Strom, 3. La 37ème prophétie, de Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Dans ce tome, nous retrouvons Fang, une jeune fille de 13 ans qui à un rendez-vous avec un mystérieux homme qu’elle n’a jamais vu. Quand il arrive près d’elle, il tente de l’amadouer avant de lui offrir un présent : un pinceau au manche d’or qui permettrait de donner la vie à ce qui est dessiné et qui peut faire apparaître des phrases sur son manche. Le mystérieux jeune homme lui ordonne alors de venir avec lui dès qu’il le lui dira, grâce au pinceau maudit, sous peine de voir mourir son père …
Au même moment, à la commanderie, on retrouve nos deux jumeaux Raphaël et Raphaëlle qui essaient de réunir les points nécessaires pour leur passage de stromillion à chevalier. C’est alors qu’un terrible événement vient secouer l’organisation :  l’ouverture de la 13e prophétie d’un puissant ancien voyant au service de cette dernière. Le message annonce bien des mauvaises nouvelles. Pour résoudre ce problème, les jumeaux vont embarquer pour un formidable voyage dans le temps dangereux et sanglant. Pour survivre et trouver la lance sacrée qui pourra vaincre le démon aux milles visages responsable, selon la prophétie, de la fin du monde …

 

Ce dernier tome de Strom est simplement époustouflant ! Après un tome 2 décevant, les auteurs reviennent à la charge avec une dernière aventure magnifique, intéressante et passionnante, malgré quelques défauts qui me dérangent personnellement comme le fait que les héros rencontrent le chevalier mythique de l’organisation (ce qui, je trouve, aurait dû rester un mythe, une légende emplie d’espoir). Ou alors, je pense que ce tome aurait pu dévoiler peut être des aspects plus sinistres de l’organistation qui n’hésiterait pas ou n’aurait pas hésiter à tremper dans le crime pour arriver à ses fins. Cet opus est selon moi le meilleur de la série, . En conclusion, nous pouvons admettre que cette série est époustouflante et passionnante comme on en voit rarement, bravo !

 

le-demon-aux-mille-visagesUn tome hors-série est sorti, que le CDI possède : La face cachée du Strom : Le démon aux mille visages.

Personnellement, je n’en ai lu que le début car il révèle à mon goût trop de choses que je préfère garder secret.

Présentation de l’éditeur :  » Je m’appelle Calixte Beauchamp. Si vous me lisez, c’est que je suis… passé de l’autre côté.
J’ignore qui vous êtes. Peu importe, d’ailleurs. Ce qui est important, c’est que vous lisiez mon manuscrit. Après, seulement, vous comprendrez. Vous comprendrez où vous êtes. Et vous comprendrez la responsabilité énorme, terrible, qui pèse désormais sur vos épaules… À présent, vous faites partie de l’histoire. « 

Aymeric, 13 ans – 4ème, memebre des dévoreurs de livres d’Arsène

Un immense merci aux éditions Michel Lafon pour leur soutien

Les éditions Michel Lafon et leur adorable éditrice, Maëlle Alan, rencontrée au salon du livre jeunesse de Montreuil, soutiennent notre projet pédagogique avec une bien grande générosité et nous les en remercions vivement.

Découvrez avec nous les titres suivants de leur catalogue et, si vous en avez lu certains, nous serions particulièrement heureux que vous postiez un commentaire, voire, pourquoi pas,  si le coeur vous en dit, que vous participiez à notre projet en nous envoyant (via le formulaire de contact) votre chronique que nous nous ferions une joie de publier…!  Ainsi, ce site deviendrait vraiment collaboratif avec nos lecteurs et le projet s’épanouirait vers de nouveaux horizons !

Excellentes lectures à vous tous !

 

 

15 jours sans réseau, de Sophie Rigal-Goulard

On peut dire que la famille d’Emilie est connectée. Son grand frère, Ambroise, lycéen, est ce qu’on appelle un gamer, et passe son temps à jouer en réseau et à se filmer en train de jouer ! Ses parents eux-mêmes, ne démarrent pas la journée sans répondre dès le petit déjeuner à leurs mails ou à leur téléphone,  Son petit frère, lui, un peu extra-terrestre dans cette famille, élève studieux de 8 ans qui aime jouer au scrabble,  a quand même du mal à se passer de sa console. Et Emilie, collégienne, vient enfin de créer son compte facebook ! Aucune restriction de temps n’est imposé dans cette famille face aux écrans.

Alors, comment les enfants vont réagir les enfants à l’annonce des prochaines vacances par leurs parents ? Quelque chose de renversant ! Eux toujours tellement débordés, qu’est-ce qu’ils mijotent ? Que cache cet air gêné pour leur annoncer la destination prévue ?

… En Creuse, pour quinze jours de détox numérique, dans un gîte sans connection internet, sans portable… Une blague ? Hélas non… Des vacances pourries en perspective… Le nouveau compte facebook va rester en suspens, le jeu en réseau va se mettre en pause, même la game boy n’aura pas sa place dans la valise.

Les enfants vont multiplier les ruses pour capter ici ou là quelques ondes wifi, mais ils vont bien être obligés de s’adapter, tout comme les parents, et découvrir les joies de la randonnée, du camping, de la peinture, du yoga et autres activités… Et si se déconnecter revenait tout simplement à se reconnecter à la vraie vie. Les tensions vont monter puis redescendre, les liens et le dialogue vont se renouer…

Comme toujours, dans les livres de Sophie Rigal-Goulard, c’est optimisme qui prend le dessus et les liens relationnels qui sont les plus forts. Un bon moment déconnecté et rafraîchissant au bord d’une rivière qui n’est pas toujours si tranquille. Sur le même ton enjoué que la plupart de ses livres, l’auteur nous livre un petit roman divertissant et plein de stéréotypes qui font bien sourire le lecteur.

24 heures sans jeu vidéo, de Sophie Rigal-Goulard

Entrez dans le monde virtuel …

Après avoir lu Dix jours sans écrans, je m’attendais au même genre d’histoire, peut-être un challenge familial pour obliger les enfants à décrocher des jeux vidéos… Que nenni ! Notre chère auteur, Sophie Rigal-Goulard, a su se renouveler et nous emmener dans une histoire totalement différente… Et ceux qui ont adoré Dix jours sans écrans n’accrocheront peut-être pas de la même façon à ce titre, et inversement ! Car ici, il ne s’agit pas du tout d’un récit de vie à l’école, avec les amitiés, les jalousies, les clans, mais une histoire qui vire vers le fantastique… Vous voulez en savoir plus ?

Et bien, nous avons Terence, un ado accro aux jeux vidéo, et sa petite soeur, Blanche, élève de 6ème qui compte bien amadouer son frère pour pouvoir se rendre à la soirée des 3ème avec sa copine. Alors, elle fait des recherches sur le jeu préféré de son frère Dark City Game, une cité où il faut atteindre le dôme, après un parcours semé d’embûches et de dangers, et éliminer le maître des lieux, Moon. Blanche cherche des trucs postés sur internet pour aider son frère à passer les étapes difficiles et ainsi lui permettre de gagner la partie grâce à elle… En remerciement, ne pourra-t-il pas faire en sorte qu’elle se rende à cette soirée  ?!?

Mais quand elle le rejoint dans sa chambre, elle découvre que le siège de l’ordinateur est vide, ce n’est pas possible ! Terence n’en décolle jamais…. Où peut-il être ?  Et c’est qui ce personnage dans le jeu qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau ?

Novice en « jeux débiles », Blanche va devoir s’entourer de vrais gamers, créer des avatars (quoi, de la force ou de l’esprit seront le plus adéquat dans cette situation ?). Même les parents redoublent d’effort pour tenter de trouver une solution et gagner la partie…

Un peu d’amour, beaucoup d’amitié, de la solidarité, les liens familiaux  (des thèmes chers à l’auteur qu’elle a très bien réussi à caser dans cette histoire de jeu vidéo violent) et surtout une bonne dose d’heures aux manettes !

Avec une fin totalement décalée, on finit par se demander quelle force de persuasion émane de ces jeux vidéos pour faire autant d’accro ! Le fantastique (dans le sens littéraire du terme et non pas dans le sens « génial », hein !) n’est-il pas là ?

Petit, un cahier de poésie, de Julien Baer

Des petites choses d’importance…

PetitUn recueil de poésie qui se nomme cahier, et beaucoup de choses sont dites…

Petit ou grand, élégant ou laid, quelle importance, le tout est d’exister.

16 petits textes pour faire découvrir en beauté et en douceur, la poésie aux plus jeunes. Chaque texte, en vers, est comme une histoire que l’on nous raconte.

Petit, nous rappelle l’importance des petites choses qui nous entourent, Le tapir nous permet de ne pas oublier qu’il ne faut pas juger les êtres sur leur apparence, Ma voiture, en faisant l’éloge du bruit et de la pollution, prend à contre-pied la réalité pour nous la dévoiler de manière plus intense :

Comme j’aime beaucoup les animaux

Elle aura des sièges en cuir bordeaux

J’aimerais aussi qu’elle fasse du bruit

Pour faire plaisir aux gens la nuit

Elle consommera beaucoup d’essence

C’est bon pour la nature je pense

Et il y a aussi l’histoire des enfants qui s’ennuient au restaurant, ou de l’appartement beaucoup trop grand…

Ces textes dans leur apparente simplicité m’ont touchés. C’est beau, court,  joliment illustré, coloré et imagé et ça parle à tout le monde.

Un petit cahier à mettre entre toutes les mains, dès le primaire (et je pense qu’il intègrera ma liste du rallye-lecture de cycle 3 dès la rentrée prochaine)

 

Les éditions L’Ecole des Loisirs, partenaires de nos « Lectures au Clair de lune »

Le Noir Quart d’heure, de Carl Norac, ill. d’Emmanuelle Eeckhout

Lian, de Chen Jiang Hong

 

Petit, un cahier de poésie, de Julien Baer, ill. Camille Cussac

 

deux albums et une nouveauté à découvrir, aux éditions L’école des Loisirs

Un très grand merci à eux de soutenir notre petit projet de Lectures au clair de lune à destination des enfants du village : lectures de textes à voix haute par nos Dévoreurs de livres d’Arsène, qui, pour l’occasion, troquent leurs habits de chroniqueurs pour celui de Conteurs des mille et une lunes !

Scoop ! de Gianni Rodari

Des non-faits divers …

Cet album est adapté d’une nouvelle de l’auteur italien Gianni Rodari, illustré par PEf.

Un jeune journaliste propose à son directeur des articles concernant des faits divers qui auraient pu se produire et faire des drames… mais qui, heureusement, n’ont pas eu lieu : un semi-remorque doublant un tracteur n’a pas percuté une voiture et il n’y a pas eu de morts ; une femme armée d’un pistolet n’a pas volé le portefeuille d’un passant… Ah, ça ne plaît pas au directeur  ? « Voyons, monsieur le directeur […], ce qui se produit réellement n’est qu’une infinitésimale partie de ce qui pourrait arriver. Un journal moderne doit élargir son cham d’action au domaine du possible ».

Ou comment travailler sur le fait divers dans la bonne humeur ! Original.