Les filles de la pluie, de Jérôme Leroy

Nous sommes en l’an 175 après le Grand Bouleversement. Depuis peu, Malika rêve de soleil, de sable, de mer… Et pourtant, elle ne les a jamais vu. Dans son monde, tout cela n’existe plus. La population, que l’on appelle les « Pluvieux », vit sous la pluie et le brouillard depuis des décennies déjà, accablée par le travail, la pollution, le manque de liberté. Cet Etat autoritaire contrôle tout grâce à une Milice efficace, une nourriture contrôlée, des écrans qu’il est interdit d’éteindre. Il envoie les personnes âgées dans des Jardins-Clinique où l’on ne peut leur rendre visite, les réfractaires au régime dans des Centres Médicaux ; on ne peut pas choisir son époux ni le moment d’avoir des enfants. La jeune Malika et sa copine Chloé se posent beaucoup de questions, ont des doutes sur la parole de ce régime, et leurs visites fréquentes à la grand-mère de Malika, Assia, dans le Vieux quartier ne font que les conforter dans leurs réflexions. Alors, le jour où elles se rendent compte qu’elles sont suivies, leur sang ne fait qu’un tour… La Milice les a repérées et elles risquent bien d’être arrêtées d’un moment à l’autre….

La collection « Des histoires de futurs » des éditions Syros rend accessible aux plus jeunes des textes de science-fiction de qualité. Ici l’auteur nous fait percevoir un monde futur où tout ce qui fait la beauté du nôtre n’existe plus. On arrive très bien à s’imaginer cette pluie incessante, cette pollution qui oblige la population à vivre sous des capuches et avec un masque toujours à proximité. En à peine plus de 100 pages rythmées et efficaces, on découvre donc une dystopie crédible qui se lit facilement.

Le supernaturaliste, d’Eoin Colfer

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le Supernaturaliste : Colfer, EoinPages : 266 pages
A partir de 13 ans

L’HISTOIRE :

Dans une ville futuriste gérée par un satellite vieillissant, Cosmo est un orphelin qui ne connait pas l’identité de ses parents. Il tente de fuir l’orphelinat où il a grandi en servant de cobaye pour toutes sortes de laboratoires. Trois personnages surprenants sortent de nulle part … c’est alors qu’ il voit sur sa poitrine une créature qui semble sucer son énergie. Quand les trois autres comprennent ce qu’il a vu, ils l’emmènent avec eux. Car pour le commun des mortels, ces créatures, sont invisibles. Cosmo est devenu un traceur et très vite, il va trouver une nouvelle famille auprès de cette bande appelée « Les Surpernaturalistes ».  Cosmo devra combattre, tuer, risquer sa vie.

 

CE QUE J’EN PENSE :

Le scénario est original, il y a de l’action,  des scènes de combat qui sont très détaillées, des surprises et des retournements de situation et un rythme à perdre haleine. L’intrigue est prenante.  Il y a de l’humour et la lecture est très fluide, ce roman plaira beaucoup aux lecteurs amateurs de S-F et d’action.  Je recommande aussi la série Artemis Fowl du même auteur.

La planète des 7 dormants, de Gaël Aymon

 

La planète des Sept Dormants est un roman de science-fiction de lecture facile destiné à un jeune public. L’univers dans lequel évoluent les personnages reste assez flou avec des descriptions succinctes. Cela laisse cependant la part belle aux moments d’actions, le lecteur est ainsi tenu en haleine. L’intrigue de ce roman est intéressante : suite à des avaries graves, un vaisseau spatial est obligé d’atterrir sur une planète. Elle n’est pas répertoriée sur les cartes stellaires et elle est a priori inhabitée. De plus l’équipage souffre de fortes tensions relationnelles et cet atterrissage en catastrophe accentue les dissensions. Mais surprise, cette planète est loin d’être déserte. Des autochtones humanoïdes peuplent ce monde. La découverte de sept tombeaux dont la conception et la construction dépassent de loin les connaissances et savoirs de ce peuple primitif, augmente le mystère des origines de ce monde. Dès lors, s’enchainent des évènements qui aggravent les relations déjà difficiles entre les différents protagonistes. Un dénouement original conclue la fin de ce roman. On peut néanmoins déplorer que les personnages soient inégalement décrits ce qui rend la lecture parfois malaisée.

Sortie prévue le 14 juin 2018 !

Merci aux éditions Nathan pour cette avant-première et retrouvez l’auteur sur cette vidéo :

 

 

Kerri et Mégane- Les Mange-Forêts, de Kim Aldany

Amazonia, la planète verte

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Les parents de Kerri, Géraud et Prisca Joï, ont disparu lors d’une expédition sur la planète Amazonia. Ils étaient persuadés que cette planète forestière pouvait être ouverte à la colonisation mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Seul Kerri s’en est sorti. Malgré son chagrin, le jeune garçon est sûr que son père et sa mère sont encore vivants. Il se confie à sa meilleure amie Mégane, qu’il considère comme sa sœur. Kerri a un don, il « sent les choses » et  fait toujours les mêmes cauchemars : l’image d’une falaise blanche le hante. Il est sûr que ses parents sont prisonniers de cette colline et qu’ils sont en danger. En effet, la planète Amazonia est habitée par des Mange-Forêts, des chenilles gigantesques. Kerri fait part de ses doutes au directeur du centre des astronautes. Celui- ci prend Kerri pour un fou. Mais le jeune garçon n’est pas au bout de ses peines car il va découvrir qu’un humanoïde a été ramené lors d’une précédente exploration sur Amazonia et enfermé secrètement dans un zoo. Il commence à se demander si ses parents n’auraient pas été témoins de choses qu’ils n’auraient pas dû voir. Qui aurait intérêt à les voir disparaître ? Peut-être Evrett, un collègue de Géraud et Joï, dont l’attitude et les propos sèment le doute dans l’esprit de kerri. Il était dans une navette différente de celle de ses parents et affirme avoir vu l’engin s’écraser au cours de leur mission. Il est bizarre et insiste trop auprès du jeune garçon pour que celui-ci abandonne l’idée que ses parents soient vivants. Kerri va tout tenter pour entamer les recherches même si les risques sont énormes. Que va-t-il découvrir ? Entre complots et machinations, la route sera longue et périlleuse.

Une histoire fantastique qui oppose le pouvoir et l’argent  à la lutte pour la sauvegarde de l’environnement. Un récit plein d’aventures qui plaira aux jeunes lecteurs. Alors accrochez-vous et soyez prêts à embarquer pour un voyage qui va vous entraîner dans une aventure inter-planétaire.

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Le voyage dans le temps de la famille Boyau, un roman à lire et à jouer, de Yves Grevet

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le voyage dans le temps de la famille Boyau, un roman à lire et à jouer, de Yves Grevet

grevet-copie-1Victor, un jeune garçon de 12 ans, vit en 4014 c’est à dire près de 2000 ans après nous. Il vit avec son père, un génie dans son genre, sa mère, une historienne spécialiste de notre époque et ses deux presque frères : N1 et H1 qui sont des clones. Ils servent de réserve d’organes ou de tissus en cas de problèmes de santé. Mais ils se sont malencontreusement échappés de leur sommeil artificiel ! Et il ne faut bien sur pas oublier Obeurk, son chien intelligent qui a deux têtes. Cette famille du nom de Boyau est heureuse. Mais un événement les oblige à chambouler leur quotidien ennuyeux et faire un voyage dans le temps, à notre époque. Mais les voyages dans le temps sont strictement interdits !
Ce petit livre-jeu m’a plu car l’histoire était amusante et les jeux en tout genre font participer le lecteur.

Guillaume, 3° –  13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de Mu :

4014. Victor, 12 ans, vit avec ses parents (inventeur et historienne du 21ème siècle), ses deux clones H1 et N1, et son chien à deux têtes Obeurk dans ce monde qui a bien changé. On ne sort plus de chez soi, les rencontres sont virtuelles, et la nourriture artificielle et insipide… et, de fait, on ne connaît même plus les toilettes ! Alors, quand son père, qui a conçu une machine à remonter le temps, propose à sa petite famille un voyage dans le 21ème siècle pour y récupérer la télécommande qu’il y a perdu lors de son précédent séjour, personne ne se fait prier, même si cela est totalement interdit !

Un livre-jeu mêlé à un récit de science-fiction, qui nous entraîne dans notre monde avec un regard neuf. Chaque étape du voyage ou de la vie de notre adolescent du 15ème siècle est ponctuée d’énigmes à résoudre (message codé, mots croisés, charade, labyrinthe, cherche et trouve, rébus, etc…) qui nous font avancer dans le récit. Car notre famille Boyau n’y connaît pas grand chose à notre mode de vie et a bien besoin de vous, lecteur du 21ème siècle, pour lui expliquer certaines choses ! Il y est question d’amour et d’amitié sur fond d’humour. Il y est question également d’un regard sur notre société et son évolution vers un monde aseptisé et un peu trop connecté et virtuel. 

Un livre très facile à lire pour jeunes lecteurs dès le CM1 qui permet d’aborder le thème de la science-fiction en toute simplicité ! En revanche, merci aux élèves de faire les jeux dans leur tête, sinon le livre sera à usage unique au CDI !

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Des ados parfaits, de Yves Grevet

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Des ados parfaits, de Yves Grevet

Des ados parfaits par Grevet« Des ados parfaits », c’est bien ce qui qualifie Anatole et Célia, eux qui sont les têtes de la classe, et si sages. Mais des événements inquiétants surviennent au collège, et chamboulent  leur vie si parfaites : des inscriptions sur le tableau de la classe, des lettres anonymes adressées à leurs parents… Que se passe-t-il ? Leurs parents leur cacheraient-ils des choses  graves  ?  Quel est ce mystère ? Un livre plein de suspens, très rapide à lire, qui tient en haleine jusqu’au bout; Yves Grevt a une technique d’écriture et une imagination incroyable… car vous n’êtes pas au bout de vos surprises dans le dénouement de cette intrigue !

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de Mu :

Nous sommes en 2037. Anatole est un élève très sérieux, très obéissant, qui se sent bien avec la timide et studieuse Célia. Mais lorsque des enveloppes sont distribuées à tous les élèves de leur classe mais que seules sept contiennent véritablement un mot pour les parents, dont celles de Célia et d’Anatole, ils commencent à se poser des questions. D’autant que, quelques jours plus tôt, un mot écrit sur le tableau les traitait d' »usurpateurs ». A partir de la réception de ce courrier, leurs parents sont de plus en plus méfiants, leur fixent des interdictions de plus en plus sévères, les empêchent de se fréquenter. Nos si parfaits ados ne comprennent plus rien et vont sortir de leur extrême réserve pour mener leur enquête. Mensonges, rôdeurs dans l’établissement, mort d’un camarade, celle-ci ne sera pas de toute tranquillité. Ce qu’ils vont découvrir dépassera tout ce qu’ils auraient pu imaginer et leur vie va en être profondément affectée, à jamais…

Yves Grevet lance dans ce court roman une réflexion profonde sur l’autorité parentale et sur le comportement de l’adolescent. Qu’est-ce qu’un ado parfait ? Jusqu’à quel point les limites que l’on pose en tant qu’adultes sont-elles supportables pour l’adolescent et où se trouve alors la limite entre  liberté de l’individu et éducation. Comment faire en tant que parent pour ne pas être démissionnaire face à des ados violents, en rébellion, en déshérance.   Des ados parfaits  ne serait-il pas le point de départ à l’écriture de Grupp, le nouveau roman de Yves Grevet, dont la sortie est prévue fin août et dont vous trouverez d’ici-là une chronique sur notre blog ? En tout cas, on y retrouve les thèmes chers à notre auteur : la recherche d’une société idéale doit-elle forcément aller à l’encontre de la liberté ? Une société ultra-sécurisée et où on limite les risques au maximum est-elle réellement une société idéale ? Où sont les limites de la recherche scientifique sur l’être humain. Une écriture toujours implacable pour des thèmes forts. On suit les changements de personnalité des personnages, qui, « parfaits » sont totalement fades, mais évoluent et trouvent une humanité tout au long de ce récit qui les rend « vivants » lorsqu’ils commencent à enfreindre les lois dictées par leurs parents. Un texte intelligent qui permet aux jeunes lecteurs (les autres trouveront l’histoire peut-être un peu trop convenue) de s’initier à ce genre génial qu’est la science-fiction, un genre qui permet des réflexions approfondies sur le monde d’aujourd’hui et ses dérives en anticipant un futur presque plausible mais ô combien glaçant ! Finalement, après la lecture de ce livre, je me dis que je suis heureuse de ne pas avoir des enfants parfaits !

 

Star trip, d’Eric Senabre

Les dévoreurs de livres dArsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Star tripEté 1968, aux Etats-Unis. May, une jeune adolescente de 15 ans, dépérit d’ennui dans son village perdu au fin fond de ldaho. Son petit frère, Sam, handicapé, est fan de science-fiction. Ils avaient prévu de passer des vacances d’été « spéciales science-fiction », Mais après le départ rapide des parents pour une mission secrète, les vacances sont annulées… May, aidée de son petit ami Will, va tout faire pour le distraire. Mais un matin, May retrouve l’acteur de la série favorite de Sam « Star Trip » dans la grange… Sam voit son rêve se réaliser… rejointe par un Indien chaman un peu fou, notre petite bande va entamer un road trip rempli d’humour et de rebondissements.

J’ai dévoré ce livre ! Une pépite ! L’histoire est fluide et on s’attache aux personnages haut en couleur. Plein d’humour et de fraîcheur, ce livre nous transporte jusqu’à la fin dans une histoire au rythme effréné  ! Et, en final, je vous informe de l’apparition d’un personnage connu assez étonnant !

A emmener d’urgence dans ses bagages de l’été !

Johanne, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de mumu58 :

Des étoiles plein les yeux !

Nous sommes en 1968 aux USA. May, 15 ans, va devoir s’occuper de son petit frère Sam, après le départ précipité de ses parents pour une mission secrète. Sam, handicapé depuis qu’il est tombé d’un toit, est fan de la série de sciences fiction Star trip. Il passe tout son temps à regarder les épisodes qu’il connaît par cœur. Pour le distraire, May a l’idée de fabriquer en secret la réplique de la navette de Star Trip dans la grange de la maison. Partie en ville avec son petit ami Will, elle tombe par hasard sur une séance de dédicaces de Benjamin Spike, le héros principal de la série. Bouleversée, May va lui demander de rendre visite à Sam qui ne peut se déplacer. Le comédien refuse catégoriquement, il se montre même très désagréable. Déçue et très désappointée, May en reste là. Le lendemain, alors que l’adolescente se remet au travail, elle voit une forme étrange sur le plancher de la navette. Elle s’approche et quelle n’est pas sa surprise de voir Benjamin Spike en personne ! Et là débute une histoire folle qui va conduire nos héros dans un voyage peu commun et captivant qui va vite les dépasser.

L’auteur nous plonge dans l ‘univers des années 60 avec des références musicales de l’époque, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Un petit clin d’oeil aussi en passant à la série Star Trek de 1966. Des personnages hauts en couleur et déjantés, de l’humour, de l’émotion, tous les ingrédients qui font de ce roman un beau moment de lecture, d’évasion. On aime May, cette adolescente qui pour compenser l’absence de ses parents, va se lancer le défi fou d’entraîner son frère dans un voyage qu’il n’oubliera jamais. Elle qui rêve aussi d’autres horizons va vivre la plus palpitante période de sa vie. C’est aussi une belle histoire sur les liens forts qui unissent un frère et une sœur. Chaque personnage est une pièce maîtresse de l’histoire. On les aime, ils nous touchent. Lorsqu’on finit Star Trip, on a vraiment l’impression d’avoir vécu dans un autre temps.