Vertical, d’Alain Grousset

 

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Tékla est ethnologue et est employée par une industrie pharmaceutique qui l’envoie sur une falaise afin de trouver un fameux « lichen » qu’il espère guérir toutes les maladies existantes. En effet, cette espèce de plante inconnue aux pouvoirs extraordinaires a été découverte sur le cadavre d’un enfant échoué sur la plage suite à sa chute du haut d’une falaise. Lors de son expédition, Tékla y rencontre le peuple qui l’habite et tombe amoureuse de Lix  mais les choses risquent de se compliquer au sein de la tribu et avec ses compagnons …

Mon avis :
Le livre est très bien. Il mélange à la fois science-fiction et romantisme malgré le petit manque de suspens. Tékla et Lix sont très bien décrits et on s’attache vraiment à eux. Je conseille ce livre plutôt pour les 4ème / 3ème ou les bons 5ème car, même si le livre paraît facile à lire, plusieurs moments sont complexes vue que le début de l’histoire met en avant une firme pharmaceutique qui cherche le profit. Il met aussi en avant aussi les dégâts que peuvent faire leur découverte sur un peuple qui n’a pas été encore confronté à la civilisation.  Un roman écologique et d’aventure qui permet de réfléchir sur des sujets intéressants.

Emma, 5ème – 12 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

 

Plastique apocalypse, de Arthur Ténor

SOS, Terre en détresse…..

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Un scientifique a mis au point une invention dans le but d’éliminer tous les déchets plastiques de la surface de la Terre. Un moment historique que Richard Buttler, le président de Bio Tech Ingénierie, s’empresse de partager lors d’une émission télévisée, transférée pour l’événement dans une salle de recherche du laboratoire de la société. Dimitri Karadine, le chercheur, a inventé une bactérie dévoreuse de matière plastique : le Plastivorax. Ce germe est conçu pour tout engloutir, se multiplier et se désagréger en quelques minutes, une fois rassasié. Une démonstration est réalisée en direct, c’est l’euphorie ! Cependant à aucun moment quelqu’un a pensé que le Plastivorax pouvait résister à la mort programmée. Quelques jours après la diffusion de la nouvelle, un incendie a détruit le laboratoire de recherche, un airbus s’est abîmé en mer avec à son bord Richard Buttler. Dimitri est effondré. Dans la soirée, son fils Alexandre remarque un fait étrange, le clavier de son ordinateur se ramollit, puis finit par fondre. Dans le salon, la télévision est presque toujours allumée. Une image se fige alors sur un site industriel, duquel s’élève une forte fumée grise. C’est la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine qui est prête à exploser ! Triste réalité où la nature a pris le pas sur l’Homme. En effet, le Plastivorax s’est étendu, attaquant tous les circuits électriques, ce qui  entraîne des explosions et des incendies à répétition. C’est le chaos, une panique générale s’empare de la population. Tous les réseaux de communication sont coupés, la circulation terre, mer et air est inexistante. La planète entière attaquée par la bactérie est paralysée, les scènes de pillage se multiplient, les gens se piétinent, se battent. C’est la loi du plus fort qui l’emporte, les hommes deviennent des barbares. La civilisation est anéantie… Le mode de vie actuel est le seul responsable de cette catastrophe planétaire. Le Plastivorax arrêtera sa progression quand il n’aura plus rien à se mettre sous la dent, quand il n’y aura plus sur son passage de matériaux à base de pétrole, quand il n’y aura plus rien contenant du plastique. Tout ce qui fait le confort des humains, leur petit bonheur matériel de tous les jours, tout disparaît  ! C’est une véritable descente aux enfers. L’homme a orchestré sa propre perte, sa disparition. Toujours innover, toujours aller plus loin, s’enrichir, STOP DANGER ! Une société de consommation toujours avide de nouveautés, du gâchis, des déchets, la pollution… Que va-t-il advenir de cette population qui essaie de survivre, d’échapper à la bactérie ? Trente ans après ce cataclysme, Alexandre est à son tour papa. Il a survécu. Et il repense à sa vie d’avant : Internet, la télévision, une vie à 100 à l’heure, les réseaux de communication de plus en plus performants, la pollution, une surconsommation, avoir toujours plus et mieux. Et là que reste t-il ? Un grand retour en arrière s’est opéré. Plus de véhicules à moteur, plus de télévisions ni d’internet. Une nouvelle ère est née. L’air est frais, respirable, on utilise les énergies renouvelables, le soleil, on réalise ses propres plantations, on n’a plus d’écrans, on lit. On respecte la nature, l’environnement, on se passe du pétrole. On construit un nouvel avenir, on retourne aux vraies valeurs. La terre ne doit plus être une poubelle, il faut en prendre soin pour qu’elle dure. Il faut tirer des leçons des erreurs du passé, pour construire un avenir sain.

Dans Plastique apocalypse, Arthur Ténor aborde le thème de l’écologie en soulignant l’importance des comportements individuels et collectifs des hommes. L’écologie doit être notre cheval de bataille. Une prise de conscience collective est nécessaire pour préserver une planète en danger. Cette histoire est poussée à l’extrême, le début peut paraître un peu lourd mais il nous met devant une évidence : l’Homme est un danger pour lui-même, défiant constamment la nature qui reprend ses droits dans la douleur. Faut-il une catastrophe pour que chacun puisse enfin comprendre qu’agir pour le bien-être de la planète est indispensable à notre survie… Imaginez la cellule de crise qui s’installe déjà dans votre cuisine quand votre ami du quotidien, le micro-onde vous lâche au moment de chauffer votre café du matin. Et surtout, quand il faut faire appel à l’artillerie lourde qu’est la casserole !!! C’est la panique, on rage, à peine si encore on sait se servir de ladite casserole. C’est triste quand même. Réfléchissez bien à votre comportement du quotidien, si un jour il fallait renoncer à tout ça, pour le bien-être de l’Humanité, pour sa sauvegarde. Un Plastivorax peut à tout moment surgir….

Les Koboltz, tome 2. Mission Québec, de Benoit Grelaud

Cap sur le Canada !

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Nous retrouvons avec plaisir les Koboltz, ces petits personnages plein d’énergie qui ont à cœur de sauver la planète de la pollution. Ils vivent dans des souterrains car la surface de la Terre est devenue pour eux un réel danger. Les hommes mettent à mal l’environnement et les Koboltz se donnent pour mission de lutter pour sa survie. Et pour la première fois, ce peuple va partir de France pour aller au Canada où l’extraction du pétrole est une vraie catastrophe pour la nature. Mais il n’y aura pas que ça. En effet, les Koboltz croiseront la route de trappeurs qui n’hésiteront pas à attraper les animaux mais pas pour les protéger !

Le lecteur va de nouveau être entraîné dans une aventure fantastique portée avec éclat par des personnages plein d’humour, d’idées et d’enthousiasme. Une réelle sensibilisation aux problèmes de l’environnement. On apprend d’ailleurs beaucoup de choses sur les animaux, sur les installations pétrolières. Un tome 2 très instructif et qui donne autant de plaisir que le tome précédent. Les illustrations sont superbes et donnent un réel cachet à ce volume si soigné. Au début du récit, l’auteur fait une brève présentation des Koboltz, suffisamment complète pour attaquer le tome 2 sans avoir lu le premier.

Le pays hors du monde, de Jean Joubert

Peuple en péril…

 

Nous voilà propulsés entre deux mondes. La Fraterie qui regroupe les partisans d’une vie traditionnelle et les autres, regroupés dans le Sud, adeptes de la modernité, des industries. La Fraterie vit en autonomie et rien n’a changé depuis des siècles. C’est le travail de la terre avec du matériel ancestral, pas d’électricité, les habitants sont loin du progrès et de la concurrence.Un choix de vie qui leur convient. L’esprit de la terre et et de la nuit veille sur eux. Contraste violent avec le reste de la population qui baigne dans une civilisation moderne, toujours en quête de nouveautés et de pouvoir. Tout va basculer quand le Sud va progresser sur les terres de la Fraterie afin d’y installer des axes de communication pour exploiter de nouvelles ressources minières. Commence alors une période de grand séisme culturel qui verra s’affronter les partisans du changement et ceux qui veulent continuer à mener une existence rudimentaire.

Et puis en parallèle une histoire d’amour entre deux êtres qui font partie de la Fraterie pour l’un et du Sud pour l’autre.

Un roman qui nous fait réfléchir sur cette soif de pouvoir, de progrès toujours plus présent. Il est normal de vouloir évoluer et de chercher des techniques qui nous facilitent de plus en plus la vie. Faut-il pour autant faire obstacle aux hommes qui font le choix de vivre simplement, avec des valeurs traditionnelles ?

Kerri et Mégane- Les Mange-Forêts, de Kim Aldany

Amazonia, la planète verte

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Les parents de Kerri, Géraud et Prisca Joï, ont disparu lors d’une expédition sur la planète Amazonia. Ils étaient persuadés que cette planète forestière pouvait être ouverte à la colonisation mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Seul Kerri s’en est sorti. Malgré son chagrin, le jeune garçon est sûr que son père et sa mère sont encore vivants. Il se confie à sa meilleure amie Mégane, qu’il considère comme sa sœur. Kerri a un don, il « sent les choses » et  fait toujours les mêmes cauchemars : l’image d’une falaise blanche le hante. Il est sûr que ses parents sont prisonniers de cette colline et qu’ils sont en danger. En effet, la planète Amazonia est habitée par des Mange-Forêts, des chenilles gigantesques. Kerri fait part de ses doutes au directeur du centre des astronautes. Celui- ci prend Kerri pour un fou. Mais le jeune garçon n’est pas au bout de ses peines car il va découvrir qu’un humanoïde a été ramené lors d’une précédente exploration sur Amazonia et enfermé secrètement dans un zoo. Il commence à se demander si ses parents n’auraient pas été témoins de choses qu’ils n’auraient pas dû voir. Qui aurait intérêt à les voir disparaître ? Peut-être Evrett, un collègue de Géraud et Joï, dont l’attitude et les propos sèment le doute dans l’esprit de kerri. Il était dans une navette différente de celle de ses parents et affirme avoir vu l’engin s’écraser au cours de leur mission. Il est bizarre et insiste trop auprès du jeune garçon pour que celui-ci abandonne l’idée que ses parents soient vivants. Kerri va tout tenter pour entamer les recherches même si les risques sont énormes. Que va-t-il découvrir ? Entre complots et machinations, la route sera longue et périlleuse.

Une histoire fantastique qui oppose le pouvoir et l’argent  à la lutte pour la sauvegarde de l’environnement. Un récit plein d’aventures qui plaira aux jeunes lecteurs. Alors accrochez-vous et soyez prêts à embarquer pour un voyage qui va vous entraîner dans une aventure inter-planétaire.

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L’oeil d’Eunice, de Calouan

Une terre au stéthoscope…

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Eunice , 15 ans, est une jeune parisienne dont le père, radiologue, a décidé de s’associer à son ami d’enfance qui exerce dans le sud. Toute la famille part donc s’installer dans une luxueuse propriété au cœur du Luberon. L’intégration n’est pas facile pour cette adolescente. Elle, la citadine qui vient de Paris et qui débarque en pleine campagne est méprisée par certains et enviée par d’autres. Mais Eunice ne désespère pas et se dit qu’il faut laisser le temps au temps. Elle a néanmoins remarqué Maxime, un garçon de sa classe qui habite à côté de chez elle. Il ne la laisse pas indifférente mais il joue les « monsieur muscles » devant les filles avec son ami Joris. Ce qui a le don d’agacer la jeune fille. Maxime, enfant du cru, est fils de cultivateur. En attendant, elle fait de longues ballades avec son chien pour tuer sa solitude. Mais au cours d’une promenade, elle est intriguée par un tas de détritus à proximité du hangar de ses voisins. En s’approchant, elle découvre des emballages de pesticides. Il y en a de nombreux et certains sont même enfouis sous des pierres et de la terre. Elle déchiffre quelques inscriptions et met dans sa poche quelques morceaux de plastique. Elle fait des recherches sur internet et prend connaissance alors des risques encourus par les agriculteurs et les viticulteurs du coin qui utilisent ce genre de produits. Quand elle apprend que le père de Maxime est atteint d’une grave infection, elle se pose des questions. Ses problèmes de santé pourraient-ils avoir un lien avec la manipulation des produits chimiques ? Elle décide de faire part de sa découverte à Joris. Elle s’interroge sur le fait d’en parler à Maxime. Après tout, il est le principal concerné avec ce qui arrive à son père. Maxime est perplexe en écoutant Eunice et contre tout attente il estime qu’il est peut-être temps de penser à un autre type d’agriculture. Agriculteurs de père en fils,  le travail de la terre mène les hommes de la famille. Il sait qu’il va s’attirer les foudres de son père et de son grand-père mais peu importe, il faut changer la manière de faire avant que la terre ne les ronge. Les trois adolescents mènent une enquête acharnée et ont la conviction qu’il faut informer les adultes et surtout les convaincre qu’utiliser des pesticides pollue les sols, l’air et a un impact négatif sur la santé. Une prise de conscience qui fera peut-être changer les comportements pour la garantie d’une vie plus saine.

Au temps de nos grands-parents ou de nos arrière grands-parents, les familles avaient des jardins potagers. Ils mangeaient ce qu’ils cultivaient. Les chevaux labouraient les champs, pas de grande technologie, pas de machines sophistiquées. Et puis pour ceux qui allaient sur les marchés, peu importe les invendus, ceux-ci étaient consommés. Avec l’apparition des premiers tracteurs, la production a augmenté avec l’espoir de vendre plus. Les hommes de la terre ont peu à peu utilisé des produits pour mieux entretenir leurs cultures, pour les préserver des maladies. Ils se sont endettés pour acheter des machines agricoles performantes. Bref l’agriculture a changé. De nos jours, ne pas savoir ce qui sera vendu est source d’inquiétude.

Calouan n’est pas moralisateur et à travers l’Oeil d’Eunice il parvient à nous faire prendre conscience des dangers auxquels nous sommes exposés. Un joli récit mené par des adolescents concernés, qui veulent pousser les adultes à changer. A souligner les belles illustrations en noir et blanc qui accompagnent de belle manière le texte. Un livre pédagogique à laisser entre toutes les mains.

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Céleste, ma planète, de Timothée de Fombelle

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dans un monde futur. Un garçon solitaire, délaissé par sa mère qui travaille beaucoup, décide de ne jamais être amoureux car cela ne lui cause que des problèmes. Mais, quand il la voit, c’est le coup de foudre : Céleste. Il sait que c’est elle qu’il aime… Mais un jour, elle ne revient plus au collège. Il décide de la retrouver, mais ne sait pas encore dans quelles aventures il s’embarque…

Ecrit à la première personne, un peu comme un journal, le garçon, dont on ne sait pas le nom, raconte cette histoire incroyable. Un livre très facile à lire, qui fait beaucoup réfléchir sur l’écologie et l’avenir de notre planète.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Une planète qui saigne

La planète est polluée. L’air devient étouffant, à la limite du respirable. Les gens habitent dans des tours de plus de 300 étages, en espérant avoir un meilleur oxygène. Ils évitent d’avoir un contact avec l’extérieur donc chacun prend les ascenseurs pour se déplacer d’une tour à l’autre. Dans la tour Immencity, à deux blocs de l’école vit le narrateur. Un jeune garçon de 14 ans dont la mère trop occupée par sa vie professionnelle reste distante. Il vit seul. Le jour de ses 14 ans, Elle lui est apparue un matin, dans l’ascenseur. Une jeune fille qui vit au sommet de la tour 330. Elle sent bon la terre chaude. Elle intègre le collège du narrateur mais, au moment du déjeuner, elle disparaît. Elle, qui fait tourner la tête à notre jeune collégien, s’appelle Céleste. C’est un véritable coup de foudre, lui qui s’était juré de ne plus tomber amoureux. Elle le hante, son absence lui est insupportable, sa présence est pour lui plus que vitale. Pourquoi un tel ressenti ? Celui-ci décide alors de partir à sa recherche mais découvre qu’elle est malade.

Allongée sur le sol, grelottante, le visage rongé de petites taches, les bras et les jambes enveloppées dans des bandelettes, Céleste me regardait.

Ce qui est troublant, c’est qu’elle porte sur son corps les stigmates du mauvais traitement infligé à la planète bleue. A chaque fois que l’environnement est malmené, son corps est meurtri et se couvre de taches. Elle souffre de la maladie de notre Terre. Ca veut dire que si on soigne la Terre , Céleste guérira ?

Céleste, ma planète est une belle histoire d’amour qui est un réel combat écologique. Un roman futuriste qui fait prendre conscience des conséquences catastrophique de la mise à mal de la planète. Céleste est le miroir de la Terre. On ressent sa fragilité, son impuissance. Le narrateur mène un dur combat mais ne veut pas s’avouer vaincu. Il prend le problème à bras le corps et se jette dans la bataille. 

si un humain souffrait autant que la planète, on ferait tout pour le sauver !

L’auteur nous transporte dans une intrigue troublante et pleine de mystère. Les jeunes lecteurs ne pourront pas rester indifférents à ce conte plein poésie.

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