L’ours sort ses griffes, de Jean Alessandrini

Un ours peut en cacher un autre…

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Max le Masque vient de sortir de prison mais n’est pas résolu, pour autant, à se ranger ! Très vite, il reprend sa vie de criminel mais avant tout, il doit récupérer un magot caché dans la fosse aux ours d’un zoo, trois ans auparavant. Pour ne pas se faire remarquer, il revêt un costume d’ours, loin de penser que le commissaire Abouzy le file pour le prendre en flagrant délit. Max va-t-il réussir son coup  ? Course-poursuite,  soirée costumée sur le thème de l’ours, rien ne facilite pas la tâche de notre pauvre commissaire…

Un policier plein d’humour qui demande de la part de nos jeunes lecteurs une grande perspicacité pour retrouver la trace de Max le Masque .

Le gentil petit diable et les autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Au 69 rue Broca..

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Pierre Gripari prend un grand plaisir à détourner les caractères des personnages. Les niais ne sont pas aussi bêtes qu’ils y paraissent et les méchants peuvent avoir du cœur. Bref, les codes sont bouleversés, les personnages sont révélés sous de nouveaux visages. Pierre Gripari nous présente six contes qui permettent de retomber en enfance pour certains ou de découvrir des classiques pour d’autres. Des contes qui font partis des Contes de la rue Broca et qui mettent en scène, entre autre, un gentil petit diable qui habite l’enfer et qui a le malheur de ne pas être méchant. Il veut faire du bien autour de lui, au grand dam de ses parents. Au fil de la lecture, nous ferons la rencontre d’une patate bien singulière puisqu’elle va tomber amoureuse, nous irons sur une île lointaine chez le prince Blub qui a l’intention depuis toujours d’épouser une sirène et nous croiserons le chemin du cochon qui a avalé l’étoile polaire. Autant de personnages que de situations fantaisistes. Alors, si vous aimez l’originalité, l’imaginaire, les belles morales et l’humour, faites un détour par la rue Broca !

Garfield, de Jim Davis

C’est l’histoire d’un chat….

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Jim Davis a grandi dans une ferme, entouré de félins. Après s’être essayé à la création d’une première série qui fut un échec, Jim Davis se met alors à réfléchir à une bande dessinée qui pourrait plaire au public américain. C’est ainsi qu’en s’inspirant de son enfance, il crée Garfield avec les traits de caractère de son grand-père James A. Garfield. La bande dessinée sera publiée pour la première fois le 19 juin 1978.

Garfield est un chat roux, gros, gourmand et égoïste. Il adore manger, surtout les lasagnes. Mais ne lui présentez pas de la nourriture pour chat, il déteste ! Il est friand de ce qu’on appelle la «malbouffe», hamburgers, pizza, bonbons…Manger et dormir sont d’ailleurs ses activités préférées. C’est le félin le plus paresseux de l’histoire de la BD. Il est parfois à la limite de l’énervant et du politiquement incorrect.

Il fait souvent enrager son maître Jon, qui l’adule, et attaque souvent Odie, le chien de la maison. Garfield se sent supérieur à tout le monde, il a un humour cynique. Il a horreur du lundi, du facteur et des anniversaires. Eh oui, Garfield a peur de vieillir et chaque année c’est le drame.

La famille de ce gros chat qui compte près d’une quarantaine de membres est très délirante.

Jim Davis multiplie les gags qui tournent autour de ce chat orange et, à travers lui, critique nos modes de vie.

Garfield a fait l’objet d’adaptations au cinéma et en romans parus dans la bibliothèque rose. A ce jour, 63 albums ont été publiés. Grand succès pour Garfield qui est traduit en 28 langues, dans 111 pays. En France, il est publié chez Dargaud.

Le CDI possède 4 albums : Tiens bon la rampe ; Garfield est  un drôle de pistolet ; Garfield se prend au jeu ; Ma soupière préférée

 

 

Astérix et Cléopâtre, de René Goscinny

Une reine d’Egypte aussi belle que rebelle

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Ne supportant plus les critiques de César sur son peuple égyptien, sa culture, Cléopâtre fait le pari que son peuple peut faire de grandes réalisations. Elle ordonne donc à Numérobis, l’architecte, de construire un palais, en moins de trois mois. Mais celui-ci s’avère être un piètre entrepreneur. Il risque d’être jeté en pâture aux crocodiles si sa mission n’est pas remplie. Il va donc demander de l’aide à Astérix et Obélix pour ne pas être réduit en bouillie.

Astérix et Cléopâtre, publié en 1965, est le 6ème album de la série de bandes dessinées de René Goscinny et Albert Uderzo (illustrations). Un scénario plein d’humour, avec jeux de mots et situations comiques. C’est le début des histoires d’Astérix, les personnages, les illustrations vont évoluer au fur à mesure du temps. Quatre personnages vont former le pilier de chaque album, Astérix, Obélix, Panoramix et Idéfix qui seront systématiquement présents dans tous les albums.

Astérix est apparu en 1959. Après la mort de Goscinny en 1977, Uderzo continue seul puis passe la main en 2013 à Jean-Yves Ferri et Didier Conrad. La série met en scène un petit village gaulois qui poursuit seul la lutte contre l’envahisseur grâce à une potion magique préparée par le druide. A ce jour, on dénombre 37 albums.

Einstein vu par un ado et par ses potes !, de Natacha Quentin

Lucas Strønomh, un ado passionné et bavard, monte avec ses copains une chaîne youtube 100% bio.

Il  va choisir de nous présenter Albert Einstein, un immense scientifique du début du XXème siècle.

Lucas et ses « potes » nous le présentent dans un style dynamique et drôle. Ils nous expliquent la science de façon ludique et simple avec des anecdotes amusantes : sa vie, sa science avec de l’humour et plein d’illustrations rigolotes.

Lucas et son équipe sont très attachants et « très ados ». Ils arrivent à rendre la biographie d’Einstein des plus captivantes.

Je  conseille vivement ce livre aux fans de science mais aussi aux amateurs.

A partir de la 6ème.

Un coup de cœur pour moi, amatrice de sciences.

Le saviez-vous ?

Albert Einstein n’aurait sans doute pas fait toutes ses découvertes sans Mileva Marič sa femme pendant longtemps, qui l’a aidé dans ses recherches.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Cet ouvrage mêle intelligemment illustrations style BD et images d’archives, contenu scientifiquement fiable et humour. Le fait de faire parler un ado pour relater la biographie d’un homme célèbre est ingénieux car beaucoup plus vivant.  Très instructif et plaisant.

A découvrir aussi au CDI, sur le même principe  les biographies de : Léonard de Vinci ; Molière

 

Les contes du chat perché, de Marcel Aymé

 La ferme enchantée…chat

Je ne peux pas commencer cette chronique sans vous faire part du sentiment qui m’enveloppe rien qu’à l’évocation du titre. Me revoilà plongée dans mes années collège, en 6ème. Les contes du chat perché a été la première œuvre étudiée en classe, une belle rencontre avec Delphine, l’aînée, et Marinette, la blonde. Deux sœurs qui ont «le pouvoir» de discuter avec des animaux dotés de la parole. Et ce petit détail n’a l’air d’étonner personne. Les parents détestent les bêtes et sont très sévères avec leurs progénitures. Les deux fillettes ont un chat Alphonse, qui sera une carte maîtresse pour elles dans les moments difficiles. Alors qu’elles ont cassé un plat, elles sont envoyées chez leur tante, une femme odieuse, méchante. Alphonse, qui d’un passage de patte derrière les oreilles déclenche la pluie, va provoquer un véritable déluge pour qu’elles repartent chez elles. Mais ce changement de temps va détruire les récoltes et les parents qui rendent le chat responsable, veulent le noyer. Alphonse va souvent mettre en garde les fillettes mais elles soupirent en se disant qu’à l’écouter, elles ne feraient jamais rien. Parfois, il est de bon ton de tenir compte des conseils. Tous ces animaux qui peuplent la ferme, vivent dans la crainte de passer à la casserole. Ils changent au fil des contes, certains partent, meurent ou sont mangés. Ils n’hésitent pas à aider Delphine et Marinette et vont même les remplacer dans leurs taches. En effet, les enfants vont à l’école mais doivent participer activement aux travaux de la ferme. Pourtant, elles préfèrent s’amuser avec les animaux, ce qui n’est pas du goût des parents.

Les Contes du chat perché regorgent d’humour. Les animaux parlent et peuvent dialoguer avec les humains. Les situations sont cocasses dès que les parents s’absentent. La ferme familiale devient alors un terrain de jeu, un vrai théâtre. Delphine et Marinette sont pleines d’imagination, ce qui parfois leur joue des tours. Marcel Aymé, sans être moralisateur, transmet des messages sur la justice, la différence, la nature, la tolérance envers les animaux, avec des enfants plus à l’écoute que les adultes. On notera aussi que souvent dans les contes, tout est beau, mais là l’auteur montre aussi que la vie n’est pas si simple. L’écriture est facile à comprendre, amusante et s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes.

Ces nouvelles réunies dans ce recueil sont parfois divisés en deux tomes : Les contes rouges du chat perché et Les contes bleus du chat perché.

La revanche des princesses, collectif d’auteurs

Sois belle et tais-toi ? Ça, c’était avant…

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1/ La princesse est en colère, d’Anne-Fleur Multon

Attention, méfiez-vous des princesses surtout quand elles sont en colère ! La princesse d’Anne-Fleur Multon fait du théâtre. Elle en a plus que marre d’avoir des rôles ennuyeux aux dialogues plus que niais. Elle se sent inutile. Elle veut jouer de vrais personnages, changer de costumes, vivre des aventures, avoir un vrai rôle. La voici décidée à faire bouger les choses. Elle erre alors à travers le théâtre pour crier haut et fort à qui veut l’entendre, tout  ce qu’elle a sur le cœur.

2/ # charming, d’Alice Brière-Haquet

Mathilde et sa classe visitent le centre pénitentiaire des princesses. Les princesses n’ont plus la cote et comme pour se rappeler de leur gloire passée, elles sont parquées dans une sorte de refuge pour princesses déchues. Un endroit super sécurisé mais dont les conditions de «détention» sont déplorables. Elles s’ennuient et ne semblent pas heureuses. Elles ne sont plus très nombreuses, presque en voie de disparition. Donc, pour sauvegarder l’espèce, il a été décidé de les mettre «sous cloche». Quel destin cruel pour celles qui ont fait les beaux jours des contes pour enfants. Elles qui resplendissaient, elles si sages et si coquettes ! Les voilà enfermées comme des animaux en cage. Mathilde n’a pas l’intention de se taire. Il faut que tout le monde sache ce qui se passe derrière ces murs. Elle est prête à tout, pour dénoncer cet emprisonnement.

3/ La princesse aux mille et un reflets, de Carole Trébor

Il était une fois un roi et une reine qui rêvaient d’avoir la plus belle des petites filles. Il faut dire que dans leur royaume tout le monde est beau, tout le monde se doit d’être beau. C’est le culte de la beauté avant tout. Mais voilà… ce qui aurait dû être le plus heureux des événements est vite devenu un cauchemar pour le couple royal. La reine a mis au monde une fille quelque peu particulière. Sa peau, ses cheveux, ses dents changent de couleur au gré de ses émotions et du duvet commence même à recouvrir son corps. Quelle honte ! Aucun remède miracle n’a été trouvé pour la guérir de cet état. Les parents prennent alors la décision de l’enfermer dans une tour. Elle y restera jusqu’au jour de son évasion. Mais où s’est enfuie la princesse  ? Que va-t-il lui arriver ?

   Une histoire qui commence comme un vrai conte mais qui va vite prendre une direction moins princière. Une histoire qui va traiter de la différence, de l’apparence physique qui reste pour certains encore un critère de réussite, de reconnaissance. Que fait-on alors quand on ne répond pas à ces codes ? La beauté est-elle la chose la plus importante ?

4/ La Belle et la Bête, de Clémentine Beauvais

Un roi, une reine, le désir d’être parents. Jusque là rien de très original. Sauf que madame la reine ne parvient pas à être enceinte. Quelle galère ! Elle qui veut une fille, belle, coquette. Bref la fille parfaite, mais pour l’instant rien arrive. Le couple royal à qui rien ne résiste, habitué à la réussite ne supporte pas cet échec. Mais bingo, au bout de trois ans, ça y est, la reine attend un enfant. La nouvelle est fêtée en grande pompe dans tout le royaume. Le jour tant attendu arrive mais quand le bébé pointe le bout de son nez, c’est l’effroi. Ce n’est pas une petite fille, ce n’est pas un bébé ordinaire……

5/ La flamme de cristal, de Charlotte Bousquet

Après la mort de sa mère, Ana et son père ont quitté leur village. Un village sous l’emprise d’un tyran, un village où la misère est présente. Sécheresse et famine se succèdent, appauvrissant les habitants. Beaucoup fuient vers la ville. Les années passent, le père d’Ana a trouvé du travail mais a perdu sa joie de vivre. Un jour, il fait la connaissance d’une femme dont il tombe amoureux. Elle déteste Ana et lui rend la vie impossible. Subissant la méchanceté de sa belle-mère, la jeune fille est obligée de partir, seule. Malgré de nombreuses péripéties, Ana va faire preuve de courage, prouver qu’une fille peut se battre et se montrer pleine de ressources quand il y a danger.

   Un joli conte qui sort du cliché de la princesse rêveuse, délicate et fragile.

6/ Tapisserie, jarrets dodus et dragon rugissant, de Sandrine Beau

Céleste est une princesse de quinze ans. Mais elle est très loin de l’image lisse, sage et sans relief de la fille de bonne famille. Plutôt intrépide, elle aime rire et surtout casser les codes de la royauté. Elle est rondelette, elle ne passe pas de temps devant le miroir. Ses préoccupations sont ailleurs. Son père est désespéré d’avoir une fille comme elle. Elle se moque du protocole et veut simplement vivre une vie ordinaire et joyeuse. Un jour, le roi lui fait comprendre qu’il serait grand temps qu’elle se marie. Quoi ? Un mariage, à quinze ans ! Ce n’est pas possible pour Céleste ! Oh la la c’est la cata… Une affiche est placardée dans le royaume, invitant tous les chevaliers à se présenter au roi, qui promet de donner sa fille à celui qui vaincra le terrible dragon. Comment Céleste va-t-elle réussir à sortir de ce pétrin ?

  Cette histoire est très drôle, emmenée par Céleste, la narratrice. La jeune fille est pétillante, moderne, face à un père très carré et empêtré dans les traditions. Ce conte met en avant l’image des princes auxquels tout est imposé. La princesse doit être belle et obéissante mais les princes n’ont pas trop leur mot à dire non plus. Ils n’ont pas forcément le choix de leur destin.

La revanche des princesses est un recueil de six contes engagés, détournés, qui cassent l’image lisse des princesses. Pourquoi une princesse ne pourrait-elle pas grimper aux arbres, jouer dans le boue..?