Perismer 1. La Reine des noctères, de Franck Dive.

Pérismer, tome 1 : La reine des Noctères par Dive

Cinq adolescents vivent dans le monastère de Varinis : Amonis l’imposant, Pharnis l’érudit, Erian le télépathe, Colleen et Swenn les jumelles à la chevelure couleur flamme. Ils savent qu’ils sont spéciaux car ils sont les seuls enfants vivant depuis leur plus jeune âge dans cette cité. Pour le moment, leur vie ne se résume pas à grand chose, hormis le fait qu’ils ont des pouvoirs cléricaux, sauf Amonis qui est insensible à la magie et qui ne peut donc pas la pratiquer. Mais un soir, des noctères, à l’apparence d’énormes mantes religieuses, s’attaquent à la tranquilité de Varinis. Les mystérieux adolescents vont alors apprendre qu’ils étaient les premiers visés par cette attaque. Ils devront s’enfuir pour échapper aux griffes des noctères et vont enfin découvrir leur vraie nature. Leur courage pourra-t-il sauver Perismer ? Ou le danger n’est-il pas trop grand pour des adolescents si peu expérimentés à la vie sauvage ?

Au début, l’auteur démarre par quelques pages de description ce qui pose bien le décor. Malgré le fait que je sois un adepte de ce genre de romans, cet univers a réussi à m’accrocher grâce au fait qu’il imbrique un univers d’humains et un univers totalement imaginaire. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation à cet univers qui a su faire preuve d’originalité tout en en gardant les principaux codes .  Les personnages sont vraiment très attachants car l’auteur arrive à nous mettre dans leur peau et dans leur tête ce qui m’a également permis d’être encore plus dans le rythme du livre. Ici la magie et l’aventure ne manquaient certainement pas à l’appel ! Du coup cela fait une raison de plus d’adorer ce début de trilogie.

Guillaume ; 3°. 13 ans, membres des dévoreurs de livres d’Arsène.

 

 

 

Gardiens des cités perdues, 2. L’exil, de Shannon Messenger

Gardienne de l’alicorne…

Sophie tente de reconstruire une vie « normale » après son enlèvement et son retour auprès de sa famille d’accueil, le couple d’elfes Grady et Edaline. Affublée d’un gobelin, Sandor,  qui lui tient lieu de garde du corps et qui ne la lâche pas d’une semelle,  elle cherche tout de même à trouver des réponses sur l’organisation secrète du  Cygne Noir : Dans quel but l’ont-ils créé ? Sont-ils responsable de la mort de Jolie ?  Qui sont-ils réellement ?

Son répit va être de courte durée car un événement extraordinaire va survenir : un jour, elle se retrouve nez à nez avec une alicorne, cet animal légendaire, recherché depuis des décennies par les elfes pour le symbole qu’elle véhicule… rien de tel pour le Conseil que cette découverte pour apaiser l’angoisse de la population qui n’est pas habituée à vivre des heures sombres et des drames… Mais peut-on faire confiance à Sophie pour s’occuper de cet animal si précieux, sous prétexte qu’elle a créé un lien particulier avec elle ? Les aventures ne font que commencer…

Difficile de résumer sans dévoiler des faits que le futur lecteur n’a peut-être pas envie de connaître à l’avance. En tout cas, ce nouveau tome est plein de rebondissements, un peu plus sombre que le précédent avec des sentiments plus exacerbés. Notre petite Sophie, bien mature pour ses treize ans, prend les décisions qu’il faut quand il faut et fait preuve d’un courage à toute épreuve, malgré sa peine, sa souffrance, ses doutes. Des personnages bien campés, une histoire riche, un univers original. Bref, une petite série qui mérite le succès qu’elle connaît, même si le côté « tous les jeunes garçons de mon âge sont fous de moi » de Sophie n’était peut-être pas nécessaire à son personnage… On sourit, on tremble, on a de la peine, on t’attache aux personnages, peut-être surtout à Keefe et sa nonchalance qui cache profondes blessures et grand coeur.

Deux tomes suivants sont prévus en 2018 aux éditions PKJ. Une série à suivre…

Le drôle de Noël de Scrooge, de Charles Dickens

Un Noël inoubliable

scrooge.jpg

Scrooge, riche marchand vivant à Londres, est un vieil homme solitaire, peu charitable, avare et méprisant. Sa méchanceté est légendaire. Noël approche avec l’effervescence qu’on connaît. Chacun s’affaire dans la joie. Mais Scrooge ne comprend pas que les gens puissent éprouver du bonheur pour une fête qu’il déteste. Pour lui, la joie n’apporte rien. Il préfère donc rester chez lui, seul, plutôt que d’accepter l’invitation de son neveu. Mais la nuit venue, il entend du bruit. En ouvrant la porte, il est surpris de voir le visage de son associé, Marley, mort 7 ans auparavant. C’est l’incompréhension totale quand cette apparition prend la forme d’un spectre. Ceci sonne comme un avertissement. Si Scrooge ne change pas, il finira enchaîné, enchaîné comme l’est sa vie. Il ne trouvera jamais le repos même dans la mort. Scrooge ne regarde jamais autour de lui, égoïste qu’il est ! Il rabaisse les plus pauvres. Le fantôme de Marley le met donc en garde et l’informe qu’il aura la visite de trois esprits qui le mèneront successivement dans le Noël de son passé, le Noël de son présent et le Noël de son futur. Ils vont lui montrer ce qu’il va devenir s’il s’obstine à dire que le bonheur n’existe pas. Les esprits sont là pour sauver son âme d’un destin tragique, pour lui faire comprendre qu’à l’aube de sa vie il est temps de se repentir. La surprise passée, Scrooge se dit que tout ceci n’est que sottise et va se recoucher. Et pourtant, il ne va pas tarder à se retrouver face à un visiteur surnaturel qui va l’emmener vers le Noël de son enfance. Ainsi commence pour lui un long voyage vers les différentes étapes de sa vie. Va t-il prendre conscience qu’il faut qu’il change pour que le bonheur frappe à sa porte, pour être mieux apprécié ?

Une histoire magique à l’approche des fêtes de Noël qui fait du bien. Le lecteur appréciera la progression du personnage de Scrooge qui rassure, qui prouve que l’être humain peut changer de belle manière. Une nuit de Noël qui sera inoubliable pour notre héros. Mais Noël, est aussi une période où se côtoient pauvreté et richesse, où la différence sociale est accentuée. Ce récit nous fait réfléchir sur le sens de cette fête, sur la notion de générosité et surtout met l’accent sur le fait qu’il ne faut pas forcément être aisé pour passer une bonne nuit de Noël. Etre entouré des gens qu’on aime est le meilleur des cadeaux. Charles Dickens a écrit un très beau conte basé sur le partage, l’entraide. De belles morales pour une histoire pleine de féérie.

Le magicien d’Oz, de Lyman Frank Baum

Au pays des merveilles…

magicien.jpg

Dorothée vit au Kansas avec sa tante, son oncle et son chien Toto. Tout va bien, elle est heureuse dans sa ferme quand un cyclone balaie la maison et emporte Dorothée et son chien dans un tourbillon qui l’entraîne dans le pays d’Oz. Abasourdie, elle s’endort et à son réveil quel étonnement ! Est-elle au paradis ? Quel paysage magnifique mais qui sont ces petits bonhommes avec de drôles de chapeaux pointus ? Où est -elle tombée ? Dorothée veut rentrer chez elle mais seul le magicien d’Oz pourra la secourir. Où va-t-elle pouvoir le trouver ? Acceptera-t-il de l’aider ?

Un livre avec lequel le lecteur ne s’ennuiera pas. Histoire pleine de rebondissements publiée pour la première fois en 1900 mais qui n’a pas pris une ride et qui charmera nos bambins à partir de 9 ans.

Il en existe également plusieurs adaptations cinématographiques.

Les cinq éléments, 2. La ville de l’ombre, de Dan Folley

San Francisco, où êtes-vous ?

Gla-ville-de-l-ombreabe, Lily, Brett et Kaz, accompagnés de Jackson, le garçon fantôme, ont réussi à sortir vivant du combat mené à Alcatraz contre l’Aurore éternelle et trouvent refuge dans une demeure dont les protections devraient leur permettre de passer inaperçus. Ils vont devoir trouver très vite une solution pour empêcher Jonathan Thorne, le maître absolu et maléfique d’Arcadia – la ville de l’Ombre, double de San Francisco, de faire fusionner leur monde avec celui-ci… Et il faut aussi trouver le moyen de faire revenir l’oncle et la mère de Gabe, retenus prisonniers à Arcadia. La frontière est de plus en plus fragile entre le monde humain et le monde méléfique et les brèches sont ouvertes. Nos amis vont-ils réussir leur mission ? Les obstacles sont si nombreux… et le danger omniprésent…

Un tome 2 plutôt de transition, dans la continuité du premier, mais qui ne révèle rien de vraiment novateur. L’écriture est toujours dynamique et les personnages se dessinent plus, ils apprennent à maîtriser leurs pouvoirs mais ne comprennent pas toujours où cette étrange et terrible aventure les mènent. Ils sont vulnérables et manipulés, courageux et soudés. Les rebondissements sont nombreux et ne nous mènent pas forcément où on le croyait. Je vous conseille de le lire dans la foulée du premier pour rester dans l’univers, car il n’y a pas vraiment de piqûre de rappel des faits au tout début de ce tome 2, on entre dans le vif du sujet directement.

Et vu ce que la fin nous réserve, on attend forcément avec impatience le tome 3, qui, nous le pensons, devrait clôturer cette saga de pure héroic fantasy.

Harry Potter et l’enfant maudit. Partie un et deux de J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne

Et si… ?

Résultat de recherche d'images pour "harry potter et l'enfant maudit"Presque dix ans après la publication du dernier tome de Harry Potter, Harry Potter et les reliques de la mort, J.K. Rowling propose aux mordus de cet univers magique, qui a bercé plusieurs générations, une pièce de théâtre offrant une suite aux aventures de Harry Potter, une huitième histoire.

Ce livre correspond à l’édition du texte intégral de la pièce de théâtre dont la première représentation a eu lieu à Londres en Juillet 2016. Une conception originale de J.K. Rowling.

Dix neuf ans plus tard, Harry Potter est marié à Ginny Weasley et père de trois enfants : James, Lily et Albus Severus Potter. Hermione et Ron ont une fille, Rose et quant à Drago Malefoy, il élève seul son fils Scorpius. Début de la pièce, Albus Potter se rend pour la première fois à Poudlard avec la même hantise que son père à son âge, que le choixpeau magique l’envoie à Serpentard. Harry tente de le rassurer tant bien que mal. Les relations entre Harry et Albus vont devenir tendus et compliqués au fil de l’histoire. Un jour, Amos Diggory, accompagné de sa nièce Delphi, rend visite à Harry pour lui demander une faveur, celle de faire revenir son fils Cédric Diggory tué lors du tournoi des trois sorciers par Voldemort. Car une rumeur circule : le ministère de la Magie possèderait un retourneur de temps. Cependant, Harry refuse de prendre des risques importants pour le satisfaire. Albus écoute la conversation et discute, caché d’Amos et de son père, avec Delphi. Le jeune sorcier va vouloir aider Amos, en tentant de ramener Cédric à la vie. Albus entraîne son meilleur ami dans cette aventure, Scorpius Malefoy. Les deux jeunes sorciers commencent alors un voyage dans le temps où passé et présent s’entremêlent. Ils ne mesurent guère l’ampleur des conséquences que leurs actes vont et peuvent causer.

Un plaisir avant tout de se promener à nouveau à Poudlard et dans l’univers magique de Harry Potter. Retrouver Harry, Ron et Hermione puis les personnages secondaires, professeur McGonagall, Neville Londubat et même Drago Malefoy. Un petit pincement au cœur pour les personnages morts qui nous hanteront éternellement…

Nous comprenons d’entrée de jeu qu’Albus est différent de son frère James et de sa sœur Lily, tous deux à Gryffondor. Albus porte un lourd fardeau qu’il ne parvient pas à chasser de son esprit : son père se nomme Harry Potter et il porte les noms de deux grands sorciers, Albus Dumbledore et Severus Rogue. Avec Harry, ils ne se comprennent pas. Le jeune Albus va alors se rebeller contre son père en tentant d’aider Amos Diggory.

Reproches, disputes, incompréhension, peur de ne pas être à la hauteur, les relations d’Albus et et de Harry se construisent autour de ces sentiments. Harry, orphelin, semble trouver des difficultés dans son rôle de père qu’il ne parvient pas à surmonter.

Avec cette huitième histoire, J.K. Rowling semble vouloir contenter le lecteur en racontant des fins que cette saga aurait pu avoir. Monde noir et sordide gouverné par Voldemort avec Dolores Ombrage nommée directrice de Poudlard, Ron et Hermione faisant chacun leur vie de leur côté, etc. Le retourneur de temps et les aventures vécues dans ce voyage dans le temps par Scorpius et Albus n’apparaissent que comme des prétextes afin de proposer un « catalogue de fins » à la grande saga Harry Potter. Le sentiment que l’auteure ait commencé à écrire cette pièce en se demandant « et si… ? » Par ailleurs, nombreuses sont les incohérences que je ne dévoilerai dans cette chronique pour ne pas spoiler les lecteurs. Des incohérences faisant perdre la légitimité de cet écrit.

Peu originale par ailleurs, J.K. Rowling n’invente rien de nouveau si ce n’est les enfants de nos trois héros. Elle nourrit cette pièce de théâtre d’intrigues similaires vécues dans les tomes précédents et peu développées. Revenir sur la mort de Cédric Diggory pimente le début de la pièce, sensation d’enthousiasme ne durant que quelques minutes. Très vite l’histoire s’essouffle. Nous pensions que la boucle était bouclée avec Voldemort, avec Harry et ses parents mais non, J.K. Rowling continue de creuser les ténèbres de Harry Potter que nous pensions enterrés depuis maintenant dix ans.

Quelques avantages toutefois pour nos jeunes lecteurs, ce livre se lit vite et donne envie de lire et regarder à nouveau les premiers Harry Potter ! Donc je le conseille quand même aux élèves mordus de cette saga !

Illusionologie, la science secrète de la magie par Albert D.Schafer (1915) – collection les mondes secrets

Un petit tour et disparaît…

magie.jpg

La magie et l’illusion n’auront plus de secrets pour vous. Entrez dans l’univers fascinant du mystérieux. Ce recueil contient des rabats sous lesquels sont expliqués des tours. Nos apprentis-magiciens devront faire preuve d’habileté, de persévérance et surtout de patience pour pouvoir les reproduire. C’est génial car on peut aussi manipuler les rajouts cartonnés en les tournant, en les déplaçant, en les ouvrant !

Un ouvrage complet qui retrace l’histoire de la magie et de l’illusion. Les pages sont cartonnées et les illustrations font penser à des articles de vieux journaux. Il faut noter la taille du livre qui est imposante avec en couverture un lapin en 3d qui fait apparaître l’animal en métal ou tout blanc selon notre position.

On se prend au jeu dès le début ! Moi ça y est, j’ai trouvé comment épater mes amis !

Un ouvrage magnifique, très consulté au CDI !