Lou après tout, 2. La communauté, de Jérôme leroy

Survivre pour un nouveau bonheur ?

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Nous retrouvons le monde noir dans lequel nos héros essaient tant bien que mal de survivre. La douleur et l’incertitude d’un futur auquel on ne croit plus, la question de l’utilité ou non de se battre pour survivre est de nouveau le thème de ce nouveau volet.

Les personnages sont tout aussi touchants, fragiles, attachants et tellement vrais. On retrouve également les alternances passé-présent. Autant d’ingrédients qui font qu’on ne peut se détacher de ce roman qui, pour moi, est un véritable coup de cœur. La communauté serait elle peut-être un début d’espoir. Il nous renvoie au collectif, alors y aurait-il de la lumière dans ce futur si sombre ?

Je ne peux vous en dire plus sur ce tome 2 de peur de trop dévoiler le premier. J’étais à la fois excitée et curieuse de me lancer à l’assaut de ce second roman, le second d’une trilogie. Je n’ai pas été déçue et je ne peux que vous le conseiller.

Je tiens également à préciser que les deux tomes font souvent référence à Guillaume Apollinaire. La poésie restera tout au long du périple de nos héros, un refuge, une aide à la survie, une sorte de protection intellectuelle pour supporter la déchéance. J’avoue que les vers cités, font du bien et quelque part apaisent non seulement les survivants mais aussi les lecteurs. C’est une sorte de bol d’oxygène dans ce dédale de cadavres, dans ces odeurs de sang.

The Wicked Deep, la malédiction des Swan Sisters, de Shea Ernshaw

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Il y a deux siècles, les sœurs Swan furent noyées dans le port, des pierres accrochées aux chevilles, le jour de leur anniversaire. Marguerite, Aurora et Hazel Swan furent accusées de sorcellerie par les habitants de la petite ville de Sparrow. Depuis ce sinistre jour, les Swan Sisters prennent le corps de trois jeunes filles pour envoûter des jeunes hommes et les noyer. Voilà la vengeance des Swan Sisters, une malédiction que rien ne semble arrêter. Une malédiction qui attire les touristes, au péril de leur vie. Penny le sait, cette année n’échappera pas à la malédiction et on retrouvera le corps de jeunes hommes sur la plage, et cette année encore, le soupçon planera pendant la Swan Season.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Nous avons découvert ce livre quand nous somme allées au Salon du livre jeunesse, à Montreuil. Mon regard a tout d’abord été attiré par la couverture, qui fait un peu penser aux nouvelles éditions de Harry Potter. Lorsque j’ai lu le résumé, j’ai été séduite. J’ai appris il y a peu que « the wicked deep » signifie « les méchants profonds » C’est en tout cas la traduction que m’a donner un dictionnaire en ligne ! On peut donc le traduire plutôt par « les profondeurs du mal », ce qui traduit bien l’ambiance de ce livre gothique à l’atmosphère sombre et oppressante.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, où se mêle amour, mystère, tristesse, vengeance et possession. On a de sacrées révélations, surtout sur le personnage principal. On retrouve même un peu le même sentiment de mystère que dans les romans de Agatha Christie. Le lecteur a envie de découvrir si la malédiction des Swan Sisters peut être brisée, et si oui, comment. C’est un livre assez envoûtant.

Quand il sent le vent voleter dans son cou, un parfum de rose et de myrrhe flotter dans l’air, un silence vogue sur lui comme un souvenir qu’il ne peut oublier… Il sait. Et il sourit.

Un immense merci aux éditions Rageot pour cette belle découverte !

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

La pire mission de ma vie, de Robin Benway

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

J’ai ouvert mon premier coffre-fort à 3 ans. Mes parents sont des espions et nous devons souvent déménager. On vient de m’attribuer ma première mission : accéder aux informations que détient Armand Olivier. La méthode : séduire son fils, le trop craquant Jesse. Ne croyez pas que je le fais de bon cœur ! Pour la toute première fois, je vais aller au lycée !  Bon, d’accord, c’est ma couverture… J’ai juste un tout petit minuscule problème : je suis en train de TOMBER AMOUREUSE DE LUI !!!!!! C’est la pire catastrophe du monde !!!! Qu’est ce que je dois faire ?!?!?! Ah! oui, au fait ! Je m’appelle Margaret Silver.

J’ai beaucoup aimé ce livre, que j’ai lu d’une traite. Le texte est assez simple à comprendre, et est rédigé de façon à ce que l’on se mette vraiment dans la peau de l’adolescente. Maggie ( c’est son surnom) est très attachante et courageuse. Son mode de vie rappelle un peu celui des gens du voyage : elle déménage beaucoup. Je le conseille.

 

La règle n°1 d’un espion, c’est de savoir écouter […] La règle n°2 du métier d’espion : être gris souris. Plus gris que souris. […] La règle n°3 , c’est de ne jamais regardé en arrière. Jamais.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Oniria, 2. Le disparu d’Oza-Gora, de B. E. Parry

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

Eliott a enfin atteint la très mystérieuse ville d’Oza-Gora, où vit le Marchand de Sable, la seule personne qui peut l’aider. Mais Eliott désespère : le Marchand de Sable lui a révélé l’origine du rêve mortel dans lequel son père est plongé depuis 6 mois. Et celle-ci se trouve à Ephialtis, la capitale cauchemar. Encore pire : la princesse Aanor dont il est secrètement amoureux est prisonnière de la Bête, dans cette même capitale ! Double mission pour notre héros ! De plus, la Bête est un dragon à trois têtes : une rouge, qui crache du feu, une bleue, qui crache de la glace, et une noire, qui crache des tornades gigantesques. Sans compter qu’il a toute la CRAMO ( la police d’Oniria) à ses trousses qui ne rêve que d’une chose : prendre son sablier. Ce qu’il faut éviter à tout prix, car sinon il restera coincé à Oniria !

J’ai adoré ce livre. Je le conseille à tous les nivaux à partir du CM2. Il est fantastique et intéressant car il donne un belle interprétation du monde des rêves. Il ravive aussi des souvenirs en parlant du Marchand de Sable.

Aanor était confiante : elle savait que le jeune Créateur était quelque part à Oniria, en train d’échafauder un plan pour la délivrer. Ce n’était qu’une question de temps.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Et pour redécouvrir la chronique du tome 1 sur notre blog, c’est  ici

Les justes, d’Albert Camus

Résultat de recherche d'images pour "les justes camus folio"La pièce se déroule dans l’appartement de terroristes. Nous sommes en 1905, en Russie impériale. Un groupe appartenant au parti socialiste révolutionnaire prévoit un attentat à la bombe contre le grand duc Serge, un despote, oncle du tsar Nicolas II.

La situation historique est réelle, les personnages ont réellement existé, tout comme que le nom même du jeune poseur de bombe, Kaliayev.

Révoltés contre l’injustice de la tyrannie dans laquelle est assouvi leur peuple, ce groupe de jeunes gens essaie de faire taire ses doutes envers l’acte ultime qu’est le meurtre et le sacrifice de leur propre vie à une cause qu’ils estiment juste.

Stepan, de retour de bagne, est le plus extrémiste, sans concession

Où trouverai-je la force d’aimer ? Il me reste au moins celle d’haïr. Cela vaut mieux que de ne rien sentir

Kaliayev, le poète :

J’aime la beauté, le bonheur ! C’est pour cela que je hais le despotisme. Comment leur expliquer ? La révolution, bien sûr ! Mais la révolution pour la vie, pour donner une chance à la vie, tu comprends ?

C’est lui qui sera pressenti pour lancer la bombe et se sacrifiera à la cause. Même s’il est prêt à aller jusqu’au bout, on sent tout au long de ce texte très fort, que le doute l’assaille. Le meurtre d’un homme pour sauver un peuple est-il aussi juste que cela ? Ne deviennent-ils pas eux me^me ce qu’ils détestent par dessus tout et combattent ? Combattre la violence par la violence est-elle la seule solution ?

Annekov, le chef du groupe

Dora, la  soeur du chef, qui fabrique les bombe et tombe amoureuse de Kaliayev.

Les relations entre chacun des personnages sont compliquées, faussées par l’acte qu’ils sont en train de préparer et des doutes qu’ils n’arrivent pas à faire taire.

Qui ne reculera pas au dernier moment ? Lequel d’entre eux n’aura pas le bras qui tremble ? Qui est prêt à sacrifier sa vie pour la cause, être pendu ?

Chacun sert la justice comme il peut. Il faut accepter que nous soyons différent. Il faut nous aimer, si nous le pouvons ?

Dora : Ouvre les yeux et comprends que l’Organisation perdrait ses pouvoirs et son influence si elle tolérait, un seul moment, que des enfants fussent broyés par nos bombes. Stepan : Je n’ai pas le coeur pour ces niaiseries. Quand nous nous déciderons à oublier les enfants, ce jour-là, nous serons les maîtres du monde et la révolution triomphera.

L’effet de groupe et de son influence se ressent terriblement dans ce texte. L’amour n’y a pas sa place. Les personnages perdent leur libre arbitre et même leur liberté pour continuer à être respectés et intégrés dans l’Organisation. Pourtant, individuellement, de manière solitaire, auraient-ils agi de la même façon ?

Un texte d’une force exceptionnelle, émouvant et fort, qui ne peut être chroniqué sans en livrer des passages, tant les mots, dans leur apparente simplicité, nous traversent. La fin justifie-t-elle les moyens ? Un texte brûlant d’actualité, hélas, et qui n’a pas pris une ride. Un texte redécouvert avec beaucoup de plaisir suite à la lectreu de Libérez l’ours de Carole Trébor qui y faisait référence et ùm’a pouss à la relecture de ce livre lu dans mes années lycée.

A lire absolument, mais plutôt au lycée ou à l’âge adulte.

 

Le sourire du diable, de Nancy Guilbert

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chronqiues des élèves du comité de lecture du blog

Louise est une adolescente de 15 ans, sa mère Rose la déteste et lui répète sans cesse qu’elle a le sourire du diable.

Louise ne parvient pas à comprendre. Mais un jour, elle reçoit une lettre d’un Allemand qui lui dit connaître des secrets qu’elle ignore sur sa famille. La jeune fille questionne alors sa mère qui la frappe pour toute réponse … Louise s’enfuit dans la forêt.

C’est le soir. L’adolescente rentre dans sa chambre et découvre sur sa table de chevet le journal intime de sa mère, Rose, qu’elle tenait à l’âge de 17 ans.

La jeune fille se plonge dans sa lecture et y découvre le pourquoi du comportement de sa mère envers elle..

Une aventure qui se passe peu de temps après la guerre contre les Nazis. Une histoire forte plutôt pour les 4ème/3ème car certains événements sont relatés sont terribles et peuvent choquer les âmes sensibles.

Mais personnellement, même si je suis en  6eme j’ ai adoré ce roman très bouleversant qui peut même amener les larmes chez le lecteur. L’histoire et son contexte nous permet une aventure dans le temps et dans l’Histoire à travers des personnages forts. Un roman à trois voix  où alternent le point de vue de la mère, la grand-mère et la petite-fille. Un coup de coeur !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Les yeux d’Aireine, de Dominique Brisson

Les yeux comme un miroir..

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Les yeux d’Aireine commence par les années d’adolescence d’Aireine. Un passé troublant, la vie d’une jeune fille de quinze ans, qui voit son monde basculer du jour au lendemain. Une ambiance inquiétante qui perturbe Aireine, qui la fait douter. Une impression que tout dérape, que tout lui échappe. Elle ne reconnaît plus sa meilleure amie, elle n’arrive même plus à comprendre sa mère ! Les adultes changent, les jeunes de son âge n’ont plus le même comportement. Aireine consigne tous ses états d’âme dans un carnet qui l’aide à faire de l’ordre dans ses pensées. Elle va tout nous raconter, ses rencontres, ses choix….. Et puis, des années plus tard, arrive Achelle, arrière-petite-fille de Aireine. A l’âge de dix-sept ans, celle-ci s’est vu confier, en secret, le journal intime de son arrière-grand-mère. Chose étrange, personne dans la famille ne veut parler d’elle, de ce qui lui est arrivé, de ce qu’elle est devenue. Pourquoi tant de mystères et de malaise. Achelle ne sait pas qui est son père, parti alors que sa mère était enceinte. Elle a ce besoin irrésistible de mieux connaître Aireine, un besoin qui finit par l’obséder. Alors commence pour elle une importante quête, la quête d’un passé dissimulé, dérangeant. Elle veut comprendre l’histoire de son arrière-grand-mère. Elle veut trouver ce lien qui lui manque. 

Les yeux d’Aireine est un roman touchant qui met en parallèle deux générations qui vont se rapprocher, se découvrir. On ne peut rester insensible à Aireine et Achelle qui ont les mêmes convictions. Le lecteur se fraye progressivement un chemin dans l’histoire dont la fin magistrale est pleine de tendresse et d’émotions.

C’est un roman qui nous prouve également que la mémoire d’une famille, des personnes qui ont vécu avant nous est importante pour notre construction. On a tous besoin de savoir d’où l’on vient mais les relations avec les gens qu’on aime ne sont pas toujours faciles et parfois on se rend compte qu’on ne les connaît pas forcément bien.