Quatre filles et un jean, de Ann Brashares

C’est l’histoire d’un pantalon….

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Quatre filles et un jean met en scène quatre adolescentes inséparables, nées le même mois, différentes mais tellement complémentaires. Il y a Lena la belle, Carmen la butée, Tibby la rebelle et Bridget la sportive. Mais cette année, c’est le drame, pour la première fois, elles vont passer l’été chacune de leur côté. La veille de leur séparation, alors qu’elles sont ensemble pour une dernière soirée, Tibby sort un jean de son placard et le donne à Carmen. Cette dernière demande à ses amies de l’essayer. Bien que leur morphologie soit différente, toutes les adolescentes enfilent ce jean avec aisance. Qu’elle soit enrobée, fine, ronde, petite ou grande, chacune d’elles porte avec élégance et sans difficulté ce pantalon. Elles décident alors de signer un pacte autour de ce jean : elles se promettent de rester ensemble quoiqu’il arrive, le jean sera leur propriété commune, partout où elles iront, il les accompagnera et sera le symbole de leur amitié. Ainsi naît le pacte du jean.

Par conséquent, puisqu’elles seront séparées tout un été, chaque fille gardera le jean une semaine puis l’enverra à l’une qui l’enverra à l’autre. Ce jean qui semble magique sera le lien affectif et physique qui leur permettra de surmonter cette séparation. Il sera là pour les soutenir, il emmènera avec lui un peu de chacune d’elles. Les quatre adolescentes vont alors vivre de leur côté, un été, qui va se révéler éprouvant pour certaines, plein de rencontres pour d’autres. Elles s’échangent des lettres, mais ce n’est pas assez.

A la fin de la saison, les quatre filles se retrouvent et inscrivent sur le tissu bleu ce qui leur est arrivé, en quelques mots ou sous forme de dessins. Le jean est le seul témoin de leurs aventures. Chacune va se livrer, va partager des émotions que seules des vraies amies vont comprendre. Elles auront toute une année pour en parler avant que l’été ne revienne et que le jean ressorte du placard pour une nouvelle histoire….

Quatre filles et un jean est un bon roman qu’apprécieront les adolescentes. Ce n’est pas un roman à l’eau de rose, c’est un roman profond dans lequel l’auteur traite de sujets forts tels que le divorce, la mort, l’amour, l’amitié, le temps qui passe, la vie tout simplement. Un sujet original puisque un jean devient le centre d’un récit. Les personnages sont attachants, et, forts de leurs expériences, ils grandissent. Leur amitié reste intacte, se renforce et cela n’est-il pas le plus important. Peu importe ce que l’on est, comment on est, avoir des amis c’est sacré, savoir leur rester fidèle est important….

Les trois autres volumes qui closent la série sont également disponibles au CDI !

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Présentation de l’éditeur :

Tome 2 : Les vacances approchent. Carmen, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce bien différent…De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’apprentissage de la vie !

Tome 3 : C’est le dernier été avant la grande séparation. À la fin des vacances, les quatre filles partiront chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique. Mais avec l’été, vient son lot de problèmes. Carmen vit mal la grossesse de sa mère. Lena tente de convaincre sa famille qu’elle est faite pour être une artiste. Bridget, monitrice dans un camp sportif, va être confrontée à ses vieux démons en retrouvant Eric. Tibby, quant à elle, ne sait plus si elle veut faire du cinéma son métier, ni qui elle aime. Un nouvel été riche en enseignements et en rebondissements, chacune des filles mûrissant un peu plus chaque année, sans rien perdre de leur charme et de leur caractère.

Tome 4 : Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l’été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…. Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique ; Bridget part sur un chantier de fouilles en Turquie tandis qu’Eric rejoint sa famille au Mexique; Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos… Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

Les contes du miroir, de Yak Rivais

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Des contes tout chamboulés

Des sorcières se sont glissées entre les pages, les contes se sont alors déformés devant un miroir d’énigmes, de jeux de mots en tout genre. Les contes du miroir est une réécriture de contes classiques, un jeu d’écriture bluffant. Jugez par vous même : Cendrillon est raconté en commençant par la fin, dans le Paysan et le diablotin, le troisième mot contient le nombre de syllabes contenues en additionnant les syllabes du premier et du second mot et ainsi de suite, La cigale et la fourmi est en verlan, dans La petite poule rousse tous les passés simples sont faux, Le chat botté est raconté en rébus et dans Le moulin magique, les débuts de ligne vont de A à Z alors que la fin va de Z à A. Incroyable non?

A chaque début de récit, le lecteur, qui sait à quoi s’en tenir grâce à une note de l’auteur, part à l’aventure. Il devient alors un explorateur des mots, le conte devient alors une carte aux trésors. Que l’aventure commence, pleine d’humour et de fantaisie ! Avec Yak Rivais aux commandes, le voyage n’en est que plus magique.

Ce livre met la langue française sens dessus dessous et peut vraiment servir de support pour des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Par contre, je pense que pour les plus jeunes, la lecture de certains contes nécessitera un accompagnement à la compréhension.

Contes à l’envers, de Dumas et Moissard

Pagaille chez les héros !

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Un régal, un beau voyage à travers 5 contes revisités. Philippe Dumas et Boris Moissard gardent la trame des histoires que l’on connaît, mais les modernisent, les mettent en quelque sorte au goût du jour. Et je dois dire que le cocktail est plutôt bien réussi. Blanche-Neige mastique la pomme empoisonnée, allongée sur une serviette, dans la pelouse, le Petit Chaperon bleu marine veut devenir un super héros, quitte à sacrifier volontairement sa grand-mère, la fée Mirobola aux dons bien particuliers va sauver des enfants maltraités … et que dire de la Belle aux Bois bruyants qui n’arrête pas de danser, après s’être piqué le doigt sur la pointe d’un électrophone. On finit notre route en Boursoulavie occidentale où la population ne sait plus dans quel sens marcher.

Contes à l’envers est divertissant et met une joyeuse pagaille dans les récits traditionnels. Le caractère des personnages est détourné de l’original, pour certains il est plus affirmé. Le contexte est plus actuel. L’humour est au rendez-vous bien que les thèmes traités comme l’amour, l’égalité hommes/femmes, l’argent, la maltraitance soient sérieux. Les illustrations en noir et blanc renforcent ce côté déjanté. Des petites parodies qui sont tout public et qui constituent un bel hommage aux contes classiques.

Le chat, série de Philippe Geluck

Chat alors !

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Le chat est une série de dessins humoristiques de presse et de bandes dessinées, créée par Philippe Geluck, artiste belge. Le 22 mars 1983, ce personnage fait sa première apparition dans un journal belge dont il deviendra vite la mascotte. En octobre 1986, le premier album du Chat paraît aux éditions Gallimard. Un succès immédiat en Belgique, un peu plus discret en France. Trente ans après et 21ème album plus tard, Le Chat est en pleine forme et fait toujours un carton.

Cest un chat gris, aux oreilles pointues, au gros nez, vêtu et ayant les mêmes comportements qu’un homme : il conduit une voiture, va au bistrot et s’adresse directement au lecteur. Sa bouche reste toujours fermée, sa gestuelle simple.

Geluck s’est inspiré d’un chat qu’il avait dessiné sur les faire-parts de son mariage, il lui a ajouté une cravate, un manteau et lui a fait commenter l’actualité. Voilà comment est né le personnage. Ce anti-héros par excellence se nourrit du quotidien qu’il commente avec un humour décapant, jouant parfois avec le feu. Il porte également un regard tranchant sur les dérives de la société. C’est un gros matou dont les griffes très aiguisées n’hésitent pas à égratigner les bonnes manières. Geluck s’amuse, manie le gag et les jeux de mots à la perfection. Le chat est tellement célèbre qu’un musée va être construit à Bruxelles en 2020.

Le CDI possède 5 titres de la série :

Le Chat / Le top du chat / La vengeance du chat / Le 4e chat / Le retour du chat

Ma vie en smiley, 5. Tout roule ! (plus ou moins…), de Anne Kalicky

C’est avec un immense plaisir que nous vous annonçons la sortie le mois dernier du tome 5 de notre série à grand succès Ma Vie en Smiley ! 

Ma vie en SmileyTout roule !

Un titre qui continue à faire l’unanimité au CDI, du CM2 aux élèves de 3ème, des excellents lecteurs aux lecteurs les plus faibles !

Présentation des l’éditeur : 

« Cher humain du futur,

Si tu as suivi mes aventures jusqu’ici, tu sais que cette année a été plus qu’éprouvante au collège… Je mérite bien une pause, si tu veux mon avis ! Ca tombe bien, parce que mes parents nous réservent une surprise de taille : des vacances pour « resserrer les liens entre Cropin » et « passer du temps en famille ». Autant te dire, je redoute le pire ! Mais tu connais mon génie, pas question de me laisser abattre. 
Moi, le grand Maxime Cropin, je vais faire en sorte que le séjour se passe bien. Tu verras, mon cinquième carnet te donnera plein d’astuces de folie pour passer des vacances réussies ! Enfin, plus ou moins… »

A découvrir sans plus tarder aux éditions Les livres du Dragon d’Or !

 

Au secours, ma grand-mère est une sorcière !,de Céline Le Gallo

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Au secours, ma grand-mère est une sorcièreLes parents du jeune Antoine et de son frère décident de partir en amoureux pendant les vacances de Toussaint. Antoine est alors envoyé chez mamie Huguette, tandis que son frère fait une cure « sans écran » à la ferme de son oncle. Antoine s’ennuie chez sa grand-mère : les repas ne sont pas très bon, les journées ennuyeuses à compter les points des parties de cartes ou de scrabble  du groupe de retraités. Un soir, Antoine entend des grincements au grenier et va jeter un oeil. Quelle n’est pas sa surprise d’y trouver sa grand-mère habillée en sorcière, au milieu de bocaux aux contenus étranges, qui parle à son chat…

Un livre très facile d’accès, très court, amusant, aux quelques illustrations en noir et blanc rigolotes, avec une histoire sans temps mort à lire sans hésiter dès le CE2, mais encore apprécié en 5ème (c’est mon cas !)

Emma, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Même les princesses doivent aller à l’école, de Susie Morgenstern

Moi, princesse et alors !

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La vie d’un roi n’est pas toujours rose. Surtout quand les affaires vont mal, que le château de 57 pièces tombe en ruine, que les festins se transforment en maigres repas, que le personnel n’est plus. L’existence de la princesse Alyestère, 8 ans, est bien fade. Plus de précepteurs, pas d’amis, sa mère qui passe son temps au lit et un père qui lui rabâche à longueur de journée « N’oublie pas que tu es une princesse !». Oui et alors ? Elle est seule, elle s’ennuie, plus personne ne vient au château hormis les créanciers.

Mais un jour, bonne nouvelle : la famille déménage pour un 3 pièces, dans un immeuble. Alyestère est aux anges, elle renoue avec le confort, simple c’est évident, mais quand on a tout perdu c’est le paradis ! En immersion dans la vie des communs des mortels, il y a de l’animation dans les rues et surtout la princesse voit des enfants de son âge. Mais où vont-ils tous les matins ? Curieuse, la princesse se met à suivre une bande de gamins. Elle arrive près d’un bâtiment où elle aperçoit bon nombre de garçons et de filles qui sautent partout, crient, jouent. Mais que font-ils ? Pourquoi sont-ils tous là ? Quand elle découvre que tous vont à l’école, elle va supplier son père de la laisser les suivre. Cela ne va pas être facile de le persuader, Alyestère est une princesse, sa princesse.

Une belle petite histoire qui met l’accent sur les différences sociales. Alyestère est une princesse. Certes, mais une princesse qui s’ennuie et qui est coupée de toute vie sociale, à cause de son statut. A 8 ans, elle ne sait pas ce que c’est que d’avoir des amis. Elle a toujours eu des professeurs à domicile, tout du moins du temps où ses parents avaient les moyens. Son titre lui interdit de se mélanger à la classe sociale populaire. Mais Alyestère va bousculer le protocole. On peut être princesse et préférer la compagnie des gens simples. Princesse ou pas, le principal est de trouver sa voie et de faire ce qu’on aime !