100 infos insolites à travers l’histoire – Collectif

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des livres du comité de lecture du blog   100 infos insolites à travers l'Histoire Un documentaire à lire dès 10 ans – 128 pages. Ce livre contient donc 100 chapitres consacrés à un sujets spécifique : l’Histoire et nous délivre des informations insolites sur différents sujets, du passé jusqu’à nos jours  :  Quels sont les deux présidents américains qui furent arrêtés pour leur conduite dangereuse à cheval ? Pourquoi certains souverains africains avaient-ils peur des perroquets ?    On peut apprécier la mise en page des livres de cette collection. Il y a beaucoup de couleurs, des encadrés, des fonds à motifs, des tas d’illustrations sur chaque pages.. C’est à la fois bien rempli mais pas brouillon. C’est un livre que l’on peut lire ou  feuilleter en prenant une page au hasard. Chaque info commence d’abord par un titre accrocheur puis viennent les explications et les précisions accompagnées d’illustrations colorées qui rendent les faits plus clairs. C’est un livre complet, diversifié et drôle.  A la fin de l’ouvrage on retrouve une table des matière ainsi qu’une carte du monde légendée pour bien situer les événements. Une nouvelle façon d’aborder et d’apprécier l’Histoire autrement que scolairement, à partir d’anecdotes rigolotes, tout en s’instruisant. On trouve vraiment  des réponses à de nombreuses questions dans ce livre original. Les explications sont simples. Un livre à lire pour approfondir ses connaissances en Histoire pour grands et petits. Il existe plusieurs titres de la même collection sur les sciences, le corps humain, les aliments, l’espace… 

Les murs bleus, de Cathy Ytak

Des âmes abîmées…

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Paris 1969. Antoine déambule dans les rues de la capitale, tenant par la main un petit brésilien de 5 ans, Loirinho. Antoine est un déserteur. Il y 7 ans, il a intégré les convois de réservistes, en partance pour l’Algérie. Condamné à mort pour avoir désobéi, il s’exile au Brésil où il a fait la rencontre d’une jeune femme, Jerusa, devenue sa compagne. Antoine a maintenant 38 ans et revient en France, son pays d’origine pour régler un divorce et parce que ce petit garçon presque aveugle, doit subir une greffe de cornée. Mais ce retour est amer. Il ne reconnaît plus son pays. Antoine est un écorché vif, poursuivi par les horreurs de la guerre, rattrapé par un passé sanglant. Il souhaiterait retrouver sa vie d’avant, sa vie d’instituteur. Il rend visite à son ami Louis, déserteur également, hanté par les mêmes images cinglantes, assassines. Antoine, considéré tel un traître, est un rescapé qui a été puni parce qu’il a refusé de tuer, de violer. Il a assisté à des scènes horribles qui ne cessent de le torturer. L’enfant est le fruit d’un viol et c’est Jerusa qui l’a accueilli car sa mère, une jeune adolescente de 14 ans l’a rejeté. Lui aussi est hanté par un cauchemar. Il voit des ânes partout. On apprendra un peu plus tard la signification de ce tourment …. Au Brésil, la pauvreté côtoie la violence. Antoine ne veut pas y retourner malgré une femme aimante qui l’attend. Il est F, il veut revenir chez lui, se construire une vie. Tout recommencer. Mais que va lui apporter une France qu’il ne reconnaît plus ?

Les murs bleus est l’histoire d’une renaissance portée par les liens très forts qui vont unir le petit garçon et Antoine. Sous la plume pleine d’émotion et de sensibilité de Cathy Ytak, on voit évoluer leur relation. C’est tout un symbole. Loirinho a un voile sur les yeux, le même qu’Antoine, lorsqu’il regarde autour de lui et qu’il ne trouve plus sa place dans le pays qui est le sien. Il a laissé au Brésil la femme qu’il aime, il a peur de la décevoir, de la faire souffrir car le passé l’emprisonne. Il faut qu’il fasse des choix qui seront pour beaucoup influencés par Loirinho.

Le récit à la fois dur et touchant aborde le sujet de la guerre d’Algérie et de ce qu’elle laisse comme traces dans la mémoire. Des hommes meurtris, incompris, des femmes qui ont souffert, qui ont été brutalisées, violées, des reconstructions difficiles, voire impossibles. Ils sont seuls face à leurs démons, avec dans la tête et sur le cœur, des plaies béantes qui jamais ne se refermeront. L’amour est également très présent dans cette histoire : l’amour d’un pays, d’un enfant, d’une femme. Et c’est par amour qu’Antoine fera ses choix.

Le Grand Fleuve, série de bandes dessinées de Hettre et Ailery

La Nièvre, à travers les canaux…

Une série de bandes dessinées qui nous plonge au cœur de la Nièvre, dans le Morvan au XIXème siècle.

Le grand Fleuve, 1. Jean Tambour, de Hettre et Ailery

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Jean Tambour, un flotteur sur bois, revient dans la région, à Clamecy plus exactement. Mais rien n’est comme avant, il trouve que les hommes sont tendus, l’atmosphère pesante. Tous ces hommes ont une profession pénible. Ils acheminent du bois jusqu’à la capitale par les canaux, bravant ainsi les caprices du temps. Ils sont forts, résistants. Mais quelque chose ne va pas, que leur arrive-t-il ? Jean Tambour va découvrir un trafic de bois qui causera la perte de ses compagnons s’il ne fait rien pour le démanteler.

 

Le Grand Fleuve 2. Vent de mar

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Jean Tambour et son ami Gustave sont à bord d’un grand bateau, le Grand Fleuve et naviguent sur la Loire. Mais il n’y a pas que le bois qui flotte. Dans ce deuxième tome, nos héros vont se trouver mêler à un trafic d’armes.

 

 

 

Le Grand Fleuve 3. L’île aux Canes

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Le progrès est en marche et les voiles vont se trouver concurrencées par les fumées noires des bateaux. Une rivalité va s’installer. L’avenir de la navigation pour Jean Tambour et ses compagnons est compromise.

 

 

 

 

Le Grand Fleuve 4. Hussards en galerne

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Jean Tambour et ses compagnons vont se battre contre des hussards qui se sont retrouvés, seuls, sans chef, après que Napoléon ait perdu la bataille de Waterloo. Des pirates provenant de l’armée en déroute qui se sont retrouvés sur les bords de Loire. Ils piègent les gabarres, dans le seul but de les piller et de ramener un trésor de guerre à leur empereur.

Une série de bandes dessinées historiques qui met en avant le métier de flotteur. C’est l’histoire de la Loire en BD. Quatre volumes qui se lisent indépendamment.

Les trois secrets d’Alexandra, de Didier Daeninckx

Secrets de famille…

L’ album Les trois secrets d’Alexandra est composé de trois histoires qui parlent de la Seconde Guerre mondiale. Alexandra est une petite fille qui va découvrir cette période à travers l’histoire de sa famille : les camps de concentration, les Nazis, Vichy, Hitler. Dans chaque tome, un récit différent accompagné de documents de l’époque. Ces trois tomes constituent un bon support pour permettre aux plus jeunes de comprendre l’Histoire. Les illustrations sont très expressives, elles parlent d’elles- mêmes.

Il faut désobéir- Tome 1 –

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Alexandra se rend à la mairie avec son grand-père. C’est un beau jour, un jour inoubliable car son pépé va retrouver son ami, Pierre, qu’il n’a pas vu depuis 60 ans. Pierre était policier sous l’occupation, il a sauvé la vie du grand-père d’Alexandra.

Un violon dans la nuit- Tome 2-

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On retrouve Alexandra en vacances chez Esther, la sœur de sa grand-mère Sarah. Esther adore la musique, elle est passionnée de violon et possède également un piano. Mais elle ne joue plus. Alexandra s’en étonne. Elle a également remarqué que sa tatie a un tatouage sur les bras. Ce sont des nombres. Pleine de curiosité, Alexandra interroge Esther, dont le regard s’humidifie. La vieille dame commence alors une histoire qui commence à l’âge de ses quinze ans. Une France en guerre où personne ne sera épargné….

Viva la liberté !- Tome 3 –

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Alexandra accompagne son arrière grand-père, Maurice, à un match de football, au stade Bauer, pour voir s’affronter l’équipe du Red Star et l’Arménienne. C’est l’occasion aussi pour lui d’évoquer ses souvenirs de jeunesse, puisqu’il fut gardien dans l’équipe des Red Star. Mais pour la première fois, il va évoquer également la France sous l’occupation, sous l’emprise des nazis. Il était jeune et la seconde guerre mondiale faisait rage.   Alexandra va alors connaître ce qu’a vécu Maurice.

Neuf ou le message chiffré, de Pierre Vauconsant

Drôle de numéro…

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Avec beaucoup d’humour, Olivier Vauconsant nous dresse le portrait du chiffre neuf. Alors que tous les mathématiciens font l’éloge des chiffres et des nombres, voilà que Neuf n’a pas la cote. Le Dix par exemple est plus convoité car plus pratique pour le dénombrement. Que dire du Douze, qui permet de multiples subdivisions, comme pour une année décomposée en 12 mois, à chaque mois un signe du zodiaque sur lequel travaillent astrologues et autres prédicateurs ! Jésus a eu 12 apôtres, donc même dans la religion le douze est un symbole. Et le neuf dans tout ça ? Thomas Number, un mathématicien, décide alors d’aller à la recherche du neuf. Il découvre que le chiffre neuf est devenu un nom propre, un adjectif, un nom commun, inondant ainsi notre quotidien. Grâce au neuf, il est possible aussi de jouer sur les mots. Le neuf aurait-il retrouvé ses galons ?

Je vous invite à parcourir le livret, plein d’humour,  d’Olivier Vauconsant sur lequel vous poserez un regard neuf sur le destin des chiffres.

Caractère ou le destin contrarié, de Olivier Vauconsant

La valse des lettres…

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Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, était destiné à reprendre l’orfèvrerie de son père. Mais depuis longtemps, le jeune Gensfleisch avait un autre projet, il voulait bouleverser le monde, le révolutionner ! Un jour, il s’enfuit de chez lui, s’installa à Strasbourg où il travailla dans le plus grand secret à sa future invention. Gutenberg trouvait qu’il n’y avait pas assez de livres ou tout du moins qu’ils ne passaient pas assez de mains en mains. Il créa donc la typographie. En l’espace d’une année, les imprimeries fleurirent un peu partout en France. Mais Gutenberg connut un destin tragique, accusé de sorcellerie, dérangeant le pouvoir, il finit ruiné.

 

Un espion chez Gutenberg, de Olivier Melano

Le tourbillon des lettres…

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En Allemagne, dans les années 1450, Johann Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, travaille en secret dans son atelier. Seuls les enfants de sa voisine, Hans et Lotte, sont au courant de ses recherches. L’inventeur de l’imprimerie est espionné, jalousé et son dur labeur pourrait être réduit à néant. A cette époque, les écrits sont essentiellement établis à la main et Gutenberg est accusé de sorcellerie.

L’Eglise le surveille de près, voyant en lui un concurrent qui risque de lui faire de l’ombre. En effet, copier les livres étaient le travail des moines. Sa découverte qui va permettre de reproduire un livre en plusieurs exemplaires en un temps limité, à moindre coût, dérange. Tout va être mis en œuvre pour voler les secrets de Gutenberg et ainsi l’empêcher de réaliser ses projets, notamment d’imprimer la Bible.

Ce livre documentaire, très bien ficelé, se lie comme une bande dessinée. De grandes illustrations, un texte clair et précis permettront à nos plus jeunes lecteurs de comprendre l’impact de cette invention. Gutenberg n’est jamais dessiné de face car son aspect physique reste méconnu ainsi que sa date de naissance d’ailleurs. Le travail de l’inventeur est très bien détaillé. Une petite précision néanmoins, Gutenberg n’a pas inventé l’imprimerie proprement dite, mais il a adapté de nouvelles techniques à ce qui existait déjà : les caractères métalliques mobiles. Les deux enfants sont le fil conducteur de l’histoire. Ils vont tout faire pour que le secret de Gutenberg soit protégé. Ils se lancent dans une grande aventure, n’hésitant pas à prendre des risques. Un dossier complet sur Gutenberg et l’histoire du livre, clôture l’album.