Les Koboltz, tome 2. Mission Québec, de Benoit Grelaud

Cap sur le Canada !

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Nous retrouvons avec plaisir les Koboltz, ces petits personnages plein d’énergie qui ont à cœur de sauver la planète de la pollution. Ils vivent dans des souterrains car la surface de la Terre est devenue pour eux un réel danger. Les hommes mettent à mal l’environnement et les Koboltz se donnent pour mission de lutter pour sa survie. Et pour la première fois, ce peuple va partir de France pour aller au Canada où l’extraction du pétrole est une vraie catastrophe pour la nature. Mais il n’y aura pas que ça. En effet, les Koboltz croiseront la route de trappeurs qui n’hésiteront pas à attraper les animaux mais pas pour les protéger !

Le lecteur va de nouveau être entraîné dans une aventure fantastique portée avec éclat par des personnages plein d’humour, d’idées et d’enthousiasme. Une réelle sensibilisation aux problèmes de l’environnement. On apprend d’ailleurs beaucoup de choses sur les animaux, sur les installations pétrolières. Un tome 2 très instructif et qui donne autant de plaisir que le tome précédent. Les illustrations sont superbes et donnent un réel cachet à ce volume si soigné. Au début du récit, l’auteur fait une brève présentation des Koboltz, suffisamment complète pour attaquer le tome 2 sans avoir lu le premier.

Le pays hors du monde, de Jean Joubert

Peuple en péril…

 

Nous voilà propulsés entre deux mondes. La Fraterie qui regroupe les partisans d’une vie traditionnelle et les autres, regroupés dans le Sud, adeptes de la modernité, des industries. La Fraterie vit en autonomie et rien n’a changé depuis des siècles. C’est le travail de la terre avec du matériel ancestral, pas d’électricité, les habitants sont loin du progrès et de la concurrence.Un choix de vie qui leur convient. L’esprit de la terre et et de la nuit veille sur eux. Contraste violent avec le reste de la population qui baigne dans une civilisation moderne, toujours en quête de nouveautés et de pouvoir. Tout va basculer quand le Sud va progresser sur les terres de la Fraterie afin d’y installer des axes de communication pour exploiter de nouvelles ressources minières. Commence alors une période de grand séisme culturel qui verra s’affronter les partisans du changement et ceux qui veulent continuer à mener une existence rudimentaire.

Et puis en parallèle une histoire d’amour entre deux êtres qui font partie de la Fraterie pour l’un et du Sud pour l’autre.

Un roman qui nous fait réfléchir sur cette soif de pouvoir, de progrès toujours plus présent. Il est normal de vouloir évoluer et de chercher des techniques qui nous facilitent de plus en plus la vie. Faut-il pour autant faire obstacle aux hommes qui font le choix de vivre simplement, avec des valeurs traditionnelles ?

Kerri et Mégane- Les Mange-Forêts, de Kim Aldany

Amazonia, la planète verte

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Les parents de Kerri, Géraud et Prisca Joï, ont disparu lors d’une expédition sur la planète Amazonia. Ils étaient persuadés que cette planète forestière pouvait être ouverte à la colonisation mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Seul Kerri s’en est sorti. Malgré son chagrin, le jeune garçon est sûr que son père et sa mère sont encore vivants. Il se confie à sa meilleure amie Mégane, qu’il considère comme sa sœur. Kerri a un don, il « sent les choses » et  fait toujours les mêmes cauchemars : l’image d’une falaise blanche le hante. Il est sûr que ses parents sont prisonniers de cette colline et qu’ils sont en danger. En effet, la planète Amazonia est habitée par des Mange-Forêts, des chenilles gigantesques. Kerri fait part de ses doutes au directeur du centre des astronautes. Celui- ci prend Kerri pour un fou. Mais le jeune garçon n’est pas au bout de ses peines car il va découvrir qu’un humanoïde a été ramené lors d’une précédente exploration sur Amazonia et enfermé secrètement dans un zoo. Il commence à se demander si ses parents n’auraient pas été témoins de choses qu’ils n’auraient pas dû voir. Qui aurait intérêt à les voir disparaître ? Peut-être Evrett, un collègue de Géraud et Joï, dont l’attitude et les propos sèment le doute dans l’esprit de kerri. Il était dans une navette différente de celle de ses parents et affirme avoir vu l’engin s’écraser au cours de leur mission. Il est bizarre et insiste trop auprès du jeune garçon pour que celui-ci abandonne l’idée que ses parents soient vivants. Kerri va tout tenter pour entamer les recherches même si les risques sont énormes. Que va-t-il découvrir ? Entre complots et machinations, la route sera longue et périlleuse.

Une histoire fantastique qui oppose le pouvoir et l’argent  à la lutte pour la sauvegarde de l’environnement. Un récit plein d’aventures qui plaira aux jeunes lecteurs. Alors accrochez-vous et soyez prêts à embarquer pour un voyage qui va vous entraîner dans une aventure inter-planétaire.

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L’oeil d’Eunice, de Calouan

Une terre au stéthoscope…

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Eunice , 15 ans, est une jeune parisienne dont le père, radiologue, a décidé de s’associer à son ami d’enfance qui exerce dans le sud. Toute la famille part donc s’installer dans une luxueuse propriété au cœur du Luberon. L’intégration n’est pas facile pour cette adolescente. Elle, la citadine qui vient de Paris et qui débarque en pleine campagne est méprisée par certains et enviée par d’autres. Mais Eunice ne désespère pas et se dit qu’il faut laisser le temps au temps. Elle a néanmoins remarqué Maxime, un garçon de sa classe qui habite à côté de chez elle. Il ne la laisse pas indifférente mais il joue les « monsieur muscles » devant les filles avec son ami Joris. Ce qui a le don d’agacer la jeune fille. Maxime, enfant du cru, est fils de cultivateur. En attendant, elle fait de longues ballades avec son chien pour tuer sa solitude. Mais au cours d’une promenade, elle est intriguée par un tas de détritus à proximité du hangar de ses voisins. En s’approchant, elle découvre des emballages de pesticides. Il y en a de nombreux et certains sont même enfouis sous des pierres et de la terre. Elle déchiffre quelques inscriptions et met dans sa poche quelques morceaux de plastique. Elle fait des recherches sur internet et prend connaissance alors des risques encourus par les agriculteurs et les viticulteurs du coin qui utilisent ce genre de produits. Quand elle apprend que le père de Maxime est atteint d’une grave infection, elle se pose des questions. Ses problèmes de santé pourraient-ils avoir un lien avec la manipulation des produits chimiques ? Elle décide de faire part de sa découverte à Joris. Elle s’interroge sur le fait d’en parler à Maxime. Après tout, il est le principal concerné avec ce qui arrive à son père. Maxime est perplexe en écoutant Eunice et contre tout attente il estime qu’il est peut-être temps de penser à un autre type d’agriculture. Agriculteurs de père en fils,  le travail de la terre mène les hommes de la famille. Il sait qu’il va s’attirer les foudres de son père et de son grand-père mais peu importe, il faut changer la manière de faire avant que la terre ne les ronge. Les trois adolescents mènent une enquête acharnée et ont la conviction qu’il faut informer les adultes et surtout les convaincre qu’utiliser des pesticides pollue les sols, l’air et a un impact négatif sur la santé. Une prise de conscience qui fera peut-être changer les comportements pour la garantie d’une vie plus saine.

Au temps de nos grands-parents ou de nos arrière grands-parents, les familles avaient des jardins potagers. Ils mangeaient ce qu’ils cultivaient. Les chevaux labouraient les champs, pas de grande technologie, pas de machines sophistiquées. Et puis pour ceux qui allaient sur les marchés, peu importe les invendus, ceux-ci étaient consommés. Avec l’apparition des premiers tracteurs, la production a augmenté avec l’espoir de vendre plus. Les hommes de la terre ont peu à peu utilisé des produits pour mieux entretenir leurs cultures, pour les préserver des maladies. Ils se sont endettés pour acheter des machines agricoles performantes. Bref l’agriculture a changé. De nos jours, ne pas savoir ce qui sera vendu est source d’inquiétude.

Calouan n’est pas moralisateur et à travers l’Oeil d’Eunice il parvient à nous faire prendre conscience des dangers auxquels nous sommes exposés. Un joli récit mené par des adolescents concernés, qui veulent pousser les adultes à changer. A souligner les belles illustrations en noir et blanc qui accompagnent de belle manière le texte. Un livre pédagogique à laisser entre toutes les mains.

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Céleste, ma planète, de Timothée de Fombelle

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dans un monde futur. Un garçon solitaire, délaissé par sa mère qui travaille beaucoup, décide de ne jamais être amoureux car cela ne lui cause que des problèmes. Mais, quand il la voit, c’est le coup de foudre : Céleste. Il sait que c’est elle qu’il aime… Mais un jour, elle ne revient plus au collège. Il décide de la retrouver, mais ne sait pas encore dans quelles aventures il s’embarque…

Ecrit à la première personne, un peu comme un journal, le garçon, dont on ne sait pas le nom, raconte cette histoire incroyable. Un livre très facile à lire, qui fait beaucoup réfléchir sur l’écologie et l’avenir de notre planète.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Une planète qui saigne

La planète est polluée. L’air devient étouffant, à la limite du respirable. Les gens habitent dans des tours de plus de 300 étages, en espérant avoir un meilleur oxygène. Ils évitent d’avoir un contact avec l’extérieur donc chacun prend les ascenseurs pour se déplacer d’une tour à l’autre. Dans la tour Immencity, à deux blocs de l’école vit le narrateur. Un jeune garçon de 14 ans dont la mère trop occupée par sa vie professionnelle reste distante. Il vit seul. Le jour de ses 14 ans, Elle lui est apparue un matin, dans l’ascenseur. Une jeune fille qui vit au sommet de la tour 330. Elle sent bon la terre chaude. Elle intègre le collège du narrateur mais, au moment du déjeuner, elle disparaît. Elle, qui fait tourner la tête à notre jeune collégien, s’appelle Céleste. C’est un véritable coup de foudre, lui qui s’était juré de ne plus tomber amoureux. Elle le hante, son absence lui est insupportable, sa présence est pour lui plus que vitale. Pourquoi un tel ressenti ? Celui-ci décide alors de partir à sa recherche mais découvre qu’elle est malade.

Allongée sur le sol, grelottante, le visage rongé de petites taches, les bras et les jambes enveloppées dans des bandelettes, Céleste me regardait.

Ce qui est troublant, c’est qu’elle porte sur son corps les stigmates du mauvais traitement infligé à la planète bleue. A chaque fois que l’environnement est malmené, son corps est meurtri et se couvre de taches. Elle souffre de la maladie de notre Terre. Ca veut dire que si on soigne la Terre , Céleste guérira ?

Céleste, ma planète est une belle histoire d’amour qui est un réel combat écologique. Un roman futuriste qui fait prendre conscience des conséquences catastrophique de la mise à mal de la planète. Céleste est le miroir de la Terre. On ressent sa fragilité, son impuissance. Le narrateur mène un dur combat mais ne veut pas s’avouer vaincu. Il prend le problème à bras le corps et se jette dans la bataille. 

si un humain souffrait autant que la planète, on ferait tout pour le sauver !

L’auteur nous transporte dans une intrigue troublante et pleine de mystère. Les jeunes lecteurs ne pourront pas rester indifférents à ce conte plein poésie.

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Koboltz, tome 1- mission Uluru, de Benoit Grelaud

Planète bleue en danger

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Quels drôles de bonhommes, ces Koboltz. Pas plus de 8 cm de haut mais une volonté à toute épreuve ! Un petit peuple qui vit sous terre et qui s’est donné pour mission de protéger la planète. Entre leur vie souterraine et leurs missions de sauvetage, les Koblotz ont une vie trépidante. Ils ne mangent pas d’animaux et cultivent leurs fruits et leurs légumes sans produits chimiques et traitent leurs déchets. La surface de la terre est devenue invivable, les hommes n’ont de cesse d’inventer des machines et des produits qui polluent la planète ! Alors, quand les humains décident de créer un nouvel insecticide, c’est la révolution. Les Koboltz partent en guerre pour compromettre cette invention. Ils vont avoir besoin de l’aide de Rakiriko, un ancien Koboltz banni de son peuple depuis quelques années, mais qui sait comment se rendre invisible aux yeux des humains. Rakiriko qui a été rejeté, acceptera-t-il de les guider ? Vont-ils réussir à mettre leur plan d’attaque à exécution sans se faire voir ? Nous allons suivre Elmione, Alvyanne, Tammpo, Klayni et Mananann, de gentils petits défenseurs de la planète dans un périple plein de rebondissements !

Le fil conducteur de ce récit est la protection de l’environnement, sujet sensible qui est plus que d’actualité. Tout le monde doit se sentir concerné et adopter le bon comportement pour sauvegarder la planète. Koboltz nous apprend beaucoup de choses et nous fait réfléchir sur nos actes au quotidien.

Les personnages sont tous très différents, des grands, des gros, un mal-entendant, et ces particularités les rendent très attachants. A travers eux, l’auteur dénonce le mal que fait l’homme à la terre. Le lecteur est transporté dans un conte qui est à la fois un récit d’anticipation et un documentaire sur l’écologie. Un sujet sensible traité avec de l’humour sans leçon de morale. Les illustrations hautes en couleur sont magnifiques et nous donnent envie de partager le monde des Koboltz. Une couverture superbe qui invite au voyage.

Bleu pétrole, de Gwénola Morizur, ill. Fanny Montgermont

Marée noire

bleu-petroleAvez-vous déjà entendu parler du naufrage de l’Amoco Cadiz ? C’était en 1978. Ce pétrolier s’échouait sur les plages de Bretagne et déversait 220 000 tonnes de pétrole brut sur près de 400 km de côtes… Une catastrophe écologique sans précédent.

Cette bande dessinée retrace cet événement à travers les yeux de Bleu, la fille du maire. A l’histoire d’actualité se mèle l’histoire familiale, une famille de paysans dont le père est devenu maire d’une petite commune bretonne, Ploudalmezau, et a décidé de se battre jusqu’au bout contre les autorités, contre la firme américaine, propriétaire  du chargement du pétrolier. Un procès qui dura 14 ans et qui fut le premier grand procès en environnement « et se solde par une victoire historique, même si les indemnisations perçues quinze ans après la pollution ne sont pas à la hauteur des dommages subis. Ce combat démontre surtout l’intérêt de l’action collective et met fin à l’impunité des pollueurs ».

Une histoire légèrement romancée mais qui prend appui sur des témoignages forts d’une famille  qui vécut les événements de l’intérieur, recueillis des années plus tard par la petite fille, scénariste de cette bande dessinée. Un point de vue intéressant et un parti pris de mélanger sciemment l’Histoire avec l’histoire des hommes.  La détermination, le courage sans faille de ce jeune maire qui fit de ce combat le combat de sa vie est exemplaire et donne une vraie leçon de vie mais ce point de vue est également mis en parallèle avec l’histoire du fils parti en Afrique dans l’humanitaire et qui ne comprend pas forcément l’intérêt de cette bataille, ce qui apporte une nouvelle profondeur au récit. Les illustrations tout en douceur  et très réalistes sont tout à fait adaptées à cette histoire et une très belle double page sur le naufrage du navire attire particulièrement l’attention. Un dossier très intéressant « Aux origines de l’histoire » sur l’élaboration de l’ouvrage et sur les faits  et les étapes du procès  complète le récit.

Depuis, il y eut deux autres très grosses marées noires : l’Erika en 1999 et le Prestige en 2002.

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