Wiggins et la ligne chocolat de Béatrice Nicodème

Wiggins, un jeune détective sans notoriété car sans clients, vivant dans un quartier pauvre car sans un sou, et quasi sans expérience finit un jour par se voir confier une mission qu’il ne peut refuser et pour laquelle il ne peut échouer car sa cliente n’est autre que sa mère. Celle-ci travaille au service d’une famille noble et se retrouve accusée de vol; des objets précieux ont disparu et les soupçons se sont très rapidement voire trop rapidement portés sur elle alors que l’accusée a une toute autre idée quant à l’identité de la vrai coupable.

Wiggins prendra à coeur d’innocenter sa mère dont l’intégrité et l’honnêteté ne font aucun doute. Ses recherches, concentrées sur le trajet de la ligne chocolat, le conduiront sur le chemin du célèbre détective londonien  et de son second, le docteur Watson. Avec la ténacité qui le caractérise, il suivra à la trace un trio de bandits – aidés par des personnes insoupçonnables à la base-  qui au final avait des plans bien plus lourds de conséquences que le simple recel d’objets volés.

Parviendra-t-il à accomplir sa mission? Aura-t-il tiré des enseignements de cette filature riche en rebondissements?

 

De bien étranges disparitions, de Florence Jenner-Metz

Voleur de poules

1540-1Antoine vient d’arriver dans ce petit village de Vauthiermont. A l’école, c’est « le nouveau ». Alors, quand des vols de poules ont lieu chez le père Benoît, son voisin, il est forcément accusé… Mais bientôt, les soupçons se porteront plutôt sur Djibril, qui, non seulement est aussi un « nouveau », mais en plus, est d’origine africaine ! « Ce serait bien le coup d’un Africain ! Mangeur et voleur de volaille ». Ni une ni deux, nos deux accusés se lient d’amitié et se serrent les coudes dans l’adversité : « Je viens de réaliser quelque chose de terrible : un étranger, c’est un coupable parfait ! Djibril est encore plus étranger que moi. Donc bien plus coupable… Le pire dans tout ça, c’est qu’avant, je n’aurais rien dit et j’aurais haussé les épaules pour aller jouer avec mes copains […] ». Mais pour prouver leur innocence, il va falloir mener l’enquête et la jouer serré.

Un petit roman pour aborder le genre du policier en toute sérénité. Ce texte en profite pour distiller, -de manière peut-être parfois un peu facile (par exemple dans le choix des professions des parents de Djibril)-, des messages de tolérance, d’entraide, pour tenter de contrer les préjugés … Tout à fait d’actualité en ces temps pas si lointain d’élection et de campagne présidentielles.

Facile et rapide à lire. Idéal dès la fin de primaire.

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L’étrange affaire du timbre volé, de Céline Le Gallo

Sherlock Holmes en culotte courte

le timbre.jpgErnest, 9 ans, a des parents très occupés professionnellement. Alors, à chaque déplacement, c’est madame Barbarin qui vient garder Ernest. Mais ce matin, elle est bizarre madame Barbarin, elle est désemparée. Elle vient d’apprendre que le comte de Samoëns s’est fait volé un timbre très très cher, le plus cher du monde le « tre skilling jaune » ! Ernest est curieux et se dit qu’il irait bien fouiner du côté du manoir du comte, histoire de voir ce qui s’y passe. D’autant plus que ce petit garçon très dégourdi ne sera pas seul à mener l’enquête puisqu’il se fera aider par un petit chien au flair incroyable.

Une histoire drôle, sympathique avec un petit héros très débrouillard et perspicace.

La nuit du voleur, de Hubert Humbert

Love…hate…

Afficher l'image d'origineComme vous l’avez peut-être remarqué, en ce moment, nous essayons aussi de prendre du temps pour tester certains livres plus anciens de notre fonds, afin de dépoussiérer des titres qui ne sortent plus et qui en valent pourtant -peut-être- la peine. Ceci se fait surtout dans le cadre de la liaison école-collège. Merci à ma chroniqueuse adorée mumu58 pour son implication dans cette orientation que nous prenons pendant quelques temps afin d’ouvrir les commentaires aux élèves de CM2 de notre village, qui regardent et utilisent notre blog- sur des livres qui pourraient les intéresser  !

En cherchant  dans le fonds du CDI, avec ma collègue de la BCD,  des romans policiers pour ses CM2,  nous sommes donc tombés sur ce titre : La nuit du voleur. Les illustrations, assez violentes, très particulières,  dans le style des romans photos noirs des années 40 nous ont interpellé… Je me suis dit que les élèves ne seraient probablement pas attirés et qu’il fallait le tester pour pouvoir en parler si on voulait qu’il sorte.

Une nuit, une petite fille de 8 ans, Julie, sent une présence dans sa chambre… Un voleur s’est introduit dans leur maison. Son cri va réveiller son père qui va tenter d’intercepter l’homme, mais il est blessé. Le voleur s’enfuit et c’est Julie qui va se lancer à sa poursuite.

Ce roman a reçu le prix polar jeunes 1987, mais je vais vous avouer tout de suite que je ne le mettrais pas entre les mains de jeunes adolescents. Vont suivre les explications qui font que je vais même le retirer du CDI. Si vous ne voulez pas spoiler l’histoire, reprenez plus loin votre lecture de la chronique !

L’univers est très malsain dans plusieurs détails :

  1. Le voleur profite du sommeil de la petite fille pour venir lui caresser la joue, et c’est ce qui la réveille
  2. le papa sort de sa chambre tout nu pour poursuivre le voleur (quel intérêt dans l’histoire  ?)
  3. le voleur est connu de la famille puisqu’il a déjà gardé Julie (se serait-il passé quelque chose à ce moment-là, on ne sait pas quoi imaginer ni pourquoi l’auteur a pris ce parti sinon pour développer l’imaginaire du lecteur dans cette orientation)
  4. le voleur a profiter de son introduction dans la maison pour voler une poupée à Julie… bizarre
  5. lorsqu’elle s’approche de lui,  lors de la poursuite, il la menace d’un cran d’arrêt en la suppliant de ne pas la trahir. Violent…
  6. l’issue sera heureuse  pour Julie car lorsque la police approche, le voleur se jette sous les roues d’un camion pour échapper à la prison et meurt !
  7. lorsque Julie rencontre la mère du voleur venue lui rendre sa poupée, elle la lui laisse en échange de la boucle d’oreille à tête de mort (Love / Hate) du voleur !!! Et ses parents ne s’y opposent pas !

Et voilà, tout ça en 15 minutes de lecture, car ce titre est très court. Si d’autres personnes l’ont lu, j’aimerais vraiment connaître votre avis, et si vous êtes documentaliste et que ce livre fait partie de votre fonds ancien dans les rayonnages, je vous conseille de le lire pour vous faire une idée.

Un intérêt néanmoins à ce livre : Ce titre fait sans conteste référence au film américain La nuit du chasseur avec Robert Mitchum, réalisé en 1955 par Charles Laughton où un tueur en série , à la recherche d’un magot, poursuit deux enfants qui pourraient le renseigner sur la cachette. Se faisant passer pour un révérend, il a tatoué sur les phalanges de ses mains : LOVE à droite et HATE à gauche. La petite fille  garde toujours avec elle sa poupée… Chef-d’oeuvre expressionniste en noir et blanc, les élèves de 3ème intéressés par le cinéma pourraient  profiter de la lecture de cette chronique pour le visionner !!

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Le démon de Medhi, de Jean-Hugues Oppel

Tentation

https://i1.wp.com/extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/SYR/P3/9782748520491.jpgMehdi a volé dans le porte-monnaie de sa maman. Mais quelle prouesse veut-il prouver en agissant ainsi.

Sandra, sa maman, va le découvrir et le sortir d’une situation qui aurait pu être bien embarrassante.

Petit livre facile à lire et rapidement lu. Il y traite avec indulgence un délit que bien des enfants essaient au moins une fois dans l’enfance.

Réédition. Il existe également chez Syros, deux autres titres mettant en scène le personnage de Medhi : Aller chercher Medhi à 14h et  Chacun voit Medhi à sa porte et vous trouverez  du même auteur sur le blog : Trois fêlés et un pendu