Tout ce que j’aurais dû savoir, de Claire Lazebnik

Maître de son destin…

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Chloé est une adolescente populaire et très sûre d’elle. Elle a une sœur de 21 ans, Ivy, qui est autiste. Chloé est très protectrice et ne veut pas que cet handicap soit un frein à tout lien social. Chloé se met en tête de trouver un petit ami pour sa soeur. Son choix va se porter sur Ethan qui n’est autre que  le frère de David, un élève de sa classe, peu aimé car très méprisant. Mais Ethan et Ivy ne sont pas à l’aise pour sortir seuls. Pour favoriser un éventuel début d’histoire, Chloé et David vont devoir les accompagner et donc passer beaucoup de temps ensemble.

Le fil conducteur de ce roman est le lien presque fusionnel entre les deux sœurs. Le sujet délicat qu’est l’autisme met en parallèle deux binômes , David et Ethan, Chloé et Ivy. Beaucoup de réalisme et d’émotions de part et d’autre, de jolies leçons de vie. S’en dégagent aussi la difficulté à affronter le regard des autres, les maladresses et les incompréhensions dont peuvent faire preuve les familles. D’où la difficulté pour les personnes autistes à trouver parfois leur place aussi bien dans la société qu’au milieu de leurs proches. Les personnages qui gravitent autour des protagonistes amènent leur lot de préjugés.

Une belle histoire qui prouve qu’on ne peut pas aller contre la nature des êtres et qu’il faut que chacun fasse son chemin en suivant ses propres convictions.

Dix petits nègres, d’Agatha Christie

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Dix personnes reçoivent une lettre les invitant à passer quelque jours sur l’île du Nègre.

Plus tard, sur cette île isolée et inhabitée, les invités se mettent à table et font connaissance. Quand soudain, un gramophone se met en route. Il les accusait d’avoir chacun commis un crime. Ils s’expliquèrent, affirment que ces révélations son fausses. Seul Anthony Marston prend ces accusations à la légère. Quelque temps après, celui-ci est empoisonné…

J’ai bien aimé même si ce roman était un peu dur à comprendre à mon âge. Je vous le conseille fortement. J’ai aimé car c’est un roman policier et le fait que ça se passe sur une île déserte rend l’ambiance un peu bizarre et angoissante. Et je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement !

Mina, 6e – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique

 

Le gentil petit diable et les autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari

Au 69 rue Broca..

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Pierre Gripari prend un grand plaisir à détourner les caractères des personnages. Les niais ne sont pas aussi bêtes qu’ils y paraissent et les méchants peuvent avoir du cœur. Bref, les codes sont bouleversés, les personnages sont révélés sous de nouveaux visages. Pierre Gripari nous présente six contes qui permettent de retomber en enfance pour certains ou de découvrir des classiques pour d’autres. Des contes qui font partis des Contes de la rue Broca et qui mettent en scène, entre autre, un gentil petit diable qui habite l’enfer et qui a le malheur de ne pas être méchant. Il veut faire du bien autour de lui, au grand dam de ses parents. Au fil de la lecture, nous ferons la rencontre d’une patate bien singulière puisqu’elle va tomber amoureuse, nous irons sur une île lointaine chez le prince Blub qui a l’intention depuis toujours d’épouser une sirène et nous croiserons le chemin du cochon qui a avalé l’étoile polaire. Autant de personnages que de situations fantaisistes. Alors, si vous aimez l’originalité, l’imaginaire, les belles morales et l’humour, faites un détour par la rue Broca !

100 astuces et anecdotes sur Minecraft – Frigiel et Fluffy

Des astuces, certaines connues des joueurs, d’autres moins connues pour pouvoir jouer avec plus d’efficacité dans le vaste monde de Minecraft. L’ouvrage se divise en cinq catégories : Exploration / Récolte et animaux / Combats et monstres / Construction et décoration / Divers , qui permettent de répondre à toutes tes questions.

Un index en début d’ouvrage permet de se repérer plus facilement dans le livre.

Très illustré, avec une mise en page aérée, facile à lire, ce livre ludique  est destiné aux lecteurs  de tous âges passionnés par ce monde de cubes.

J’ai trouvé ce « guide non officiel », écrit par Frigiel,  vraiment très utile pour les personnes qui souhaitent savoir tout ce qu’il est possible de faire sur Minecraft, cela explique toutes les astuces  et dévoile de nombreuses anecdotes (par exemple, comme présenté sur la 4ème de couverture : Pourquoi y a-t-il un poulet dans le Nether  ? De quelle façon un Creeper voit-il le monde ? Un Shulker peut-il devenir invisible ? Peut-on voler sans Elytre ? 

Lucas, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Tous les chemins mènent à l’info – anthologie, présenté par Patrice Kleff

Un ouvrage collectif rassemblant des extraits de journalistes ou écrivains sur le thème de la presse, de l’information, de la désinformation, de la manipulation : Florence Aubenas, Ryszard Kapuscinski, Edwy Plenel, Albert Londres ou Elise Lucet pour les journalistes, Zola, Maupassant, Camus, Kessel pour les écrivains de littérature classique, Guillaume Guéraud ou Didier Daeninckx pour la littérature de jeunesse actuelle. Bref, un panel varié et riche qui nous permet de prendre conscience des enjeux, dans notre société, de l’information de masse. L’ouvrage est divisé en 6 parties : Aux sources du journalisme ; Parcours de l’information ; L’indépendance, condition de l’information ; l’objectivité en question ; Le spectacle de l’information ; Informer, déformer… désinformer ? Des pistes de réflexion pour se frayer un chemin dans un monde hyperconnecté où notre esprit critique doit être constamment en éveil.  « Comment faire le tri entre les informations ? Comment faire la part des choses entre l’essentiel et le futile ? Comment distinguer le vrai du faux, le mensonge  de la vérité, le fiction du réel. » voilà le but de cette anthologie qui fournit de nombreux outils pour décrypter l’info.

En lien avec les nouveaux programme de 4ème, cet ouvrage est plutôt à destination des enseignants de discipline et documentalistes pour les guider dans un projet-presse.

Riche et intéressant.

Russian express, d’Alain Bellet

Youri Serkovitch, jeune adolescent délinquant, gamin des rues « victime de la pauvreté endémique et de l’abandon familial » est poursuivi par la police moscovite. Il est accusé à tort de meurtre, coup monté de la bande organisée du puissant clan des Tataianov avec qui il s’était acoquiné. Il n’a d’autre choix, pour espérer survivre, que de s’enfuir. Il choisira de traverser la Russie, par le Transsibérien jusqu’à Vladivostok aux confins de la Sibérie, dans l’espoir de retrouver peut-être sa mère qui l’a abandonné. Mais ce ne sera sûrement pas dans un wagon de 1ère classe, ni même de troisième qu’il voyagera, mais sous un wagon,  blotti contre les boggies des roues. Il faut qu’il tienne dans des conditions physiques insoutenables, sans nourriture ni eau, le corps meurtri, luttant contre le sommeil pour ne pas tomber. Au détour d’une gare, sa décision de monter à bord, malgré les dangers que cela implique risque de changer son destin…

Un roman qui traverse la Sibérie comme un destin… Les pensées de Youri, à la typographie différente dans le texte, sous le wagon, se mèlent aux paroles des voyageurs au-dessus de lui : réflexions sur ce qu’est devenu cette Russie post-soviétique, instable, qui ne sait que faire de ses enfants des rues, le quotidien du peuple travailleur ou le folklore des trains russes, apartés littéraires sur Pasternak ou Tchékhov, rappels de la période soviétique avec les Russes blancs ou l’Armée rouge. Quelques fantaisies typographiques également nous rappellent l’alphabet cyrillique : KpacHbIe BopoTa (lisez : krasnié varota, nom d’une station de métro à Moscou ) ou Mockba (lisez : Moskva, nom de la ville de Moscou en russe) ou quelques mots aux consonnances  exotiques égrènent le texte : provodnitsa ( la responsable du wagon dans le train) ou babouchka (la grand-mère, la vieille dame) et en font un thriller documentaire à travers la Sibérie, en découvrant l’Oural, la Volga et  les bulbes de ces églises typiques de la Russie.