Secrets de filles, 1. 9 bonnes résolutions, de Jacqueline Wilson

Secrets de fillesSecrets de filles - 9 bonnes résolutionsC’est l’histoire de Eleanor dite Ellie qui passe ses vacances d’été au Pays de Galle. Elle trouve ça ennuyeux jusqu’à ce qu’elle rencontre Dan par hasard. Ce n’est pas le plus beau mais Ellie l’apprécie. »Ellie va-t-elle trouver ses vacances meilleures après cette rencontre ?

Niveau de lecture : Facile

Un passage sur un personnage qui me plait : J’ai beaucoup aimé le personnage d’Ellie car j’aime bien le fait qu’elle aide ses amies (quand elles se font quitter par leurs copains par exemple)

Ce roman est une très belle histoire sur l’amitié et l’amour. La manière dont l’histoire a était écrite est d’une douceur.

Khadidja, 5ème

Hugo aime Joséphine, de Sophie Dieuaide

Un coup de foudre inattendu

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A l’adolescence, les relations entre les garçons et les filles ne sont pas toujours faciles. On se cherche, c’est la période des premiers émois un peu maladroits. Pour Hugo 12 ans, c’est clair : les filles sont nulles, pas intéressantes et rien ne lui fera changer d’avis. Rien n’est moins sûr pourtant, car ça, c’était avant ! Avant la venue de Juliette au collège… Hugo se sent bizarre, comme transporté, chamboulé. Mais que lui arrive-t-il ? Ne serait-il pas tombé amoureux, tout simplement ?

Hugo aime Joséphine est un roman jeunesse plein d’humour et de tendresse. Les héros sont très attachants. Hugo est le narrateur et Joséphine écrit un journal intime. Le lecteur partage alors successivement les points de vue et les ressentis de l’un et l’autre. Le jeune adolescent cumule les maladresses, ce qui provoque de nombreux quiproquos faisant de cette lecture un véritable moment de plaisir. La mise en page est pleine de vie et amusante. Elle alterne des extraits du journal intime ou de lettres, des messages échangés ou griffonnés sur les pages d’un cahier. L’histoire est bien écrite et sera sans aucun doute, un véritable coup de cœur pour les 11-12 ans, qui pourront facilement s’identifier à Hugo et Juliette !

Je les entends nous suivre, de Florence Cadier

L’histoire commence comme un coup de poing envoyé à la figure du lecteur :

Je les entends nous suivre ! Ils sont derrière nous, ils ricanent, nous insultent :
-Salopes ! Pédales !
-Vous allez voir c’que c’est qu’des vrais mecs !

Puis c’est le passage à tabac… Pour quelle raison tant de haine gratuite ?

Retour en arrière, un an plus tôt.

Léo, quinze ans n’a jamais embrassé de filles. Alors, pour sa fête d’annievrsaire, il s’est lancé un défi  : c’est Léonore qui va embrasser. Il a le béguin pour elle depuis qu’elle a débarqué dans son club de boxe. Si frêle, si jolie…et pourtant, quel jeu de jambes, quel tonus, quelles frappes !

Mais à cette soirée, il rencontre aussi Robin. Il a trop bu et Léo est obligé de l’installer dans sa chambre avant de faire partir tout le monde… Robin est envoûtant et Léo ne comprend pas ce qu’il ressent pour lui… Une relation s’intalle bientôt entre eux mais pour Léo, ces nouvelles émotions sont trop difficiles à assumer. Comment parler de cela à ses parents, comment assumer cette relation devant son meilleur ami, devant Léonore ? Qu’en est-il du « qu’en dira-t-on » ? A quinze ans, âge où l’apparence a tellement de poids, cela est-il possible ?

En un texte de moins de 100 pages, l’auteur Florence Cadier a su trouver les mots justes pour donner la parole à tous les points de vue sur la question en multipliant les personnages qui gravitent autour de notre couple : les parents, les amis, l’ex-petite amie, de jeunes inconnus qui croisent leur route et décident gratuitement d’en découdre avec les homos… Un texte fort sur un sujet sensible qui traite de l’homosexualité, de l’homophobie « ordinaire » et » silencieuse » mais aussi de l’homophobie virulente et violente. Mais c’est surtout un texte qui parle avant tout d’amour. L’amour ne se commande pas par le cerveau, il se ressent par le coeur.

C’est écrit sur ses lèvres, de Brigitte Aubonnet

Maman, laisse moi vivre…

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C’est écrit sur ses lèvres est une belle rencontre. C’est l’histoire de Valériane et Ludo, deux adolescents de quinze ans, fous amoureux. Banale comme histoire ! Ah oui mais j’oubliais, ils sont sourds. Et alors ? Ils font avec et s’en sortent très bien. Mais pour la mère de Valériane, ce handicap est un obstacle au bonheur. C’est en grande partie la source des conflits qui opposent Valériane et sa mère. La jeune fille veut vivre, ne pas avoir de chaînes aux pieds, la surdité étant déjà un enfermement en soi. Les deux ados s’aiment, ils ne font qu’un. Leurs mères respectives, qui ne s’entendent pas, s’opposent à cette relation. Mais les adolescents plein de ressources n’ont pas dit leur dernier mot.

Etre parents n’est pas toujours chose facile. Il faut composer avec les caractères, gérer les conflits et malgré l’éducation qu’on essaie de transmettre à nos enfants, on n’est à l’abri de rien. Un dérapage, de mauvaises fréquentations et tout peut basculer … sans même parler de la période de l’adolescence !

Mais quand on est parents d’enfants à handicap, la vie est bouleversée, on se demande que sera leur avenir, leur place dans une société qui a du mal avec le «vivre ensemble», avec la différence. Alors on veut les protéger et parfois on dresse un mur tout autour d’eux en pensant que c’est mieux ainsi. C’est humain, car le regard des autres qui jugent une différence qu’ils ne connaissent pas, peut faire beaucoup de dégâts.

Le point commun à ces deux situations est qu’on veut toujours le meilleur pour nos enfants, on veut qu’ils réussissent, qu’ils se construisent, qu’ils soient heureux tout simplement. Mais faut-il pour autant les «enfermer» dans une bulle, les isoler pour mieux les protéger ?

A travers le regard de Valériane, le lecteur part à la découverte du monde des sourds. Détermination et combat sont les mots clefs de ce roman. Ce livre fort et émouvant nous parle de l’adolescence, de l’exclusion, des doutes, des relations humaines et de la vie. Souffrance et acceptation de soi cohabitent mais là encore, pour exister, il faut persévérer, ne pas lâcher prise. Une dure bataille pour pouvoir voler de ses propres ailes… Et puis il y a tous les autres, ceux qui jugent, qui regardent la personne à handicap avec mépris, qui la snobent. La différence naît dans le regard des autres, de ceux qui ne savent pas, qui ignorent toute la difficulté à être différent. Mais heureusement, il y a encore des gens qui font preuve d’empathie et de tolérance, qui acceptent que la personne à handicap puisse vivre, travailler. Le chemin vers l’égalité des droits et des chances est encore bien long…

Un hymne à la tolérance, à lire !

Arkane, tome 1. La désolation, de Pierre Bordage.

Arkane, tome 1 : La Désolation par BordageIl y a fort longtemps, alors que le pays d’Arkane s’appelait encore le Tagre, l’Odivir sortit de son lit et submergea la totalité de la population. Sauf sept familles que les déesses du fleuve avaient décidé d’épargner. Celles-ci allèrent sur une colline que l’eau n’avait pas recouverte et décidèrent d’y bâtir la cité d’Arkane… A ce jour, ces sept familles règnent toujours malgré les coups d’Etat, les crises économiques et tous les problèmes qui incombent au pouvoir. Mais les familles ont toujours été sept et jamais une d’elles n’a été évincée par les six autres. Malheureusement, aujourd’hui, c’est ce qui arrive à la maison du Drac, et Oziel est la dernière représentante de cette famille quasiment éteinte. Elle va alors devoir se démener pour restaurer le pouvoir perdu du Drac…

Dans ce premier tome, Pierre Bordage nous relate l’histoire de plusieurs personnages en même temps : celle d’Oziel du Drac qui doit échapper à ses poursuivants de l’Aigle, celle de Renn, apprenti enchanteur de Pierre dans les massifs de L’Ostian, ainsi que celle de Noy du Corridan qui est au coeur des complots de la maison de l’Orbal auxquels il doit échapper. Malgré quelques passages inadaptés à la lecture jeunesse (un peu trop cru et violent) et qui sont destinés à un lecteur averti, l’intrigue et le suspens sont  au rendez-vous dans ce premier tome de la série Arkane qui s’annonce très intéressante. Un premier tome très entraînant qui m’a donné l’envie de lire la suite… non …  de la dévorer !

 

Les chroniques de Zi, livre 1. Phelan de Jean-François Chabas.

Image result for chroniques de ziDans le royaume des Milles Lacs, au temps de la magie, une sorcière adorant la chair des enfants humains vole le seul prince héritier du royaume pour pouvoir le déguster… Quelques années plus tard, Phelan, fils d’un célèbre soldat tombe sous le charme de la princesse Nara des Trois Vagues. Par malheur, son cheval l’emmène dans les Monts Jaunes où l’ombre d’un ogre terrifiant plane. Phelan et son ami décident donc d’aller sauver la princesse au péril de leurs vies. Mais les deux garçons ont de quoi être découragés car leur chemin est semé d’embûche de plus, l’ombre d’une mystérieuse sorcière plane sur eux.

Tout d’abord, la première partie sur la sorcière, assez courte, nous relate le vol du prince ainsi que la cruauté dont peut faire preuve la sorcière pour arriver à ses fins. Durant cette partie, on ressent ici tout ce que peut éprouver la sorcière, c’est-à-dire pas grand chose de positif… Ensuite, on suit l’histoire de Phelan avec quelques retours dans le temps éprouvants qui évoquent les histoires de son beau père. Phelan est bien décidé à sauver la princesse des Trois Vagues et on peut donc se plonger dans les premières aventures de Phelan en dehors de sa maison. C’est donc un coup de cœur car ce premier tome est plein de rebondissements, sans longueurs et l’histoire est très accrocheuse. Le changement de personnages et de moment n’est en rien un problème, c’est même plutôt très entraînant car changer de contexte nous oblige à nous intéresser encore plus à l’histoire.

 

36 questions pour savoir si tu m’aimes, de Vicki Grant

Le jeu de l’amour…

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Est-il possible d’influencer des personnes pour développer en elles des sentiments amoureux. Des études ont déjà été menées dans ce sens et de nos jours de nombreuses émissions testent ce thème. Il y a quelques années pour les plus anciens d’entre nous, Tournez manège, un jeu télévisé matrimonial produit en 1985, avait déjà lancé ce concept : des hommes et des femmes, ne se voyant pas, se posaient des questions, le but étant qu’au final, une femme et un homme se choisissent au vu des réponses formulées. Certains d’entre eux avaient construit un avenir, pour d’autres, l’expérience s’arrêtait après l’émission.

Dans 36 questions pour savoir si tu m’aimes, Vicki Grant nous plonge dans le vif du sujet. L’étude est particulière. 36 questions pour se trouver des points communs, pour tisser des liens et plus si affinités…Nos deux héros ne partagent pas le même intérêt pour cette épreuve. Paul, 19 ans, ne voit que l’aspect financier puisque chaque participant touche 40 dollars alors que Hildy, 18 ans, perdue dans ses problèmes familiaux et en plein doute, espère beaucoup de cette expérience . Elle prend vraiment au sérieux ce test, contrairement au jeune homme. Un début timide mais très vite ils se taclent, se piquent et nous font presque oublier qu’ils sont de parfaits inconnus. Hildy se remet toujours en question, elle est bienveillante, Paul va s’ouvrir petit à petit, quoique très mystérieux. C’est un dur au cœur tendre, un écorché. Trente six questions qui vont révéler être au final très enrichissantes et pleine d’imprévus. Chacun va mettre en avant ses problèmes et en fait, cela leur permettra de minimiser quelque peu leurs propres soucis. Il y a toujours pire ailleurs… Au fil des échanges, ils vont apprendre à se connaître, à se livrer, à percer leur carapace, même s’ils appréhendent cette mise à nu.

Peut-on vraiment provoquer l’amour ? Nos deux héros ont une façon vraiment différente d’aborder cette étude. Hildy va être la première à se dévoiler. Il est compliqué de se livrer mais dans cette situation, elle se confie à un inconnu et je pense que la démarche peut paraître plus facile car elle n’est pas sensée le revoir donc la crainte du jugement est amoindrie. Ce qui est étonnant, c’est que happée par cette histoire, je me suis surprise à répondre aux questions et en fait, ça permet aussi de faire notre propre analyse. Ce livre est constitué principalement de dialogues, durant le questionnaire, puis entrecoupé par un récit. Les dialogues rythmés donnent de la force aux échanges. Nous vivons dans une société un peu compliquée dans les relations avec l’autre. Pour ceux qui ont du mal à construire un avenir sentimental, faute d’avoir trouvé la bonne personne ou faute de temps car accaparé par un quotidien lourd, ces expériences sont-elles véritablement la meilleure solution ? Le petit écran regorge d’émissions destinées à trouver l’âme sœur et font ainsi les beaux jours de la télévision. Y-a-t-il vraiment tant de difficultés à trouver le partenaire idéal que les hommes et les femmes n’hésitent plus à recourir à des services extérieurs pour les y aider ?