Dans la forêt de Hokkaido, d'Eric Pessan

Un matin tôt, Julie, 15 ans, hurle tellement fort dans son sommeil que ses parents et son frère accourent dans sa chambre… Un cauchemar…mais elle ne révèlera rien à ses parents qui ont peur pour sa santé depuis qu’elle a failli mourir de convulsion alors qu’elle n’avait que trois ans.

Ce rêve est un secret… Elle était un petit garçon de 7 ans perdu, abandonné dans la forêt d’Hokkaïdo.

Mais ce rêve n’est peut-être pas qu’un rêve… Et la fièvre qui s’empare de Julie semble le lien qui l’unit au petit garçon perdu…

Un récit intrigant qui a pris vie dans l’imaginaire de l’écrivain Eric Pessan suite à la lecture d’un fait divers. C’est le point de départ pour une escapade fantastique où les dons paranormaux de Julie vont aider un petit garçon perdu à l’autre bout du monde à survivre dans un milieu hostile. La plume de l’écrivain est subtile et profonde. Les sensations physiques, les émotions des personnages sont ressenties avec beaucoup de force par le lecteur. De nombreuses thématiques sont soulevées sur la question des migrants, sur la question de la parentalité, sur la solidarité et la tolérance. Il n’était pas non plus pour me déplaire que le livre cité comme lecture de Julie soit un de mes livres coup de coeur de science-fiction : Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes dont je vous recommande plus que vivement la lecture si ce n’est déjà fait (une de nos premières chroniques sur ce blog !).

Ne vous attendez pas à un livre d’action mais plutôt un livre de suspense, d’ambiance au fantastique pondéré qui aborde le pouvoir du rêve et de la télépathie, mais dont le rythme reste néanmoins haletant. On est perdu avec ce petit garçon dans cette forêt japonaise remplie de mystère et on découvre également les secrets de famille de Julie qui sont liés à cette histoire du présent. Le « je » de Julie passe au « nous » lorsqu’elle entre dans l’esprit et le corps du petit garçon. Un mélange des genres savoureux, subtil qui puise toute sa force dans l’écriture impeccable de son auteur.

La traversée du temps, de Yasutaka Tsutsui

Kasuko, élève de 3ème, est de corvée ménage après la classe, avec ses camarades Goro et Mazaru.

Alors qu’elle range le matériel dans la salle de travaux pratiques, elle voit surgir, des étagères de produits chimiques, une ombre noire qui disparaît. Une odeur de lavande flotte dans la pièce qui ravive des souvenirs passés qu’elle n’arrive pas à définir. Flacons et éprouvettes sont alignés sur une table… Bientôt, Kasuko s’effondre, inanimée sur le sol. A son réveil, aucune trace ne prouve ses dires : ni flacons, ni éprouvette, ni intrus… Que lui est-il arrivé ?

Des événements des plus mystérieux vont bientôt se produire qui lui permettront de voyager dans le passé et changer le cours des choses … Cela a-t-il un rapport avec ce qui lui est arrivé dans la salle de travaux pratiques ? Comment va-t-elle maîtriser ce pouvoir envahissant ? A qui va-t-elle pouvoir se confier pour trouver de l’aide ?

Un court roman qui se lit très vite, entre fantastique et science-fiction, et qui permet une introduction facile au genre. En effet, tout se concentre sur une intrigue unique et linéaire. La culture japonaise est présente mais pas suffisamment développée pour risquer de déstabiliser un lecteur non averti. Le roman, écrit en 1976 et qui n’a pas pris une ride, a fait l’objet d’une adaptation en film d’animation en 2007. A découvrir.

L’école du Bien et du Mal, tome 5: le cristal du temps, de Soman Chainani

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Après la trahison de Rhian, Agatha a réussi à s’enfuir. Désormais, elle erre, désespérée. Un imposteur a été nommé roi de Camelot. Agatha cherche de l’aide dans le Bois de l’Infini. En vain… Elle se tourne alors vers l’école du Bien et du Mal. Les élèves l’acclament, ils veulent libérer la forêt. Car Rhian veux détruire le Storien et semer le chaos sur les Bois. La résistance s’organise… Après la trahison de Rhian, Tedros est fait prisonnier. Il ne sait plus à qui faire confiance : Sophie est devenue la reine de Rhian. Celui-ci, son meilleur ami et meilleur chevalier, l’a trahi et a usurpé le trône. De plus, la nouvelle de son exécution est rendue public. Il lui reste peu de temps à vivre… Après la trahison de Rhian, Sophie a deux options : devenir la reine de Rhian, le traître, ou mourir. Elle choisit d’être couronnée pour trouver un moyen d’aider Tedros et Agatha. Mais elle est tiraillée… Ce dont elle a toujours rêvé (être reine) est à portée de main. Mais, pour cela, elle doit trahir ses amis…

J’aime beaucoup cette série, depuis le tome 1 ! Dans ce livre, il y a beaucoup de révélations surprenantes. La couverture est très belle. Il y a un « chapitre oublié » à la fin, ce qui est très original. Je le conseille vivement. Je trouve vraiment bien l’idée d’une école pour apprendre aux héros les vertus du Bien, et à leurs Némésis, à être détestables.

Dans la forêt ancestrale,

Une école de Bien et du Mal.

Deux tours se ressemblant,

L’une pour les purs d’esprit,

L’autre pour les méchants.

Si vous essayez de vous enfuir,

Vous échouerez,

Car le seul moyen d’en sortir,

Est d’intégrer un conte de fées.

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Les voleurs d’histoires, 2. les chapitres volés, de James Riley

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

Le Magister est enfin vaincu ! Andie et ses amis sont de retour dans le monde réel. Ils cherchent son père, sans y parvenir. Malheureusement pour eux, l’aventure n’est pas finie…

Finn et Kiel ont perdu la mémoire et ce dernier n’a plus de pouvoirs magiques. De plus, un inconnu vêtu à la Sherlock Holmes et d’un masque avec un point d’interrogation apparaît. Qui est-il ? Arthur Holmes.

Mais quand Arthur leur dit qu’il ont deux heures pour sauver Andie, deux minuscules petites heures pour sauver leur amie des griffes acérées de la mort, ils paniquent. Vite ! Se souvenir ! Mais les contretemps s’accumulent…

Comme le premier tome (dont vous pouvez trouver la chronique de notre blog ici) , j’ai adoré ce livre. Il mêle mystère, classique, fantastique et moderne. J’adore le fait de plonger dans les livres, j’aimerasi tellement pouvoir le faire !!!

Je le conseille vivement ! Le livre peut paraître un peu intimidant à cause de son nombre de pages pour les petits lecteurs, mais il se lit vraiment d’une traite !

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Momo, de Michael Ende

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog. 

Momo est le personnage principal de cette histoire. C’est une jeune orpheline qui s’est enfuie de son orphelinat et a trouvé refuge dans un lieu étrange oublié de presque tout le monde : « au sud de cette ville, là où commencent les champs, où maisons et baraques se dégradent, un petit amphithéâtrre en ruine se cache dans un bois de pins ». Elle rencontre un vieux balayeur de rues, Beppo et un jeune homme très bavard, Gigi.  » On peut avoir beaucoup d’amis, mais ceux qui vous sont vraiment proches, ceux que vous aimez le plus sont en général peu nombreux ». Pourtant, bientôt, elle devra fuir des hommes habillés de gris, des agents de la « Caisse d’épargne du Temps ». Va-t-elle réussir à les semer et les empêcher de faire du mal  ? 

La seule chose qui importe dans la vie, poursuivit l’homme, c’est de réussir, de devenir quelqu’un, de posséder quelque chose. Quand on va plus loin que les autres, quand on devient plus important et plus riche qu’eux, le reste vous vient naturellement : amitié, amour, considération.

Momo va-t-elle croire en ces paroles ?

 

J’ai beaucoup ce livre car on suit l’histoire de l’héroïne, on la suit dans ses aventures. Je me suis vraiment attachée aux personnages. C’est une aventure pleine de rebondissements, une très belle histoire sur l’amitié qui permet de prendre conscience de la notion du temps et qu’il est plus important d’aimer les autres que d’avoir du pouvoir sur eux. 

Un livre que j’avais lu et que j’ai demandé à faire acheter au CDI tellement il m’avait plu. 

Mina, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Une sorte de conte philosophique à lire à plusieurs niveaux, adolescents ou adultes car les thèmes de réflexion sont riches et nombreux. Une jolie histoire originale qui, malgré sa date d’écriture – 1973, n’a pas pris une ride.

Les confidents et autres nouvelles – Récits tirés de Petites Mécaniques, de Philippe Claudel

  Quatre nouvelles extraites de Petites Mécaniques, recueil qui en comprend treize au total. Cette collection « Étonnants classiques » destinée à l’étude en contexte scolaire, comprend en introduction une présentation qui permet à l’élève lecteur d’en savoir plus sur l’auteur, et sur la construction (fond et forme) de l’œuvre. Un dossier en fin d’ouvrage invite l’élève à prolonger la réflexion.

C’est ainsi que l’on peut trouver une description du recueil :

 « Cet ensemble de textes, aux rouages minutieusement agencés évoque la fragile mécanique de la vie humaine (…). Chaque nouvelle, qui retrace un destin individuel jusqu’à l’issue funèbre de la mort, sert d’écrin à une méditation sur la vanité de l’existence. »

En effet, les quatre nouvelles présentées ici mettent en scène des personnages dont la quête obsessionnelle conduit inéluctablement à une issue fatale. Avec brio, l’auteur nous emmène, en partant de faits ancrés dans le réel, à un dénouement inattendu teinté de fantastique.

Dans « Les Confidents », une femme fait un rêve qui la trouble au point d’en perdre le goût de toute chose. Elle n’aura de cesse de retrouver l’émotion ressentie cette nuit-là, allant jusqu’à tenter de reproduire ses visions oniriques pour provoquer la résurgence des sensations éprouvées. La frontière entre rêve et réalité est parfois bien mince…

Dans « L’Autre », un homme découvre les poèmes d’Arthur Rimbaud. Bouleversé par ce poète qu’il ressent proche de lui comme un frère ou comme un double, il se met en tête d’aller à sa rencontre. Il quitte tout, femme et enfants, et gagne la Tunisie où il est dit que Rimbaud réside. On suit alors ses pérégrinations, dans un surprenant mécanisme de superposition des personnages, entre schizophrénie et jeu de miroirs fantastique.

« Paliure » est un mot qui obsède ce gardien de musée, passionné d’étymologie. Il se torture l’esprit car il a oublié le sens de ce terme. Son angoisse proche de la névrose est pesante, et rien d’autre n’a d’intérêt pour lui, surtout pas les œuvres d’art qui l’entourent. Ironiquement, la réponse est peut-être sous ses yeux…

Dans « Le Voleur et le Marchand », un jeune brigand vit de larcins et détrousse les marchands sur les routes. Un jour, à l’ombre d’un chêne, il rencontre la Mort sous les traits d’un marchand qu’il s’apprêtait à égorger. Elle lui octroie une seconde chance et lui offre de se racheter. C’est ainsi que le jeune homme change de vie et devient un honnête et respectable marchand. N’a-t-il pas un sentiment de déjà vu quand, des années plus tard, il rencontre un jeune homme, à l’ombre d’un chêne…?

Des jeux de miroirs, troublants et propres à la littérature fantastique, qui ne sont pas sans me rappeler l’écriture de Julio Cortázar*. Pour cette première raison, j’ai beaucoup apprécié la lecture de ces récits. Ensuite, il faut bien l’avouer, Philippe Claudel est agréable à lire, et sa plume est riche. D’ailleurs, nombre de termes sont expliqués en notes de bas de page, pour l’élève à qui est destinée cette collection.

Il faut noter aussi la présence de nombreuses références artistiques, notamment de littérature avec Arthur Rimbaud et son «Je est un Autre», et de peinture bien évidemment dans le musée de « Paliure ».

C’est un recueil enfin qui se lira aisément, la nouvelle étant un texte court, par définition.

Un délicieux moment de lecture !

* Julio Cortázar (1914-1984) : écrivain argentin auteur de romans et de nouvelles, dont une grande partie se caractérisent par la récurrence du fantastique et du surnaturel. Parmi ses œuvres, BestiaireFin d’un JeuLes Armes Secrètes.  

Flashes, de Tim O’Rourke

les Dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Charley est une jeune ado dévastée par la mort de sa copine Natalie écrasée par un train. La jeune fille est un peu spéciale car Charley a des « flashes » qui seraient des visions ! Un jour, lors d’un de ces flashes, elle apprend  que Kerry, une jeune fille de bonne famille, morte écrasée sous un train, a en fait été assassinée !

Tom est policier depuis peu, il doit enquêter sur la mort de Kerry. Bientôt, son enquête va le faire rencontrer la mystérieuse et envoûtante Charley ! Ensemble, ils vont mener l’enquête sur ces morts de la voie ferrée.

Ce livre est bien, même si la fin peut être évidente, parfois il peut faire un petit peu peur. La fin est pleine de rebondissements et très détaillée. Charley est un personnage très attachant. Ce qui rend  ce livre agréable à lire c’est aussi le fait que l’auteur nous donne plein de détails tout en utilisant un vocabulaire fourni. Malgré les flashs qui pourraient le rendre fantastique, l’histoire reste avant tout un roman policier. Un petit bémol à l’histoire, c’est le fait que la relation entre Tom, le policier, et Charley soit trop rapide et évidente. 

Des corbeaux, dont le plumage était aussi noir que les vêtements de l’assistance, sautaient du haut des pierres tombales. Leurs ailes claquaient comme des coups de feu dans le matin sombre de décembre.

 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène 

Les secrets de Strom, 1. Le labyrinthe des âmes, de Emmanuelle et Benoît de Saint Chamas

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Un second cycle pour la série à succès « Strom » !

Les secrets du StromLe labyrinthe des âmesRaphaël et Raphaëlle Chêne,15 ans, lycéens et chevaliers depuis deux ans, les jeunes Séides, s’entraînent pour être digne de l’héritage de leurs parents. Mais lorsque d’étranges fuites ( ou plutôt des inondations !) se produisent et que Numéro 7 est accusé, ils vont devoir réfléchir pour espérer sauver leur supérieur.

J’ai adoré ce livre, mystérieux et captivant. Il se lit d’une traite et il est aussi intéressant et captivant que le premier cycle de Strom, si ce n’est plus !  Je le conseille vivement. On change de série tout en restant dans le même contexte (c’est à dire le fantastique). Ce tome se passe deux ans après « la 37ème prophétie ». 

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Simon Thorn, 2. Simon Thorn et le nid de serpents, d’Aimée Carter

Présentation de l’éditeur : Simon Thorn sait depuis peu qu’il n’est pas un garçon comme les autres : il a le don de se transformer en animal. Alors qu’il s’habitue à sa nouvelle vie dans le REPAIRE, l’école pour les Animalgames, il reçoit des nouvelles inespérées de sa mère, enlevée par son terrifiant grand-père, le roi des oiseaux. Ce dernier cherche à reconstituer une arme si puissante qu’elle lui permettrait de régner sur tous les royaumes animaux. Guidé par l’indice laissé par sa mère sur une carte postale, Simon et ses amis se lancent dans un périlleux voyage qui les mènera au cœur du danger.

Simon et Nolan, son frère jumeau, sont les héritiers du roi animal, un animalgame très puissant qui se servait d’une arme pour voler les transformations animales. Simon se sauve du Repaire pour trouver les morceaux de l’arme et retrouver sa mère, enlevée par son tyrannique grand-père. L’aventure commence… 

Pour profiter de ce second volet des aventures de Simon Thorn, lisez sans faute le tome 1… qui se termine d’une manière qui nous donne envie de connaître rapidement la suite. Moi, je l’ai relu rapidement avant de me replonger dans l’histoire de cette série fantastique ! C’est plein de rebondissements, d’aventure, il y a de la tristesse, de la colère, de l’angoisse.

Le troisième et dernier tome de cette série est déjà sorti et j’ai hâte de le découvrir !

Jérémy, 5ème

 

Pratiquement tous les Animalgames ne pouvaient se transformer qu’en un animal, un seul. Et chacun appartenait à l’un des cinq royaumes animalgames : mammifères, oiseaux, insectes, reptiles et créatures sous-marines. Mais Nolan était différent. Il était l’héritier du Roi animal, un tyran qui avait obtenu le pouvoir de prendre la forme de n’importe quel animal, ce qui le rendait invincible.

Si quelqu’un d’autre apprenait que la lignée du Roi animal existait encore, une nouvelle guerre commencerait entre les cinq royaumes animalgames, et cette fois, tout le monde chercherait à tuer Nolan.

Gardiens des cités perdues, 4. Les Invisibles, de Shannon Messenger

Sophie rejoint le Cygne noir, l’organisation clandestine qui lui a fait voir le jour. Accompagnée de Dex, Biana, Keefe et Fitz, elle part pour Florence où elle espère trouver des réponses à ses questions sur les Invisibles, l’organisation de rebelles qui a si souvent cherché à la tuer !

C’était GENIAL ! Chaque tome de cette série apporte son lot de surprises et donne systématiquement envie de plonger dans le tome suivant. Traitrise, amour, amitié sont au rendez-vous. Une série qu’il faut absolument découvrir et à posséder sans hésitation dans tous les bons CDI de collège.

J’avoue adorer également les illustrations de 1ère de couverture qui permettent d’entrer dans la magie de ce livre avant même de l’ouvrir.

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène