Des vacances au pays des vampires.

Le dernier des vampires, de Willis Hall

Image associéeEdgar, un jeune garçon, part quinze jours en vacances avec ses parents.  Nos touristes anglais, ne sachant pas lire une carte, se retrouvent perdus : où sont-ils  en Europe : France, Allemagne, Italie… ?

Bref, ils s’arrêtent non loin d’un château et montent leur tente. Voulant faire quelques provisions, ils descendent au village et se retrouvent confrontés à des continentaux peu bavards et très vite soupçonneux.

Edgar, quant à lui, va chercher de l’eau au château et sa curiosité le fait entrer dans la demeure, où il y rencontre le comte Alucard, qui affirme être le dernier des vampires, mais un vampire végétarien ! Euphémia, sa maman, nourrit des chiens errants qui ne sont autres que des loups mais elle ne s’en rend pas compte. Le livre est plein d’humour…

Les villageois se posent de nombreuses questions sur ces gens qui campent non loin du château, donnent à manger aux loups … et à force de discuter, pensent qu’ils sont également des vampires en puissance et veulent en finir avec ce genre d’individus. Il s’en suit toute une aventure … mais je vous laisse découvrir la suite et la fin qui est un peu surprenante.

Ce livre est assez surprenant et facile à lire. Edgar se lie d’amitié avec ce comte vampire végétarien : il ne faut donc pas se fier aux apparences. Le livre est agréable, les personnages bien choisis et les illustrations, toutes les 4-5 pages sont bien fidèles à l’histoire.

 

 

 

Doux comme la vapeur d’un bain chaud

Le bain de Miyu, bilingue français-japonais, de Jodël Grasset, ill. de Béatrice Testet

Miyu  a passé une bien mauvaise journée à l’école… « Tu ressemble à ces gens qui râlent sous la pluie comme sous le soleil ! », lui dit sa mère lorsqu’elle rentre chez elle… Ce qu’il lui faut ? Un bon bain chaud… Commence alors une douce rêverie dans les vapeurs de l’eau chaude.

Un livre aux illustrations toutes douces, en papier-collé qui nous emporte dans une sorte de fantaisie japonaise. On entre dans un bain de culture, où l’on découvre les mots magiques d’une autre langue : tanuki, shamisen, saké et les habitudes différentes : boulettes de riz et sauce soja, panier repas et idéogrammes.

N’ayant jamais appris le japonais, je ne peux pas juger de la traduction mais la version bilingue avec les idéogrammes japonais sur les pages, invite au voyage. Une première partie comme un simple récit de vie qui glisse doucement dans le surnaturel avec une fin étrange…

Des notes de bas de page et un petit texte explicatif sur le Japon clôturant l’ouvrage complète le récit.

L’école du bien et du mal, 2. Un monde sans princes, de Soman Chainani

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

L’école du bien et du mal, 2. Un monde sans princes, de  Soman Chainani

Garçons contre filles

De retour à Gavaldon, Sophie et Agata retrouvent une vie qui ne ressemble en rien à un conte de fée. Lorsqu’Agata fait le vœu secret d’une autre Fin Heureuse, elle rouvre accidentellement les portes de l’École du Bien et du Mal et replonge dans un tout autre monde que celui qu’elle a connu : désormais, les sorcières et les princesses résident à l’École des filles dont la doyenne est Evelyn Sader la sœur du très connu prophète Sader où on leur enseigne la vie sans princes… tandis que les garçons campent dans les trois tours du mal avec la tour du maître qui suit le storien détenu par le légendaire Tedros, fils d’Arthur. Et la guerre se prépare entre les deux écoles…

Le roman ne perd rien de son charme et continue dans une bonne lancée. Je suis pressé de lire la suite car le suspense est à son comble pour moi. J’espère que le tome 3 ne perdra pas le truc qui fait que nous sommes tenu en haleine durant tout le texte.

 Guillaume, 4° – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière…

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Cet ouvrage contient : La sorcière de la rue Mouffetard, le géant aux chaussettes rouges, La paire de chaussures, Scoubidou la poupée qui sait tout, Histoire de Lustucru, La fée du robinet, la sorcière du placard aux balais.

Ces contes traversent les âges. Devenus un classique de la littérature jeunesse, on ne se lasse pas de les lire, lorsque l’on est petit, et de les relire à nos enfants, lorsque l’on est adulte. La rue parisienne Mouffetard, résonne à chaque visite des cris de Bachir et Nadja et l’on ne peut s’empêcher de chercher des yeux l’épicerie de Papa Saïd. La fin de cette histoire est d’ailleurs « gore » à souhait et ne manque jamais de surprendre ! L’histoire attendrissante de la paire de chaussures ne manque pas non plus d’émouvoir et La sorcière du placard aux balais qui ne sort que si l’on chante : « Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière », fait toujours autant rire. L’histoire de Lustucru, en revanche, est à destination des plus âgés, car il fait référence à de nombreux faits historiques : l’Empire romain, César, la Gaule, Clovis, Louis XVI, etc.

Drôle et original.

 

Légendes exotiques

Récits de l’Inde illustrés, de Renée Chaspoul et Stéphanie Stahl

Afficher l'image d'origineUn recueil de contes traditionnels indiens (d’Inde) mettant en scène tigres et éléphants, dieux et  déesses hindoues. Les exploits des uns, les trahisons des autres, les combats et les ruses raviront les lecteurs dans une adaptation écrite à la portée des enfants, et que l’on peut lire à haute voix pour le plus grand plaisir de tous. En tout, 17 contes sont présentés, dont un long en 8 parties : les contes d’Akbar et de Birbal. Et la morale est sauve à chaque fois, ouf !

Ne  quittons pas cet ouvrage sans parler des illustrations flamboyantes de Anja Klauss.  Les couleurs chaudes, vives et chatoyantes à la mode bollywoodienne nous transportent littéralement dans une Inde exotique et trop méconnue : paysage, palais, ornements, vêtements.. On voyage, on s’évade… C’est gai ! L’édition est soignée, avec une couverture matelassée et un marque-page intégré.

Une excellente introduction et initiation à la mythologie hindoue dès 9 ans en lecture seule.

Sortilège

La Belle et la Bête, de Louie Stowell, illustré par Victor Tavares

La Belle et la BêteLorsque le père de la Belle cueille une rose pour sa fille dans le jardin d’un château, il ne sait pas qu’il vient de la condamner à vivre avec la Bête… Bienveillante, la Belle va-t-elle réussir à vaincre le sortilège qui donne cette apparence hideuse à la Bête ?

Redécouvrez le célèbre conte raconté ici de manière très accessible, dans cet album cartonné de petit format. Les illustrations de Victor Tavares sont très originales, à la fois colorées et inquiétantes. Presque sur chacune des pages apparaît la fée malicieuse qui a jeté le sort, par jalousie, au prince, le rendant physiquement monstrueux, comme un jeu de piste qui jalonne cette histoire.

A lire dès le plus jeune âge.

 

Enregistrer

Deuxième chance

Attention, suite à un petit problème de compte, notre super chorniqueuse mu5854 est devenue mumu58 ! Restez-lui fidèle ! Mme Dry (alias « Mu » ne vous mélangez pas les pinceaux !)- documentaliste et administratrice du blog.

L’envers des contes, tome 6. Journal de l’autre pas si grand méchant loup, de Catherine Girard-Audet

Afficher l'image d'origineJe m’appelle Garou J. Loup, je suis le frère jumeau de Balthazar. Et j’ai honte !!! J’ai essayé de dévorer le Petit Chaperon Rouge et sa grand-mère mais c’est mon frère qui a été accusé à ma place et j’ai laissé faire….Je n’en suis pas très fier aujourd’hui car j’ai changé. Je ne suis plus l’horrible loup d’autrefois mais comment prouver que je ne suis plus le même ? Ca fait trois ans que j’ai disparu et je voudrais regagner Livredecontes pour que tous constatent que je regrette et que maintenant on peut me faire confiance…

Nous revoilà de retour à Livredecontes, ce qui nous donne l’occasion de savoir ce que sont devenus tous les personnages. Ce roman est écrit sous forme de carnet intime : le loup se livre et avoue avoir suivi une thérapie pour changer. On le suit au jour le jour.
Adieu l’image du loup cruel grâce aux deux bohémiens qu’il va rencontrer et qui l’aideront à devenir meilleur.
Mais est-il si facile de devenir quelqu’un d’autre et arrive-t-on aisément à reconquérir la confiance de ses amis ou de sa famille ?
Garou va vite se trouver confronter au problème car dès son arrivée à Livredecontes, Blanche Neige disparaît et forcément le premier suspect est Garou.
Et vous lecteurs, qu’en pensez-vous ? Qui verriez-vous comme coupable idéal ? Peut-on croire en la parole d’un ancien méchant ? Difficile de trancher ?

Une histoire pleine d’humour avec des personnages de contes, détournés de leur vraie nature, qui nous fait passer un bon moment et qui évoque également les préjugés. Un loup peut-il devenir gentil ? Une mauvaise personne peut-elle devenir charitable ? Vaste débat car on peut changer mais au fond peut-on lutter contre sa vraie nature ?

Sympa aussi la dernière partie du livre qui offre quelques bonus.

Fait appréciable, ce tome est indépendant des autres et peut donc se lire même sans avoir lu les 5 tomes précédents !

A lire aussi : L’envers des contes, 1. La sœur pas si laide de Cendrillon
Public : jeunesse à partir de 8 /10ans