Impostors, de Scott Westerfeld

 

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Frey a toujours vécu dans l’ombre, tout le contraire de sa soeur jumelle Rafia qui est l’icône de leur ville.

Frey a toujours vécu pour se battre.

Frey a toujours obéi à son père, un dictateur au pouvoir d’une ville sous l’emprise de la « poussière de surveillance » qui permet la surveillance de tous les citoyens…

Jusqu’au jour où elle se rend compte que son père est prêt à la sacrifier pour s’enrichir, et pour la première fois de sa vie, elle ne va pas le laisser faire.

Commence alors l’aventure de Frey sous les projecteurs. 

Un livre très bien, du même auteur que la série Uglies que j’avais beaucoup aimé. Cela se passe dix ans après Specials. On a dans le livre la vision de Frey  une jeune fille qui a toujours vécu sous la coupe de son père et dans l’ombre. Dans cette délivrance de la jeune fille, on s’attache à elle car elle apprend à sortir de l’obscurité.

Je vous le conseille ! Le début d’une nouvelle série, qui prend ses racines dans l’univers d’Uglies.  A suivre, donc ! 

Bonne lecture !

Judith 5°- membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La traversée du temps, de Yasutaka Tsutsui

Kasuko, élève de 3ème, est de corvée ménage après la classe, avec ses camarades Goro et Mazaru.

Alors qu’elle range le matériel dans la salle de travaux pratiques, elle voit surgir, des étagères de produits chimiques, une ombre noire qui disparaît. Une odeur de lavande flotte dans la pièce qui ravive des souvenirs passés qu’elle n’arrive pas à définir. Flacons et éprouvettes sont alignés sur une table… Bientôt, Kasuko s’effondre, inanimée sur le sol. A son réveil, aucune trace ne prouve ses dires : ni flacons, ni éprouvette, ni intrus… Que lui est-il arrivé ?

Des événements des plus mystérieux vont bientôt se produire qui lui permettront de voyager dans le passé et changer le cours des choses … Cela a-t-il un rapport avec ce qui lui est arrivé dans la salle de travaux pratiques ? Comment va-t-elle maîtriser ce pouvoir envahissant ? A qui va-t-elle pouvoir se confier pour trouver de l’aide ?

Un court roman qui se lit très vite, entre fantastique et science-fiction, et qui permet une introduction facile au genre. En effet, tout se concentre sur une intrigue unique et linéaire. La culture japonaise est présente mais pas suffisamment développée pour risquer de déstabiliser un lecteur non averti. Le roman, écrit en 1976 et qui n’a pas pris une ride, a fait l’objet d’une adaptation en film d’animation en 2007. A découvrir.

Phobos de Victor Dixen

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, une jeune orpheline de 18 ans, travaille dans une usine de fabrication de pâtée pour chien. Elle découvre le programme Génésis, qui a pour mission d’envoyer 6 filles et 6 garçons à bord d’un vaisseau qui sera relié à l’antenne télévisée, dans le monde entier.
Les 6 garçons n’ont jamais rencontré les 6 jeunes filles. Ils auront 6 minutes chacun pour se rencontrer dans un parloir et savoir s’ils s’aiment. Un speed-dating qui a pour but de créer la première colonie sur Mars…
Tout semble aller « comme sur des roulettes » à bord du vaisseau. Chaque jeune semble trouver un peu d’amour. Mais Léonor met la main sur un téléphone ce qui semble compromettre le plan de la colonisation sur Mars !! Et remettre en question tout le programme Génésis.

J’ai adoré ce livre de Victor Dixen, l’histoire est vraiment super, les personnages sont très attachants car ils ont des petits secrets de leur vie d’avant le programme Génésis.
J’ai trouvé que l’idée de marier de la science-fiction avec une chaîne télévisée et une émission de téléréalité est très bonne car pour ceux qui aiment tous les styles d’écriture, ce coktail est parfait ! Ce livre est sans doute mon préféré de l’année, l’auteur nous raconte l’histoire à travers la vision de Léonor cette jeune orpheline très attachante, qui évolue au fil de l’histoire. Je ne trouve pas d’autre mot pour qualifier ce livre tout simplement GENIAL !! Un livre vraiment prenant d’un bout à l’autre… Je vous le conseille vivement et je supplie ma documentaliste de demander le suite de Phobos pour le C.D.I !

Judith, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La nuit des Temps, de René Barjavel

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Amour. Ce mot, que la Traductrice utilise parce qu’elle ne trouve pas l’équivalent du vôtre, n’existe pas dans votre langue. Depuis que je t’ai vue vivre auprès de Paikan, j’ai compris que c’était un mot insuffisant. Nous disons « je l’aime », nous le disons de la femme, mais aussi du fruit que nous mangeons, de la cravate que nous avons choisie, et la femme le dit de son rouge à lèvres. Elle dit de son amant : « Il est à moi ». Tu dis le contraire : « Je suis à Paikan » et Paikan dit : « Je suis à Elea ». Tu es lui, tu es une partie de lui-même.

Tout commence dans le désert glacé de l’Antarctique… Des chercheurs découvrent une sphère parfaite faite d’or. Plus d’or que la Terre n’en a jamais porté ! D’où vient ce miracle ? Mais surtout… un signal vient de l’intérieur de la sphère. Les journalistes s’interrogent. Qui ou quoi ? Lorsque les scientifiques entrent dans « l’œuf », ils découvrent un homme et une femme magnifiques, congelés. Comme l’homme est blessé, les scientifiques tente de décongeler la femme. L’opération réussit et elle leur apprend qu’elle fait partie d’une civilisation aujourd’hui disparue. Elle leur apprend aussi qu’elle s’appelle Eléa et que l’homme s’appelle Coban. En se servant d’une étrange machine, Eléa montre ses souvenirs aux scientifiques. Tous se réjouissent de leurs découvertes… en particulier le docteur Simon, qui est tombé fou amoureux d’Eléa…

J’ai adoré ce livre. Il y a plusieurs années que je demande à mes parents si je peux le lire, et il y a quelques mois, ils ont enfin acceptés ! En effet, c’est là l’origine de mon prénom : Eléa. Mes parents ont lu « la nuit des temps » lorsqu’ils étaient en quatrième et ont adoré !!!  La lecture de certains passages peut s’avérer un peu lourde en raison des nombreuses descriptions riches en adjectifs. L’histoire est tragique, ce n’est pas pour les âmes sensibles.

Il serait peut-être temps de se demander si la perfection n’est pas dans l’enfance, si l’adulte n’est pas qu’un enfant qui a commencé à pourrir…

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Angels can fly, 1. Le chant des murmures, d’Anaïs Montreau et Sandra Szaja

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A des centaines d’années de nous. Dans un nouveau monde où le gouvernement cache des choses, il est difficile d’évoluer sans se sentir observé ! Dans un monde où règne l’intelligence artificielle et les robots, survivent trois jeunes filles :

Zoé est une jeune fille sans histoire, appréciée par le directeur de son école car très travailleuse. Elle vit tranquillement sa vie de citoyenne.  Elle est bonne élève et vit dans un quartier chic où les robots sont partout.

Sa meilleur amie, Leïla est  moins travailleuse et plus rebelle. Elle est moins riche que Zoé et ne possède pas de robot.

Héloa, qui vient de s’installer avec son frère Thiago et leur mère dans cette grande ville  qu’ils ne connaissent pas. Leur but en s’installant ici : reprendre leur vie du début, dans l’espoir de ne pas éveiller les soupsçns sur leur identité.

Lorsque Héloa entre dans l’école de Zoé et Leïla,  tout de suite, elle et Leïla sympatisent. Zoé est plus distante et sur ses gardes car on ne sait rien de cette fille qui dessine alors que cette pratique a disparu ! Que cache t-elle ??                                                                                                                                                                                                                                                                                         

Une histoire de science-fiction dans un monde éloigné du nôtre, et pourtant si proche, en particulier dans les émotions et dans certains sujets de société abordés.

J’ai bien aimé ce livre même si j’ai mis un peu de temps à entrer dedans, car au début, je  trouvais que la construction du récit était un peu brouillon et que le groupe de rebelles qui s’oppose au gouvernement n’était pas assez mis en avant. Le duo de personnages, l’une bonne élève et l’autre un peu rebelle manquait un peu d’originalité même si cette une recette qui marche bien.

Je le conseille tout de même car il apporte une vision intéressante du monde, du gouvernement, de l’engagement, du pouvoir. J’ai trouvé également que le titre était très beau et qu’il donnait très envie de le lire, de même que la couverture lumineuse et très réussie. Un livre de dystopie intéressant qui aborde les thèmes classiques du genre. 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

En exergue, une citation de Albert Einstein qui fait réfléchir  :

Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

L’enserpent, Eric Simard

Héloïse, élève de CM2 est complexée par une tache de naissance qui couvre entièrement sa joue gauche. Elle sent constamment sur elle les regards gênés, au mieux surpris, au pire dégoûtés… Alors, lorsqu’un nouvel élève arrive dans la classe et que personne ne veut le voir s’asseoir à côté de lui parce qu’il est différent, Héloïse écoute son coeur et cherche à s’en faire un ami. Sa différence ? Guéri par des gènes d’animaux, il est devenu un « enserpent », c’est-à-dire, un enfant serpent, humanimal dont la moitié droite de son visage est couvert d’écailles et qui, en plus, ne peut pas parler… 

Un roman très court, entrée en matière au genre de la science-fiction, sur l’amitié, la différence, la tolérance, l’acceptation de soi et des autres. 

Le silence du serpent blanc, d’Arnaud Tiercelin

Le silence du serpent blancThibault vit dans un pays où, depuis trois ans, le roi a imposé une règle très stricte : celle de limiter le bruit au maximum. Qu’est-ce que cela implique au quotidien ? Un monde terne, où les relations sociales et familiales sont complexes : plus de musique, plus de chants, plus de discussions (chaque jour, le nombre de mots est limité pour chaque personne), il faut chuchoter, tousser discrètement,  faire attention aux bruits de ses semelles lorsque l’on marche. D’autres restrictions existent aussi dans ce pays dirigé par un roi  qui impose des lois dictatoriales comme par exemple le couvre-feu ou une télé contrôlée par le pouvoir.

C’est aussi depuis ce moment-là  que le père de Thibault est parti de la maison sans prévenir. Les enfants n’ont aucune nouvelles de lui et leur mère refuse d’en parler…

Mais lorsque Pamina, une nouvelle élève, arrive dans la classe, la vision de Thibault sur la société dans laquelle il vit va évoluer, il va prendre conscience de certaines choses et chercher des réponses à ses questions… Ce qu’il va découvrir va le transporter dans un monde inconnu qui lui ouvrira les portes de la réflexion… jusqu’à la chute finale, inattendue…

Un roman étrange et décalé, facile à lire grâce à une écriture simple et directe pour des lecteurs dès le CM2. Un univers onirique pour un livre dont le genre frôle la science-fiction mais aussi le merveilleux et le récit social. Des réflexions profondes sont abordées sur la dictature, sur l’importance de la parole, sur la désobéissance civile pour combattre les injustice. Mon fils de 7 ans, attiré par la 1ère de couverture très réussie qui rappelle l’univers de Tim Burton, me demandait tous les jours de lui raconter l’avancée de cette histoire que je n’ai donc pas eu le droit de poser avant de l’avoir terminée ! 

Onirique et profond… et qui donne envie de faire du bruit et d’apporter à la vie quelques notes d’excentricité et de musique !