20, allée de la danse, 5. L’envol d’une discrète, d’Elisabeth Barféty

Sofia est Italienne. Elle est timide et le français n’étant pas se langue maternelle, cela n’arrange pas les choses ! Elle est en classe de CM2 mais ne suit pas une scolarité classique : elle est en première année de l’Ecole de danse de l’Opéra de Paris, c’est à dire en sixième division. Elle a beaucoup d’amis et se prépare avec toute l’école au gala des écoles du XXIème siècle, durant lequel sont accueillis des élèves étrangers de sept écoles du monde entier ! C’est formidable ! Mais il n’y a pas d’Italiens et ses amis ne comprennent pas que pour elle, la venue d’étrangers ne résout pas ses problèmes de timidité… Pour faire face à ses difficultés qui la gênent beaucoup au quotidien, qui l’empêchent de prendre la parole quand elle n’est pas d’accord avec les autres ou qu’elle n’arrive pas à se faire entendre de ses amis, Sofia se confie à son journal intime. Va-t-elle réussir à surmonter ce caractère ? Trouvera-t-elle se place dans son groupe d’amis ?

J’ai aimé ce livre dans l’univers de la danse car les personnages sont très attachants. Il y a beaucoup d’entraide entre les amis. Tout est vrai dans le quotidien décrit des coulisses de cette école, dont l’histoire est écrite en partenariat avec l’Opéra nationale de Paris.

Si comme moi vous aimez les livres sur la danse, découvrez également les 3 premiers tomes de cette série 20, allée de la danse, disponibles au CDI, ainsi que d’autres séries comme Etoile, de Marie-Claude Pietragalla (dont le CDI possède les 5 premiers tomes), la série Danse, de Anne-Marie Pol ou la bande dessinée Studio Danse, de Beka et Crip.

Le royaume de Kensuké, de Michel Morpurgo

« J’ai disparu la veille de l’anniversaire de mes douze ans »

Voilà comment débute ce récit d’aventure qui ne laisse pas de place au doute : un drame va se produire et le narrateur, Michaël a attendu dix ans avant de pouvoir nous révéler la vérité.

Grande-Bretagne, 1987. Michaël a onze ans et vit tranquillement avec ses parents et sa chienne, Stella Artois. Son quotidien navigue entre l’école, le football au terrain de jeux, sa distribution de journaux le week-end pour économiser de quoi acheter un VTT et la voile sur un lac artificiel avec ses parents et sa chienne, le dimanche. Pourtant, la monotonie de ce quotidien va bientôt se disloquer : ses parents sont licenciés de l’usine où ils travaillaient. Ils peinent à joindre les deux bouts et à retrouver du travail. Le peu de perspective d’avenir assombrissent leur quotidien. La misère s’installe. Mais un jour, le père dévoile à sa famille son projet fou : la voile est leur passion à tous les 3 et il a investi dans un bateau avec leur prime de licenciement. Son but : les emmener tous les trois faire le tour du monde ! Ils décident, ensemble de relever ce pari fou et de se lancer dans cette aventure hors du commun ! Mais, lors d’une nuit agitée, Stella Artois tombe à l’eau et Michaël tente de la sauver. Lorsqu’il se réveille, ils sont échoués sur une plage d’une île déserte.

L’île est habitée et il va falloir non seulement apprivoiser la vie sauvage mais aussi ce vieil homme solitaire : Kensuké.

Il s’agit ici d’une aventure d’un Robinson moderne mais pas seulement. La richesse de ce récit tient dans les interactions entre deux générations différentes, mais aussi de deux cultures puisque le vieil homme vivant sur l’île depuis des années est Japonais. L’art devient le langage commun pour communiquer lorsque les langues parlées ne le permettent pas et la transmission des savoirs, un lien fort qui unit les générations. Ancien aviateur, Kensuké a échoué sur l’île durant la Seconde Guerre mondiale. Ce contexte historique évoquant également la bombe atomique de Nagasaki apporte une profondeur et une richesse au récit, tout comme le contexte social du licenciement, du chômage et des répercussions sur la vie familiale.

Un livre de poche agrémenté d’illustrations en couleur – et toujours magnifiques !- de François Place, ce qui ne gâche rien au plaisir !

« Des livres à sauver ? »: L’enfant d’Hiroshima, de Isoko et Ichiro Hatano

Rappel : La rubrique du blog Le Coin lecture d’Arsène « Des livres à sauver ? » vous propose de sauver des livres qui n’ont pas été empruntés depuis plusieurs années et n’ont pas trouvé de chroniqueur dans notre collège. ! Si vous connaissez le livre, que vous l’avez lu et aimé, vous pouvez tenter de le sauver ! Comment ? En likant l’article, en publiant un commentaire, voire même en nous en proposant une chronique ! Sans retour de votre part, le livre ne sera pas perdu : il quittera simplement notre fonds pour prendre le chemin de la boîte à livres de dons de la bibliothèque de notre village, où, nous l’espérons, il trouvera une nouvelle vie !

Merci pour votre participation !

« Des livres à sauver ? » : Le tyran d’Axilane, de Michel Grimaud

Rappel du principe de la rubrique de notre bog : « Des livres à sauver ?  »

Cette nouvelle rubrique du Coin lecture d’Arsène, « Des livres à sauver ? » vous propose de sauver des livres qui n’ont pas été empruntés depuis plusieurs années et n’ont pas trouvé de chroniqueur dans notre collège. ! Si vous connaissez le livre, que vous l’avez lu et aimé, vous pouvez tenter de le sauver ! Comment ? En likant l’article, en publiant un commentaire, voire même en nous en proposant une chronique ! Sans retour de votre part, le livre ne sera pas perdu : il prendra simplement le chemin de la boîte à livres de dons de la bibliothèque de notre village !

Merci pour votre participation !

Les enquêtes des enfants capables, Intégrale I – A fond les charbonbons !, de Nathalie Dargent et Lucie Bryon

Cette intégrale regroupe les tomes 1, 2 et 4 de la série (j’avoue ne pas avoir très bien compris cette répartition, -il faut probablement avoir tous les tomes en main pour comprendre- mais cela ne change strictement rien à la lecture !)

Le tome 1: A toute vapeur, déjà présenté sur notre blog est une grande enquête de 5 chapitres.

Les tome 2 et 4 : Il faut sauver la reine et Mystère et boule de gomme regroupent chacun 5 mini enquêtes et deux enquêtes inédites.

Au programme : La vie en rose, Sa Majesté Perroquet, La galette des reines, Le photopatate de printemps, Le Mécanosaure, Le fantôme de la tour, Le Toutou-garou, Momie Noël, L’express fantôme, Le mystère au 3/4 invisible, Une rentrée miaoulifique, On a enlevé bébé.

Un univers steam punk où technologie se mèle à un monde rétro mettant en scène des enfants … capables de mener à bien des enquêtes ! Un roman graphique pour de jeunes lecteurs dès 7-8 ans !

« J’ai découvert le tome 1 de la série des Enfants capables car il était au CDI du collège. Je voulais lire d’autres aventures et à ce moment-là, on a reçu l’intégrale 1 ! J’étais contente ! J’ai même relu la première histoire ! J’aime beaucoup cette série, son univers avec un chien mécani que, les enfants qui mènent des enquêtes. Les histoires sont courtes et faciles à lire. Elles se passent dans un monde imaginaire et fantastique où il y a plein d’inventions bizarres, mais aussi un peu réel. Mes histoires préférées sont : La galette des reines (ça tombe bien car on mange des galettes en ce moment !), le Mécanosaure et Momie Noël, mais je les ai toutes aimées !

Thalia, 8 ans – CM1, école primaire, membre des petits dévoreurs de livres d’Arsène

La passe-miroir, 1. Les fiancés de l’hiver, de Christelle Dabos

Après « la Déchirure », le monde est divisé en plusieurs arches dont chacune a un esprit de famille et dont les habitants possèdent des dons.

Ophélie, une jeune fille discrète et très maladroite vit tranquillement sa vie sur l’Arche d’Anima où les habitants ont la particularité de pouvoir animer des objets. Elle s’occupe du musée d’Anima car Ophélie est une liseuse : elle peut, avec ses mains, lire l’histoire et remonter le temps d’un objet. C’est également l’une des seules passe-miroir qui existe : elle a la capacité de passer de miroir en miroir.

Seulement, les doyennes d’Anima ont décrété qu’elle devait épouser un homme dont elle ne sait rien à part qu’il est un homme de la cour vivant au Pôle, arche lointaine, glaciale et inhospitalière. Ophélie, sans avoir même son mot à dire, se voit donc monter dans un dirigeable, en direction du Pôle, avec sa tante qui lui servira de chaperonne le temps des fiançailles.

Thorn ressemble à son arche, il est grand, squelettique, peu bavard, froid et distant avec Ophélie. Il est l’intendant du Pôle et tout le monde le déteste. Il la met tout de suite en garde : au Pôle, les manipulations, les mensonges et les crimes sont de mise, sa vie sera en danger et elle ne devra faire confiance à personne sauf à sa tante à lui : Bérénilde.

Au Pôle, il y a trois clans :

– « la Toile » dont Archibald fait partie : ce que l’un voit, le reste du clan le voit également. Archibald est l’Ambassadeur et l’ambassade est le seul endroit sûr de la Citacielle, capitale flottante du Pôle.

– « les mirages » sont les architectes de la Citacielle : ils déforment l’espace-temps, rendent le froid supportable, rendent les pièces somptueuses : « le vernis sur la crasse »

-« les dragons », le clan de Thorn et de Bérénilde : ils peuvent utiliser leurs « griffes » d’un seul regard pour trancher, gifler, déchirer…Ce sont les chasseurs du Pôle

En arrivant au Pôle, Ophélie doit rester à l’abri des regards et se voit obligée, après un bref passage dans le manoir de Bérénilde, de se travestir pour jouer le rôle du valet muet de la tante à l’ambassade où Bérénilde est sous la sécurité d’Archibald.

Ophélie, dans l’ombre, y fera plusieurs rencontres : Renold dit Renard, un autre valet à qui elle donne des sabliers (substitut de congés qui permettent de s’évader pendant quelques heures) contre des conseils pour survivre à la cour du Pôle. Le chevalier, enfant voulant s’accaparer l’amour de Bérénilde à tout prix, quitte à menacer et tuer. Elle rencontrera également l’esprit de famille Farouk, un seigneur colérique et impatient.

Mais pourquoi l’a-t-on choisie elle plutôt qu’une autre animiste ? Pourquoi doit-elle se cacher ? A qui peut-elle faire confiance ?

La passe-miroir – les fiancés de l’hiver nous permet de découvrir et de s’attacher aux personnages (et d’en détester certains également). On s’attache beaucoup à Ophélie qui est largement sous-estimée par tout le monde. On lui découvre une force de caractère qui lui permet d’aller au bout de ses idées. On s’attache également à Thorn qui, bien que décrit comme un personnage au caractère détestable, se radoucit au contact d’Ophélie.

Ce livre n’est pas facile à résumer car il nous fait entrer dans un monde inconnu et l’auteur fait preuve de beaucoup d’imagination. La lecture reste cependant facile et on a envie de tourner des pages (c’est dur de décrocher !).

Ce premier tome est une bonne entrée en matière pour les tomes suivants car on a vraiment envie de connaître la suite de l’histoire et l’évolution que vont avoir Ophélie et Thorn ainsi que les personnages secondaires.

Ce livre est le gagnant du concours « Premier Roman Jeunesse » 2013 et connait trois autres tomes ; « Les disparus du Clairdelune », « La mémoire de Babel », « La tempête des échos », dont les deux premiers sont également disponibles au CDI et le dernier à la bibliothèque de notre village (à demander à la documentaliste). Pour ceux qui le souhaiteraient, il est également disponible en livre audio à la médiathèque de Cosne-sur-Loire.

Les grosses bêtises, 3. La reine du carnage, de Agnès Debacker

Une semaine avant les vacances de printemps, les élèves de la classe de Mme Eulali ont plein d’idées de bêtises à faire, comme par exemple, mettre des boules collantes dans le cartable de leur professeur ou mettre des crustacés morts dans les manteaux des camarades !

Mais, le jour où ils apprennent qu’Anton va déménager en Norvège pendant les vacances, ils ne rigolent plus du tout …. Ils vont devoir trouver des « bêtises » pour l’en empêcher ….. En plus, tout à coup, Chloé ne peut plus marcher qu’avec des pas de fourmi ! Est -ce que tout ça est de la faute de la sorcière, la mère d’Anton (qui lui n’est pas au courant ! ) ? il va falloir enquêter ….. avant que les choses ne s’aggravent !

Ce livre est bien ! Il y a beaucoup de suspense, beaucoup de chamboulements, des enquêtes. Je ne me suis pas ennuyée du tout. Je n’avais pas lu le tome 1et 2 mais ça n’est pas gênant pour comprendre l’histoire. C’était rigolo, surtout toutes les bêtises que la bande de copains font ….. mais je ne ferais pas les mêmes bêtises ! J’ai bien aimé la bêtise où ils ont mis un truc sur la chaise de la prof !

Lysie, 6ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Un auteur, une rencontre : Victor Dixen au Salon du livre jeunesse de Montreuil

Nous vous avions parlé sur notre blog, il y a quelques temps, de notre sortie au Salon du livre de Montreuil et de notre espoir d’y rencontrer Victor Dixen pour une interview ! C’est chose faite, et ce fut pour nous un moment inoubliable ! Un immense merci à Victor Dixen pour le temps qu’il nous a consacré, pour sa gentillesse et son écoute attentive. Nous partageons avec vous, avec beaucoup de joie, ce beau moment, temps fort de notre visite du Salon ! Cette interview a été prise sur le vif, dans le brouhaha du lieu, et nous espérons être restés fidèles à ses propos !

Depuis quel âge écrivez-vous ?

J’écris depuis que je sais tenir un stylo, pour ainsi dire …donc ça remonte à assez longtemps ! Mais j’ai été publié pour la première fois en 2009 avec mon roman « le Cas Jack Sparck ».

En parlant du « Cas Jack Sparck » quel effet cela fait-il d’être publié ?

Cela fait extrêmement plaisir ! Il y a certains auteurs qui n’écrivent que pour eux-mêmes. Ceux qui tiennent un journal intime par exemple. Moi, j’écris pour être lu, pour partager toutes les histoires que j’ai dans la tête avec le plus grand nombre possible. Etre publié, c’est un bon moyen pour une histoire de voyager. Quand c’est la première fois, ça fait un peu peur aussi, parce qu’on se demande si les lecteurs vont aimer l’histoire … mais au final, c’est un grand plaisir !

Pourquoi avez-vous décidé de ne pas écrire pour les adultes mais pour les adolescents ?

Ce n’est pas vraiment moi qui l’ai décidé, c’est l’inspiration qui est venue comme ça ! C’est vrai que je mets souvent en scène des personnages principaux qui sont à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte parce que pour moi, c’est un âge très romanesque. C’est votre âge en fait ! Vous arrivez dans un monde que vous allez changer. Votre génération va s’emparer du monde, changer le monde et ça, c’est très intéressant pour un auteur et j’essaie d’imaginer ce que vous pouvez faire.

Mais cette littérature est lue aussi par les adultes !

Oui, je me rends compte que même si mes personnages principaux sont des adolescents, j’ai beaucoup de lecteurs adultes ! Parce qu’adulte, on peut se souvenir de l’adolescent qu’on a été et qu’on a besoin d’imaginaire à tous les âges. C’est une chose qui n’est pas juste réservée aux enfants et aux adolescents. Vous connaissez Jules Verne, Alexandre Dumas ou Victor Hugo. Ce sont des auteurs qui écrivaient de grands romans d’aventure. Je pense que ces auteurs, aujourd’hui, écriraient dans des collections ado.

Pouvez-vous estimer le temps qu’il vous faut pour écrire un roman ?

Tout dépend… S’il s’agit d’un premier tome d’une série, je dirais qu’il me faut entre un an et un an et demi parce qu’il faut que je construise mon monde et que j’imagine mes personnages, donc il me faut plus de temps. S’il s’agit du deuxième ou troisième tome, je serai plus rapide, plutôt entre 9 et 10 mois.

Comment créez-vous vos personnages ?

La création de mes personnages est assez difficile à expliquer parce que ce n’est pas un copier-coller de la vie que je mets dans mes romans… Autant je réfléchis beaucoup à mes univers avant l’écriture, autant les personnages viennent un peu de manière mystérieuse. Il y a un élément pour lequel je réfléchis beaucoup, ce sont les noms de mes personnages et souvent quand j’écris une histoire, mes personnages vont changer de nom plusieurs fois jusqu’à ce que je trouve le nom final qui leur correspondra le mieux.

Quel livre, qui n’est pas de vous, auriez-vous aimé écrire ?

Le Seigneur des anneaux, de Tolkien (autant viser haut!) ! C’est sans doute le livre qui m’a donné le plus envie d’écrire. Tolkien a inventé un monde entier, le monde onirique de l’Autre Monde……

Est-ce qu’il vous arrive de rêver de vos histoires ?

Oui, il m’arrive d’en rêver avant et après. Certaines de mes histoires sont vraiment nées d’un rêve. « Animale » par exemple, est une histoire qui est vraiment née d’un rêve.

J’étais perdu dans une forêt, je m’approchais d’une chaumière, c’était la nuit, avec une atmosphère assez mystérieuse, il y avait juste une fenêtre éclairée. Au moment de pousser la porte, je me suis réveillé.

Là, j’ai repensé au conte de Boucle d’Or et les trois ours. En le relisant, je me suis rendu compte qu’il n’avait pas de fin, pas de morale, ni de « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Il se termine par la petite fille qui s’enfuit par la fenêtre, terrorisée par les trois ours et on ne sait pas ce qu’elle devient, on sait pas qui elle était, on ne sait pas d’où elle vient et on ne connaît même pas son vrai nom parce que dans le conte, elle est appelée Boucle d’Or. J’ai alors écrit « Animale » pour mener une enquête, essayer d’imaginer qui était Boucle d’Or et ce qui lui arrive après sa fuite. Animale est vraiment un roman né d’un rêve.

Une suite est-elle prévue ?

Non, pour l’instant il n’y a que deux tomes. Mais peut-être un jour, qui sait…

Alors quels sont vos futurs projets ?

En ce moment, je suis en train d’écrire une série qui s’appelle « Vampyria » et j’ai prévu douze tomes. Pour l’instant, il n’y en a que trois qui sont parus. Ce sont des trilogies successives, c’est-à-dire que tous les trois tomes, je change de personnage principal et je relance mon intrigue, je pars dans un autre endroit, dans un autre monde. On peut donc les lire trois par trois.

Est-ce qu’il arrive que la célébrité vous pèse ?

La célébrité, il ne faut pas exagérer non plus ! Un écrivain ce n’est pas comme une star de cinéma. Alors pour l’instant, non ! Je me vois plutôt un peu comme un ambassadeur de mes histoires, j’essaie de donner envie de les lire. Ce n’est pas moi qui suis important, ce sont les histoires que je raconte et ce sont les romans que j’essaie de mettre en avant.

C’est pour cela que l’on trouve si peu d’information sur votre vie privée sur Internet ?

Oui, je pense vraiment que l’auteur est là pour les histoires qu’il raconte et pour donner envie à ses lecteurs de les lire. On trouvera effectivement plus d’informations sur mes personnages que sur moi !

Comment vivez-vous le fait de faire mourir vos personnages ?

C’est vrai que parfois, il y a des personnages qui meurent mais c’est difficile à éviter. Si l’histoire fait qu’un personnage doit mourir, c’est difficile à écrire mais si c’est la logique de l’histoire, il faut aller dans ce sens-là, jusqu’au bout. Ca m’arrive de verser quelques larmes à l’écriture parce que, quand on écrit, on s’attache à ses personnages. Par exemple, la mort d’un des personnages de Phobos, si vous l’avez lu, m’a fait beaucoup de peine.

Comme pour Animale, faites-vous beaucoup de recherches historiques pour préparer vos romans ?

Je fais toujours des recherches quel que soit le livre que j’écris parce que c’est ce qui va permettre d’avoir un contexte et une histoire vraiment crédibles auxquels le lecteur va pouvoir croire. Lorsque j’écris de la fantasy historique comme « Animale » (fin des guerres napoléoniennes) et « Vampyria » (époque de Louis XIV), je fais des recherches historiques. Alors que quand j’écris de la sciences-fiction, comme Phobos, je fais des recherches scientifiques (sur la conquête spatiale, par exemple).

Un conseil d’écriture à nous donner avant de vous quitter ?

C’est difficile de donner des conseils parce qu’il y a autant de manière d’écrire que d’écrivains. Mais il y a peut être quelques règles valables pour tout le monde. L’une d’entre elles, c’est d’écrire régulièrement. Pour écrire un roman, il faut idéalement écrire tous les jours, c’est ce qui va permettre de rester « collé » à son histoire, à ses personnages et de ne pas perdre le fil. Si on attend l’inspiration, il y a toujours quelque chose de plus urgent dans la vie réelle qui va vous rappeler, une série télé qu’on a envie de regarder, un coup de fil à passer…Il faut aller contre ça et s’imposer une discipline pour écrire un peu tous les jours.

Un autre conseil serait de pas être trop perfectionniste au départ. Beaucoup de gens veulent écrire mais voudraient que ce soit parfait du premier coup. Donc quand ils écrivent une phrase, qu’ils ne la trouvent pas belle, ils vont la retravailler cent fois, se découragent et ne vont jamais écrire leur histoire en entier. Ce qu’on appelle le premier jet, c’est la première version d’un manuscrit. Il faut aller jusqu’au bout de ce premier jet même si ce n’est pas parfait. Et quand vous avez posé le mot FIN, vous allez pouvoir retravailler. Vous aurez alors une histoire toute entière, le matériel pour travailler.

Encore merci Victor Dixen pour cette interview et pour la séance de dédicaces qui a suivie ! Au plaisir de vous retrouver lors de la lecture de vos prochains livres !

Les dévoreurs de livres d’Arsène

Une autrice, une rencontre : Florence Hinckel au Salon du livre

Au Salon du livre, nous nous sommes attardés au stand de dédicace de Florence Hinckel. Le temps nous manquait pour une petite interview, que nous souhaitions faire après la lecture coup de coeur de son roman Ce qui fait battre nos coeurs. Mais Florence Hinckel a très gentiment accepté de nous laisser ses coordonnées afin de réaliser l’interview après le Salon.

Depuis quel âge écrivez-vous ?

La passion de l’écriture m’est tombée dessus entre 10 et 11 ans. J’ai commencé à tenir un journal intime et écrire de petites histoires.

D’où vous vient la passion de l’écriture ?

Tout simplement de ma passion de la lecture. Il n’y avait pas de livres à la maison, mais j’ai lu grâce à l’école, puis ensuite grâce à la bibliothèque. Sans ces lieux où la culture est libre d’accès, jamais je n’aurais pu découvrir que j’aimais lire des histoires, et que, par suite, je brûlais d’en écrire.

Pourquoi écrivez-vous pour la jeunesse ?

Parce que lire, lorsque j’étais enfant puis adolescente, a été un tel plaisir ! Une telle ouverture sur le monde ! Sans les livres, je n’aurais jamais su qu’il existait tellement de façons de penser et de ressentir, si différentes. La littérature pour la jeunesse, je le crois, est la plus importante des littératures.

Pourquoi vos livres sont publiés chez des éditeurs différents ?

Parce que je fonctionne beaucoup à l’affect. Lorsque j’accroche avec une éditrice ou un éditeur (je parle là de la personne, non de la maison d’édition), j’ai alors envie de lui proposer un texte. Et c’est très enrichissant de bénéficier de sensibilités, et de manières de retravailler un texte différentes.

Comment avez-vous vécu le jour où vous avez été publiée pour la première fois ?

C’était dans une maison d’édition minuscule, mais le livre était très beau. Voir mon nom sur la couverture, c’était subitement rejoindre la communauté de tous ces livres sur les rayons de là où on trouvait les livres. C’est forcément une grande émotion !

Où trouvez-vous l’inspiration pour écrire vos livres ?

De mon intérêt pour le monde et pour l’humanité.

Est-ce que vos études et le fait d’avoir été professeuse (notamment en Guyane et en Guadeloupe) avant de devenir autrice vous a aidé ou vous inspire ?

Oui, cela m’a permis de situer des histoires dans le milieu scolaire avec plus de justesse. Cela m’a permis aussi de côtoyer des enfants aux histoires et récits forcément très inspirants.

Comment avez-vous collaboré avec les autres auteurs et autrice de U4 ?

Il faudrait beaucoup de temps pour expliquer cela. Désolée de ne pas pouvoir le faire ici. Je peux juste dire que ce fut intense et très enrichissant.

Avez-vous des routines d’écriture ?

Pas vraiment.

Quels types de recherches faites-vous avant d’écrire un livre ? Est-ce que vous les placez dans vos écrits ?

Prenons l’exemple de « L’aube est bleue sur Mars ». J’ai fait énormément de recherches pour être au plus juste de ce qui se passerait réellement, en l’état du progrès technologique actuel, si une telle mission sur Mars existait. Ensuite il s’agit d’instiller ces données de façon fluide et non pesante dans le texte. Tous les récits nécessitent des recherches plus ou moins poussées, c’est normal dès lors qu’on raconte des vies autres que la sienne.

Quel est votre auteur préféré et pourquoi  ?

Je n’ai pas d’auteur ou d’autrice préféré·e. J’ai juste des coups de coeur réguliers. Je les partage sur mon blog ou sur Instagram. Allez voir si vous êtes curieux !

Quel livre vous a marqué à nos âges (13-14 ans) ?

Pour n’en citer qu’un (car il y en a beaucoup), je dirais « Le journal d’Anne Frank ».

Avez-vous un conseil d’écriture à nous donner ?

Ecrire, lire, écrire, lire et encore lire et écrire.

Merci infiniment pour ce retour et le temps que vous nous avez consacré ! Nous espérons vous retrouver bientôt à travers de nouvelles lectures,

Les Dévoreurs de livres d’Arsène, chroniqueurs du blog

Les livres de Florence Hinckel disponibles au CDI

Au Salon du livre jeunesse de Montreuil …

Le 38e Salon du livre de jeunesse de Montreuil s’est tenu du 30 novembre au 05 décembre 2022 avec pour thématique « Désirs de monde ». 400 exposants, 280 auteurs et autrices étaient présents pour cet événement incontournable des amoureux de la lecture !

Le vendredi 02 décembre, après une petite escapade, le matin, à la BnF site Richelieu et ses alentours, comme nous vous l’avons relaté précédemment, nous nous sommes rendus au Salon du livre de Montreuil à la découverte de stands d’éditeurs et de quelques auteurs en dédicace.

Nous remercions particulièrement :

Victor Dixen et Florence Hinckel pour leurs interviews (à découvrir très bientôt sur notre blog !)

Luc Blanvillain pour son accueil chaleureux à son stand. Nous espérons qu’il est allé jeter un oeil sur notre blog ! Ses dédicaces étaient à l’image de ses livres : pétillantes et décalées. Nous vous conseillons de relire nos chroniques de ses différents livres que possède notre CDI en espérant que cela vous donne envie de lire ou relire ses romans !

Silène Edgar pour sa dédicace du livre 14/14 de sa belle plume (au sens propre comme au figuré) !

Nous avons pu également découvrir le monde féérique et fantastique de Charline, illustratrice normande. Nous n’avons pas de livres au CDI à vous présenter, mais son coup de crayon est si extraordinaire, qu’il nous est agréable de vous le montrer ici

Un grand moment pour nos six élèves, représentants de notre blog, qui ont fait la sortie !