sur les enveloppes, le fait qu’ils n’emploient pas le même vocabulaire, le même style d’écriture ou tout simplement qu’Hadrien ne connaisse pas le téléphone, internet ou qu’il n’ait jamais entendu parler de la sécurité sociale. Adrien prend conscience alors qu’il a un siècle d’avance et qu’il peut prévenir son ami que la guerre va bientôt faire rage. Il se documente et s’aperçoit que le village de celui-ci a été la cible de combats atroces. Une course contre la montre va commencer pour sauver Hadrien et les siens.

La tête lui tourne , il s’adosse au mur de la maison. Il ne comprend toujours pas comment il a pu écrire à un garçon qui vit cent ans dans le passé. Il n’a pas d’explication pour cela. Mais maintenant, il a une certitude : Hadrien est en danger de mort.

14-14 est un roman poignant, plein de magie et d’originalité. Ce n’est pas une histoire sur la guerre mais sur la vie d’avant guerre. Le titre est en cela un peu trompeur. La guerre reste en toile de fond.

14-14 explique de belle manière comment était le quotidien d’une famille au siècle dernier, aux portes de la première guerre mondiale et nous dépeint la société actuelle. D’un côté, des conditions de vie difficiles où tout le monde était lié à la terre, où il était hors de question de laisser les fils faire des études. Ils étaient plus utiles pour travailler dans les fermes. D’un autre côté, un adolescent en manque de repères, peu motivé par les études, des parents divorcés. Les inquiétudes sont les mêmes : l’amitié, l’amour, la famille, l’école… Un parallèle futur-passé bien mené, à travers le regard d’adolescents, qui tient le lecteur jusqu’à la fin. Le thème de l’éducation est très présent. On perçoit qu’en 1914 la réussite scolaire est une réelle chance de s’en sortir, de devenir quelqu’un. Le maître est une personne écoutée et respectée. De nos jours, certains écoliers ne prennent pas toujours conscience de l’importance d’étudier qu’ils considèrent plutôt comme une corvée …

La première guerre mondiale est présentée comme un événement lointain pour Adrien alors que pour Hadrien elle est proche. Des reproductions de documents ou de photos d’époque viennent merveilleusement illustrer un texte clair et précis. Deux jeunes gens attachants : Hadrien, dans sa lutte pour accéder à une classe sociale meilleure et qui pour y arriver , doit combattre l’ autorité d’un père hermétique. Et Adrien qui manque de confiance en lui entre un père absent suite au divorce et une mère protectrice. Une belle histoire d’amitié à travers le temps qui ne peut laisser le lecteur indifférent et qui peut servir de support pour une étude de l’histoire dans les établissements scolaires.

 

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