Meurtre au champagne, de Agatha Christie

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Rosemary meurt au Luxembourg, un restaurant réputé. On croit au suicide. Un an plus tard,  son mari, George, qui veut honorer la mémoire de sa femme, retourne au Luxembourg avec les témoins du précédent drame. Mais bientôt il décède, après avoir bu une coupe de champagne. Le suicide n’est plus possible ! Un meurtre ? Mais qui ? Découvrez l’avancée de l’histoire sous les témoignages de Inès, la sœur de Rosemary, de Anthony Browne et de Stephen Farraday, deux anciens amants de Rosemary , et enfin de Sandra Farraday, la femme de Stephen. Qui a tué les deux époux et pourquoi ?

J’ai adoré ce livre, dans lequel plane un sentiment de mystère, comme dans les « Dix petits nègres » et « Le crime de l’Orient-Express ». Je le conseille vivement. Les deux meurtres parallèles,  même s’ils paraissent assez semblables, créent le suspens. J’ai adoré.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Les confidents et autres nouvelles – Récits tirés de Petites Mécaniques, de Philippe Claudel

  Quatre nouvelles extraites de Petites Mécaniques, recueil qui en comprend treize au total. Cette collection « Étonnants classiques » destinée à l’étude en contexte scolaire, comprend en introduction une présentation qui permet à l’élève lecteur d’en savoir plus sur l’auteur, et sur la construction (fond et forme) de l’œuvre. Un dossier en fin d’ouvrage invite l’élève à prolonger la réflexion.

C’est ainsi que l’on peut trouver une description du recueil :

 « Cet ensemble de textes, aux rouages minutieusement agencés évoque la fragile mécanique de la vie humaine (…). Chaque nouvelle, qui retrace un destin individuel jusqu’à l’issue funèbre de la mort, sert d’écrin à une méditation sur la vanité de l’existence. »

En effet, les quatre nouvelles présentées ici mettent en scène des personnages dont la quête obsessionnelle conduit inéluctablement à une issue fatale. Avec brio, l’auteur nous emmène, en partant de faits ancrés dans le réel, à un dénouement inattendu teinté de fantastique.

Dans « Les Confidents », une femme fait un rêve qui la trouble au point d’en perdre le goût de toute chose. Elle n’aura de cesse de retrouver l’émotion ressentie cette nuit-là, allant jusqu’à tenter de reproduire ses visions oniriques pour provoquer la résurgence des sensations éprouvées. La frontière entre rêve et réalité est parfois bien mince…

Dans « L’Autre », un homme découvre les poèmes d’Arthur Rimbaud. Bouleversé par ce poète qu’il ressent proche de lui comme un frère ou comme un double, il se met en tête d’aller à sa rencontre. Il quitte tout, femme et enfants, et gagne la Tunisie où il est dit que Rimbaud réside. On suit alors ses pérégrinations, dans un surprenant mécanisme de superposition des personnages, entre schizophrénie et jeu de miroirs fantastique.

« Paliure » est un mot qui obsède ce gardien de musée, passionné d’étymologie. Il se torture l’esprit car il a oublié le sens de ce terme. Son angoisse proche de la névrose est pesante, et rien d’autre n’a d’intérêt pour lui, surtout pas les œuvres d’art qui l’entourent. Ironiquement, la réponse est peut-être sous ses yeux…

Dans « Le Voleur et le Marchand », un jeune brigand vit de larcins et détrousse les marchands sur les routes. Un jour, à l’ombre d’un chêne, il rencontre la Mort sous les traits d’un marchand qu’il s’apprêtait à égorger. Elle lui octroie une seconde chance et lui offre de se racheter. C’est ainsi que le jeune homme change de vie et devient un honnête et respectable marchand. N’a-t-il pas un sentiment de déjà vu quand, des années plus tard, il rencontre un jeune homme, à l’ombre d’un chêne…?

Des jeux de miroirs, troublants et propres à la littérature fantastique, qui ne sont pas sans me rappeler l’écriture de Julio Cortázar*. Pour cette première raison, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ces récits. Ensuite, il faut bien l’avouer, Philippe Claudel est agréable à lire, et sa plume est riche. D’ailleurs, nombre de termes sont expliqués en notes de bas de page, pour l’élève à qui est destinée cette collection.

Il faut noter aussi la présence de nombreuses références artistiques, notamment de littérature avec Arthur Rimbaud et son «Je est un Autre», et de peinture bien évidemment dans le musée de « Paliure ».

C’est un recueil enfin qui se lira aisément, la nouvelle étant un texte court, par définition.

Un délicieux moment de lecture !

* Julio Cortázar (1914-1984) : écrivain argentin auteur de romans et de nouvelles, dont une grande partie se caractérisent par la récurrence du fantastique et du surnaturel. Parmi ses œuvres, BestiaireFin d’un JeuLes Armes Secrètes.  

Un meurtre est-il facile ?, d’Agatha Christie

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Était-elle attendrissante cette vieille dame qui confiait à Luke Fitzwilliam qu’elle se rendait à Scotland Yard pour dénoncer un individu coupable d’une série de meurtres ! Elle lui rappelait sa tante Mildred. Pour sûr, elle déraillait un peu… Luke l’aurait d’ailleurs oublier si elle n’avait pas eu un accident, juste avant d’avoir pu parler à la police. Eh oui! Elle avait raison, un meurtre est si facile !

J’ai beaucoup aimé ce livre car comme tous les Agatha Christie, il a énormément de suspense. Il est intéressant, je ne m’attendais vraiment pas à cette fin… Malgré mes recherches pour identifier le meurtrier, je n’y arrive pas, et ceux malgré les notes que je prends tout au long de ma lecture ! 

Mina, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le crime de l’Orient-Express, d’Agatha Christie

Les Dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Hercule Poirot traverse l’Europe en 3 jours dans l’Orient-Express, avec comme compagnons de voyage, quinze voyageurs de nationalités différentes. La nuit, un riche passager est assassiné de douze coups de couteaux. Tous les voyageurs ont des alibis. On découvre également que le mort n’était pas un personnage irréprochable… 

Intrigue, une touche d’amour et beaucoup de vengeance. Qui est l’assassin ? Vous le découvrirez en lisant ce roman haletant !

 

J’ai beaucoup aimé ce livre car il y a de l’intrigue (même beaucoup !). Il se lit d’une traite et je le conseille vivement ( comme tous les Agatha Christie). Il y a toujours ce sentiment de mystère que l’on retrouve par exemple dans « Dix petits nègres ».

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Ce qui fait battre nos coeurs, de Florence Hinckel

La famille d’Esteban n’a pas beaucoup d’argent et sa petite sœur Sofia qui a un cœur artificiel bas de gamme et défectueux ne peut s’offrir le plaisir d’un cœur neuf.

Leïla est dite « la fille artificielle » : 96% de son corps est fait de matériaux. Elle ne peut pas sortir de chez elle, elle est mondialement connue et Leïla redoute plus que tout les pannes d’électricité qui la feraient mourir.

Noha est le fils d’un riche dirigeant de société pour organes artificiels. On ne sait pas grand chose de lui, à part bien sûr qu’il est riche.

Maria est une jeune fille peu sociable qui vit avec son oncle Mars depuis la mort de ses parents dans un accident de voiture  et la perte d’un de ses bras, maintenant artificiel.

Quand ces quatre personnages se rencontrent lors d’un kidnapping mené par Esteban, une course poursuite débute avec la police. Alors, l’équipe doit se serrer les coudes.

Ce livre génial se partage les points de vues entre les héros. De plus le livre est très poétique et nous ouvre les portes à plein de questions sur notre monde.

J’ai adoré ce livre de Florence Hinckel (c’est le deuxième d’elle que je lis.) Je le trouve très beau, je vous le conseille vivement, il ravira vos lectures ! Et il est autant pour les collégiens ( dès la 5ème pour bons lecteurs) que pour les adultes. Le fait de voir progresser leurs aventures rend les personnages très attachants. 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

L’île au trésor, de Robert Louis Stevenson

L’histoire se passe au 18ème siècle. Jim a quatorze ans, ses parents tiennent une auberge sur la côte d’Angleterre. Un jour, arrive un vieux marin à la mine effrayante et aux manières peu raffinées, portant un mystérieux coffre de bois. Il s’installe à l ‘auberge, au grand désarroi des propriétaires qui n’osent pas le mettre à la porte. Les semaines, les mois passent. Le « capitaine » semble attendre quelqu’un… Mais c’est une menace de mort qui lui parvient de la part d’un groupe d’anciens pirates. De surprise et de panique, le vieil homme a une attaque et meurt. Jim et sa mère décident alors d’ouvrir son coffre pour récupérer ce que leur client leur doit pour son séjour à l’auberge : outre des pièces d’or de nombreux pays, ils y découvrent de mystérieux papiers, parmi lesquels une carte… Jim va alors se retrouver entraîné dans une aventure extraordinaire, par-delà l’océan, à la recherche d’un trésor caché.

Mon avis : Un très bon livre ! Personnages fascinants, lieux pleins de mystères, action, danger, suspense, tout y est. L’Île au Trésor a été écrite en 1883. Elle a fait rêver des génération de jeunes lecteurs, inspiré de nombreux écrivains et cinéastes. C’est un classique, c’est LA référence en matière d’histoires de pirates, mais c’est aussi tout simplement un très, très bon livre d’aventures !

Le style littéraire destine plutôt ce livre aux lecteurs confirmés, à partir de la 5ème.

Marion, parent d’élève

Le chien des Baskerville, d’Arthur Conan Doyle

Résultat de recherche d'images pour "le chien des baskerville"Dartmoor, situé au sud-ouest de l’Angleterre, est une lande sauvage, un paysage désolé propice aux légendes… On dit qu’un chien démoniaque y rôde, poursuivant la famille Baskerville de sa malédiction. Le fait est que Sir Charles Baskerville vient de mourir dans des conditions troublantes. Son médecin et ami, le Dr Mortimer, a trouvé près de son corps des empreintes de pattes de chien d’une taille inhabituelle. Diablerie, hasard ou machination ? Or l’héritier du domaine, le jeune Henry Baskerville, doit arriver d’Amérique et le Dr Mortimer est inquiet pour sa sécurité. A qui faire appel sinon au célèbre détective Sherlock Holmes, esprit rationnel et maître dans l’art de la    déduction ?

Mon avis : Voilà un livre qui se lit très facilement et nous tient en haleine d’un bout à l’autre. L’histoire est racontée à la première personne par le Dr Watson, ami de Sherlock Holmes qui l’accompagne dans toutes ses enquêtes. On nage en plein mystère quand Sherlock Holmes a déjà tout compris grâce à des détails qui nous semblent insignifiants. C’est un personnage tout à fait fascinant, à la fois génial et imbu de lui-même, parfois amusant, parfois un peu énervant, et au final très sympathique.

Pour lecteurs confirmés, à partir de la 6ème .

Marion, parent d’élève