Si c’est pour l’éternité, de Tommy Wallach.

Une  magnifique lecture parfaite…

Si-c-est-pour-l-eternite      Parker, 17 ans, muet depuis le décès tragique de son père, vit à San Francisco et est en classe de Terminale. Cependant, les cours ne l’intéressent pas vraiment : il préfère jouer les pickpockets dans les grands hôtels de la ville et rédiger des récits fantastiques dans son journal.

     Un jour, le jeune homme se fait repérer par l’étrange jeune femme à la tristesse parfaite à qui il vient de dérober une grosse somme en liquide : Zelda. Celle-ci ne souhaite pourtant pas particulièrement récupérer son bien et préfère aller le dépenser avec Parker jusqu’au dernier centime. L’après … peu importe pourvu qu’ils s’amusent ! De toutes façons, Zelda a décidé de mettre fin à ses jours, persuadée d’avoir déjà vécu plusieurs siècles. Au fil de leurs aventures, Parker parviendra-t-il à l’en dissuader ?

     La tristesse parfaite, ça existe. Je le sais parce que je l’ai vue. En général, les gens réservent le mot « parfait » à des concepts positifs : une note parfaite en maths, une assiduité parfaite en cours, un 1080° parfait en skate. Moi, je préfère l’utiliser pour décrire quelque chose – n’importe quoi, même un truc complètement pourri – qui correspond exactement à sa définition. Une haleine matinale parfaite. Une gueule de bois parfaite. Une tristesse parfaite.

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     Pour moi une lecture parfaite, dans les deux utilisations du terme ! L’intrigue, réfléchie et très bien menée, mêle les genres jusqu’aux dernières lignes. La chute est elle aussi parfaite, surprenante et très bien trouvée. Les mini-récits fantastiques imbriqués dans la narration prennent alors tout leur sens. Enfin le propos, même traduit, reste très poétique et pousse à la réflexion.

     Conseil aux futurs lecteurs (dès la [fin de] quatrième pour les habitués) : ne vous arrêtez pas au résumé très difficile à faire au vu de l’originalité du texte et ouvrez ce livre, la lecture vous emportera !

[…] Tandis que vous faisiez vos premiers pas dans le salon, ce parangon de Whisky absorbait lentement toutes les saveurs du bois vieilli, gagnant en richesse et en complexité à chaque heure qui passait. Et durant tout ce temps, alors que vous deveniez des bambins, puis de jeunes enfants, puis que vous franchissiez les portes épineuses de la puberté pour venir enfin vous poster sur le seuil de l’âge adulte, une partie de l’alcool s’évaporait lentement mais sûrement du tonneau. C’est ce qu’on appelle la part des anges, celle qui disparaît avec les années. […] Comme beaucoup de choses dans la vie, l’alcool a la réputation de se bonifier avec l’âge. Néanmoins, nous ne devons pas oublier que nous perdons un peu de nous au fil des ans. C’est la part des anges qu’il nous faut sacrifier.

L’héritage des Darcer, tome 2. Allégeance, Marie Caillet.

Résultat de recherche d'images pour "l'héritage des darcer2"Kaegan est décédé (enfin, assassiné, mais ça seuls Orest, My, les jumeaux et Allian le savent). Kaegan venait tout juste de monter sur le trône et n’a pas de descendance directe. La ville de Liett se pense donc libérée du joug de la Déléane. Mais Welfendà (la reine de la Déléane) ne croit pas à la mort naturelle de l’usurpateur, elle penche plus pour le meurtre (et oui sans le savoir, elle a raison !). De ce fait, la reine envoie un batârd de son pays : le Sanreth accompagnée de quatre chimères qui sont assez…. SUPERPUISSANTES ! Et il compte bien devenir roi d’Edrillon… Mais en ce moment même, personne ne sait que Mydria, la dernière des descendantes des Darcer, ainsi que son amant, sont en train de voler quelques riches pour pouvoir subsister à Penthana. Le temps presse et Mydria doit absolument mettre des bâtons dans les roues du Sanreth pour éviter que le pire n’arrive…

Ce deuxième tome de la trilogie des Darcer m’a encore plu plus que le premier, c’est à dire énormément. Ici Mydria et Orest devront rester soudés du début jusqu’à la fin ainsi que dans les moments les plus durs qui sont omniprésents. La présence des Kmetts et des fauconniers qui sont des ennemis de toujours donne une ambiance assez électrique lorsqu’ils se rencontrent ! Ce second tome démarre plus rapidement que le premier. Ce qui est beau dans ce livre, c’est que même dans les moments les plus difficiles, les personnages restent toujours soudés pour mieux s’en sortir.

Guillaume, 3°-13 ans. Membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

Six of crows, 2. La cité corrompue, de Leigh Bardugo

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Nous retrouvons à nouveau  Kaz et son équipe dans ce tome 2 de Six of Crows !

De retour du Palais de Glace,  Kaz et ses compagnons vont devoir affronter de nouveaux problèmes, le premier étant de retrouver Inej, enlevée par Van Eck… l’araignée prise au piège. Kz perd là une de ses meilleure équipière,  mais peut-être pas que… Kuwei étant retenu par Kaz, cela va mettre le feu aux poudres, rassemblant les puissances  Grisha pour retrouver l’otage si précieux, le fils du créateur du jurda parem, cette drogue qui enflamme le Barrel et la ville de Ketterdam. Kaz va donc imaginer un plan énorme qui pourrait bien leur permettre de finir leur vie plein aux as… Mais s’ils échouent, cela mettra fin à tout leur petit monde… Vont-ils réussir à sauver Inej ? Pourront-ils se battre contre les puissances qui vont leur faire face ? Et Kaz arrivera-t-il à ses fins ?

Après plus de deux ans à attendre cette suite, pas de déception ! Le tome 2 est à la hauteur du tome 1… Incroyable ! Les personnages et l’histoire sont ennivrants, pas moyen de s’en détacher. L’auteur nous impressionne. De l’action, des plans extraordinaires, et surtout la complexité de ce monde qu’elle a imaginé et de ses personnages. Pour ma part, je suis une grande admiratrice du personnage de Kaz qui cache bien son jeu. Un tome 2 plein de suspens qui nous amène jusqu’à la fin en nous posant constamment des questions tout au long de ses chapitres

Alors, pas besoin de le dire, foncez sur ce tome 2 et dévorez-le !

Johanne, 2de – 15 ans, ex-membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de Mu :

Effectivement, après deux ans, ce tome était très attendu ! Et il est vraiment à la hauteur de nos espérances. On retrouve avec une joie certaine cet univers très particulier qu’a su créer l’auteur, violent, original, dense et intense, avec des personnages très réussis. Malgré le temps qui a passé, le premier tome était si fort que l’on retourne sans peine, à pieds joints, dans ce tome 2 sans quasiment avoir rien oublié du tome précédent. Les personnages à fleur de peau, des malfrats sans foi ni loi, qui bravent tous les dangers et tous les interdits pour arriver à leur fin savent néanmoins être attachant dans leurs failles. Les plans sont machiavéliques et d’une imagination assez exceptionnelle. On est également heureux que Leigh Bardugo ne soit pas tomber dans le piège de la trilogie où souvent le tome 2 est une transition un peu lente. Ici, le rythme est toujours aussi soutenu et la fin juste comme il faut. Malgré tout, elle peut ouvrir à d’autres tomes parallèles qui nous font espérer que l’auteur aura envie de reprendre sa plume pour nous mener dans ces bas-fonds de Ketterdam au milieu de sa vie de règlements de comptes entre gangs, de vengeances et de maisons closes avec une touche de fantastique un peu steam-punk si particulier. Une parfaite réussite tant dans le style d’écriture que dans l’histoire elle-même ! On ne lâche pas le livre tant les rebondissements inattendus nous tiennent en haleine, mais en même temps, parfois, on essaie de freiner le rythme car on ne veut pas avoir à refermer définitivement le livre. A chaque fois que l’on pense que l’auteur nous amène sur un chemin, il s’en ouvre un autre qui remet tout en question. Un véritable coup de coeur qui se confirme. A quand l’adaptation cinématographique ? Lecture à réserver aux plus aguerris de nos lecteurs de 3e ou aux lycéens et adultes. Des scènes assez violentes pourraient heurter les plus sensibles. Leigh Bardugo a écrit également la trilogie des Grishas – pour adultes- ,  avant Six of crows, d’où vient cet univers si particulier… J’ai vraiment envie de les lire, dès que ce blog me laissera un peu de répit pour mes lectures plus personnelles…

L’Héritage des Darcer, 1. L’envol, de Marie Caillet.

https://www.standaardboekhandel.be/images/0000000000000.img?img=img/hea/h5d/h00/h00/9791022400398FRONTCOVERTITELIVE.jpg&w=800&h=800Mydria Siartt est une jeune fille unique de 16 ans. Elle est heureuse et son plus grand rêve est de conquérir le roi et de devenir reine par la même occasion. Mais un soir, alors qu’elle se promène avec Floan, un de ses nombreux courtisans, un malaise la prend et elle se transforme en un papillon multicolore. Elle apprend alors qu’elle n’est pas de la famille des nobles Siartt mais la dernière descendante de la dynastie des Darcer, la famille royale qui gouvernait le royaume d’Edrillon avant que la Déléane mette à la tête du royaume un usurpateur. Une seule chose le prouve : le don d’ailes qui permet de se transformer en un animal du moment qu’il a des ailes. Elle reçoit alors un sifflet contenant une lettre avec la signature de ses ascendants. La lettre indique que les descendants de Madael (dernier Darcer à avoir gouverner Edrillon) doivent se mettre en quête du trésor caché par ses soins. My (pour les intimes), ne voulant pas participer à cette quête, fugue de son château pour aller à Liett se marier avec Floan de Trelleor mais il se trouve qu’il a dû partir en Déléane en tant qu’ambassadeur officiel du roi usurpateur. Mydria se réfugit donc dans une auberge de la capitale et sous l’effet de l’alcool dévoile à Orest et Allian le contenu de la lettre. Mais à ce moment-là, Mydria ne sait pas que ces deux hommes font en réalité partie d’une des plus grandes guildes d’assassins de Liett,  prête à tout pour avoir ce trésor.

Si vous n’accrochez pas pendant les 60 premières pages, ne vous inquiétez pas, ça vaut le coup de continuer ! Ce livre d’action m’a particulièrement plu surtout vers la fin de ce premier tome,  qui m’a donné l’envie de continuer cette série, grâce au suspens très présent. Dans ce premier tome, Marie Caillet a magnifiquement réussi à planter le décor et à nous attirer dans son univers de conflits, de guerres, de prises de pouvoir et de chasse au trésor. Les rencontres et les aventures de My sont vraiment interressantes et les différents personnages sont attachants car on a le temps durant ce tome de comprendre leurs pensées et leurs actes et de s’habituer à leur présence.

Gourtay Guillaume, 3° 13 ans, membre des dévoreurs de livre d’Arsène.

Perismer, livre 2. L’Ombre de Luisen, de Franck Dive

Comment sortir d’une bouse de vache et y retourner aussitôt ?

Résultat de recherche d'images pour "perismer 2"Alors que Pérismer se remet tout juste de l’attaque des noctères, la mort de Salusil, l’ancien empereur Fayeries, plonge la forêt de Luisen dans l’ombre. Or, Farah et ses compagnons Erian, Amonis et Pharnis, enfermés dans la tour du magicien Kempedien tout au sud ne peuvent pas avoir de nouvelles de Luisen. Mais Farah, bien décidée à ne pas laisser tomber son peuple aux mains des ténèbres réussit à s’échapper et s’enfuit en direction de la forêt. Alors qu’elle espère retrouver sa mère sylvienne, les surprises qui l’attendent à l’arrivée sont de loin pires que ses soupçons.

Un deuxième tome toujours aussi passionnant qui m’a ravi. L’ambiance est quelquefois plus sombre que lors du précédent tome mais cela rajoute du suspens et du piquant à l’histoire. A la fin de ce livre, j’ai eu beaucoup de mal à me dire que je ne pouvais pas lire le dernier tome. Effectivement, c’était comme si l’histoire du livre était ancrée en moi. Mais j’espère que la suite sera bientôt au CDI pour que je puisse à nouveau dévorer cette série et par la même occasion pouvoir la terminer.
Encore une fois merci aux éditions NAOS qui ont accepté de nous donner les deux premiers tomes de cette trilogie.

Guillaume 3°- 13 ans. Membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

Perismer 1. La Reine des noctères, de Franck Dive.

Pérismer, tome 1 : La reine des Noctères par Dive

Cinq adolescents vivent dans le monastère de Varinis : Amonis l’imposant, Pharnis l’érudit, Erian le télépathe, Colleen et Swenn les jumelles à la chevelure couleur flamme. Ils savent qu’ils sont spéciaux car ils sont les seuls enfants vivant depuis leur plus jeune âge dans cette cité. Pour le moment, leur vie ne se résume pas à grand chose, hormis le fait qu’ils ont des pouvoirs cléricaux, sauf Amonis qui est insensible à la magie et qui ne peut donc pas la pratiquer. Mais un soir, des noctères, à l’apparence d’énormes mantes religieuses, s’attaquent à la tranquilité de Varinis. Les mystérieux adolescents vont alors apprendre qu’ils étaient les premiers visés par cette attaque. Ils devront s’enfuir pour échapper aux griffes des noctères et vont enfin découvrir leur vraie nature. Leur courage pourra-t-il sauver Perismer ? Ou le danger n’est-il pas trop grand pour des adolescents si peu expérimentés à la vie sauvage ?

Au début, l’auteur démarre par quelques pages de description ce qui pose bien le décor. Malgré le fait que je sois un adepte de ce genre de romans, cet univers a réussi à m’accrocher grâce au fait qu’il imbrique un univers d’humains et un univers totalement imaginaire. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation à cet univers qui a su faire preuve d’originalité tout en en gardant les principaux codes .  Les personnages sont vraiment très attachants car l’auteur arrive à nous mettre dans leur peau et dans leur tête ce qui m’a également permis d’être encore plus dans le rythme du livre. Ici la magie et l’aventure ne manquaient certainement pas à l’appel ! Du coup cela fait une raison de plus d’adorer ce début de trilogie.

Guillaume ; 3°. 13 ans, membres des dévoreurs de livres d’Arsène.

 

 

 

Elia la passeuse d’âme, 2. Saison froide, de Marie Vareille.

Comment se retrouver enfermée dans un endroit dont on a envie de s’enfuir puis se faire kidnapper dudit endroit sans avoir fait ce qu’il fallait faire...

https://marievareille.files.wordpress.com/2018/01/elia_la_passeuse_dames_tome_2_saison_froide.png?w=257&h=415Elia et Solstan sont enfin arrivés au Conclusar. Ils devraient donc pouvoir retrouver la petite soeur perdue d’Elia si celle-ci est encore en vie… Mais ils sont loin d’imaginer quelle surprise va les attendre car le Conclusar a totalement changé Emeline. Elle est maintenant devenue une autre et Elia ne la reconnait plus. Le soir de leur arrivée, une bataille éclate déjà entre les nouveaux arrivants Kornésiens et Nosobas, ce qui sépare alors Solstan et Elia. Il faudra alors qu’ils se retrouvent ! Mais comment faire pour retrouver quelqu’un lorsque l’on ne sait même pas où on a été transféré ?

Un deuxième tome toujours aussi spectaculaire fort en sensations qui nous tient toujours en haleine. La dissolution du groupe Solstan, Arhia, Elia et Tim fait de sorte que le texte n’est plus le même car cela fait comme deux histoires parallèles qui finissent par se rejoindre à la fin. Même si la taille du livre est moins importante, l’histoire est toujours pleine de surprises, qui m’ont ben évidemment fait dévorer le bouquin. Encore un coup de coeur pour moi. Je demande également à l’autrice de se dépêcher d’écrire le troisième tome de cette extraordinaire série car je l’attends impatiemment ! Ce tome 2 est sorti le 18 janvier 2018… alors je suppose qu’il va quand même falloir patienter un peu…

Guillaume, 3°- 13 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène.