L’école du Bien et du Mal, tome 5: le cristal du temps, de Soman Chainani

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Après la trahison de Rhian, Agatha a réussi à s’enfuir. Désormais, elle erre, désespérée. Un imposteur a été nommé roi de Camelot. Agatha cherche de l’aide dans le Bois de l’Infini. En vain… Elle se tourne alors vers l’école du Bien et du Mal. Les élèves l’acclament, ils veulent libérer la forêt. Car Rhian veux détruire le Storien et semer le chaos sur les Bois. La résistance s’organise… Après la trahison de Rhian, Tedros est fait prisonnier. Il ne sait plus à qui faire confiance : Sophie est devenue la reine de Rhian. Celui-ci, son meilleur ami et meilleur chevalier, l’a trahi et a usurpé le trône. De plus, la nouvelle de son exécution est rendue public. Il lui reste peu de temps à vivre… Après la trahison de Rhian, Sophie a deux options : devenir la reine de Rhian, le traître, ou mourir. Elle choisit d’être couronnée pour trouver un moyen d’aider Tedros et Agatha. Mais elle est tiraillée… Ce dont elle a toujours rêvé (être reine) est à portée de main. Mais, pour cela, elle doit trahir ses amis…

J’aime beaucoup cette série, depuis le tome 1 ! Dans ce livre, il y a beaucoup de révélations surprenantes. La couverture est très belle. Il y a un « chapitre oublié » à la fin, ce qui est très original. Je le conseille vivement. Je trouve vraiment bien l’idée d’une école pour apprendre aux héros les vertus du Bien, et à leurs Némésis, à être détestables.

Dans la forêt ancestrale,

Une école de Bien et du Mal.

Deux tours se ressemblant,

L’une pour les purs d’esprit,

L’autre pour les méchants.

Si vous essayez de vous enfuir,

Vous échouerez,

Car le seul moyen d’en sortir,

Est d’intégrer un conte de fées.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le tour du monde des contes, de Gilles Bizouerne et Fabienne Morel

Quatre grands contes sont le point de départ  de ces 18 histoires :  Les trois petits cochons, Les musiciens de Brême, Le lièvre et la tortue et Tom Pouce.

 

A travers différents pays, les versions de ces contes classiques varient : les trois petits cochons et le loup deviennent un renard et trois poules ; le lièvre et la tortue, un renard et un escargot… Nous voyageons ainsi en Angleterre, en Chine, en Inde, en Roumanie, au Maroc, en Allemagne, au Japon… pour notre plus grand plaisir.  Car il est très agréable et enrichissant de découvrir des contes inscrits dans notre imaginaire collectif depuis l’enfance dans des variantes extraordinaires, où les animaux ont toujours une place d’importance et où la solidarité, l’intelligence, la débrouillardise et le courage permettent aux plus malins de se sortir de tous les mauvais pas. 

Comme pour l’ouvrage de la même collection : Les Belles, chaque série  de contes est illustré par un illustrateur différent : Vanessa Hié, Marion Jeannerot, Charlotte des Ligneris, Rémi Saillard ont mis la main à la patte pour égayer ce très bel ouvrage qui ravit les enfants lors de la lecture du soir. 

Découvrez sur le même principe également l’album : Les histoires de Barbe bleue racontées dans le monde

 

Contes pour enfants pas sages, de Jacques Prévert

Et si les animaux prenaient le pouvoir ?

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Contes pour enfants pas sages est un recueil de petites histoires d’animaux. Jacques Prévert met en scène des animaux qui n’ont pas peur de parler. Ils crient haut et fort pour dénoncer la cruauté du monde adulte et défendre les enfants. Chaque conte fait réfléchir et malgré un ton léger, le lecteur découvrira des sujets graves et sérieux comme l’esclavage, l’abandon des enfants, le racisme… Jacques Prévert attaque les hommes à travers la parole des bêtes. L’humour et la fantaisie restent néanmoins présent pour dresser le tableau d’un monde de folie, un monde pas sage du tout !

Le petit chaperon rouge à Manhattan, de Carmen Martin Gaite

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Une tarte si convoitée…

Sara Allan, 10 ans, vit à Brooklyn avec son père, plombier et sa mère, employée dans une maison de retraite. La jeune fille adore la lecture, l’imprévu, l’aventure et admire tous ces héros si courageux qui la font rêver. Mais ce qu’elle aimerait par-dessus tout, c’est de voir la statue de la liberté et d’explorer le quartier de Manhattan. Pour l’instant, elle le parcourt furtivement quand elle va rendre visite à sa grand-mère Rebecca, une ex-star du music-hall, connue sous le nom de Gloria Star. Un peu farfelue cette grand-mère! Elle chante, elle est pleine de fantaisie, pétillante et beaucoup plus rigolote que les parents de Sara. Comme sa petite fille, elle est éprise de liberté. Alors que les parents doivent partir à l’enterrement d’un oncle, Sara est confiée à un ami qu’elle n’aime pas. Elle décide alors de s’enfuir et de se rendre seule chez son aïeule. Mais, contrairement au conte initial, Sara n’emporte pas un petit pot de confiture et du beurre mais une tarte aux fraises, spécialité de sa mère. La recette de cette gourmandise est un secret qui se transmet de mère en fille. Elle est donc très convoitée et sera la clé de la folle aventure que va vivre la fillette. Elle va s’égarer dans les méandres d’un quartier où sa route va croiser une multitude de personnages dont le fameux loup, un pâtissier milliardaire à la recherche de la fameuse recette.

Le petit chaperon rouge à Manhattan est une version moderne du conte. Une version originale, pleine d’humour avec des personnages colorés à souhait. Deux univers qui se rencontrent : d’un côté l’imaginaire, un chaperon rouge qui incarne notre enfance, un temps passé et de l’autre la modernité.

Pipistrello et la poule aux œufs d’or, de Elzbieta

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Un mariage compromis…

Pomdarinette doit épouser le prince Pomdarino. Alors que cet événement devrait la rendre heureuse, la future princesse est triste. Le père du prince veut qu’elle apporte en dot une poule aux œufs d’or. Alors qu’elle erre comme une âme en peine à travers la lande, un crapaud intrigué par ses sanglots, lui demande les raisons de tant de tourments. Pomparinette se confie et à son grand étonnement le crapaud lui apprend la présence d’une telle poule, chez Pipistrello, un bandit chauve-souris. Propriétaire d’un grand château, il a besoin d’une femme de ménage. Pomdarinette va alors se faire engager dans l’espoir de trouver la poule aux œufs d’or. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. L’effroyable Pipistrello a de grands projets pour Pomdarinette qui court un réel danger. Qui va la sauver ? Va-t-elle pouvoir se marier avec Pomdarino ?

Pipistrello et la poule aux œufs d’or est une tragicomédie en douze tableaux. Une pièce de théâtre qui s’adresse aux jeunes lecteurs qui tomberont sous le charme des illustrations colorées et enfantines. Un texte adapté, facile à comprendre, une galerie de drôles de personnages. C’est génial de faire découvrir ainsi  le théâtre aux plus jeunes  !

Le géant, la fillette et le dictionnaire, de Jean Leroy – ill. de Stéphane Poulain

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

C’est l’histoire d’un géant qui découvre grâce à un dictionnaire qu’un ogre est un personnage légendaire qui mange les enfants ! Il décide alors de s’en cuisiner un aux carottes… Mais il n’est pas sûr que les deux aillent bien ensemble, alors, il décide qu’il les mangera plutôt avec leur légume préféré. Problème : la petite fille qu’il a trouvé n’en aime aucun ! Elle n’aime que les bonbons !  Soudain, des soldats ayant l’ordre d’arrêter les mangeurs d’enfants débarquent ! Quelle embrouille !

 

Un livre amusant ! J’ai beaucoup aimé aussi les illustrations qui ont des effets intéressants, en particulier le sol, avec ses fissures qui ressemblent à de l’argile séchée et le grand format qui fait que le géant envahit les pages !

Ce livre grand format et coloré peut convenir aux enfants dès 8 ans !

Noé, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Dans le monde pestaculaire et terrib’de ma sœur Minnie et de son vilain lapin, de Lissa Evans

Il faut sauver les Doubidous !

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Nos chères petites têtes blondes adorent qu’on leur lise en boucle leurs histoires préférées. Même s’ils les connaissent par cœur et qu’il n’y a plus de surprise, nos chérubins prennent toujours le même plaisir à les écouter. Mais qu’en est-il de celui qui doit s’y coller ? Eh bien, demandez à Fidge qui ne supporte plus le livre fétiche de sa soeur Minnie, les Woos Wimbley. Minnie qui a quatre ans, en redemande tous les soirs ! Elle traîne également partout, Lapirouze, un grand lapin en velours, un doudou bien encombrant que Fidge déteste. Les deux sœurs ne partagent pas le même univers et pourtant un concours de circonstances fera que Fidge va se retrouver coincée à l’intérieur de l’album préféré de sa petite sœur. Un monde farfelu, plein de couleurs, de féerie que Fidge ne pourra quitter qu’après avoir résolu des énigmes plus bizarres les unes que les autres. Mais elle n’est pas seule dans cette aventure qui va changer le sens de sa vie et l’amener à réfléchir sur ses émotions et ses comportements.

Un roman acidulé, un merveilleux voyage dans un monde imaginaire, un monde étrange et fantastique à la fois où se mêlent l’humour, la fantaisie, le suspens. Mais malgré la magie des histoires d’enfant et ce côté Alice au pays des merveilles, Lissa Evans va plus loin et appelle à la réflexion sur la tolérance, la différence, l’amitié, l’entraide. Une sorte de voyage initiatique pour les personnages.

La couverture, les illustrations font de ce conte, un très beau livre. La plume de l’auteur est légère et très agréable. Un récit amusant et bien rythmé. Un vrai régal !