Gardiens des cités perdues, 5. Projet Polaris, de Shannon Messenger

Gardiens des cités perduesProjet PolarisAprès quelques semaines à Exillium, l’école réservée aux bannis, Sophie, Dex, Biana, Fitz et Keefe sont de retour à l’académie Foxfire. Membres du Cygne Noir depuis peu, ils luttent toujours contre les Invisibles, qui multiplient leurs attaques. Lorsqu’ils risquent une guerre avec les ogres, ils entendent parler d’un mystérieux « projet Polaris »… dont la clé serait liée à Keefe, qui tente en vain de se dépêtrer de son passé. 

Tout comme pour les quatre premiers tomes, on ne peut plus s’arrêter une fois le livre commencé ! Quand j’ai fini ce tome et comme je n’avais pas le tome 6, je n’avais tellement pas envie de quitter cet univers que j’ai relu les tomes 1 et 2 pour y rester !

Eléa, 11 ans -6ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Gardiens des cités perdues, 4. Les Invisibles, de Shannon Messenger

Sophie rejoint le Cygne noir, l’organisation clandestine qui lui a fait voir le jour. Accompagnée de Dex, Biana, Keefe et Fitz, elle part pour Florence où elle espère trouver des réponses à ses questions sur les Invisibles, l’organisation de rebelles qui a si souvent cherché à la tuer !

C’était GENIAL ! Chaque tome de cette série apporte son lot de surprises et donne systématiquement envie de plonger dans le tome suivant. Traitrise, amour, amitié sont au rendez-vous. Une série qu’il faut absolument découvrir et à posséder sans hésitation dans tous les bons CDI de collège.

J’avoue adorer également les illustrations de 1ère de couverture qui permettent d’entrer dans la magie de ce livre avant même de l’ouvrir.

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Gardiens des cités perdues, 3. Le grand brasier, de Shannon Messenger

Sophie, Keefe et Sandor, le gobelin-garde du corps, doivent se téléporter au sanctuaire pour rendre visite à Silveny, la seule femelle licorne existant au monde. Mais la téléportation tourne mal et ils se retrouvent dans le néant. En cherchant à quitter ce lieu pour rejoindre leur maison d’Havenfield, ils se retrouvent à San Francisco, l’une des cités interdites, devant l’ancienne maison de Sophie, dans le monde humain. C’est en trouvant une étrange bouteille verte que les péripéties vont commencer…

J’ai adoré ce livre car il y a de la magie, un peu d’amour et énormément d’amitié. J’attendais cette suite avec impatience car j’avais dévoré les tomes 1 et 2 empruntés au CDI (merci aux éditions PKJ de nous avoir offert la suite pour notre projet de blog !). Ce nouveau tome se lit vite car il est dépourvu de temps mort. On est de plus très content de rencontrer de nouveaux personnages. Je le conseille vivement (pour ma part, je crois que je l’ai même encore préféré aux deux premiers tomes !) Et je n’ai pas attendu plus longtemps pour commencer le tome 4 que je vous présenterai très bientôt.

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique

 

Il y avait une fois -acte 1- , de Caroline Robert

Vent de panique au royaume

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Il y avait une fois est en fait une parodie de conte. Il était une fois, une reine qui donne naissance à une adorable petite fille, Aurora. Toutes les fées du royaume se penchent sur son berceau pour lui faire un don. Toutes, c’est vite dit. Parmi elles, la fée Artémis qui trouve ce genre de cérémonie absurde et ennuyeuse. Quand son tour arrive, elle offre à Aurora, l’intelligence. Il est temps que les traditions changent, être belle, avoir une belle voix ne permettent plus de découvrir le monde, tandis que l’intelligence mène loin. Tout le monde est scandalisé, être intelligente est, au contraire, une malédiction ! Aucun prince ne voudra l’épouser et le roi d’ordonner de brûler tous les livres et les instruments développant l’esprit. La chef des fées bannit Artémis du cercle des fées et lui interdit d’approcher la princesse Aurora. Dépitée, Artémis s’en va. Alors qu’elle se baigne dans un lac, elle s’aperçoit qu’elle a perdu sa pierre de fée. La voilà démunie de tout pouvoir. Ce n’est vraiment pas son jour ! Son ami, Marlin l’enchanteur qui passait par là, lui donne une idée : cambrioler l’académie de magie et atteindre la salle des objets magiques.La mission va être périlleuse mais Artémis a plus d’un tour dans son sac.

Caroline Robert veut en finir avec le mythe du conte. Une belle princesse, un peu potiche, qui va se marier à un prince, qui va avoir beaucoup d’enfants et blablabla. Happy end bien sûr mais que fait la princesse dans la vie ? Pas grand chose. Une vie d’ennui. Quand elle est menacée, c’est toujours son beau prince qui la sauve car dans les contes, une femme ne sait pas se défendre ! Et bien ça va changer. L’auteur garde cet univers magique mais les femmes sont des personnages forts qui n’ont besoin de personne pour s’en sortir, elles sont plus indépendantes. Beaucoup de références à Harry Potter, Charmed, Le silence des agneaux, le petit chaperon rouge avec de superbes illustrations très colorées, très expressives.

Panique dans le train de Hazel Townson et Philippe Dupasquier

Comment imaginer qu’une simple sortie scolaire aux musées des sciences et des transports qui au départ ne motivait pas beaucoup de monde pouvait réserver tant d’aventures et d’émotions à ses participants…

 

Parmi les élèves de cette classe de primaire, Lenny est celui qui demande le plus de surveillance et compte tenu de son statut de cancre, la maîtresse évidemment ne le croira pas quand il viendra lui raconter entre autre une sombre histoire de bombe qui va faire sauter le train et tous les voyageurs qui sont à bord. Qu’à cela ne tienne pour Lenny qui, accompagné de son plus proche camarade et ami, tentera d’éclaircir le mystère, de se sortir de situations périlleuses voire dangereuses en faisant appel à ses nombreux talents de magicien. Au final, tout finira bien mais le héros qui sera mis à l’honneur ne sera pas le bon et le magicien restera légitimement blessé dans son orgueil.

 

Un romain très rapide à lire dont le suspense et les rebondissements sont permanents.

Broussaille, tome 3. La nuit du chat, de Franck et Bom

Retour sur soi…

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Alors que Broussaille discute avec la concierge, son chat en a profité pour se sauver. Lui, un chat d’appartement lâché en pleine ville, c’est la catastrophe ! Après avoir passé au peigne fin les moindres recoins de l’immeuble, le jeune garçon décide d’aller à sa recherche, de nuit. Sac à dos, lampe torche, croquettes, le voilà prêt pour son escapade nocturne. Inquiet, Broussaille se remémore le jour où il l’a recueilli et comment ils ont devenus amis. Plein de tristesse, de nostalgie, il s’enfonce dans les bas fonds de cette ville si angoissante. Il va faire des rencontres furtives, improbables qui auront grand effet sur lui. Broussaille va alors réfléchir sur sa vie, son avenir et prendra une grande décision.

L’auteur évoque des moments du quotidien, à deux, en famille ou seul. Des tranches de vie qui se succèdent et qui font prendre conscience à notre héros qu’il n’a encore rien construit et qu’il est peut être temps d’y penser.