Disparue sans laisser de traces, de Mano Gentil

Disparue sans laisser de tracesEdgar est un jeune garçon qui regarde beaucoup de séries policières. Alors, quand sa camarade Xénia disparaît, il joue au détective amateur.  

On a hâte de savoir ce qu’il est advenu de Xénia… L’auteur nous laisse envisager plusieurs scénarios et on dévore le livre pour avoir enfin la réponse ! Un texte simple, sans temps mort, vite lu, sans violence mais avec du suspens, idéal pour petits lecteurs et amateurs d’enquêtes policières, dans la collection « Premier polar » des éditions Oskar.

Nathalie, maman d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène !

S.O.S. ange gardien, de Véronique Delamarre-Béllego

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

Je m’appelle Kévin et je vis avec ma mère. C’est ma mère qui a choisi mon prénom parce qu’elle adore Kévin Costner ! Un jour ma mère se retrouve au chômage mais mon ange gardien va nous aider…

Mon ange gardien est apparu en pleine nuit … alors que je venais d’en faire le voeu !  Je n’en pouvais plus, et j’avais besoin d’aide ! Le seul inconvénient c’est que c’est …. une fiiiiiiiiiiille!

Ce livre est super car à des moments il y a des choses que l’on n’attend pas beaucoup.  C’est un livre un peu fantastique et je n’en avais jamais lu avant…  ça change beaucoup des livres d’aventures et récits de vie que je lis d’habitude. Et grâce à ce livre je vais continuer à lire des livres fantastiques.

Léana 6ème,-membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Mamie Ouate en Papoâsie de Joël Jouanneau et Marie-Claire Le Pavec

Une étoile pour Mamie Ouate

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Kadouma, noir, grand et fort a longtemps pensé qu’il était seul sur Blupblup, sa minuscule île de Papoâsie. Et bien non ! Une vieille dame, blanche et toute petite, a débarqué avec en tête, de capturer le Virginia, un papillon femelle très rare, si rare qu’il en existe qu’un. Elle s’appelle Mamie Ouate et elle ment tout le temps et de manière naturelle. Elle plante son laboratoire ambulant sur l’île, bien déterminée à mener à bien sa mission ou pas. Elle est la seule à savoir que le Virginia s’est réfugié sur Blupblup, ou pas. Elle se dit entomologiste, experte en papillons ou pas. Quelle est la vérité ? Avec Mamie Ouate on ne sait jamais à quoi s’en tenir ! Mais il faudra bien que ces deux spécimens cohabitent. Comment Kadouma va s’accommoder de la présence de cette intruse ? D’autant plus que la nourriture vient à manquer et que l’île n’est plus approvisionnée…

Une rencontre improbable… Tout oppose nos protagonistes et pourtant leur différence va les rapprocher, cette différence sera leur force. Ils vont devoir s’entraider, car réunis sur une île déserte. Kadouma deviendra même le bras droit de Mamie Ouate. Une amitié, une complicité va petit à petit les unir.

L’accent est mis aussi sur le mensonge définit par mamie Ouate comme une vision du monde, une manière culturelle de manipuler les pensées. La vie est toute tracée mais un mensonge peut quelque fois aider à survivre, à sortir d’une situation délicate, utiliser le mensonge parce qu’on ne peut pas faire autrement. A nous ensuite d’écrire la suite…

Joêl Jouanneau s’amuse également des stéréotypes, à travers le personnage de Kadouma qui n’est pas l’image du sauvage, cannibale avec un os dans le nez que les gens civilisés avaient l’habitude de se représenter. Mamie Ouate et Kadouma sont touchants, plein de tendresse , inséparables ou pas…

Les enfants de Timpelbach, de Henry Winterfeld

Les enfants de TimpelbachLe petit village imaginaire surnommé Timpelbach, semble calme et paisible, mais depuis quelques temps il ne l’est plus vraiment : les enfants enchaînent bêtises et mauvais coups, que cela soit contre leurs camarades ou leurs parents. Désespérés, les parents se réunissent et décident alors d’abandonner les enfants pendant une journée entière, en leur faisant croire qu’il partent à tout jamais… histoire de leur donner une bonne leçon. Mais tout cela ne va pas se passer comme prévu. Les enfants se retrouvent donc seuls, paniqués et apeurés. Ils vont devoir s’organiser. Deux clans se forment, l’un mené par Oscar, dans la violence, l’autre par Thomas.

Niveau de lecture : assez facile

Un passage sur un personnage qui m’a plu : « Enfin, je m’assignais à deux grands garçons, Walter et Fredéric, une mission beaucoup plus périlleuse : ils espionneraient les pirates et chercheraient à percer leur intention. Je leur recommandais la plus grande prudence car il était certain que, s’ils tombaient aux mains de nos adversaires, ils passeraient un mauvais quart-d’heure. »

J’ai bien aimé ce roman car il y a du suspense. .J’ai moins aimé lorsque les enfants se retrouvent seuls sans leurs parents !

Axelle, 5ème

The Grisly Goat, de Christine Kiffer et Ronan Badel

The Grisly Goat - bilingue anglais

Il s’agit d’un album bilingue anglais qui raconte l’histoire de Lapin qui aperçoit des yeux rouges cachés dans son terrier…et se retrouve terrifié ! Il va appeler divers animaux à la rescousse, avec plus ou moins de succès ! Un récit sympathique sur l’entraide et la solidarité, et qui montre qu’il n’y a pas besoin d’être fort pour être courageux !

J’ai beaucoup apprécié cet album, qui peut être adapté à différents lecteurs, car il est bien illustré, mais permet aussi de bien travailler son anglais. Le choix de mettre la traduction seulement à la fin peut être gênant pour les débutants qui en ont besoin à chaque page, mais permet aux élèves d’un niveau intermédiaire de vraiment lire en anglais, sans avoir la tentation de se raccrocher sans cesse à la traduction. Le jeu des sonorités est intéressant et agréable à l’oreille, alors je vous conseille sincèrement de le lire à voix haute ! Ce serait dommage de passer à côté !

Les chaussures, de Gigi Bigot et Pepito Matéo – ill. Isabelle Chatellard

« Elles », ce sont les chaussures…

Perdues, ne voulant plus avancer… Pourquoi ? C’est la guerre. Après une vie glorieuse, on leur a demandé de raser les murs, puis de ne plus sortir du tout, puis de se cacher, et finalement de partir.

Un album tout en finesse et en suggestions, où les chaussures sont une métaphore de l’enfance. Ni date, ni lieu. Nous sommes dans « les rues d’une ville sans nom ».

A travers les non-dits, sont évoqués des thèmes très graves comme la guerre et l’exode, mais également l’entraide et la solidarité. Car les chaussures finiront par trouver un cordonnier pour les réparer et une petite fille pour les porter. Les illustrations aux tons sépia, aux contours anguleux, aux ombres menaçantes donnent à cet album au message historique une sorte de portée universelle à l’image d’un conte. Et à la limite de la poésie…

Marche aujourd’hui marche demain, à force de marcher les souliers sont arrivés dans une ville où les maisons blessées se remettaient debout tant bien que mal, où les trottoirs défoncés guidaient malgré tout les pas sans se tromper à travers le dédale des rues cabossées.

 

Les auteurs reversent leurs droits à la CIMADE (le Comité Inter-mouvements auprès des evacués).

Les Pozzis, de Brigitte Smadja – illustrations Alan Mets

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Pozzis (Les)Le peuple des Pozzis est pacifiste, ils boivent du potage et apprennent à piétiner leur colère. Mais un jour, la grande spirale est de retour et enlève Adèle, une Pozzi. C‘est la catastrophe : si un Pozzi disparaît, c’est le peuple entier qui est menacé ! Antoche, Abèl, Miloche, Ulysse et Alysse s’élancent à sa recherche ! Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise car Adèle a été enlevée et emprisonnée dans le « lailleurs » une sombre forêt remplie de terrifiants monstres.  Bien des secrets vont alors leur être dévoilés ! Parfois ces secrets seront durs à accepter, mais avec les Pozzis tout peut arriver !

Un roman très agréable à lire qui met peut-être un peu de temps à se lancer…  mais quand il est parti, c’est une aventure fantastique qui nous emmène dans  des paysages bizarres. Et qui peut nous attendrir et nous émouvoir quand les personnages sont contraints de se séparer ou de faire des choix difficiles. Le livre se lit vite et il y de nombreuses  illustrations en couleur d’Alan Mets qui embellissent le texte.  

Une histoire à partir du CM1

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène