L’île au trésor, de Robert Louis Stevenson

L’histoire se passe au 18ème siècle. Jim a quatorze ans, ses parents tiennent une auberge sur la côte d’Angleterre. Un jour, arrive un vieux marin à la mine effrayante et aux manières peu raffinées, portant un mystérieux coffre de bois. Il s’installe à l ‘auberge, au grand désarroi des propriétaires qui n’osent pas le mettre à la porte. Les semaines, les mois passent. Le « capitaine » semble attendre quelqu’un… Mais c’est une menace de mort qui lui parvient de la part d’un groupe d’anciens pirates. De surprise et de panique, le vieil homme a une attaque et meurt. Jim et sa mère décident alors d’ouvrir son coffre pour récupérer ce que leur client leur doit pour son séjour à l’auberge : outre des pièces d’or de nombreux pays, ils y découvrent de mystérieux papiers, parmi lesquels une carte… Jim va alors se retrouver entraîné dans une aventure extraordinaire, par-delà l’océan, à la recherche d’un trésor caché.

Mon avis : Un très bon livre ! Personnages fascinants, lieux pleins de mystères, action, danger, suspense, tout y est. L’Île au Trésor a été écrite en 1883. Elle a fait rêver des génération de jeunes lecteurs, inspiré de nombreux écrivains et cinéastes. C’est un classique, c’est LA référence en matière d’histoires de pirates, mais c’est aussi tout simplement un très, très bon livre d’aventures !

Le style littéraire destine plutôt ce livre aux lecteurs confirmés, à partir de la 5ème.

Marion, parent d’élève

Le chien des Baskerville, d’Arthur Conan Doyle

Résultat de recherche d'images pour "le chien des baskerville"Dartmoor, situé au sud-ouest de l’Angleterre, est une lande sauvage, un paysage désolé propice aux légendes… On dit qu’un chien démoniaque y rôde, poursuivant la famille Baskerville de sa malédiction. Le fait est que Sir Charles Baskerville vient de mourir dans des conditions troublantes. Son médecin et ami, le Dr Mortimer, a trouvé près de son corps des empreintes de pattes de chien d’une taille inhabituelle. Diablerie, hasard ou machination ? Or l’héritier du domaine, le jeune Henry Baskerville, doit arriver d’Amérique et le Dr Mortimer est inquiet pour sa sécurité. A qui faire appel sinon au célèbre détective Sherlock Holmes, esprit rationnel et maître dans l’art de la    déduction ?

Mon avis : Voilà un livre qui se lit très facilement et nous tient en haleine d’un bout à l’autre. L’histoire est racontée à la première personne par le Dr Watson, ami de Sherlock Holmes qui l’accompagne dans toutes ses enquêtes. On nage en plein mystère quand Sherlock Holmes a déjà tout compris grâce à des détails qui nous semblent insignifiants. C’est un personnage tout à fait fascinant, à la fois génial et imbu de lui-même, parfois amusant, parfois un peu énervant, et au final très sympathique.

Pour lecteurs confirmés, à partir de la 6ème .

Marion, parent d’élève

Dix petits nègres, d’Agatha Christie

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Dix personnes reçoivent une lettre les invitant à passer quelque jours sur l’île du Nègre.

Plus tard, sur cette île isolée et inhabitée, les invités se mettent à table et font connaissance. Quand soudain, un gramophone se met en route. Il les accusait d’avoir chacun commis un crime. Ils s’expliquèrent, affirment que ces révélations son fausses. Seul Anthony Marston prend ces accusations à la légère. Quelque temps après, celui-ci est empoisonné…

J’ai bien aimé même si ce roman était un peu dur à comprendre à mon âge. Je vous le conseille fortement. J’ai aimé car c’est un roman policier et le fait que ça se passe sur une île déserte rend l’ambiance un peu bizarre et angoissante. Et je ne m’attendais pas du tout à ce dénouement !

Mina, 6e – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique

 

L’école me déteste, de Julie Jézéquel et Baptiste Miremont

L’histoire s’ouvre sur les mots de Ferdinand, 7 ans. Il est à l’école, allongé sur le gravier de la cour et… il est en train de mourir, nous dit-il.

Le petit garçon nous raconte alors comment il en est arrivé là, comment « une histoire d’abord banale, un enfant qui tape sur un autre à chaque récré, a pu se terminer de façon aussi triste« .

Ferdinand a sauté une classe et ses ennuis ont commencé : Eric, la terreur, l’a pris comme souffre-douleur. Sa maîtresse ferme les yeux. Au lieu de le protéger, elle minimise la situation et va jusqu’à lui en imputer la responsabilité. Même si ses parents sont à l’écoute, il ne parvient pas à tout leur raconter.

Heureusement, il peut compter sur leur flair et sur l’appui de certains adultes bienveillants. L’histoire pourrait bien finir autrement que comme elle semblait avoir commencé…

Le sujet est grave : sans jamais vraiment le nommer, Ferdinand nous parle de harcèlement scolaire. Comme pour souligner que c’est toujours bel et bien un sujet tabou, c’est un enfant qui en parle. Et plus que de ce fléau, il s’agit de l’impuissance et de l’immobilisme des adultes et des institutions.

Ce roman se lit très vite, aussi vite que s’enchaînent les idées de Ferdinand, tantôt drôles, tantôt graves. Une réflexion en appelle une autre. Ses mots sont emprunts de la naïveté d’un enfant de son âge, mais aussi, bien souvent, d’une grande perspicacité : la faiblesse des adultes ne lui échappe pas.

Ce roman porte un message. Dès le début du récit, Ferdinand nous livre un conseil des plus importants :  » On peut se dire que tout ça, c’est comme une leçon sur la vie, et que toutes ces petites violences de tous les jours, il vaut mieux en parler avant que ça ne devienne des catastrophes. « 

Conseil repris en écho par sa maman :

 » Ferdinand, écoute bien ce que je vais te dire : tu ne dois pas me cacher tes ennuis à l’école. Personne n’a le droit de t’insulter, de te menacer, de te taper. Personne. « 

Face à ce fléau et à l’impuissance de l’institution scolaire, le message délivré est clair : le rôle des parents est essentiel.

Un roman de la collection « Rester vivant », chez Le Muscadier, qui s’adresse à un public ado en parlant du monde d’aujourd’hui et qui donne à réfléchir.

Les enfants de Timpelbach, de Henry Winterfeld

Les enfants de TimpelbachLe petit village imaginaire surnommé Timpelbach, semble calme et paisible, mais depuis quelques temps il ne l’est plus vraiment : les enfants enchaînent bêtises et mauvais coups, que cela soit contre leurs camarades ou leurs parents. Désespérés, les parents se réunissent et décident alors d’abandonner les enfants pendant une journée entière, en leur faisant croire qu’il partent à tout jamais… histoire de leur donner une bonne leçon. Mais tout cela ne va pas se passer comme prévu. Les enfants se retrouvent donc seuls, paniqués et apeurés. Ils vont devoir s’organiser. Deux clans se forment, l’un mené par Oscar, dans la violence, l’autre par Thomas.

Niveau de lecture : assez facile

Un passage sur un personnage qui m’a plu : « Enfin, je m’assignais à deux grands garçons, Walter et Fredéric, une mission beaucoup plus périlleuse : ils espionneraient les pirates et chercheraient à percer leur intention. Je leur recommandais la plus grande prudence car il était certain que, s’ils tombaient aux mains de nos adversaires, ils passeraient un mauvais quart-d’heure. »

J’ai bien aimé ce roman car il y a du suspense. .J’ai moins aimé lorsque les enfants se retrouvent seuls sans leurs parents !

Axelle, 5ème