Pipistrello et la poule aux œufs d’or, de Elzbieta

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Un mariage compromis…

Pomdarinette doit épouser le prince Pomdarino. Alors que cet événement devrait la rendre heureuse, la future princesse est triste. Le père du prince veut qu’elle apporte en dot une poule aux œufs d’or. Alors qu’elle erre comme une âme en peine à travers la lande, un crapaud intrigué par ses sanglots, lui demande les raisons de tant de tourments. Pomparinette se confie et à son grand étonnement le crapaud lui apprend la présence d’une telle poule, chez Pipistrello, un bandit chauve-souris. Propriétaire d’un grand château, il a besoin d’une femme de ménage. Pomdarinette va alors se faire engager dans l’espoir de trouver la poule aux œufs d’or. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu. L’effroyable Pipistrello a de grands projets pour Pomdarinette qui court un réel danger. Qui va la sauver ? Va-t-elle pouvoir se marier avec Pomdarino ?

Pipistrello et la poule aux œufs d’or est une tragicomédie en douze tableaux. Une pièce de théâtre qui s’adresse aux jeunes lecteurs qui tomberont sous le charme des illustrations colorées et enfantines. Un texte adapté, facile à comprendre, une galerie de drôles de personnages. C’est génial de faire découvrir ainsi  le théâtre aux plus jeunes  !

Le géant, la fillette et le dictionnaire, de Jean Leroy – ill. de Stéphane Poulain

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

C’est l’histoire d’un géant qui découvre grâce à un dictionnaire qu’un ogre est un personnage légendaire qui mange les enfants ! Il décide alors de s’en cuisiner un aux carottes… Mais il n’est pas sûr que les deux aillent bien ensemble, alors, il décide qu’il les mangera plutôt avec leur légume préféré. Problème : la petite fille qu’il a trouvé n’en aime aucun ! Elle n’aime que les bonbons !  Soudain, des soldats ayant l’ordre d’arrêter les mangeurs d’enfants débarquent ! Quelle embrouille !

 

Un livre amusant ! J’ai beaucoup aimé aussi les illustrations qui ont des effets intéressants, en particulier le sol, avec ses fissures qui ressemblent à de l’argile séchée et le grand format qui fait que le géant envahit les pages !

Ce livre grand format et coloré peut convenir aux enfants dès 8 ans !

Noé, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Dans le monde pestaculaire et terrib’de ma sœur Minnie et de son vilain lapin, de Lissa Evans

Il faut sauver les Doubidous !

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Nos chères petites têtes blondes adorent qu’on leur lise en boucle leurs histoires préférées. Même s’ils les connaissent par cœur et qu’il n’y a plus de surprise, nos chérubins prennent toujours le même plaisir à les écouter. Mais qu’en est-il de celui qui doit s’y coller ? Eh bien, demandez à Fidge qui ne supporte plus le livre fétiche de sa soeur Minnie, les Woos Wimbley. Minnie qui a quatre ans, en redemande tous les soirs ! Elle traîne également partout, Lapirouze, un grand lapin en velours, un doudou bien encombrant que Fidge déteste. Les deux sœurs ne partagent pas le même univers et pourtant un concours de circonstances fera que Fidge va se retrouver coincée à l’intérieur de l’album préféré de sa petite sœur. Un monde farfelu, plein de couleurs, de féerie que Fidge ne pourra quitter qu’après avoir résolu des énigmes plus bizarres les unes que les autres. Mais elle n’est pas seule dans cette aventure qui va changer le sens de sa vie et l’amener à réfléchir sur ses émotions et ses comportements.

Un roman acidulé, un merveilleux voyage dans un monde imaginaire, un monde étrange et fantastique à la fois où se mêlent l’humour, la fantaisie, le suspens. Mais malgré la magie des histoires d’enfant et ce côté Alice au pays des merveilles, Lissa Evans va plus loin et appelle à la réflexion sur la tolérance, la différence, l’amitié, l’entraide. Une sorte de voyage initiatique pour les personnages.

La couverture, les illustrations font de ce conte, un très beau livre. La plume de l’auteur est légère et très agréable. Un récit amusant et bien rythmé. Un vrai régal !

Le rat célibataire, de Manfeï Obin

La course au bonheur…

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C’est l’histoire d’un rat, d’un rat bûcheron. Il vit seul, sans femme. Un jour, alors qu’il est dans la forêt, une belle jeune fille s’approche de lui, un panier plein de provisions. Elle dit être envoyée par son oncle pour le nourrir. Mais ce n’est pas tout. Elle se présente comme étant sa promise mais pour cela, le rat doit remporter une épreuve. Une fois rassasié, celui-ci doit courir derrière la jeune fille. Elle deviendra sa femme si le rongeur arrive à la rattraper. Le rat étonné par ce procédé peu commun s’exécute. Mais la jeune fille va vite, très vite, puis plonge dans l’eau. On connaît la peur des rats pour l’eau. L’animal la suit malgré tout et se trouve propulsé dans un monde sous-marin merveilleux. Mais son accès lui est interdit car il n’a pas ses papiers. Légalement, un sans-papier est expulsé, mais lui va être présenté à la reine des fonds des eaux qui lui laissera la vie sauve, à une seule condition… Quel sort va t-elle lui réserver ? Le rat arrivera t-il à se marier ?

Un joli conte ivoirien sur le partage, la bonté et la générosité. La bienveillance entraîne toujours quelque chose de positif. L’égoïsme et l’indifférence mènent toujours à sa perte. Ce récit met en avant un fait qui est toujours très présent : le destin des sans-papiers. La place de la femme est également évoquée. On s’aperçoit que la femme ne décide pas de son destin. On lui désigne un futur mari, certes qui devra faire ses preuves pour la conquérir mais qui  n’aura pas été choisie par elle.

Le loukoum à la pistache, de Catherine Zarcate

Saveur d’Orient…

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Un jour, le Grand Vizir se rend au bain public, dans un hammam. Alors qu’il entre dans l’eau, sa bague tombe. C’est la panique, cette bague n’est pas n’importe quelle bague, puisque c’est un cadeau du roi. En effet, le roi qui a entière confiance en cet homme, qui ne prend aucune décision sans le consulter, lui a fait un cadeau inestimable. Ce qui provoque d’ailleurs beaucoup de jalousie. Au lieu de couler, le bijou reste en surface, il glisse. Mais alors que ce brave homme devrait être heureux et rassuré, le voilà qui file chez lui priant sa femme et ses gens de maison de faire leurs bagages et de partir. Tous sont abasourdis mais s’exécutent. Sept jours après, le roi ordonne son arrestation pour haute trahison. Il est jeté en prison à l’étage le plus sordide. Il y restera 7 années. Mais le plus curieux est que, ce qui va lui manquer le plus est de ne pas pouvoir manger de loukoums. A force de réclamer, un gardien va lui en apporter un. Alors qu’il commence à le savourer des yeux, l’impensable arrive…

Le loukoum à la pistache est un titre qui vous trémousse les papilles, qui vous évoque des couleurs et des saveurs. Un beau conte qui nous apprend aussi à accepter ce que la vie peut apporter autant dans les bons moments que dans les mauvais moments. Tout n’est pas rose mais il faut l’accepter.

J’ai complètement déliré sur le passage qui évoque le destin du loukoum. Trop drôle ! Une belle histoire qui invite à la sagesse et à l’humilité. On se demande quand même comment le vizir a pressenti ce qui allait lui arriver !….

Le plus courageux des peureux, de Guylaine Kasza

Les  dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le plus courageux des peureux« Boud na boud »… « Il était une fois » comme on dit les den Afghanistan

Dans un petit village d’Afghanistan vit Abdul, un homme si peureux qu’un seul battement d’ailes de papillon l’effraie. Sa femme en est désespérée et un soir, elle demande conseil à la vieille du village, une sage. Celle-ci l’aide et c’est ainsi qu’Abdul se retrouve dehors, seul, en pleine nuit. Mais cette nuit-là, le pire des géants est de sortie ! Abdul, l’homme le plus peureux du village, arrivera-t-il à s’en sortir vivant ?

J’ai aimé ce livre même si ce n’est pas le genre de livre que je lis d’habitude. C’est un conte merveilleux facile à lire, avec des illsutrations en noir et blanc proches de la caricatures. Il se lit sans problème dès le primaire.

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

La collection « kilim » des éditions Syros permet la transmission de contes étrangers  que l’on ne connaît pas forcément. Ici, l’histoire nous pousse à réfléchir sur nos peurs et nous aide à les dépasser par notre courage.

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Diabou Ndao, par Mamadou Diallo

Les gnioules sont des noix de palmiers dont raffole la petite Diabou Ndao : il faut casser la coque pour en récupérer la délicieuse petite amande à l’intérieur.  Rien ne  peut la perturber dans sa tâche, pas même le lion qui s’approche du village. Tout le monde la prévient et l’incite à rentrer se protéger à l’intérieur de sa case, mais Diabou Ndao ne l’entend pas de cette oreille… Bientôt, elle se retrouve nez à nez avec l’animal féroce et n’aura d’autre choix que de l’affronter… à sa manière !

Un conte traditionnel sénégalais très particulier et surprenant pour notre culture puisque le lion mange la petite fille qui ressort par les fesses du lion, qui mange le lion qui ressort par les fesses de la petite fille ! Cet album est servi par de très jolies illustrations en style papier découpé.