Moi Benjamin, quatrième B

Ma place dans le puzzle, de Didier JEAN & ZAD

Benjamin, 13 ans,  a une petite vie bien tranquille de collégien, entre sa bande de copains, son cours de hip-hop, ses amours naissantes . Il a toujours vécu seul en appartement avec sa mère, artiste, et voit régulièrement son père qui, même s’il est parti à sa naissance et s’en occupe assez peu, l’a reconnu, et garde des liens sains et sereins avec eux. Pourtant, ce quotidien bien réglé (et c’est vraiment le cas de le dire car la mère de Benjamin a dressé une série de règles numérotées sur les bonnes manières à appliquer au quotidien) va être totalement chamboulé lorsque celle-ci va tomber amoureuse d’un ingénieur veuf, père de deux adolescents… Comment ne pas être jaloux de devoir partager sa mère, comment construire le puzzle familiale d’une nouvelle vie… Déménagement, changement de collège, changement de copains, des demi-frère et soeur, rien ne sera vraiment facile…

« Mes années collège », est une collection des éditions Nathan, qui « invite des écrivains à donner, à la première personne, la parole et une voix intime à des personnages de collégiens ». Ici, ce roman sur la famille recomposée, sur la difficulté de reconstruire un quotidien au milieu d’étrangers sonne vraiment juste. Un récit de vie qui se lit d’une traite, un peu à la manière d’un roman policier, aux multiples rebondissements, et où l’on veut forcément savoir le dénouement. Les personnages sonnent juste et les thèmes abordés parleront forcément aux adolescents.

 

Démontrer le harcèlement et ses conséquences

Blacklistée, de Cole Gibsen

Résultat de recherche d'images pour Regan, lycéenne de dix-sept ans, vit dans l’Illinois. Sous ses airs de fille sûre d’elle, n’hésitant pas à rejeter les autres qu’elle et ses amies jugent inintéressants ou bizarres, Regan cache un secret susceptible d’être lourd de conséquences auprès de ses camarades. Celle-ci souffre de troubles de l’anxiété. Il faut reconnaître que psychologiquement elle n’est pas aidée par sa mère, femme politique, députée, centrée sur les prochaines élections. Considérant que les images sont primordiales en politique, sa mère lui fait porter de lourdes responsabilités tant sur son apparence que sur ses résultats scolaires. Regan fréquente un lycée privé où tout se passe bien jusqu’au jour où un matin, alors qu’elle arrive au lycée, elle découvre ses messages privés placardés sur les murs du lycée. Insultes, mensonges, manipulations, toutes les personnes qu’elle a insulté par SMS avec Payton ou encore Amber sont dévoilés. Regan devient une paria et va commencer à vivre un enfer au lycée. Elle ne sait pas qui se cache derrière cette trahison mais soupçonne son amie Amber. Mais Regan ne sera pas complètement seule, Nolan, mystérieux garçon, caméra à la main, va se trouver constamment sur son chemin. Pour quelles raisons ? Comment la vie de Regan a-t-elle pu basculer de cette manière du jour au lendemain sans qu’elle s’en aperçoive ? Personne ne sortira indemne de cette épisode sombre et douloureux touchant une grande partie des lycéens.

Écrit à la première personne du singulier, Blacklistée est un roman américain ayant connu un véritable succès. A travers les propos de la narratrice, Regan, le lecteur est immergé dans la vie d’une lycéenne de dix-sept ans vivant dans un milieu ultra-aisé. Mais pour autant, Regan n’a rien d’une fille complètement épanouie, au contraire. Cole Gibsen, l’auteure de l’ouvrage, traite les tenants et les aboutissants du harcèlement scolaire. La force de l’histoire réside dans le fait qu’elle n’épargne personne, de la victime à l’assassin, du harcelé au harceleur, des personnels du lycée aux parents, de l’établissement à la société. Le scénario de ce roman fait comprendre que l’origine du harcèlement va bien au-delà de simples disputes ou querelles entre camarades, il reflète entre autre l’image d’une société intolérante où certaines différences restent jugées de façon négative. La pression que subit Regan à cause de sa mère l’ayant éduquée aux règles d’or de la politique fait d’elle une fille d’abord hautaine et sûre d’elle en apparence puis d’une lycéenne anxieuse et isolée, vivant sous pression en continue.

Regan souffre par ailleurs d’un mal-être permanent dû à ses troubles de l’anxiété qu’elle ne peut dévoiler au risque de voir sa réputation s’effondrer. Cependant, elle n’est pas la seule du lycée à vivre cette situation. Plusieurs personnages du roman vivent avec une menace permanente, une peur bleue de voir leurs secrets dévoilés : des troubles du comportement à l’orientation sexuelle. Cette crainte pousse ces derniers à se tourmenter les uns les autres.

Cole Gibsen ne se contente pas de montrer uniquement les effets néfastes du harcèlement  et ne tombe jamais dans le pathos. Elle sensibilise et porte une réflexion pertinente et efficace, des origines du harcèlement à la manière d’y remédier. L’histoire va plus loin, elle montre l’inconscience des jeunes face au harcèlement, car avant d’être victime, Regan a été coupable de harcèlement sans savoir qu’elle faisait du mal. Cole Gibsen semble surtout centrer son propos autour des origines du harcèlement, la manière dont celui-ci se construit et les raisons pour lesquelles il a lieu et s’amplifie. Car avant de résoudre un problème, il faut toujours puiser à la source et comprendre la manière dont celui-ci s’est formé.

Blacklistée, au-delà du sujet traité, est un roman addictif, où le suspens demeure au fil des pages. La fin offre une parfaite démonstration du harcèlement et des ses conséquences et montre que bien que les choses s’arrangent au fil du temps ou par des actions engagées, le harcèlement laisse indéfiniment des traces visibles ou invisibles. A l’image des personnages, le lecteur sort grandit de cette expérience.

Une lecture que je conseille vivement à partir de la troisième et aux lycéens. La situation des personnages, le style littéraire et le scénario font que ce roman semble destiné à des adolescents de plus de quinze ans. N’ayez pas peur, vous ne serez qu’enrichis lorsque vous aurez fermé ce roman tantôt rose, tantôt noir.

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Rester fort, d’Emilie Monk

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Rester fort, d’Emilie Monk

Rester fort est un livre qui raconte l’histoire d’une jeune fille, Émilie Monk, qui va tourner au drame. Émilie se donnera la mort le 19 décembre 2015, elle avait 17 ans.

Cette histoire est basée sur des faits réels car c’est sa mère Virginie Monk, qui l’a fait publier en hommage à sa fille. Émilie est une fille qui dans son ancien collège avait pleins d’ami(e)s, mais au moment de sa rentrée dans son nouveau collège, rien n’est plus comme avant, elle qui espérait tant retrouver une belle vie, va vite se rendre compte que ce ne sera pas une réalité. Malgré toutes ses méthodes pour se détendre, comme le bouddhisme ou encore les psys cela ne va pas l’aider à passer au dessus de tous ses malheurs.
Au fil du temps Émilie va commencer à recevoir des remarques, va se retrouver seule, ce qui va empirer son cas.
Dans ce livre, des personnes proches d’Émilie, vont lui rendre hommage, en racontant pleins de souvenirs avec elle, ce qui va parfois nous toucher très profondément. Il y a au total 14 parties dans ce livre dont une partie retranscrit l’intégralité du journal à Émilie que ses parents ont découvert après le drame,dont un passage en anglais : c’est Émilie qui l’a écrit de façon à nous raconter son désespoir.
Ses parents, particulièrement sa mère, va se sentir responsable de ce drame en se disant que c’est de sa faute et qu’elle n’a pas su se rendre compte que sa fille allait vraiment très mal.
Ce livre peut être lu par tous les collégiens, mais également les adultes et lycéens, car c’est un livre très facile à lire mais qui peut vraiment toucher beaucoup de personnes.
Virginie Monk a écrit ce livre dans l’espoir d’aider les adolescents victimes de harcèlement et d’isolement, mais aussi les parents qui auraient perdu un enfant dans de telles circonstances. Virginie cherche également à sensibiliser les élèves, collégiens, responsables de ces actes qui tournent parfois vraiment au drame, comme  en témoigne ce livre où sa fille s’est suicidée.
Il ne faut pas oublier que c’est à cause de ces personnes qui poussent d’autres à bout, parfois jusqu’au suicide, que des familles perdent un de leur proche dans des circonstances terribles. Un livre extrêmement émouvant qui m’a beaucoup touché. Un vrai coup de cœur.

Chloé, 3°- 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

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Le droit à la différence

Miss Pain d’épices, de Cathy Cassidy

Miss Pain d'épices  - Cathy Cassidy  Eh vous, oui, vous ! Je me présente, je m’appelle Cannelle Brownie. Ne riez pas et … oui c’est tombé sur moi ! La faute à qui ? A mon père fan de cuisine et qui a décidé d’appeler ses enfants avec les noms qui seraient inscrits sur ses pots d’épices ! Je rêve ! En plus je suis rousse, ronde donc imaginez les galères et les moqueries, surtout à l’école ! Une horreur ! Bref j’ai trop dégusté et maintenant je rentre en cinquième et j’ai décidé de changer de look et d’affirmer ma personnalité. Et ça marche ! D’ailleurs, je me suis fait une amie. Shannon, fille très sûre d’elle, populaire… enfin elle a tout, quoi ! Et c’est grâce à elle, cette métamorphose !

Et puis comme j’ai une bonté d’âme, j’aide Emily, une fille de l’école, déprimée par le départ de sa meilleure amie. Mais il y a un hic, Shannon se rapproche d’elle, prend pitié d’elle et moi elle me relègue au second plan. Je n’avais pas prévu ça ! J’avoue, je suis jalouse.

Je ne vous ai pas dit, il y a un nouveau dans la classe : Sam , il me fait trop craquer et il a un petit faible pour moi. Il m’a donné un surnom : Miss pain d’épices. Je sais ça ne va rien arranger ! Mais ça me plaît bien. Sam est un peu marginal et à l’école on se moque de lui par rapport à sa façon de s’habiller. Pas cool ! Et sur ce coup là, je me sens lâche car je ne veux pas que mes amies, notamment Shannon apprennent que je l’aime en fait. Et pourtant je suis passée par là donc je devrais réagir autrement. Pas simple tout ça ! Sam, lui, se moque royalement de ce qu’on peut penser de lui. Il s’en amuse et joue la provocation.Moi, je n’aurais jamais osé ! Je ne veux pas renoncer à lui mais d’un autre côté , si je reste avec Sam, je ne ferai plus partie du groupe….

Mais bon je ne vous en dit pas plus. A vous de vous plonger dans mon histoire et de découvrir comment je vais me sortir de tout ça !

Un titre plein de gourmandise, un prénom qui invite au voyage ! Une histoire rigolote, pleine d’humour , une adolescente qu’on aimerait bien avoir comme amie. L’auteur pourtant, touche un problème bien réel et persistant sur la différence qui attise tant de moqueries et de méchanceté  et qu’on appelle le harcèlement.

Shannon est ma meilleure amie, et rien ne pourra changer ça. Mais elle ignore ce que signifie être exclue et vouloir à tout prix se faire une place au soleil. Elle a toujours attiré les regards – moi, que je le veuille ou non, j’appartiens à la même espèce qu’Emily : l’espèce des invisibles.  p.94

Quatre personnages, quatre portraits :

  • Cannelle une ancienne harcelée mais qui en garde des traces ce qui parfois la rend méchante notamment envers Sam et Emily. En fait, pour ne pas perdre une amitié et exister, elle est maladroite avec les autres et parfois piquante.
  • Sam, un garçon qui s’assume et qui voudrait que Cannelle en fasse autant
  • Emily, qui se trouve malgré elle, prise entre les jalousies et qui devient la « chose » de Shannon.
  • Shannon, la fille à qui tout réussit, qui domine et… qui craque pour le professeur d’anglais. Elle a besoin d’une cour autour d’elle, elle veut tout diriger. Elle veut mettre tout le monde à ses pieds.

L’auteur évoque aussi la relation prof/élève. Le professeur qui se fait appeler par son prénom hors des cours, qui participe à une fête d’anniversaire et qui, malgré lui, va se trouver dans une situation délicate. Certaines adolescentes veulent paraître plus âgées en se maquillant, ou dans leur façon de s’habiller. Elles veulent plaire et ne mesurent pas toujours les conséquences de leurs actes en matière de séduction. Mais, attention, pour un jeune professeur, être trop cool pour se faire apprécier peut vite déraper !

Des sujets très graves mais que l’auteur, Cathy, traite avec un ton léger. C’est judicieux de laisser parler Cannelle, ce qui rend le récit plus réaliste.

L’histoire est néanmoins douce, sucrée, acidulée. Le lecteur a vraiment l’impression d’être dans la classe de cinquième et d’être invité aux soirées pyjamas.

Pas facile de s’affirmer et de vaincre des brimades, de faire partie d’un groupe tout en voulant s’y détacher : on doit aimer les mêmes choses, s’habiller pareil ! Ne pas avoir de personnalité, quoi ! Dure réalité que Cathy Cassidy met en évidence simplement, sans brusquer ou faire la morale. Heureusement la fin est positive, Cannelle a su réagir à temps, ouvrir les yeux et comprendre ce qui est important.

Il fut un temps où je considérais Shannon comme la fille la plus cool du monde-avec le recul, j’ai du mal à comprendre ce que je lui trouvais. Voyait- elle en moi une amie, une égale, ou simplement un petit chien obéissant qui s’émerveillait de ses exploits ? La réponse a beau être évidente, il m’a fallu un temps pour m’en apercevoir. p.252

Je suis restée sous le charme de cette histoire qui m’a fait passer un bon moment.

Bonne réflexion pour les lecteurs qui, j’espère, prendront conscience qu’on ne peut pas être tous semblables et que chacun a sa place avec ses différences. Il faut rester soi-même pour exister.

Cathy Cassidy est aussi l’auteur de la série Les filles au chocolat, dont le CDI possède les 3 premiers tomes dont deux ont été publiés sur le blog.

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Garçon manqué

Sasha, survivre au collège, de Yatuu

Afficher l'image d'origineSasha, une jeune adolescente rouquine,  fait son entrée au collège. Avec sa casquette et son pantalon, tout le monde la prend pour un garçon et les remarques désobligeantes sont des plus fréquentes de la part des filles comme des garçons.

Un style d’illustrations emprunté au manga. Les thématiques traitées sont intéressantes par rapport au harcèlement, à la tolérance, à l’image de la femme, la femme-objet, la théorie du genre mais j’ai trouvé cela trop caricatural et manquant cruellement de profondeur et de réflexion. Du coup, l’effet est contraire à celui probablement escompté par l’auteur : l’image de la femme s’en trouve finalement dégradée, notamment dans le personnage de la mère de Sasha. Tout comme l’image des enseignants qui n’ont aucune autorité et des élèves qui ont un langage extrêmement limité et grossier et des tenues vulgaires.

En fait, les thématiques principales sont celles du harcèlement et de la tolérance vis-à-vis de l’orientation sexuelle de l’autre. Mais l’objectif de dénonciation n’est pas atteint vu l’angle choisi par l’auteur. Trop de clichés, trop de facilité dans le traitement de sujets sensibles.

Néanmoins, les élèves aiment souvent bien ce genre de BD humoristique, c’est un peu comme les Nombrils… mais je ne suis pas sûre de le garder dans mes rayonnages. A tester par notre comité de lecture-élèves d’abord !

Cette chronique a été co-écrite avec Res… car parfois, deux avis valent mieux qu’un !

La lucidité, la clé de la réussite

Je suis boloss mais je me soigne, de Arthur Ténor

Je suis boloss, mais je me soigneClément est un adolescent ordinaire âgé de 14 ans, élève en 4ème B. Pourtant, il n’a pas d’amis car ses camarades l’ont étiqueté « boloss » à cause de son physique, notamment Jordan, élève dit « populaire » du collège. Clément est petit et porte des lunettes. Chaque jour, Clément subit les moqueries et insultes de Jordan. Il va devenir ami avec Noémie, décrite comme petite et grosse, qui est aussi fichée « boloss » par ses camarades et particulièrement par Léa, la fille la plus »swag » du collège. Un jour, Léa organise une fête chez elle et invite Clément et Noémie. Celle-ci leur réserve une surprise de mauvais goût. Clément et Noémie décident alors de quitter cette fête. Ils finissent par craquer. Clément décide de se venger à sa manière… Il va user et abuser des réseaux sociaux en pensant que son initiative va le rendre populaire. Sa cible principale est Jordan. Pour Clément, ce n’est qu’une blague, il est inconscient des risques qu’il encourt en s’aventurant de cette manière sur les réseaux sociaux !

Ce roman nous livre une réflexion sur deux problèmes majeurs qui touchent les collégiens : celui du harcèlement scolaire et celui concernant l’utilisation des réseaux sociaux. A travers l’histoire de Clément, une démonstration pertinente concernant les dangers des réseaux sociaux est proposée. Ce roman montre l’ignorance de certains collégiens face à la pratique des réseaux, en particulier et plus généralement, d’Internet. Par ailleurs, Arthur Ténor dénonce la manière dont les adolescents ont de rejeter facilement un camarade à cause de son physique, sur des critères infondés. Ce que vivent Clément et Noémie ressemblent malheureusement à la situation de nombreux collégiens et poussent parfois les victimes, démunies et désarmées face à cette situation, à réagir en conséquence. C’est ce que fait Clément en créant des fantômes numériques ! Monsieur Vachet, le professeur de français de la 4èmeB, trouve les mots justes et offre une réflexion pertinente pour aider Clément à reprendre confiance en lui et à lui décoller son étiquette « boloss » attribuée par ses camarades.

Je suis boloss mais je me soigne peut être proposé aux élèves dans le cadre d’un projet de lutte contre le harcèlement et d’usage responsable des réseaux sociaux. Il apparaît comme un outil de sensibilisation aux dangers d’Internet ainsi qu’au harcèlement, phénomène cruel et récurrent vécu par de nombreux élèves dans leurs établissements scolaires. Accessible dès la 6ème, ce roman aborde des sujets actuels et décrit avec justesse le comportement des adolescents à un âge où ils se cherchent et tentent de se construire une identité.

Un outil de sensibilisation intéressant à mettre entre les mains de nos adolescents !

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Amitié hors du commun

Crève-la-faim, de Thierry Lenain

ro70106705-2Thomas vit dans une cité avec sa mère. Il est hanté par de nombreux cauchemars depuis l’accident  qu’il a eu et qui a tué son père. En plus de cela, il n’a pas la vie rose tous les jours puisqu’à l’école, il est harcelé par un jeune garçon qui le surnomme « Tomate ». Sa mère n’est pas d’un grand soutien : elle travaille beaucoup et n’arrive pas à se remettre du décès de son mari.

Thomas va faire une rencontre troublante, Merlin, un clochard rencontré dans la rue, avec qui il va se lier d’amitié. Celui-ci va lui permettre de surmonter de nombreux coups durs dans sa vie. Thomas va se rendre compte que malgré son statut, Merlin est une personne de confiance,  dont il va énormément se rapprocher.

Mais, alors qu’il part en vacances chez son grand père, il entend à la télévision qu’un clochard a été tué par le froid. Tétanisé et horrifié, il pense que c’est Merlin. Sans hésitation, il décide d’aller vérifier si c’est lui qui est mort, si c’est à cause de lui qu’il est décédé…

Ce livre est touchant et toujours d’actualité puisqu’il traite de nombreux sujets de la vie quotidienne : sans-abris,  licenciement, harcèlement à l’école, enfants battus. L’auteur mêle tous ces sujets avec beaucoup de sensibilité et de finesse. Les personnages, surtout Thomas, sont très attachants. On aimerait que ce petit garçon puisse se sortir de tous ses tracas et qu’il ait une vie bien plus heureuse. L’écriture est fluide et est à la succession de plein de petit chapitre si jamais le temps vous manque, vous pouvez facilement vous arrêtez dans l’histoire. La couverture est un peu vieillotte et ne vous attirera pas forcément, mais ce livre vaut le coup d’être lu.

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