Paris est tout petit de Maïté Bernard

« Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour. »

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     Inès, 17 ans, habite la banlieue parisienne. Elle vit seule avec sa mère et décide de l’aider en travaillant après le lycée comme femme de ménage dans une famille aisée, dans le centre de Paris. C’est ainsi qu’elle fait la rencontre de Gabin et de ses parents, les Brissac.

     Une histoire d’amour intense naît rapidement entre ces deux jeunes gens que tout oppose, et principalement leurs classes sociales. Aussi, bien qu’elle n’y pense pas beaucoup, Inès est musulmane et Gabin athée. Pourtant, les deux amoureux vivent tranquillement leur idylle, avec la belle capitale en toile de fond.

     Leur histoire aurait pû durer, ou encore s’arrêter rapidement, à cause de leurs différences ou d’autre chose, mais ce n’est pas eux qui décideront : les évènements le feront à leur place. Le 13 novembre 2015, le soir des attentats, Inès et Gabin sont en ville.

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     Une histoire très prenante et extrèmement émouvante qui va bien plus loin que le simple récit des attentats du 13 novembre : c’est en effet l’après, mais aussi l’avant, qui nous sont racontés. C’est le récit de notre vie, individuelle et collective, qui défile sous nos yeux.

     Surtout, ce roman nous pousse à réfléchir, et pas seulement à cette tragédie et ses conséquences, mais là encore plus largement à nos vies, nos choix, nos ambitions et nos désirs. A ce qu’on attend de nous. A ce qu’on est prêts à faire. A nos limites.

    Certaines actions ou réactions des personnages peuvent sembler dérangeantes, ou cliché, ou encore irrationnelles ; pourtant, à la réfléxion, ce roman est bien une réussite, car si ces personnages se distinguent des héros romanesques habituels – à la psychologie certes réfléchie mais aux actes parfois attendus, c’est ici pour se rapprocher des êtres humains réels. De nous, adolescents ou non, avec toutes nos ambiguïtés, nos contradictions et nos faiblesses.

     Ce roman nous parle bien d’humanité, et de nos réactions et réflexions face aux tragédies et aléas sur notre chemin.

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La lecture est plus adaptée à un public de lycéens. A lire en tous cas jusqu’au bout pour comprendre l’évolution et la profondeur du personnage d’Inès.

     Si tu veux tout savoir, je ne fais pas partie de ces gens qui pensent que prendre un verre en terrasse est un acte de résistance. Ca l’était peut-être les deux semaines qui ont suivi les attentats, mais aujourd’hui, les terrasses et les salles de spectacle sont pleines parce que nous sommes français et que c’est comme ça que nous vivons. Quand les Allemands ont envahi Paris, il y a d’abord eu un choc, et puis peu à peu les terrasses se sont remplies. Ce n’était pas parce que nous étions courageux, c’était parce qu’on vit comme ça depuis la Révolution Française. On va dans les cafés, on y lit notre journal en buvant un verre, on y passe des coups de fil, on y donne rendez-vous, c’est nous, rien de plus. Alors tu peux t’admirer parce que tu as mis une lycéenne dans ton lit, mais ne me fait pas croire que tu fais de la résistance.

Girl online en tournée, tome 2 – de Zoé Sugg

Un amour désenchanté…

 

Résultat de recherche d'images pour "girl online 2"Penny , 17 ans, est l’auteure d’un blog, sous le pseudonyme de Girl online dans lequel elle confie ses angoisses, ses doutes, ses coups de blues. C’est un peu le rendez-vous des adolescentes. Mais sa vie va basculer quand sa liaison avec la rock star, Noah, va éclater en plein jour. Trop exposée, elle va devoir abandonner son blog. Enfin presque…L’écriture lui manque trop alors Penny va en créer un nouveau, mais plus restreint pour continuer à être au contact de certains internautes. Les vacances d’été arrivent. La jeune fille est excitée car Noah lui a demandé de l’accompagner dans sa tournée européenne, pour assister à tous ses concerts. Mais la joie est de courte durée car Penny souffre d’être loin de sa famille et de ses amis. Noah très occupé lui consacre peu de temps, la troupe qui l’accompagne l’ignore et les fans sont jalouses. Penny ne se sent pas à sa place, elle va comprendre que la célébrité n’est pas facile à gérer. Comment sa relation avec Noah va-t-elle évoluer ? Va t-elle se sentir suffisamment forte pour affronter l’univers des paillettes ?

Zoé Sugg signe un roman pour adolescents dans lequel elle délivre beaucoup de messages sur l’homosexualité, les amours d’adolescents, l’impact d’internet dans nos vies. Une histoire simple et acidulée qui plaira à nos jeunes lecteurs. Le tome 2 peut se lire sans connaître le tome 1 (que le CDI ne possède pas…).

Les filles au chocolat, tome 3 ½. Cœur salé, de Cathy Cassidy

Shay reçoit une proposition de contrat pour sa musique. Il sauterait bien sur l’occasion si son père n’était pas contre… Mais ce n’est pas son seul problème. Un soir, alors qu’il entre dans son cabanon, il rencontre Honey, son ex, en pleurs. Après un long moment, il réussit à la réconforter et à l’empêcher de fuguer. Mais pendant qu’ils parlent, Cherry appelle et Shay l’ignore à cause d’Honey. Le lendemain, quand il parle avec Cherry, il lui cache la vérité. Cherry ne va-t-elle pas être jalouse ?

J’ai bien aimé ce livre, comme toute la série. On a des rebondissements, du suspens dans l’histoire et celle-ci avance assez bien et se lit facilement. On retrouve les mêmes personnages, toujours aussi attachants et j’attends la suite avec impatience.

Alicia, 14 ans, 3° – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Love Letters to the Dead, d’Ava Dellaira

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     Dans une petite ville des États-Unis, Laurel entre en Seconde. Après la mort de sa sœur May, elle décide d’aller dans un nouveau lycée pour ne pas être reconnue et n’avoir à parler à personne de cette tragédie. C’était sans compter Mme Buster, son professeur d’Anglais, qui semble vouloir la faire s’épancher en lui demandant de rédiger une lettre à un disparu. Laurel se prend au jeu : Kurt Cobain, Amy Winehouse, Heath Ledger … les missives se multiplient, retraçant le quotidien de la jeune fille, ses amitiés et ses amours mais aussi son enfance, jusqu’au drame.

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     En vous écrivant ces lettres à vous tous, j’ai trouvé ma voix. Et l’ayant trouvée, j’ai aussi trouvé des réponses. Pas dans une lettre. Dans la redécouverte d’une chanson. Dans une histoire racontée sur un écran de cinéma. Dans une fleur surgie d’une fissure du trottoir. Dans le bruissement d’ailes d’un papillon. Dans la lune quand elle est presque pleine.

     Ces lettres, j’ai conscience de les avoir écrites à des êtres sans adresse ici-bas. Je sais bien que vous êtes morts. Mais je vous entends. Tous, je vous entends : « Nous avons eu une vie. Une vie qui a compté. »

     Un beau roman, prenant et qui se lit facilement. C’est aussi un joli moyen de faire le lien entre nos propres sentiments et ceux ressentis par les personnages, qu’il s’agisse de ceux de ce roman ou de ceux des films, des chansons, des livres que nous aimons. A noter que l’univers décrit est très proche du Monde de Charlie de Stephen Chbosky : la jeunesse américaine dans tous ses excès. Il en va de même de la structure du roman.  Lecture à réserver aux plus vieux.

Marmalade Boy, tome 2. de Wataru Yoshizumi

Marmalade Boy - Tome 2

Miki est troublée par la déclaration de Ginta, son meilleur ami et ne sait pas trop quoi faire. Un peu plus tard va se dérouler un tournoi de tennis. Mais le coéquipier de Ginta ne peut pas jouer et Yuu va devoir le remplacer alors qu’il déteste Ginta.

L’histoire a bien avancé. Elle a pris des tournants inattendus mais tout en restant dans le thème du récit de vie romantique. C’est un manga plutôt sympa, qui s’adresse plutôt aux filles, avec de belles illustrations qui donnent au lecteur envie de le lire, même si pour certains il peut paraître un peu lassant. La série compte 8 tomes mais le CDI ne possède que les deux premiers dont le tome 1 est déjà chroniqué sur le blog.

 

Alicia, Léa – 3è et Aurélya, 4e, membres des Dévoreurs de livres d’Arsène

Gardiens des cités perdues, 2. L’exil, de Shannon Messenger

Gardienne de l’alicorne…

Sophie tente de reconstruire une vie « normale » après son enlèvement et son retour auprès de sa famille d’accueil, le couple d’elfes Grady et Edaline. Affublée d’un gobelin, Sandor,  qui lui tient lieu de garde du corps et qui ne la lâche pas d’une semelle,  elle cherche tout de même à trouver des réponses sur l’organisation secrète du  Cygne Noir : Dans quel but l’ont-ils créé ? Sont-ils responsable de la mort de Jolie ?  Qui sont-ils réellement ?

Son répit va être de courte durée car un événement extraordinaire va survenir : un jour, elle se retrouve nez à nez avec une alicorne, cet animal légendaire, recherché depuis des décennies par les elfes pour le symbole qu’elle véhicule… rien de tel pour le Conseil que cette découverte pour apaiser l’angoisse de la population qui n’est pas habituée à vivre des heures sombres et des drames… Mais peut-on faire confiance à Sophie pour s’occuper de cet animal si précieux, sous prétexte qu’elle a créé un lien particulier avec elle ? Les aventures ne font que commencer…

Difficile de résumer sans dévoiler des faits que le futur lecteur n’a peut-être pas envie de connaître à l’avance. En tout cas, ce nouveau tome est plein de rebondissements, un peu plus sombre que le précédent avec des sentiments plus exacerbés. Notre petite Sophie, bien mature pour ses treize ans, prend les décisions qu’il faut quand il faut et fait preuve d’un courage à toute épreuve, malgré sa peine, sa souffrance, ses doutes. Des personnages bien campés, une histoire riche, un univers original. Bref, une petite série qui mérite le succès qu’elle connaît, même si le côté « tous les jeunes garçons de mon âge sont fous de moi » de Sophie n’était peut-être pas nécessaire à son personnage… On sourit, on tremble, on a de la peine, on t’attache aux personnages, peut-être surtout à Keefe et sa nonchalance qui cache profondes blessures et grand coeur.

Deux tomes suivants sont prévus en 2018 aux éditions PKJ. Une série à suivre…

Le garçon qui vivait dans ma tête, de Gudule

Comme une bouteille à la mer

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Hélène, 14 ans, et ses parents ont déménagé à la campagne. Seule, lors d’une balade à vélo, elle repère une maison abandonnée. Un chat assis sur un muret semble monter la garde. Il est rouquin et attire tout de suite l’adolescente. Chaque jour, elle va le voir, le nourrit mais s’interroge également sur les motifs qui ont poussé les propriétaires à abandonner cette demeure si jolie et si paisible. Poussée par une curiosité grandissante, elle décide de rentrer par une fenêtre. Elle commence à fureter et essaie d’imaginer comment cette demeure avait pu être aménagée. Le chat, comme un guide, la précède dans tous ses déplacements. Et c’est la stupéfaction quand Hélène découvre une chambre encore meublée, comme si quelqu’un y vivait ou était parti précipitamment ! La jeune fille fille en a des sueurs froides. Elle décide d’y retourner encore et encore comme attirée par quelque chose à la fois d’ inquiétant et d’inexplicable. Mais à partir de cet instant, la vie d’Hélène va basculer entre mystère, angoisse et amour…

Une belle histoire pleine de tendresse et de sincérité. Une adolescente très attachante que le lecteur va soutenir tout au long du récit.

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