Esprits maléfiques, 2. Les dévoreurs d’âmes, d’Ellen Oh

Harper, notre jeune chasseuse d’esprits, doit partir avec sa famille, rejoindre ses oncle, tante et cousin aux Caraïbes. Grand-mère Lee est très inquiète. Elle ne peut les accompagner, et pourtant, elle a le sentiment que quelque chose d’inhabituel s’y prépare… L’île semble un désert spirituel, ce qui est extrêmement inquiétant. Accompagnée de son amie Dayo, invitée à faire partie du voyage, Harper, dès son arrivée, fait la connaissance de la petite fantôme Holly et d’Olivia, la fille du propriétaire de l’hôtel. Elle y découvre des croyances, des superstitions, des histoires de disparitions… et va se retrouver sur le devant de la scène pour affronter de puissants dévoreurs d’âmes…

Un deuxième tome que j’avais hâte de découvrir mais pour lequel mes attentes furent un peu déçues. On frissonne un peu moins, on s’attache un peu moins aux personnages, le côté original qui introduisait de manière très intéressante la culture sud-coréenne dans le premier tome de cette série est devenu inexistant. J’ai trouvé le lien entre la première partie, préparant au voyage, et le séjour sur l’île pas très bien amené et un peu brouillon. Ca se lit bien, on ne s’ennuie pas, mais ça n’est pas une lecture mémorable qui laissera la petite trace dans son esprit comme le premier. Il y manque un je ne sais quoi, malgré un sujet qui se prêtait parfaitement à nous faire frissonner sous la couette sans lâcher le livre. Pourtant, j’espère vraiment découvrir un éventuel tome 3 pour renouer avec l’enchantement du premier, qui se lit comme un one shot et que je continue à conseiller pour les amateurs de sensations fortes !

La Sélection, 1. de Kiera Cass

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Après que la Chine a envahi les Etats-Unis et que de nombreuses guerres ont eu lieu, un nouveau pays a vu le jour : Illéa, une monarchie divisée par un système de caste. Dès qu’un prince devient majeur, une sélection a lieu : dans chaque province, une jeune fille est sélectionnée, pour conquérir le cœur du prince, et devenir reine.

America Singer est une Cinq comme les autres, qui aide sa famille en chantant, qui a une vie heureuse et qui n’a nullement l’intention de s’inscrire. Mais lorsque son grand amour lui demande, elle accepte, pensant n’avoir aucune chance. Quelle n’est pas sa surprise lorsque son visage apparaît sur tous les écrans d’Illéa ! Bien décidée à rapporter de l’argent chez elle grâce aux compensations, tous ses plans s’annulent lorsqu’elle apprend à connaitre le prince Maxon.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette trilogie dont « La Sélection » est le premier tome. On retrouve America Singer, une jeune fille talentueuse et indépendante qui n’a pas froid aux yeux ! J’aime vraiment beaucoup ce personnage, car je m’identifie beaucoup à elle. Elle a beaucoup d’humour, et est vraiment altruiste. J’ai aussi adoré May, la petite sœur d’America, qui est drôle, attachante et pleine d’entrain ! La Sélection est une émission de télé-réalité, un peu comme Hunger Games, sauf que dans cette saga, on ne tue personne, au contraire, c’est une quête de l’amour !

J’ai reçu le tome 1 pour mon anniversaire, et au tout début, je n’avais pas vraiment accroché… Mais à partir de l’arrivée d’America au palais, je n’ai plus réussi à le lâcher ! C’est une romance très addictive, mélangé à de la science-fiction très bien développé, ce que je trouve très original. Moi qui ne suis pas exceptionnellement fan de science-fiction, je l’ai dévoré en quelques heures ! La Sélection est parfaite pour les amateurs de ces deux genres !

Eléa, 4ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Et un grand merci aux éditions PKJ qui nous ont envoyé la série en SP afin que l’on puisse vous la présenter sur notre blog et vous en permettre la découverte et, pour les élèves du collège, la lecture (la liste d’attente pour l’emprunter est déjà bien longue avant même qu’il ne soit équipé et saisi dans la base ! Il faut dire que la couverture est particulièrement attractive et réussie !

Sauveur et fils, saison 6, de Marie-Aude Murail

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le psychiatre Sauveur St Yves revient dans un 6ème tome !

Lui et sa famille (ou sa « tribu ») y sont particulièrement en forme !

Lazare et Paul sont au collège et une légère tension les sépare… L’ancien soldat résiste à la mort, Louise est en plein questionnements, Gabin est parti dans la marine, Alice pense à Gabin… et les hamsters tournent dans leur parc. Sans oublier la troupe de patients de Sauveur qui ont aussi bien des choses à dévoiler…

Si vous en êtes, comme moi, au tome 6, c’est probablement que vous avez lu et aimé les précédents ! Surtout, n’attendez pas pour vous replonger dans cet univers ! Des énigmes vont être résolues… mais d’autres vont débuter.

Et surtout, n’oubliez pas : « Si vous n’avez pas toutes les réponses en saison 6, c’est qu’i y aura une saison 7 »

Une série dont on ne se lasse pas tant la galerie de personnages est riche, variée et atypique. Un roman pétillant et bien construit à lire sans modération … avant de se lancer dans la série En thérapie d’Arte, d’entamer sa propre psychothérapie, voire d’adopter son cochon d’Inde !!!

Judith, 4ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Phobos 2., de Victor Dixen

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

PhobosPhobos

Ca y est. Léonor a tout révélé. Le programme Genesis, la quête de l’amour. Tout est une vaste blague. Ils les ont envoyés à la mort, pour de l’argent. Serena, qui pendant une année, a été comme une mère pour eux. Maintenant, un choix s’impose : descendre sur Mars, ou rester sur le vaisseau.

Le programme Genesis s’est révélé faux : les Nids d’Amour ne sont pas sécurisés. S’ils descendent, ils seront morts dans 22 mois, avec la peur que Serena dépressurise la base à tout instant. S’ils restent ? Ils mourront de faim dans trois mois. Quel est le meilleur choix ? Que vont-ils voter ? Léonor est indécise. Que choisir ? Serena a voulu la laisser choisir : elle lui a répondu qu’elle était seule. Et que sur le Cupido, ils étaient douze. Que c’était leur force. Mais si cela se révélait être une faiblesse ?

Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Ce livre est terriblement captivant ! J’attendais avec beaucoup d’impatience ce tome 2, ayant adoré le tome 1, qui m’a accompagné pendant le confinement. On y retrouve une nouvelle fois Léonor, française de 18 ans, qui a un caractère bien à elle ! Sans hésiter, la saga Phobos compte parmi mes coups de cœur les plus grands ! J’aime beaucoup les personnages, surtout ceux de Marcus et de Kris. J’aime beaucoup le fait que Marcus soit un tel poète, et ait autant de tatouages. Cependant, même si j’aime beaucoup le personnage de Kris, je le trouve un peu cliché : il y a toujours dans les livres ce personnage extrêmement gentil, naïf. Je trouve cela dommage. A mon avis, certains personnages ne sont pas assez développés, comme Elizabeth, ou Safia, du côté des filles, ou encore Tao ou Sansom du côté des garçons que j’oublie parfois dans l’histoire tellement on n’en parle presque pas. Alors que ce pourrait être de vraiment beaux personnages. Mais sinon, rien à dire ! J’ai été très émue à la fin du tome, très en colère aussi ! Victor Dixen met des fins à suspens, et cela m’a beaucoup frustrée !!! Pour moi, Phobos est vraiment un chef-d’oeuvre, et je n’attend qu’une seule chose : les tomes 3, 4 et Origines !

Retrouvez la chronique du tome 1 ici

Eléa, 4ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Rumeurs, tu meurs !, de Frank Andriat

Alice, lycéenne sérieuse, est toujours prête à aider les autres. C’est ainsi que Javier, le petit copain de Léna, la meilleure amie d’Alice, passe chez elle pour se faire expliquer un exercice de maths… Mais la leçon particulière tourne bientôt au baiser langoureux… Comment Alice a-t-elle pu faire cela à Léna ? Ne faudrait-il pas tout lui avouer ? Javier ne semble pas du tout de cet avis.

Il a souri, hautain.

-Tu vas lui raconter que tu m’as sauté dessus ? Oui, Lena est ma meuf et je croyais qu’elle était ton amie.

Où était le Javier câlin ? Où était le mec doux qui avait allumé un incendie sous mon pull ? Voilà tout à coup que j’étais la seule responsable de ce que nous avions fait à deux ! Je ne lui avais jamais vu cet air froid et déterminé. J’étais glacée à l’intérieur, paniquée et furieuse.

Tout prend alors très vite une tournure incontrôlable pour Alice. Javier déforme les faits auprès de Lena qui le croit. Javier et Lena vont alors très vite se dresser contre elle, l’inonder d’insultes et diffuser les pires rumeurs sur elle. Les réseaux sociaux vont se charger du reste… Tout s’emballe, tout le monde suit dans cette violence, sans jamais, semble-t-il, se poser la moindre question sur le mal engendré, sur la souffrance de la victime, sur la véracité des faits… Seule Chloé, une ado plus lucide, va oser, seule contre tous les autres, tenter de protéger et soutenir Alice.

Un roman sur le harcèlement et le cyberharcèlement écrit à la première personne, sous la plume d’Alice, le personnage harcelé. Sous l’écriture incisive de l’auteur, Frank Andriat, les événements s’enchaînent à grande vitesse. On est pris dans cette course folle, dans ce piège qui se referme sur Alice qui a du mal à trouver une porte de sortie … Il y est question des dérives des réseaux sociaux qui font d’ados innocents des cibles faciles, « dématérialisées », donc peut-être moins culpabilisant pour les suiveurs. Le harcèlement reste un sujet très souvent traité dans les romans de littérature de jeunesse, mais qui est toujours nécessaire et d’actualité. Si toutes ces lectures pouvaient alerter au maximum de jeunes des dangers d’un tel comportement et protéger par là même les victimes, elles ont une raison d’être au-delà de toute littérature. Dans ce livre, il y est également question d’une amitié toxique qui utilise l’autre pour arriver à ses fins et se valoriser à ses dépens, thème plus rare qui mérite qu’on s’y attarde. Un petit bémol quant au personnage de la prof de français, car tous les faits convergent à la désigner comme personne ressource… le hasard fait parfois trop facilement les choses. De même que la culpabilisation d’Alice quant au suicide d’un ami est compréhensible, mais pas forcément le même comportement de la part des adultes.

Les vrais sages sont des rebelles, de Chiara Pastorini – ill. Perceval Barrier

« Ils ont révolutionnés notre façon de penser. Ils ont encore des choses à nous dire. »

Une histoire de la philo en BD ! De l’Antiquité à aujourd’hui ! Un vaste programme en moins de 200 pages !

Philosophie : Ensemble des questions que l’être humain peut se poser sur lui-même et examen des réponses qu’il peut y apporter ; vision systématique et générale (mais non scientifique) du monde (définition du dictionnaire Le Robert collège) / étymologie : du grec philos : ami et sophos : sage ((Dictionnaire étymologique – Larousse)

Qui pourrait encore affirmer de nos jours que la philosophie est une matière poussiéreuse ? Pas les auteurs de ce livre en tout cas qui font le pari de mettre à la portée de tous les notions essentielles de la philosophie à travers les siècles, avec comme support la bande dessinée, et comme ton, l’humour ! Ce qui est parfois nommé de manière condescendante la « vulgarisation » me semble de nos jours plus que nécessaire. Le climat anxiogène de notre époque qui aboutit à un renforcement de plus en plus accru des dérives sectaires en est la preuve. Réfléchissons donc ensemble, avec les grands noms de la philosophie pour comprendre comment mieux vivre notre quotidien, malgré toutes les épreuves qu’il nous fait endurer. Tentons de trouver un équilibre psychique et moral pour ne pas sombrer dans la dépression et supporter notre condition d’Homme, quel qu’en soit le chemin.

Un panorama intéressant à travers les siècles : Socrate, Platon, Aristote, Diogène, Hypatie, mais aussi Montaigne, Descartes, Spinoza, Kant, et encore Marx, Nietzsche, Arendt, Beauvoir. A travers les mouvements : les Epicuriens, les Stoïciens, les Empiristes, les Lumières, les Existencialistes…

Puisse ce petit panorama donner envie aux lecteurs de pousser plus avant leur découverte d’une « matière » essentielle. Une « matière » qui interroge le monde qui nous entoure, le rend plus éclairé, moins rempli de préjugés, plus à même de construire sa propre sagesse.

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Dix minutes et 13 secondes, de Jean-Christophe Tixier

L’oncle et la tante de Tim divorcent : dur à accepter pour Quentin, qui vient passer plusieurs semaines chez Tim. La consigne pour Tim ? Traiter Quentin comme son frère. Le seul problème, c’est qu’il n’a jamais eu de frère ou de sœur, et il essaye d’occuper au mieux son jeune cousin amateur de paranormal et de malédictions. Lorsque le père de Quentin envoi un détecteur de métaux, Léa, Tim et Quentin vont à la vieille ruine de la colline l’essayer. A la grande surprise de Tim, ils découvrent un vieux collier en or… Décidant de ne pas en parler pour l’instant, ils comptent sur la nuit pour leur porter conseil. Dans l’après-midi, Léa se tord de douleur, comme si on lui donnait des coups de couteau. Lorsque les pompiers l’emmènent, Quentin ne peut s’empêcher de faire le lien entre le collier et une malédiction… Qui ne fait que se confirmer avec les ennuis qui suivent… Aurait-il raison ou tout cela n’est-il qu’une question de coïncidence…?

J’ai vraiment adoré ce tome ! J’ai lu tous les tomes de la série « Dix minutes », et vraiment, je suis fan ! J’adore les personnages, les intrigues sont saisissantes, et même si les personnages sont les mêmes, l’histoire ne traîne pas en longueur comme c’est parfois le cas avec ce genre de séries. Le texte est très court, facile à comprendre et est très ludique ! Jean-Christophe Tixier rend les personnages très attachants ! J’espère de tout coeur qu’il contineura à y avoir des suites à ces fantastiques aventures !

Eléa, 4ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Elle s’appelait Marine, de Philippe Delerm

Serge est un garçon comme les autres, un peu solitaire. Il aime flâner ou aller à la pêche. Un jour, il rencontre une nouvelle arrivante qui le captive et avec qui il va se lier d’amitié. Mais un sujet les oppose, car ce sont des sujets débattus chez eux, par leurs familles, et les points de vue diffèrent. Il s’agit de la construction éventuelle d’une future centrale. Les amis vont-ils réussir à dépasser les querelles des grands et réussir à avoir leur propre avis ?

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Nos enfants se construisent souvent au gré de ce qu’ils entendent à la maison et c’est souvent seulement à l’adolescence, vers la construction de l’adulte en devenir qu’ils commencent à se forger leurs propres opinions. A travers ce livre et cette histoire, c’est ce que nous vivons au quotidien sur des prises de positions qui tiraillent souvent les enfants, même si on sent le débat un peu vieillissant par rapport à 2020 (le livre datant de plus de vingt ans).

Une maman d’élève

Si tu me lis, de Katy Loutzenhiser

Si tu me lis... par Loutzenhiser

La meilleure amie de Zan, Priya, a déménagé en Californie depuis maintenant deux mois. Depuis, Zan ne reçoit aucune nouvelle. Ne voulant pas croire que Priya l’ignore après tant d’années de complicité, Zan ne cesse d’y penser. Maintenant elle en est convaincu : Priya est en danger. Mais si seulement quelqu’un la croyait ! A part Logan, qui vient d’arriver dans son lycée et qui est bien décidé à la sortir de sa solitude, personne ne veut l’admettre. Zan s’embarque alors dans une enquête, toujours plus loin dans ses interrogations. Arrivera-t-elle à retrouver Priya ?

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman ! Katy Loutzenhiser nous emmène dans la vie d’une lycéenne solitaire. L’enquête est très bien pensée, et les personnages très attachants ! La couverture est très belle et attire le regard. Ave ce roman, j’ai appris un nouveau mot : « ghoster », qui peut s’apparenter à « s’ignorer ». J’aime beaucoup les personnages, en particulier Zan, avec qui je m’identifie beaucoup. Ce roman est très complet, on y trouve un parfait mélange de mystère et d’amour. A consommer sans modération !

Eléa, 4ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène