Les contes du miroir, de Yak Rivais

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Des contes tout chamboulés

Des sorcières se sont glissées entre les pages, les contes se sont alors déformés devant un miroir d’énigmes, de jeux de mots en tout genre. Les contes du miroir est une réécriture de contes classiques, un jeu d’écriture bluffant. Jugez par vous même : Cendrillon est raconté en commençant par la fin, dans le Paysan et le diablotin, le troisième mot contient le nombre de syllabes contenues en additionnant les syllabes du premier et du second mot et ainsi de suite, La cigale et la fourmi est en verlan, dans La petite poule rousse tous les passés simples sont faux, Le chat botté est raconté en rébus et dans Le moulin magique, les débuts de ligne vont de A à Z alors que la fin va de Z à A. Incroyable non?

A chaque début de récit, le lecteur, qui sait à quoi s’en tenir grâce à une note de l’auteur, part à l’aventure. Il devient alors un explorateur des mots, le conte devient alors une carte aux trésors. Que l’aventure commence, pleine d’humour et de fantaisie ! Avec Yak Rivais aux commandes, le voyage n’en est que plus magique.

Ce livre met la langue française sens dessus dessous et peut vraiment servir de support pour des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Par contre, je pense que pour les plus jeunes, la lecture de certains contes nécessitera un accompagnement à la compréhension.

Mauve, de Marie Desplechin

Après Verte et Pome, découvrez le troisième volet de cette série, où l’on vit le quotidien de sorcières, qui tentent de passer inaperçues dans un monde humain.

Dans la famille de Verte, on est sorcières de mère en fille !

Ray, le grand-père de Verte est inquiet : Verte, tout comme sa copine Pome, ne semblent pas dans leur état normal depuis quelques temps… Elles claquent les portes, s’enferment dans leur chambre, sont agressives ! Et au collège ! N’en parlons même pas ! Elles sont accusées de semer la zizanie autour d’elles … Serait-ce une crise d’adolescence ? Est-ce si simple, cela ne leur ressemble tellement pas… Tout le monde est inquiet et Anastabote, sa grand-mère sorcière, bien plus encore que ces hommes qui ne connaissent rien de leur monde et de leurs secrets les plus noirs… Car de nouveaux venus sont arrivés dans le quartier, dans la résidence même de Verte et de Pome… et la fille, Mauve, est inscrite au collège ! Harcelée, Pome n’arrive pas à se défendre et c’est elle l’accusée… Comment fait Mauve ? Est-elle capable de manipuler l’esprit de ses camarades ?

Et quand le Mal débarquait, c’était d’abord à nous qu’il s’en prenait. Nous étions les premières à payer la note. Nous, les sorcières.

Et elles vont devoir s’unir, dans le plus des secrets pour essayer de contrer les forces maléfiques … et ce ne sera pas une mince affaire !

A travers un roman fantastique pour la jeunesse, mettant en scène des sorcières, l’auteur arrive à distiller quelques thèmes universels comme la tolérance et le droit à la différence, le pouvoir des foules et le danger de la manipulation, le harcèlement scolaire, mais aussi l’amour et l’amitié, la famille recomposée ou monoparentale. Bref, c’est plus riche qu’on ne pourrait le penser au premier abord, et les personnages, attachants et très variés ne gâchent pas le plaisir !

La construction est la même que pour les précédents tomes : chaque personnage prend la parole le temps d’un chapitre pour raconter les événements de son point de vue. La fin d’un récit devient le début de l’autre avec quelques pages de transition bien ficelée. A prendre en compte pour la lecture des plus jeunes qui peuvent être déboussolés par cette construction s’ils ne la comprennent pas au départ.

Un immense merci aux éditions de l’Ecole des Loisirs, qui a accepté, très spontanément et amicalement de compléter notre trilogie avec ce dernier tome de la série, tant attendu par une petite fan, lectrice de 6ème !

La grande peur d’Halloween, de Alain Surget

Un sort ou un bonbon ?

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Un groupe de jeunes amis décident de faire la tournée des maisons afin de récolter le plus grand nombre de bonbons. C’est parti pour la valse des sorcières, des vampires et autres créatures monstrueuses ! Ils décident de se rendre vers la demeure d’une gentille vieille dame, madame Girole,  qu’ils ont croisée à la boulangerie du village, le matin même. Elle a sûrement acheté des friandises ! Confiants, ils se hâtent. Mais dès leur arrivée, l’angoisse les gagne et une citrouille juchée sur la boîte aux lettres attire leur attention. Elle ressemble à une tête de mort. Mais que tout est lugubre  dans la propriété de madame Girole ! Seraient-ils en fait chez une sorcière ? Tout y est tellement inquiétant ! Les enfants s’enfuient sans demander leur reste. Sauf qu’ils décident de voler la citrouille si  effrayante, à défaut d’avoir eu des bonbons. Ont-ils bien fait, car il semblerait que depuis, tout ne tourne plus si rond que ça….

Une gentille histoire qui plaira aux très jeunes lecteurs. Un dossier très bien fait clôture le livre. On y apprend l’origine de cette tradition et comment confectionner quelques recettes d’Halloween.

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Le donjon de Naheulbeuk, tome 2, John LANG et Marion POINSOT

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le donjon de Naheulbeuk, tome 2, de John LANG et Marion POINSOT

Nos six aventuriers préférés sont toujours dans le donjon à la recherche de la statuette de Gladeulfeurha cachée par le magicien Zangdar. L’elfe, le nain, la sorcière, le barbare, l’ogre et le voleur n’en sont qu’à leur tout premier niveau et il est temps pour eux de passer à un niveau supérieur. Mais, attention, le donjon recèle de pleins de dangers mortels et notre équipe devra y faire face vaillamment.
Dans ce deuxième tome, l’humour est beaucoup plus présent que lors du premier. Les images sont très bien dessinées et permettent de s’immerger dans cet univers particulier. Lors de leur quête, nos aventuriers rencontreront un barde qui les accompagnera dans leurs recherches pour trouver la statuette. Les tensions entre l’elfe et le nain sont palpables et laissent une ambiance électrique de même lorsque la sorcière lit dans son livre les réponses, puis, fait mine de connaître La vérité… mais ses compagnons de route ne sont pas dupe et le lui font bien savoir !

Guillaume Gourtay – 3°, 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

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Le secret du quai 13, de Eva Ibbotson

Disparition d’un prince…

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Londres, la gare de King’s Cross,  quai numéro 13… Dans la salle d’attente se trouve une porte secrète qui donne accès à un tunnel qui mène à une île fantastique, le pays des brumes soudaines où vivent fées, lutins, sorcières. Une vie parallèle à celle des humains, une vie qui peut changer tous les neuf ans, pendant neuf jours …. En effet, le tunnel s’ouvre et laisse entrer ces créatures fantastiques qui peuvent visiter Londres, s’y installer. Mais il faut être vigilant et revenir dans les délais, passés ces neuf jours c’est trop tard !

Cette île est gouvernée par un roi et une reine qui ont un bébé. Alors qu’il n’a que trois mois, ses trois nounous décident de l’emmener à la découverte du monde « réel » et de profiter de l’ouverture du tunnel pour partir à l’aventure. Mais le séjour tourne mal car le prince disparaît. Il est kidnappé par une riche et détestable femme en manque d’enfants. Le tunnel se referme pendant neuf ans… Le pays des Brumes Soudaines est inconsolable. Les parents accablés de chagrin, décident de préparer une opération sauvetage pour la prochaine ouverture du tunnel et nommer une équipe de sauveteurs dont la mission sera de ramener le prince dans son royaume.

Plein de fantaisie et d’humour pour un merveilleux conte. Eva Ibbotson a su créer un univers plein de magie et de légèreté dans lequel on se laisse doucement emporter. De gentils monstres, une adorable sorcière dont le caractère bien trempé la rend particulièrement attachante, voilà tous les éléments d’un bon moment de lecture. Un roman magique qui lie réel et fantastique.

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Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière…

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Cet ouvrage contient : La sorcière de la rue Mouffetard, le géant aux chaussettes rouges, La paire de chaussures, Scoubidou la poupée qui sait tout, Histoire de Lustucru, La fée du robinet, la sorcière du placard aux balais.

Ces contes traversent les âges. Devenus un classique de la littérature jeunesse, on ne se lasse pas de les lire, lorsque l’on est petit, et de les relire à nos enfants, lorsque l’on est adulte. La rue parisienne Mouffetard, résonne à chaque visite des cris de Bachir et Nadja et l’on ne peut s’empêcher de chercher des yeux l’épicerie de Papa Saïd. La fin de cette histoire est d’ailleurs « gore » à souhait et ne manque jamais de surprendre ! L’histoire attendrissante de la paire de chaussures ne manque pas non plus d’émouvoir et La sorcière du placard aux balais qui ne sort que si l’on chante : « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière », fait toujours autant rire. L’histoire de Lustucru, en revanche, est à destination des plus âgés, car il fait référence à de nombreux faits historiques : l’Empire romain, César, la Gaule, Clovis, Louis XVI, etc.

Drôle et original.

 

Gare à la sorcière…

La plus affreuse des sorcières, de Nicolas de Hirsching

Afficher l'image d'origineSix petits récits mettant en scène des sorcières pas très sympathiques… mais vont-elles gagner contre les gentils ? Rien n’est moins sûr ! Un titre idéal si vous cherchez des références de récits faciles à lire sur les sorcières. Les élèves aiment bien, en général. Court et drôle. Mes deux récits préférés : La plus affreuse des sorcières, qui ouvre le recueil, avec sa référence à Ronsard : »Mignonne, allons voir si la rose… » et L’anniversaire de la sorcière, où une mauvaise action se transforme en bonne et change le cours des choses.

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