L’école du bien et du mal. 3. Le dernier conte, de Soman Chainani

L’école du bien et du mal. 3. Le dernier conte, de Soman Chainani

Couverture du livre : L'école du Bien et du Mal, tome 3 : Le Dernier ConteEn embrassant le Grand Maître, Sophie décide de rester à l’école, alors qu’Agatha et Tedros doivent retourner à Gavaldon où la magie des contes les abandonne. Tandis que Sophie devient la reine de l’école du bien et du mal, le soleil magique devient de plus en plus terne. Eh oui, le conte de Sophie et d’Agatha, en étant inachevé, empêche l’écriture d’autres contes ! Agatha va donc devoir sacrifier beaucoup de choses pour pouvoir récupérer Sophie et sauver le monde par la même occasion !

Même après plusieurs tomes, le suspens et l’action sont toujours présents. Cet univers des contes de fée revisités est vraiment original et ce tome est pour moi le plus réussi pour l’instant car les émotions y sont plus fortes et l’action encore plus présente. Ce n’est plus ici véritablement l’Ecole du Bien et du Mal, mais plutôt l’école des Anciens et des Nouveaux. Le Grand Maître, personnage machiavélique donne toute son intensité au récit.  On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer malgré un nombre de pages conséquent. Je suis pressé que le tome 4 sorte en français pour pouvoir le « dévorer » à son tour !

Guillaume, 3°- 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

 

L’enfant des livres

A la poursuite du livre des secrets, de Eric Sanvoisin

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Jaime est orphelin, il vit dans la rue, à Voyelle la capitale du royaume des mots. Parce qu’il a volé une pomme, il est condamné à mort. Mais le roi lui laisse la vie sauve à condition qu’il lui ramène le livre des secrets, un merveilleux écrit qui se trouve dans la forêt des arbres à lire. Un livre important, convoité par beaucoup. Jaime ne se fait pas prier. Seulement il y a un petit souci qui a son importance pour une telle mission : le jeune garçon ne sait pas lire. Heureusement, il va rencontrer un Marque page sur pattes qui deviendra son compagnon de route et qui va l’aider.

Comment va-t-il s’en sortir sachant que, s’il ne mène pas à bien sa mission, il perdra la vie. Jaime va se trouver dans des situations périlleuses et ira de surprise en surprise.

Ce livre est un coup de cœur. C’est une ode aux livres, aux mots. Le décor est une forêt remplie d’arbres à livres qui nous fait rêver, avec des personnages dont les noms sont symboliques : Marque-pages, Virgules, Points virgules, Cadenas.. On entre dans un univers fantastique où les mots ont une force, un pouvoir. Deux mondes s’affrontent, d’un côté, les pilleurs et les cueilleurs qui détruisent les livres, les brûlent et de l’autre les défenseurs des belles lettres. L’auteur a choisi un héros qui ne sait pas lire. Ce détail prend toute son importance . En effet, comment donner le goût de lire à quelqu’un qui ne connaît pas les lettres, qui n’a jamais approché un livre ? Et c’est en cela que le roman prend tout son sens. L’apprentissage, la transmission d’un savoir, deux belles valeurs. On se rend compte alors que lire est une chance, c’est la liberté. Le livre est sacré. Il faut le préserver, en prendre soin car il est chargé d’histoire, il représente la mémoire de l’homme. Eric Sanvoisin joue avec les mots, entraîne le lecteur dans un univers original, magique où il se sent bien. On se laisse gentiment entraîner par l’écriture simple, fluide de l’auteur. On entre dans un monde imaginaire, le monde réel s’efface. On est en complète immersion, un peu comme dans Alice au pays des merveilles. J’avais l’impression d’être au milieu de la forêt et que tous ces petits personnages tournoyaient autour de moi, occupés à défendre la cause du livre et à combattre les destructeurs de mots. Un beau moment de douceur et de rêve.

Les livres nous nourrissent. Les lettres, les mots, leurs sens sont nos vitamines. –

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Des vacances au pays des vampires.

Le dernier des vampires, de Willis Hall

Image associéeEdgar, un jeune garçon, part quinze jours en vacances avec ses parents.  Nos touristes anglais, ne sachant pas lire une carte, se retrouvent perdus : où sont-ils  en Europe : France, Allemagne, Italie… ?

Bref, ils s’arrêtent non loin d’un château et montent leur tente. Voulant faire quelques provisions, ils descendent au village et se retrouvent confrontés à des continentaux peu bavards et très vite soupçonneux.

Edgar, quant à lui, va chercher de l’eau au château et sa curiosité le fait entrer dans la demeure, où il y rencontre le comte Alucard, qui affirme être le dernier des vampires, mais un vampire végétarien ! Euphémia, sa maman, nourrit des chiens errants qui ne sont autres que des loups mais elle ne s’en rend pas compte. Le livre est plein d’humour…

Les villageois se posent de nombreuses questions sur ces gens qui campent non loin du château, donnent à manger aux loups … et à force de discuter, pensent qu’ils sont également des vampires en puissance et veulent en finir avec ce genre d’individus. Il s’en suit toute une aventure … mais je vous laisse découvrir la suite et la fin qui est un peu surprenante.

Ce livre est assez surprenant et facile à lire. Edgar se lie d’amitié avec ce comte vampire végétarien : il ne faut donc pas se fier aux apparences. Le livre est agréable, les personnages bien choisis et les illustrations, toutes les 4-5 pages sont bien fidèles à l’histoire.

 

 

 

Doux comme la vapeur d’un bain chaud

Le bain de Miyu, bilingue français-japonais, de Jodël Grasset, ill. de Béatrice Testet

Miyu  a passé une bien mauvaise journée à l’école… « Tu ressemble à ces gens qui râlent sous la pluie comme sous le soleil ! », lui dit sa mère lorsqu’elle rentre chez elle… Ce qu’il lui faut ? Un bon bain chaud… Commence alors une douce rêverie dans les vapeurs de l’eau chaude.

Un livre aux illustrations toutes douces, en papier-collé qui nous emporte dans une sorte de fantaisie japonaise. On entre dans un bain de culture, où l’on découvre les mots magiques d’une autre langue : tanuki, shamisen, saké et les habitudes différentes : boulettes de riz et sauce soja, panier repas et idéogrammes.

N’ayant jamais appris le japonais, je ne peux pas juger de la traduction mais la version bilingue avec les idéogrammes japonais sur les pages, invite au voyage. Une première partie comme un simple récit de vie qui glisse doucement dans le surnaturel avec une fin étrange…

Des notes de bas de page et un petit texte explicatif sur le Japon clôturant l’ouvrage complète le récit.

L’école du bien et du mal, 2. Un monde sans princes, de Soman Chainani

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L’école du bien et du mal, 2. Un monde sans princes, de  Soman Chainani

Garçons contre filles

De retour à Gavaldon, Sophie et Agata retrouvent une vie qui ne ressemble en rien à un conte de fée. Lorsqu’Agata fait le vœu secret d’une autre Fin Heureuse, elle rouvre accidentellement les portes de l’École du Bien et du Mal et replonge dans un tout autre monde que celui qu’elle a connu : désormais, les sorcières et les princesses résident à l’École des filles dont la doyenne est Evelyn Sader la sœur du très connu prophète Sader où on leur enseigne la vie sans princes… tandis que les garçons campent dans les trois tours du mal avec la tour du maître qui suit le storien détenu par le légendaire Tedros, fils d’Arthur. Et la guerre se prépare entre les deux écoles…

Le roman ne perd rien de son charme et continue dans une bonne lancée. Je suis pressé de lire la suite car le suspense est à son comble pour moi. J’espère que le tome 3 ne perdra pas le truc qui fait que nous sommes tenu en haleine durant tout le texte.

 Guillaume, 4° – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière…

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Cet ouvrage contient : La sorcière de la rue Mouffetard, le géant aux chaussettes rouges, La paire de chaussures, Scoubidou la poupée qui sait tout, Histoire de Lustucru, La fée du robinet, la sorcière du placard aux balais.

Ces contes traversent les âges. Devenus un classique de la littérature jeunesse, on ne se lasse pas de les lire, lorsque l’on est petit, et de les relire à nos enfants, lorsque l’on est adulte. La rue parisienne Mouffetard, résonne à chaque visite des cris de Bachir et Nadja et l’on ne peut s’empêcher de chercher des yeux l’épicerie de Papa Saïd. La fin de cette histoire est d’ailleurs « gore » à souhait et ne manque jamais de surprendre ! L’histoire attendrissante de la paire de chaussures ne manque pas non plus d’émouvoir et La sorcière du placard aux balais qui ne sort que si l’on chante : « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière », fait toujours autant rire. L’histoire de Lustucru, en revanche, est à destination des plus âgés, car il fait référence à de nombreux faits historiques : l’Empire romain, César, la Gaule, Clovis, Louis XVI, etc.

Drôle et original.

 

Légendes exotiques

Récits de l’Inde illustrés, de Renée Chaspoul et Stéphanie Stahl

Afficher l'image d'origineUn recueil de contes traditionnels indiens (d’Inde) mettant en scène tigres et éléphants, dieux et  déesses hindoues. Les exploits des uns, les trahisons des autres, les combats et les ruses raviront les lecteurs dans une adaptation écrite à la portée des enfants, et que l’on peut lire à haute voix pour le plus grand plaisir de tous. En tout, 17 contes sont présentés, dont un long en 8 parties : les contes d’Akbar et de Birbal. Et la morale est sauve à chaque fois, ouf !

Ne  quittons pas cet ouvrage sans parler des illustrations flamboyantes de Anja Klauss.  Les couleurs chaudes, vives et chatoyantes à la mode bollywoodienne nous transportent littéralement dans une Inde exotique et trop méconnue : paysage, palais, ornements, vêtements.. On voyage, on s’évade… C’est gai ! L’édition est soignée, avec une couverture matelassée et un marque-page intégré.

Une excellente introduction et initiation à la mythologie hindoue dès 9 ans en lecture seule.