Ma vie en Smiley, 3. Au secours (ou pas), de Anna Kalicky.

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Ma vie en smiley, 3. Au secours ! de Anne  Kalicky

Max, un jeune ado de bientôt 13 ans, est cette année envoyé en colonie de vacances par ses parents. Pourtant, avec sa super année de cinquième au collège, il pensait pouvoir y échapper. Car malheureusement pour lui les colos c’est une horreur ! Au secours… il est au bord du suicide ! Samedi approche et aujourd’hui, c’est le grand départ. Max doit prendre le bus et dire en revoir à ses parents. A partir de ce moment, il passe en mode « furtif »… Mais à la colo il est bien obligé de participer aux activités proposées … donc Max passe en mode « faire semblant ».  Mais il commence à se lier d’amitié avec ses camarades de chambre. En fait la colo de vacances c’est pas si mal…

Ce livre est très amusant (j’ai dû être mort de rire une bonne dizaine de fois !!!). A chaque début de chapitre, une phrase  destinée « aux humains du futurs » ouvre le texte avec un smiley vert à l’apparence d’un Martien : c’est drôle et bizarre en même temps de se dire qu’on est des humains du futur pour les gens du passé ! Les dessins sont super bien réussis et les smileys qui ponctuent régulièremement le texte permettent à de faibles lecteurs de lire sans s’ennuyer et de rigoler une fois de plus. La police de caractère ressemble à une écriture manuscrite, avec une mise en page un peu déjantée, ponctuée de plein d’illustrations drôles et riches qui donnent le ton à cette histoire.

Ce livre est un don d’éditeur, c’est le tome 3 et nous n’avons, hélas, pas les deux premiers. Mais ce manque n’empêche absolument pas la compréhension ! En revanche, je me ferai un plaisir de lire et chroniquer les tomes 1 et 2 si un jour on les reçoit car ce livre a été pour moi un coup de coeur  !!! Bonne lecture.

Guillaume Gourtay – 3°, 13 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène.

Les enquêtes des enfants capables, 1. A toute vapeur ! de Nathalie Dargent

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les enquêtes des enfants capables, 1. A toute vapeur ! de Nathalie Dargent – ill.  Lucie Bryon

zoom

Ben, petit bricoleur ingénieux, est très enthousiaste. En effet, sa ville de Torteville organise une course aérienne et il décide d’y participer avec son ami imaginaire Ujesh. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Ben reçoit une lettre de menace lui interdisant de prendre le départ de la course sous peine de représailles. Sa sœur Capucine, une détective, a monté le club des enfants capables. Capables de quoi ? De résoudre tous les mystères  !  Et là, justement vont-ils être capables de démasquer l’auteur de cette mystérieuse lettre ? Avec son chien mécanique Toto, Capucine va commencer à regrouper des indices qui vont la mettre sur les traces d’individus plus louches les uns que les autres.

Un petit roman graphique très frais et dynamique comme ses personnages. Des illustrations enfantines et pleines de charme.

Ambre, 6ème 2  – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène, et mumu58

Les ogres, Christophe Blain – ill. David B.

L’homme est un animal pour l’homme

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Nous sommes en 1881. Monsieur Lowatt, un journaliste scientifique et son ami indien monsieur Placido, sont en Alaska pour une série de conférences. A leur arrivée, ils sont pris en charge par le juge Dunbar, chef des colons d’Alaska. Mais un cauchemar les attend. Là-bas se trouve une tribu d’indiens les « Coeurs de bêtes » dirigée par le chef « le Glouton » que les habitants veulent exterminer. D’après le juge Dunbar, ils seraient anthropophages. Est-ce la vérité ? Celui-ci va leur déclarer la guerre. Le journaliste et son collaborateur vont voir là un bon sujet d’article mais ils vont se trouver confrontés à des hommes pris de folie dès qu’ils ont fini d’avaler de la chair humaine.

Une histoire fantastique qui oppose le monde sauvage au monde civilisé.  Les ogres sentent la mort, c’est un récit sur fond de cannibalisme. Le lecteur découvrira la vraie nature des hommes, jusqu’où l’être humain peut aller.

Dans ce récit, il y a deux meneurs, le chef Glouton et le juge Dunbar qui vont s’affronter. D’un côté, un chef sanglant, inhumain et de l’autre, le représentant de la justice et de la sagesse. Mais on va rapidement se rendre compte que les rôles vont s’inverser. Le juge va être en réalité un vrai barbare. Avec ses hommes, ils sont de vraies bêtes, intraitables. La tribu qui vit de la nature, quant à elle, contrainte d’agir ainsi pour sa survie n’est pas si horrible. En effet, les colons perdus d’Alaska seront les vrais monstres de  cette histoire  car ils essaient de maîtriser la nature alors que les Indiens vivent de cette nature. Ces derniers vont se revêtir de peaux de loup pour combattre la bestialité du juge.

Le journaliste Lowatt qui combat cette sauvagerie, va se perdre dans cette nature hostile et sombre. Seul et séparé de Placido, il va rejoindre les Indiens et succomber lui aussi à la barbarie. Par curiosité scientifique ? Par instinct de survie ? Ou par concurrence amoureuse ? Il devient alors une victime.

Un renversement des valeurs qui fait apparaître dans le coeur des bêtes la vraie humanité et dans le cœur des hommes la barbarie.

Un scénario noir, des illustrations très vivantes. Certaines scènes nous donnent l’impression d’être au Far West. L’atmosphère fantastique est rendue aussi par les silhouettes noires des personnages à peine réalistes. Cette bande dessinée est une histoire sanglante et sauvage .

On suit la montée de la folie des hommes tout au long du récit. La fin rejoint le début. Le roman a commencé dans le silence sur un bateau et après toutes ces horreurs, ce sang répandu, on se trouve de nouveau confronté à ce silence pesant. Un retour à la civilisation que l’histoire nous avait fait oublié.

Cette bande dessinée peut paraître difficile mais on s’immerge bien dans cette histoire noire et intrigante.

L’espèce humaine peut se montrer aussi bestiale que généreuse, toujours en quête de pouvoir et de supériorité! Je finirai par cette citation d’un auteur latin Plaute qui a dit « l’homme est un loup pour l’homme ».

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Miss Peregrine en bande dessinée

Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ramson Riggs et Cassandra Jean

telechargement-1Jacob assiste impuissant à l’assassinat de son grand-père. Dans un dernier souffle, celui-ci l’encourage à retrouver un livre dans lequel se cache une lettre. Jacob doit absolument la lire et retrouver le chemin…

Même si depuis quelque temps ce dernier perdait la tête, le garçon a toujours été très proche de son aïeul. Petit, il adorait quand celui-ci venait lui raconter des histoires folles d’enfants avec des pouvoirs. A la perte de son grand-père s’ajoute la frustration : la police a en effet classé la mort comme un accident. Jacob est pourtant persuadé d’avoir vu quelqu’un ou… quelque chose. L’adolescent s’enferme peu à peu dans un mutisme et ses parents, inquiets, l’emmènent voir un psy. Le docteur lui conseille de retourner sur les lieux du crime pour faire son deuil. Mais dans la maison, Jacob découvre la fameuse lettre, qui parle d’une île au large de la Grande-Bretagne où seraient cachés des enfants sous la protection de Miss Peregrinne, la femme à la pipe. Jacob découvre aussi des photos. Ces photos, il les connaît bien : ce sont les photomontages que son grand-père lui montrait quand il racontait ses histoires. Et si elles n’étaient pas truquées ? Et si les enfants particuliers existaient ?

Cette adaptation en bd du premier tome du roman éponyme de Ransom Riggs est réellement une réussite. Tout y est : de l’ambiance surnaturelle, des dessins aux traits fins qui retranscrivent exactement les monstres de notre imagination, aux photos vieillies ! Une histoire à découvrir, de préférence avant de voir l’adaptation cinématographique sortie récemment !

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Au secours ! Ils me prennent pour un génie, d’Alice Brière-Haquet Au secours ! Je veux être fils unique, d’Alice Brière-Haquet

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Famille nombreuse, famille heureuse…

Dans le premier, Léa réussit toujours tellement bien à l’école que personne ne prend au sérieux son désarroi face à cette rédaction dont le sujet ne l’inspire vraiment pas… Mais les petits voisins vont trouver la solution pour l’obliger à l’écrire !

Dans le deuxième, c’est Paul qui ne supporte plus ses trois soeurs. Il trouvera de l’aide auprès de Gaspard, fils unique de parents divorcés qui lui proposera d’échanger leur place pour une semaine… Confronté à des modes de vie totalement différents de leur ordinaire, les deux garçons vont avoir bien du mal à s’adapter !

Cette petite série a tout pour plaire aux enfants dès  8 ans avec des sujets du quotidien traités de manière humoristique et frais. L’amitié y tient une grande place avec ce grenier désaffecté qui est le repaire des enfants de l’immeuble, où ils se retrouvent lorsqu’ils ont envie de compagnie ou besoin de résoudre leurs problèmes familiaux (qui n’aurait pas rêvé d’un tel lieu étant petit !) Les illustrations très gaies sont un mélange  original de roman et de bande dessinée. J’avoue avoir plus accroché au titre sur le fils unique qui m’a paru être traité de manière plus juste et plus subtile et qui m’a bien fait sourire, me rappelant mon vécu quotidien de mère de famille nombreuse ! Dans la même série, nous avions déjà présenté le titre : Au secours ! Mon père se remarie.

 

Les cahiers d’Esther, Histoires de mes 10 ans, de Riad Sattouf

J’ai 10 ans

Esther a dix ans. Elle a bles-cahiers-desthereaucoup d’amies avec qui elle joue à l’école mais avec qui elle s’embrouille aussi parfois. Par contre, elle ne joue jamais avec les garçons, elle ne les comprend pas : ils sont trop bizarres… à commencer par son frère Antoine, 14 ans et fan de rap. Heureusement, Louis n’est pas comme ça. Louis, c’est son amoureux secret… enfin, son mari maintenant puisqu’ils se sont mariés dans la cour de l’école. Son papa non plus n’est pas comme les autres. Elle l’adore parce qu’il râle beaucoup. En plus, il a un super look et il est très fort : il la protège contre les mouches par exemple. Esther a dans sa vie deux rêves : devenir chanteuse et avoir un iPhone 6.

Après s’être attelé à raconter sa propre jeunesse au Moyen-Orient dans L’arabe du futur, Riad Sattouf s’intéresse au quotidien d’une petite française : Esther. Les dessins peu colorés contrairement aux bandes-dessinées classiques et l’abondance du texte peuvent déstabiliser certains jeunes lecteurs. Pourtant, cet album nous fait presque retomber en enfance, avec ses joies, ses peines mais surtout sa naïveté face au monde des grands, au monde des adultes qui paraît bien compliqué.

L’auteur envisage une suite et même plusieurs. Il a en prévision la publication d’un album par an, avec en tout 8 albums qui nous permettront de voir grandir la demoiselle de ses 10 ans jusqu’à ses 18 ans.