Droneboy, de Hervé Jubert

Une guerre écologique

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Droneboy est l’histoire d’une querelle autour de la défense d’une zone humide, véritable réserve naturelle, menacée par un barrage. En effet, la zone risque d’être noyée sous une retenue d’eau commandée par le Conseil Régional. Les écologistes veulent la protéger alors que les paysans au contraire veulent l’exploiter pour irriguer leur terre. Mais la politique, la loi et l’argent vont s’immiscer entre les deux camps, interdisant tout dialogue entre les protagonistes. Les familles sont partagées, certaines jouent les gros bras et d’autres, comme celle de Paul dont les parents sont divorcés, vont se battre pour défendre la nature. Le père de Paul est garde forestier et sa mère vit en ville. Les parents vont faire front pour une bataille commune. Paul a une amie, Manon, dont la famille ne prend pas position, qui est en pleine révolution adolescente et qui se cherche politiquement.

Il y aussi les deux jeunes jumeaux, Jason et Kevin, qui sont en quelque sorte la milice des lieux et qui font marcher les muscles avant le cerveau, pour combattre les opposants au projet de barrage. Les générations s’opposent entre des jeunes, souvent provocateurs,  qui grandissent avec les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, et des adultes qui n’ont pas les mêmes intérêts.

Paul possède un drone qu’il pilote sans cesse à travers les bois et qui va devenir le témoin des querelles et controverses. Une arme redoutable qui peut devenir dangereuse.

Droneboy est un roman plein de suspens et d’action. L’auteur s’est inspiré de faits existants, ce qui rend l’histoire réaliste. Les personnages au fort caractère sont convaincants. L’auteur donne la parole à chacun sans jugement, ce qui permet au lecteur d’entendre tous les arguments. Mais il montre aussi les dérives des engagements, les excès pour défendre une cause que chacun pense juste. Ce genre de combat brûlant reste d’actualité.

30 jours sans déchets (ou plus…), de Sophie Rigal-Goulard

30 jours sans déchets (ou plus...) « Les Delamarre y’ en a marre » afin de surpasser leurs voisins les fortiches Delamarre, les Bertin se lancent un défi, vivre au moins 30 jours sans déchets, un sacré challenge pour cette famille dont la poubelle déborde continuellement .

Pour réduire au maximum leurs déchets, toute la famille Bertin va changer son mode de vie. Ils devront faire du compost, privilégier les achats chez les producteurs locaux, acheter en vrac en s’équipant de sachets en tissus tout en évitant de se tromper de sac entre celui pour le poisson et celui pour le pain et plein d’autres pratiques à découvrir au cours de la lecture.

Cette façon de consommer autrement va radicalement changer le quotidien de cette sympathique famille.

Avec beaucoup d’humour, nous suivons leur parcours semé de difficultés et d’alternatives.

Les complications rencontrées vont les emmener progressivement « à faire ensemble » ils redécouvrent le plaisir de cuisiner, de manger sainement, ils iront jusqu’à produire leurs produits cosmétiques et ménagers mais surtout outre le fait que les déchets soient un sujet crucial pour l’environnement, le petit plus c’est que pour réussir un tel défi les Bertin sont amenés à partager leurs difficultés et leurs solutions avec leurs voisins les fameux Delamarre…, et non être en compétition, voilà encore un geste citoyen.

A la fin du roman, pour ceux qui veulent aller plus loin sur la question des déchets, les annexes apportent des informations clés.

Un roman à lire dès 9 ans et à tester pourquoi pas en famille !! Je le conseille vivement aux 6ème !

Céline, une maman nouvellement membre des Dévoreurs de livres d’Arsène !

… Eh oui, ça y est, on commence à gagner à notre cause les parents de nos chroniqueurs !!! Youpi !!! Merci à eux ! En espérant que ce projet collaboratif leur apporte le même plaisir qu’à nous ! Mu

Team aventure, 2. Opération manchots, de Ismaël Khelifa

Ecolos un jour, écolos toujours…

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Nous retrouvons avec joie, nos quatre adolescents Fatou, Rémi, Vicky et Yanis partis aux Malouines. Ce petit archipel, situé au sud de l’Argentine, abrite un nombre important d’espèces de manchots et pour ces collégiens venus tout droit d’Annecy, c’est un émerveillement. Alice, leur accompagnatrice, mène un combat incessant pour protéger et sauvegarder la planète. Pour eux cinq, une nouvelle mission commence. Ils vont participer au comptage annuel des oiseaux et à la tonte des moutons. Pour se faire, ils vont partager le quotidien de Marilou, une scientifique française qui vit aux Malouines. Plus le temps passe, plus ces jeunes se sentent proches de la nature. Ils côtoient de merveilleux paysages et une nouvelle fois, ils vont participer activement à une multitude d’opérations destinées à préserver l’environnement.

La Team Aventure est toujours aussi dynamique et convaincue que les efforts d’aujourd’hui feront la Terre de demain. A travers ces adolescents, Ismaël Khelifa nous fait partager ses expériences d’aventurier. Toujours de beaux décors naturels, des récits uniques qui nous font prendre conscience qu’il faut faire attention à notre planète. Les illustrations en noir et blanc complètent agréablement le texte et il n’est pas nécessaire de connaître le tome 1 pour suivre le tome 2.

Une série pleine de vie qui plaît beaucoup au CDI ! Un conseil aux collègues documentalistes de collège :feuilletez  le catalogue des éditions Poulpe Fictions pour vos achats, vous y trouverez des petites perles pour lecteurs de tous niveaux !

Broussaille, tome 2. Les sculpteurs de lumière, de Franck et Bom

Le trésor du lac…

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L’histoire commence au XVIIIème siècle, le peuple se révolte contre les privilèges. Les nantis sont massacrés et certains d’entre eux décident dans un dernier élan de sauver leurs richesses. Un trésor, appelé le treizième cristal sera caché au fond d’un lac. Petite transition jusque chez Broussaille qui se rend quelques jours chez son oncle René, histoire de se reposer avant de passer ses derniers examens. Deux ans qu’ils ne sont pas vus. Broussaille a bien l’intention de se reposer quelques jours, bercé par le silence d’une campagne verdoyante et accueillante. Le second jour, le jeune homme part en balade et découvre de merveilleux paysages. Son chemin croise celui de deux hommes, des fervents défenseurs de la nature, des écolos qui se dirigent vers une usine de recyclage implantée non loin de là. Broussaille les accompagne et arrivé sur place découvre un bâtiment fabuleux, qui se veut à la pointe de la modernité tout en respectant l’environnement. Elle garantit surtout du travail pour de nombreuses personnes. La présence de cette usine tracasse néanmoins son oncle qui ne voit là qu’une offense à la nature. Le troisième jour, alors que Broussaille parcourt les chemins, il rencontre le jeune voisin de René qui lui demande de le suivre jusqu’à un lac. Et là, un spectacle de lumière commence, une silhouette se dessine à travers les éclats, laissant Broussaille perplexe, à demi apeuré. Quelque chose d’étrange se passe, serait-ce en lien avec les événements passés ?

Il y a toujours de la magie avec ce tome 2 et le lecteur ne s’en lasse pas.

 

Vertical, d’Alain Grousset

 

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Tékla est ethnologue et est employée par une industrie pharmaceutique qui l’envoie sur une falaise afin de trouver un fameux « lichen » qu’il espère guérir toutes les maladies existantes. En effet, cette espèce de plante inconnue aux pouvoirs extraordinaires a été découverte sur le cadavre d’un enfant échoué sur la plage suite à sa chute du haut d’une falaise. Lors de son expédition, Tékla y rencontre le peuple qui l’habite et tombe amoureuse de Lix  mais les choses risquent de se compliquer au sein de la tribu et avec ses compagnons …

Mon avis :
Le livre est très bien. Il mélange à la fois science-fiction et romantisme malgré le petit manque de suspens. Tékla et Lix sont très bien décrits et on s’attache vraiment à eux. Je conseille ce livre plutôt pour les 4ème / 3ème ou les bons 5ème car, même si le livre paraît facile à lire, plusieurs moments sont complexes vue que le début de l’histoire met en avant une firme pharmaceutique qui cherche le profit. Il met aussi en avant aussi les dégâts que peuvent faire leur découverte sur un peuple qui n’a pas été encore confronté à la civilisation.  Un roman écologique et d’aventure qui permet de réfléchir sur des sujets intéressants.

Emma, 5ème – 12 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

 

Plastique apocalypse, de Arthur Ténor

SOS, Terre en détresse…..

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Un scientifique a mis au point une invention dans le but d’éliminer tous les déchets plastiques de la surface de la Terre. Un moment historique que Richard Buttler, le président de Bio Tech Ingénierie, s’empresse de partager lors d’une émission télévisée, transférée pour l’événement dans une salle de recherche du laboratoire de la société. Dimitri Karadine, le chercheur, a inventé une bactérie dévoreuse de matière plastique : le Plastivorax. Ce germe est conçu pour tout engloutir, se multiplier et se désagréger en quelques minutes, une fois rassasié. Une démonstration est réalisée en direct, c’est l’euphorie ! Cependant à aucun moment quelqu’un a pensé que le Plastivorax pouvait résister à la mort programmée. Quelques jours après la diffusion de la nouvelle, un incendie a détruit le laboratoire de recherche, un airbus s’est abîmé en mer avec à son bord Richard Buttler. Dimitri est effondré. Dans la soirée, son fils Alexandre remarque un fait étrange, le clavier de son ordinateur se ramollit, puis finit par fondre. Dans le salon, la télévision est presque toujours allumée. Une image se fige alors sur un site industriel, duquel s’élève une forte fumée grise. C’est la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui est prête à exploser ! Triste réalité où la nature a pris le pas sur l’Homme. En effet, le Plastivorax s’est étendu, attaquant tous les circuits électriques, ce qui  entraîne des explosions et des incendies à répétition. C’est le chaos, une panique générale s’empare de la population. Tous les réseaux de communication sont coupés, la circulation terre, mer et air est inexistante. La planète entière attaquée par la bactérie est paralysée, les scènes de pillage se multiplient, les gens se piétinent, se battent. C’est la loi du plus fort qui l’emporte, les hommes deviennent des barbares. La civilisation est anéantie… Le mode de vie actuel est le seul responsable de cette catastrophe planétaire. Le Plastivorax arrêtera sa progression quand il n’aura plus rien à se mettre sous la dent, quand il n’y aura plus sur son passage de matériaux à base de pétrole, quand il n’y aura plus rien contenant du plastique. Tout ce qui fait le confort des humains, leur petit bonheur matériel de tous les jours, tout disparaît  ! C’est une véritable descente aux enfers. L’homme a orchestré sa propre perte, sa disparition. Toujours innover, toujours aller plus loin, s’enrichir, STOP DANGER ! Une société de consommation toujours avide de nouveautés, du gâchis, des déchets, la pollution… Que va-t-il advenir de cette population qui essaie de survivre, d’échapper à la bactérie ? Trente ans après ce cataclysme, Alexandre est à son tour papa. Il a survécu. Et il repense à sa vie d’avant : Internet, la télévision, une vie à 100 à l’heure, les réseaux de communication de plus en plus performants, la pollution, une surconsommation, avoir toujours plus et mieux. Et là que reste t-il ? Un grand retour en arrière s’est opéré. Plus de véhicules à moteur, plus de télévisions ni d’internet. Une nouvelle ère est née. L’air est frais, respirable, on utilise les énergies renouvelables, le soleil, on réalise ses propres plantations, on n’a plus d’écrans, on lit. On respecte la nature, l’environnement, on se passe du pétrole. On construit un nouvel avenir, on retourne aux vraies valeurs. La terre ne doit plus être une poubelle, il faut en prendre soin pour qu’elle dure. Il faut tirer des leçons des erreurs du passé, pour construire un avenir sain.

Dans Plastique apocalypse, Arthur Ténor aborde le thème de l’écologie en soulignant l’importance des comportements individuels et collectifs des hommes. L’écologie doit être notre cheval de bataille. Une prise de conscience collective est nécessaire pour préserver une planète en danger. Cette histoire est poussée à l’extrême, le début peut paraître un peu lourd mais il nous met devant une évidence : l’Homme est un danger pour lui-même, défiant constamment la nature qui reprend ses droits dans la douleur. Faut-il une catastrophe pour que chacun puisse enfin comprendre qu’agir pour le bien-être de la planète est indispensable à notre survie… Imaginez la cellule de crise qui s’installe déjà dans votre cuisine quand votre ami du quotidien, le micro-onde vous lâche au moment de chauffer votre café du matin. Et surtout, quand il faut faire appel à l’artillerie lourde qu’est la casserole !!! C’est la panique, on rage, à peine si encore on sait se servir de ladite casserole. C’est triste quand même. Réfléchissez bien à votre comportement du quotidien, si un jour il fallait renoncer à tout ça, pour le bien-être de l’Humanité, pour sa sauvegarde. Un Plastivorax peut à tout moment surgir….

Les Koboltz, tome 2. Mission Québec, de Benoit Grelaud

Cap sur le Canada !

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Nous retrouvons avec plaisir les Koboltz, ces petits personnages plein d’énergie qui ont à cœur de sauver la planète de la pollution. Ils vivent dans des souterrains car la surface de la Terre est devenue pour eux un réel danger. Les hommes mettent à mal l’environnement et les Koboltz se donnent pour mission de lutter pour sa survie. Et pour la première fois, ce peuple va partir de France pour aller au Canada où l’extraction du pétrole est une vraie catastrophe pour la nature. Mais il n’y aura pas que ça. En effet, les Koboltz croiseront la route de trappeurs qui n’hésiteront pas à attraper les animaux mais pas pour les protéger !

Le lecteur va de nouveau être entraîné dans une aventure fantastique portée avec éclat par des personnages plein d’humour, d’idées et d’enthousiasme. Une réelle sensibilisation aux problèmes de l’environnement. On apprend d’ailleurs beaucoup de choses sur les animaux, sur les installations pétrolières. Un tome 2 très instructif et qui donne autant de plaisir que le tome précédent. Les illustrations sont superbes et donnent un réel cachet à ce volume si soigné. Au début du récit, l’auteur fait une brève présentation des Koboltz, suffisamment complète pour attaquer le tome 2 sans avoir lu le premier.