La trilogie des gemmes, 3. Vert émeraude, de Kerstin Gier

Related imageGwendolyn est totalement bouleversée. Elle vient de comprendre que Gideon et le Comte de Saint Germain l’ont manipulés grâce à ses sentiments.  Mais elle est dépendante des veilleurs et du chronographe et ne peut donc pas éviter une seconde confrontation avec Gideon. Mais malgré leur différents, Gideon et Gwendolyn vont devoir se serrer les coudes pour affronter un comte soi-disant immortel qui lit dans les pensées et qui contrôle la loge depuis le passé pour arriver à ses fins diaboliques.

Un dernier tome tout aussi bien que les deux premiers. C’est toujours dur de se dire que c’est le dernier tome d’une série qu’on a beaucoup apprécié car on va devoir quitter les personnages auquels on est attachés et le monde dans lequel ils évoluent. La fin m’a vraiment surprise car je ne m’y attendais pas. Le livre a une fin quelque peu différente du film mais j’ai adoré les deux alors qu’habituellement c’est soit l’un soit l’autre. Je vous les conseille vraiment. Par contre, arrivé à la fin de cette série, je me rends compte qu’il y a une chose que je trouve étrange : Kerstin Gier, qui a écrit cette super série,  est un écrivain allemand mais l’histoire se déroule à Londres en Angleterre. Elle aurait dû l’écrire pour qu’elle se passe dans une ville allemande selon ma logique. Mais voilà encore une série qui se termine  et que je suis un peu déçu de quitter !

Guillaume 3°. 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

Basile contre les Têtes-en- fer, de Gérard Moncomble

 

basile contre les tetesBasile prend la lance d’Azul pour aller combattre les Têtes-en-fer.

Lui qui n’aime pas se battre, que peut-il faire ?

Aventure à partir de 8 ans.

Lorenzo, CM2 – un p’tit dévoreur de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Résumé de l’éditeur : La lance à la main, Basile frissonne. Impressionné par l’adversaire.
– Malepeste, gredin ! Tu es plus couard qu’une grenouille ! Basile baisse la tête sans répondre. Et qu’aurait-il pu dire ? Qu’il déteste se battre ? Qu’il n’aime pas ces jeux d’armes ? Impossible. Il est fils de Turpin de Coquelain, et, à douze ans, son avenir est tout tracé. Écuyer, chevalier, puis capitaine. Un avenir de guerrier. C’est du moins ce que son père espère…

 

La balafre, de Jean-Claude Mourlevat

Apparitions…

Résultat de recherche d'images pour "la balafre"Olivier doit quitter son quotidien pour 10 mois suite à une mutation de son père. La petite famille se retrouve dans un hameau perdu. Un soir, alors qu’il se promène seul dans la rue, un chien se jette avec une rare violence sur la grille intérieure d’une maison abandonnée, en aboyant. Olivier, tremblant,  court se réfugier chez lui. Mais à la maison, aucun de ses parents n’a rien vu, ni entendu… Comment cela est-il possible ? Pour en avoir le coeur net, il décide de rester un week-end seul à la maison, alors que ses parents sont en déplacement… De retour d’une promenade à vélo, le chien réapparaît devant lui, bientôt accompagné d’une fillette de 4 ans… Ceux-ci se volatilisent sous ses yeux. Toutes ces images le hantent, il ne comprend pas ce qui lui arrive, ses résultats scolaires chutent, son moral bascule… Il ne ressortira pas indemne de toute cette histoire, et sera marqué à vie, littéralement, une balafre traversant son visage, témoin de ces événements.

Comme d’habitude, Jean-Claude Mourlevat nous dresse là, avec son merveilleux talent de conteur, une histoire prenante, à la chute inattendue, à la lisière du fantastique, du roman historique et policier. Même si la couverture a un peu vieilli, le texte, lui, n’a pas pris une ride, c’est là qu’on sait quand on a affaire à un grand écrivain ! L’intrigue ne nous lâche pas, les visions et les questionnements du jeune garçon, l’introduction qui nous dévoile déjà le drame qui préfigure, symbolisé par la cicatrice, font que ce court roman, très accessible et très bien construit, nous hante nous-même longtemps. Un roman où le fantastique se mêle à l’Histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance, de la collaboration, des délations, des Juifs, des déportations. Un roman à lire sans hésitation, proposé dès 10 ans, mais que je suggèrerai plutôt à partir de 12 ans. Et surtout, ensuite, découvrez tous les autres livres que le CDI possède du même auteur : La rivière à l’envers (1. Tomek – 2. Hannah), Le combat d’hiver, L’enfant océan, Le Chagrin du roi mort

Le grand départ : sur la piste des Indiens Cherokees, de Isabelle Wlodarczyk et Xavière Broncard

Exode…

Amarok et Chilala sont frère et soeur. Ils sont Indiens Cherokees, vivent au 19e siècle et vont assister, impuissants à des moments bouleversants de l’Histoire de leur tribu. En effet, des Hommes Blancs arrivent et s’installent. Peu à peu, ils occupent des terres, proposent aux Indiens des maisons, leur apprennent l’alphabet… Jusqu’au jour où une loi d’expulsion est votée, obligeant les Indiens à l’exode… Chacun vit ces événements d’un point de vue différent, la soeur dans l’acceptation, le frère dans la rébellion.

Un petit album à couverture souple qui laisse une large place à l’illustration avec un texte aéré. Un texte émouvant et poétique, qui en quelques pages dresse un aperçu poignant sur cette période sombre de l’Histoire des Indiens Cherokees d’Amérique et la souffrance d’un peuple chassé de ses propres terres. Une fratrie déchirée par un enjeu qui les dépasse.

Tout un dossier pédagogique instructif suit le texte pour apporter un éclairage plus détaillé sur ces événements et leur déroulement. Seul petit bémol peut-être : le dossier documentaire n’est pas adapté aux lecteurs les plus jeunes à qui l’histoire est destinée, mais plutôt à des élèves à partir de 4e jusqu’à l’âge adulte.

L’envol du cygne, de Anne Ferrier

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les Compagnons au loup, 2. L’envol du cygne, de Anne Ferrier

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Pages : 226 pages
A partir de 11 ans

 

L’Envol du Cygne est la suite du roman La meneuse de bêtes, c’est-à-dire le deuxième tome de la série « Les compagnons au loup. » 

L’HISTOIRE  :

Accompagnée de son fidèle loup et de Gabriel le jongleur, Ysane reprend la route à la recherche de son père avec comme seul indice une drôle de croix que sa mère lui avait gravée dans le dos.  Durant ce voyage, nos héros vont encore faire des rencontres comme celle de Kateline qui va d’ailleurs remettre en cause la relation complice qui unit Ysane et Gabriel et ils vont devoir faire face à une vague de meurtres dans le village. La fin du livre est inattendue sachant que l’un des indices du départ avait toute son importance pour la résolution de l’énigme…

CE QUE J’EN PENSE  :
Cette suite est très réussie et l’action ne manque pas. De plus, l’écriture d’Anne Ferrier est agréable. Grâce à elle, on retrouve Ysane, Gabriel et Loup dans la suite de cette aventure, ce qui nous permet de découvrir Ysane qui de naturel froide nous apparaît maintenant plus attachante.  On espère un prochain tome !

Axel, 4e – 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Une série qui plaît à chaque lecteur du CDI qui s’est lancé dans l’aventure ! Une série idéale pour les listes thématiques de français concernant le Moyen Age.

Un chemin de liberté – Rencontre avec Martin Luther, de Pascale Perrier

Martin Luther ou le début de la révolte…

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Nous sommes au XVIème siècle. Catherine de Borde est enfermée dans un couvent depuis qu’elle a 5 ans, par décision de son père qui voyait en cela un moyen de lui enseigner des repères. Un enfermement qui pèse au fil des années et que la jeune femme ne supporte plus. Alors avec huit autres religieuses, elle décide de fuir. Mais il leur faudra de l’aide car cette évasion est loin d’être facile. Non loin de là, à Wittenberg, il y a Martin, un prêtre. Avant d’intégrer le couvent, Martin était un brillant étudiant. Alors qu’une nuit un violent orage s’abat sur son université, il adresse une prière à Sainte Anne pour être épargné, en promettant de devenir moine si sa demande est exaucée. Chose fut ainsi faite et le jeune homme ne faillit pas à sa promesse, en dépit des protestations de son père. Martin se montre un religieux très assidu mais qui se pose beaucoup de questions sur les motivations de certaines autorités de l’Eglise qui vivent dans le faste. Il dénonce, il gêne, ses idées se répandent, les fidèles le suivent. Les nonnes prisonnières qui ont lu son manifeste, lui adressent une lettre lui expliquant leur désir de liberté. Sensible à leur situation, Martin décide de s’occuper d’elles et de les aider.

Pascale Perrier signe là un beau roman historique en évoquant Martin Luther qui a conduit la révolution protestante. Avec elle, le début des libertés individuelles et de la libre entreprise. A noter en fin de roman, un très bon dossier sur le monde au temps de Martin Luther avec les découvertes, les guerres de religion, l’art et j’en passe. Un bon repère historique pour les jeunes lecteurs. Pascale Perrier nous fait découvrir la Renaissance, ses mœurs, ses bouleversements sociaux et dépeint un portrait de Martin très passionné, une personnalité forte, très engagée. Les conflits religieux ont marqué l’Histoire et nous montrent que les grandes idées ne trouvent un écho que si elles sont véhiculées par des hommes qui ont su s’imposer. Martin Luther faisait partie de ceux-là. Il a dénoncé, dans un manifeste de 95 thèses, les scandales de l’Eglise en son temps et cette année, cet écrit a 500 ans.

Gaël et Dana : le poignard du sacrifice, de Isabelle Meyer

Une vie entre les mains…

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Nous retrouvons Gaël et Dana enfin de retour au XXIème siècle. Petit rappel. Le père de Dana est conservateur dans un musée. La jeune fille et son ami Gaël aime flâner dans ce lieu chargé d’histoire. Mais il y a un inconvénient. Chaque fois que Dana touche un objet, elle est prise d’un malaise et la voilà de nouveau projetée dans une période historique très éloignée de la nôtre, emmenant Gaël avec elle. Depuis, elle est très réticente à se promener dans le musée, de peur que le phénomène ne se reproduise. Lors d’un week-end chez la tante de Gaël, les deux amis font une balade qui les conduit dans une grotte. Dana reste méfiante face à l’enthousiasme de Gaël. Elle se laisse convaincre et commence à arpenter les antres du gouffre. Alors qu’elle s’approche d’un petit ruisseau, elle est attirée par des cailloux scintillants. Elle en saisit un et aussitôt elle est prise de maux de tête, elle ne se sent pas bien et puis plus rien… Alors que Dana reprend ses esprits, elle se rend compte qu’elle a changé de lieu et qu’elle brandit un poignard de pierre. Une foule hurle, Gaël est devant elle, les mains liées. Que se passe-t-il ? Les gens lui ordonnent de tuer l’étranger. Dana est entrée dans le corps de Dahina, une jeune fille dont le compagnon a été tué. Gaël est l’homme qui doit mourir, il est l’assassin. C’est un vrai cauchemar, les voilà en l’an 5300 avant J-C, au temps de la préhistoire. La situation est critique car Dana doit sacrifier son ami.

On retrouve ici la même trame que dans le premier tome Gaël et Dana et le vase aux trois serpents. La mission est encore délicate pour les adolescents qui ne doivent pas modifier le cours de l’histoire pour s’en sortir. Dana peut toujours compter sur l’incollable Gaël pour trouver une solution. L’auteur nous enseigne toujours autant de choses de manière simple et très intéressante. Un bon moyen d’apprendre en s’amusant !

Et l’avis de Chloé, 4ème -13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène :

« Une suite palpitante, pleine de péripéties et de suspense avec une façon très originale de faire parler les personnages. J’ai hâte de lire le tome 3. »