Le traité des 7 lotus, d’Eric Boisset

Timothée ou l’apprenti yogi…

Comme chaque mercredi après-midi, Timothée s’arrête dans la librairie de son vieil ami, pour y dévorer les vieux livres. Aujourd’hui, il a repéré  tout particulièrement un ouvrage rouge aux lettres d’or, qui trône dans la vitrine. C’est un livre sur le yoga, écrit à la fin du XXème siècle. A cette époque, il n’a pas eu un gros succès commercial alors que maintenant il a atteint une valeur financière non négligeable. Devant l’intérêt de Timothée pour cette pièce unique, monsieur Balsamo lui propose de lui en faire une copie sur une clé USB. De retour à la maison, le jeune adolescent décide de mettre en pratique les différentes positions initiées par l’auteur. Mais c’est la catastrophe. Timothée n’est plus maître de son corps, comme si celui-ci était en train de lui échapper. Que lui arrive-t-il ? Il a l’impression d’être dans une autre dimension, il ne contrôle plus rien ! Son entourage ne le voit plus, ne l’entend plus. Timothée va devoir faire preuve de beaucoup d’imagination pour se sortir de ce faux pas.

Un roman drôle, des héros très attachants, une histoire rythmée, remplie de fantaisie, Eric Boisset a utilisé tous les ingrédients pour nous faire passer un très bon moment. On rit de bon cœur tant les personnages sont loufoques. Un régal qui fait du bien !

Le garçon qui parlait avec les mains, de Sandrine Beau et Gwenaëlle Doumont

Le langage du coeur

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Victoria est ravie, la maîtresse a présenté à la classe un nouvel élève. Il s’appelle Manolo et la petite fille tombe immédiatement sous son charme. Manolo est espagnol, craquant mais…. il est sourd et communique uniquement avec les mains. Par chance, la maîtresse connaît la langue des signes, ce qui étonne tous les élèves d’ailleurs. La présence de Manolo va soulever des protestations et des hostilités de la part des parents qui voient d’un mauvais œil son arrivée, par crainte que son handicap accapare trop l’institutrice ou ralentisse l’apprentissage de leurs enfants. Par ailleurs, une réelle amitié naît entre Victoria et Manolo, ils deviennent inséparables. Alors que certains vont l’aider à s’intégrer, d’autres vont se moquer. Victoria va alors mener un combat pour faire changer les comportements et le regard sur son ami.

Le garçon qui parlait avec les mains est un petit bijou. C’est un roman jeunesse qui pousse la porte du handicap, notamment de la surdité. Il nous fait ressentir les difficultés à s’intégrer pour la personne différente et les réactions des gens dits «normaux». Des réactions négatives pour certains car ils ne comprennent pas le handicap. L’inconnu fait peur et de là naissent les préjugés. Cet ouvrage est juste et très réaliste et pourrait servir de base aux enseignants pour expliquer l’importance de l’intégration des élèves différents, l’importance du vivre ensemble. Sandrine Beau nous fait également une petite initiation à la langue des signes qui, je trouve, devrait avoir sa place au sein des programmes scolaires.

Cette année au collège, une interventant extérieure est venue proposer l’apprentissage de la langue des signes aux élèves sur la base du volontariat. C’est ainsi que j’ai eu la chance d’intégrer ces cours et ce fut un réel plaisir. Tellement enrichissant et expressif ! Une transmission des émotions particulières car tout passe par le visuel, l’expression du visage étant très importante. C’est pourquoi aussi ce livre est d’autant plus important pour nous !

Il faut signaler également les belles illustrations fraîches et colorées qui donnent à ce roman tout son sens. Un gros coup de cœur pour ce superbe roman.

L’ours sort ses griffes, de Jean Alessandrini

Un ours peut en cacher un autre…

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Max le Masque vient de sortir de prison mais n’est pas résolu, pour autant, à se ranger ! Très vite, il reprend sa vie de criminel mais avant tout, il doit récupérer un magot caché dans la fosse aux ours d’un zoo, trois ans auparavant. Pour ne pas se faire remarquer, il revêt un costume d’ours, loin de penser que le commissaire Abouzy le file pour le prendre en flagrant délit. Max va-t-il réussir son coup  ? Course-poursuite,  soirée costumée sur le thème de l’ours, rien ne facilite pas la tâche de notre pauvre commissaire…

Un policier plein d’humour qui demande de la part de nos jeunes lecteurs une grande perspicacité pour retrouver la trace de Max le Masque .

Le gentil petit diable et les autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Au 69 rue Broca..

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Pierre Gripari prend un grand plaisir à détourner les caractères des personnages. Les niais ne sont pas aussi bêtes qu’ils y paraissent et les méchants peuvent avoir du cœur. Bref, les codes sont bouleversés, les personnages sont révélés sous de nouveaux visages. Pierre Gripari nous présente six contes qui permettent de retomber en enfance pour certains ou de découvrir des classiques pour d’autres. Des contes qui font partis des Contes de la rue Broca et qui mettent en scène, entre autre, un gentil petit diable qui habite l’enfer et qui a le malheur de ne pas être méchant. Il veut faire du bien autour de lui, au grand dam de ses parents. Au fil de la lecture, nous ferons la rencontre d’une patate bien singulière puisqu’elle va tomber amoureuse, nous irons sur une île lointaine chez le prince Blub qui a l’intention depuis toujours d’épouser une sirène et nous croiserons le chemin du cochon qui a avalé l’étoile polaire. Autant de personnages que de situations fantaisistes. Alors, si vous aimez l’originalité, l’imaginaire, les belles morales et l’humour, faites un détour par la rue Broca !

Garfield, de Jim Davis

C’est l’histoire d’un chat….

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Jim Davis a grandi dans une ferme, entouré de félins. Après s’être essayé à la création d’une première série qui fut un échec, Jim Davis se met alors à réfléchir à une bande dessinée qui pourrait plaire au public américain. C’est ainsi qu’en s’inspirant de son enfance, il crée Garfield avec les traits de caractère de son grand-père James A. Garfield. La bande dessinée sera publiée pour la première fois le 19 juin 1978.

Garfield est un chat roux, gros, gourmand et égoïste. Il adore manger, surtout les lasagnes. Mais ne lui présentez pas de la nourriture pour chat, il déteste ! Il est friand de ce qu’on appelle la «malbouffe», hamburgers, pizza, bonbons…Manger et dormir sont d’ailleurs ses activités préférées. C’est le félin le plus paresseux de l’histoire de la BD. Il est parfois à la limite de l’énervant et du politiquement incorrect.

Il fait souvent enrager son maître Jon, qui l’adule, et attaque souvent Odie, le chien de la maison. Garfield se sent supérieur à tout le monde, il a un humour cynique. Il a horreur du lundi, du facteur et des anniversaires. Eh oui, Garfield a peur de vieillir et chaque année c’est le drame.

La famille de ce gros chat qui compte près d’une quarantaine de membres est très délirante.

Jim Davis multiplie les gags qui tournent autour de ce chat orange et, à travers lui, critique nos modes de vie.

Garfield a fait l’objet d’adaptations au cinéma et en romans parus dans la bibliothèque rose. A ce jour, 63 albums ont été publiés. Grand succès pour Garfield qui est traduit en 28 langues, dans 111 pays. En France, il est publié chez Dargaud.

Le CDI possède 4 albums : Tiens bon la rampe ; Garfield est  un drôle de pistolet ; Garfield se prend au jeu ; Ma soupière préférée

 

 

Astérix et Cléopâtre, de René Goscinny

Une reine d’Egypte aussi belle que rebelle

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Ne supportant plus les critiques de César sur son peuple égyptien, sa culture, Cléopâtre fait le pari que son peuple peut faire de grandes réalisations. Elle ordonne donc à Numérobis, l’architecte, de construire un palais, en moins de trois mois. Mais celui-ci s’avère être un piètre entrepreneur. Il risque d’être jeté en pâture aux crocodiles si sa mission n’est pas remplie. Il va donc demander de l’aide à Astérix et Obélix pour ne pas être réduit en bouillie.

Astérix et Cléopâtre, publié en 1965, est le 6ème album de la série de bandes dessinées de René Goscinny et Albert Uderzo (illustrations). Un scénario plein d’humour, avec jeux de mots et situations comiques. C’est le début des histoires d’Astérix, les personnages, les illustrations vont évoluer au fur à mesure du temps. Quatre personnages vont former le pilier de chaque album, Astérix, Obélix, Panoramix et Idéfix qui seront systématiquement présents dans tous les albums.

Astérix est apparu en 1959. Après la mort de Goscinny en 1977, Uderzo continue seul puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad. La série met en scène un petit village gaulois qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide. A ce jour, on dénombre 37 albums.

Einstein vu par un ado et par ses potes !, de Natacha Quentin

Lucas Strønomh, un ado passionné et bavard, monte avec ses copains une chaîne youtube 100% bio.

Il  va choisir de nous présenter Albert Einstein, un immense scientifique du début du XXème siècle.

Lucas et ses « potes » nous le présentent dans un style dynamique et drôle. Ils nous expliquent la science de façon ludique et simple avec des anecdotes amusantes : sa vie, sa science avec de l’humour et plein d’illustrations rigolotes.

Lucas et son équipe sont très attachants et « très ados ». Ils arrivent à rendre la biographie d’Einstein des plus captivantes.

Je  conseille vivement ce livre aux fans de science mais aussi aux amateurs.

A partir de la 6ème.

Un coup de cœur pour moi, amatrice de sciences.

Le saviez-vous ?

Albert Einstein n’aurait sans doute pas fait toutes ses découvertes sans Mileva Marič sa femme pendant longtemps, qui l’a aidé dans ses recherches.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Cet ouvrage mêle intelligemment illustrations style BD et images d’archives, contenu scientifiquement fiable et humour. Le fait de faire parler un ado pour relater la biographie d’un homme célèbre est ingénieux car beaucoup plus vivant.  Très instructif et plaisant.

A découvrir aussi au CDI, sur le même principe  les biographies de : Léonard de Vinci ; Molière