C’est pas juste !, de Susie Morgenstern

charlotte.jpgCharlotte rêve d’avoir beaucoup d’argent car ses parents ne veulent pas lui en donner. Elle décide donc de faire des petits travaux, Elle commene par finir les plats des autres à la cantine. Cela ne marche pas très bien.

Elle décide alors de créer des vaccins anti poux, fait quelques tâches ménagères, comme laver sa chambre, mettre la table etc….Elle  invente ensuite la livraison de cartable sur une charrette. Charlotte rédige ensuite plusieurs journaux, des poèmes pour la fête des mères, fabrique des sandwichs, joue de la musique dans les rues, fournit des rouleaux de papier toilette. Maintenant elle a trouvé un super « job » : psychologue . Va-t-elle arriver à gagner beaucoup d’argent avec cette nouvelle idée ? Avoir autant d’argent que ses parents ?

NIVEAU DE LECTURE : super facile

J’ai vraiment apprécié ce livre car il reflète vraiment les enfants de maintenant, qui veulent gagner de l’argent pour s’acheter des jouets, etc…

Je le recommande vivement , il n’est pas difficile à lire ni à comprendre .

Lenny, 5ème

Que la vie est injuste ! par mumu58

Charlotte a 10 ans. C’est une fillette débordante d’énergie qui a une vie paisible et agréable, entourée d’amour. Quand elle fait l’inventaire de ce qu’elle possède, elle avoue ne manquer de rien, mais quand même … Elle ne jette rien et souvent même, elle chaparde. Elle ne peut pas s’en empêcher. Mais elle ne se sent pas très riche pour autant, donc elle doit y remédier par n’importe quel moyen. Sa tête est remplie d’idées pour faire du profit et la voilà partie à mettre en place les plans les plus farfelus pour «se remplir les poches». Elle va embarquer ses camarades dans ce tourbillon infernal de l’appât du gain dans lequel elle va se poser comme chef incontestée. Charlotte va se lancer dans des petits boulots et tout sera bon pour proposer des services contre rémunération.

On peut dire que cette héroïne est des plus surprenantes. A 10 ans, elle a déjà une personnalité affirmée avec des idées bien arrêtées. Pleine d’imagination, elle ne manque pas d’aplomb. Tantôt agaçante, tantôt attendrissante, elle nous fait rire. Susie Morgenstern a fait le pari osé de mettre en avant une petite fille courageuse, qui est loin d’être parfaite et surtout qui ne voit que le profit pour la faire avancer. C’est un roman amusant et plein de fantaisie. Qui n’a pas rêvé un jour d’avoir de l’argent ? Charlotte, malgré son âge, ressemble à tout être humain désireux d’améliorer son quotidien. Qui l’en blâmerait ?

Le géant, la fillette et le dictionnaire, de Jean Leroy – ill. de Stéphane Poulain

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

C’est l’histoire d’un géant qui découvre grâce à un dictionnaire qu’un ogre est un personnage légendaire qui mange les enfants ! Il décide alors de s’en cuisiner un aux carottes… Mais il n’est pas sûr que les deux aillent bien ensemble, alors, il décide qu’il les mangera plutôt avec leur légume préféré. Problème : la petite fille qu’il a trouvé n’en aime aucun ! Elle n’aime que les bonbons !  Soudain, des soldats ayant l’ordre d’arrêter les mangeurs d’enfants débarquent ! Quelle embrouille !

 

Un livre amusant ! J’ai beaucoup aimé aussi les illustrations qui ont des effets intéressants, en particulier le sol, avec ses fissures qui ressemblent à de l’argile séchée et le grand format qui fait que le géant envahit les pages !

Ce livre grand format et coloré peut convenir aux enfants dès 8 ans !

Noé, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Les Pozzis, de Brigitte Smadja – illustrations Alan Mets

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Pozzis (Les)Le peuple des Pozzis est pacifiste, ils boivent du potage et apprennent à piétiner leur colère. Mais un jour, la grande spirale est de retour et enlève Adèle, une Pozzi. C‘est la catastrophe : si un Pozzi disparaît, c’est le peuple entier qui est menacé ! Antoche, Abèl, Miloche, Ulysse et Alysse s’élancent à sa recherche ! Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise car Adèle a été enlevée et emprisonnée dans le « lailleurs » une sombre forêt remplie de terrifiants monstres.  Bien des secrets vont alors leur être dévoilés ! Parfois ces secrets seront durs à accepter, mais avec les Pozzis tout peut arriver !

Un roman très agréable à lire qui met peut-être un peu de temps à se lancer…  mais quand il est parti, c’est une aventure fantastique qui nous emmène dans  des paysages bizarres. Et qui peut nous attendrir et nous émouvoir quand les personnages sont contraints de se séparer ou de faire des choix difficiles. Le livre se lit vite et il y de nombreuses  illustrations en couleur d’Alan Mets qui embellissent le texte.  

Une histoire à partir du CM1

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Anastasia connaît la réponse, de Lois Lowry

Anastasia, l’apprentie journaliste

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Anastasia, 13 ans, souhaite devenir journaliste et chaque petit événement de la vie quotidienne est sujet à un jeu d’écriture. Elle a également quelques challenges à relever : d’abord, elle doit arriver coûte que coûte à monter à la corde en cours de gym, son ennemie de toujours, ensuite elle doit convaincre son prof d’anglais de mettre «Autant en emporte le vent» au programme et au final, elle doit s’entraîner à devenir journaliste ! Mais à toutes ces missions s’ajoute une préoccupation des plus urgentes : Anastasia constate qu’il y a beaucoup de femmes seules autour d’elle, sa voisine, sa prof d’EPS, la mère de son amie Daphné. Toutes ont un cœur à prendre ! Mais où sont les hommes ? Elle a peut-être une solution… Son oncle George, veuf depuis peu, va venir passer quelques jours chez ses parents. C’est une chance inespérée qui s’offre à elle. En plus, George ressemble comme deux gouttes d’eau à Clark Gable, le héros de ce film mythique ! Anastasia a donc beaucoup à faire, le temps presse !

Anastasia est une jeune adolescente très attachante, avec une imagination qui lui permet d’écrire avec facilité. Elle se confie beaucoup à son poisson rouge qui est un précieux confident. Elle n’aime pas trop l’image que lui renvoie son corps, elle se trouve à l’étroit au sein de sa famille, son petit frère prenant beaucoup de place. Elle est fascinée par sa prof d’EPS, une fascination sans borne puisqu’elle la trouve si magnifique, si intelligente qu’elle voudrait lui ressembler et, pourquoi pas, vivre avec elle quand elle serait adulte. L’adolescence est une période pas toujours facile à traverser, Anastasia se pose beaucoup de questions. L’auteure aborde les thèmes sur la vie, les rapports humains, l’identité avec simplicité et beaucoup de fraîcheur emmenées par une héroïne, dont le dynamisme et la réflexion plairont aux jeunes lecteurs.

Anastasia est l’héroîne d’autres tomes qui peuvent se lire indépendamment, mais que le CDI ne possède pas… encore.

Sauveur et fils – saison 4, de Marie-Aude Murail

Sauveur, for ever…

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Marie-Aude Murail nous ramène tout naturellement rue des Murlins, dans l’univers de Sauveur Saint-Yves, psychologue. Après un petit rappel sur les personnages, cette nouvelle saison ne nous laisse pas de répit et nous envoie avec délice dans l’environnement privé et professionnel de ce beau martiniquais au grand coeur. Il est toujours aussi généreux, à l’écoute mais toujours malhabile pour gérer sa famille ! Du reste, il arrive à faire des miracles avec les patients les plus récalcitrants ou perdus. Pousser la porte de son cabinet c’est déjà prendre une grande bouffée d’air frais. Les sujets traités restent liés au mal-être, à l’enfance, l’adolescence, la famille, l’école… Des situations réalistes qui mettent à mal grand nombre de personnes de tous âges et on se prête à croire qu’il existe quelque part, un homme de la trempe de Sauveur Saint-Yves, un genre de «Zorro» des causes perdues. Cette saison 4 entretient l’espoir que chacun de nous peut trouver le bonheur parce qu’il existe.

On retrouve avec plaisir le 12 de la rue des Murlins où règnent la même agitation, ce même vent de folie qui nous ont accompagnés lors des 3 précédentes saisons. On reste sous le charme de Sauveur et de son fils et de tous ceux qui gravitent autour d’eux. On s’est attaché à cette petite tribu dont on a partagé depuis un moment le quotidien et qu’on regrette déjà de voir partir.On n’écoutera plus aux portes, le rideau se ferme sur le cabinet de Sauveur Saint juste, une page se tourne, une page qui nous laisse triste de devoir nous séparer d’êtres si attachants.

Les contes du miroir, de Yak Rivais

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Des contes tout chamboulés

Des sorcières se sont glissées entre les pages, les contes se sont alors déformés devant un miroir d’énigmes, de jeux de mots en tout genre. Les contes du miroir est une réécriture de contes classiques, un jeu d’écriture bluffant. Jugez par vous même : Cendrillon est raconté en commençant par la fin, dans le Paysan et le diablotin, le troisième mot contient le nombre de syllabes contenues en additionnant les syllabes du premier et du second mot et ainsi de suite, La cigale et la fourmi est en verlan, dans La petite poule rousse tous les passés simples sont faux, Le chat botté est raconté en rébus et dans Le moulin magique, les débuts de ligne vont de A à Z alors que la fin va de Z à A. Incroyable non?

A chaque début de récit, le lecteur, qui sait à quoi s’en tenir grâce à une note de l’auteur, part à l’aventure. Il devient alors un explorateur des mots, le conte devient alors une carte aux trésors. Que l’aventure commence, pleine d’humour et de fantaisie ! Avec Yak Rivais aux commandes, le voyage n’en est que plus magique.

Ce livre met la langue française sens dessus dessous et peut vraiment servir de support pour des ateliers d’écriture en milieu scolaire. Par contre, je pense que pour les plus jeunes, la lecture de certains contes nécessitera un accompagnement à la compréhension.

Même les princesses doivent aller à l’école, de Susie Morgenstern

Moi, princesse et alors !

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La vie d’un roi n’est pas toujours rose. Surtout quand les affaires vont mal, que le château de 57 pièces tombe en ruine, que les festins se transforment en maigres repas, que le personnel n’est plus. L’existence de la princesse Alyestère, 8 ans, est bien fade. Plus de précepteurs, pas d’amis, sa mère qui passe son temps au lit et un père qui lui rabâche à longueur de journée « N’oublie pas que tu es une princesse !». Oui et alors ? Elle est seule, elle s’ennuie, plus personne ne vient au château hormis les créanciers.

Mais un jour, bonne nouvelle : la famille déménage pour un 3 pièces, dans un immeuble. Alyestère est aux anges, elle renoue avec le confort, simple c’est évident, mais quand on a tout perdu c’est le paradis ! En immersion dans la vie des communs des mortels, il y a de l’animation dans les rues et surtout la princesse voit des enfants de son âge. Mais où vont-ils tous les matins ? Curieuse, la princesse se met à suivre une bande de gamins. Elle arrive près d’un bâtiment où elle aperçoit bon nombre de garçons et de filles qui sautent partout, crient, jouent. Mais que font-ils ? Pourquoi sont-ils tous là ? Quand elle découvre que tous vont à l’école, elle va supplier son père de la laisser les suivre. Cela ne va pas être facile de le persuader, Alyestère est une princesse, sa princesse.

Une belle petite histoire qui met l’accent sur les différences sociales. Alyestère est une princesse. Certes, mais une princesse qui s’ennuie et qui est coupée de toute vie sociale, à cause de son statut. A 8 ans, elle ne sait pas ce que c’est que d’avoir des amis. Elle a toujours eu des professeurs à domicile, tout du moins du temps où ses parents avaient les moyens. Son titre lui interdit de se mélanger à la classe sociale populaire. Mais Alyestère va bousculer le protocole. On peut être princesse et préférer la compagnie des gens simples. Princesse ou pas, le principal est de trouver sa voie et de faire ce qu’on aime !