Rosa Parks, contre le racisme, d’Eric Simard

Un ouvrage de Eric Simard de la collection J’ai réussi ! des éditions Oskar, consacrée à des personnalités qui sont allées au bout de leurs convictions, malgré les difficultés. Des récits courts très accessibles pour les plus jeunes lecteurs.

Rosa Parks, la couleur de l’espoir…

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Rosa Parks est une jeune fille noire, dans l’Amérique dans les années 30, qui a connu très jeune la discrimination et les brimades. Son grand-père lui a toujours appris qu’il fallait se battre pour ne pas se laisser faire, combattre l’injustice. A cette époque, aux Etats-Unis, les lois sont faites pour les Blancs, les Noirs étant considérés comme inférieurs. Ils ne se mélangent pas, ne fréquentent pas les mêmes lieux. Mais un jour, Rosa va commettre un acte qui marquera à jamais l’humanité.

Rosa est une femme courageuse qui a consacré sa vie à la défense des droits des Noirs, pour l’égalité des hommes. Une grande dame qui a marqué l’Histoire, qui a su dire NON, qui a changé l’Amérique.

Harriet Tubman- la femme qui libéra 300 esclaves- de Anouk Bloch-Henry

Le chemin de la liberté

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Harriet Tubman, fille et petite-fille d’esclaves, est née vers 1825 dans le Maryland. Dès son plus jeune âge, elle est victime de mauvais traitements. Louée pour un morceau de terre, elle va s’occuper d’un bébé chez une femme qui la bat, la fouette. Pendant de longues années, elle est maltraitée par différents maîtres, subissant les pires sévices. De santé fragile, elle va s’accrocher à la foi qui va l’aider à avancer. A l’âge adulte, bien décidée à se révolter, elle s’évade. Sa tête va même être mise à prix. Malgré tout, elle va entreprendre de libérer sa famille et des centaines d’autres esclaves. Durant la guerre de sécession, elle sera même la première femme à intégrer une expédition armée pour sauver de nombreux captifs. Courageuse et brave, elle n’aura de cesse d’organiser plusieurs opérations pour libérer ces hommes, ces femmes et ces enfants emprisonnés par des esclavagistes sans pitié.

Harriet est une esclave noire qui est consciente de la possibilité de vivre libre. Alors elle va se lancer dans une lutte acharnée pour favoriser la fuite de centaines d’esclaves. Ce fut une grande militante, une battante, une femme courageuse qui a été au bout de ses convictions pour défendre une cause qu’elle estimait juste. Rappelons que l’abolition de l’esclavage a été officiellement proclamée en France et dans les Colonies le 27 avril 1848 et en 1865 aux Etats-Unis.

Le rêve du papillon noir, de Anne Thiollier

Résultat de recherche d'images pour "le rêve du papillon noir fnac"Lumière du Matin est une jeune Chinoise de la Chine rurale des années 30. Un temps où la femme n’a pas de droits : ni celui de choisir son époux, ni celui de se promener seule, ni même celui de montrer l’intérieur de sa bouche, ce qui l’empêche bien entendu de rire aux éclats… Entourée de sa famille, Lumière du Matin va bientôt voir partir Lumière de Jade, sa première Petite soeur,  mariée par le biais d’une entremetteuse à un mari qu’elle n’a jamais vu… Lumière du Matin prend alors une décision grave : malgré le danger pour une fille seule, elle décide de fuir, en se faisant passer pour un garçon. Son chemin est semé d’embûches, jusqu’au jour où sa route va croiser celle du Vieux peintre, le maître Liang qui va la prendre sous sa protection et lui enseigner la peinture.

Un récit de vie qui traite avec beaucoup de pudeur et de sensibilité de la condition de la femme dans la Chine des années 30. Un roman sous forme de voyage initiatique dont la principale particularité n’est pas l’action et les rebondissements mais plutôt un voyage intérieur à la recherche de sa propre vérité. Le personnage de Lumière du Matin est un personnage fort, déterminé, qui va au bout de ce qu’elle croit juste mais est prêteégalement  à renoncer à son bonheur personnel pour soutenir sa famille. Le thème de la transmission du savoir est très présent, tant dans l’enseignement du vieux peintre à la jeune fille que la jeune fille, ensuite, aux enfants.

Et c’est au cours de l’histoire que vous comprendrez le titre bien poétique du livre !

Instructif mais peut-être d’un abord difficile pour les jeunes lecteurs auquel ce roman s’adresse.

 

 

La revanche des princesses, collectif d’auteurs

Sois belle et tais-toi ? Ça, c’était avant…

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1/ La princesse est en colère, d’Anne-Fleur Multon

Attention, méfiez-vous des princesses surtout quand elles sont en colère ! La princesse d’Anne-Fleur Multon fait du théâtre. Elle en a plus que marre d’avoir des rôles ennuyeux aux dialogues plus que niais. Elle se sent inutile. Elle veut jouer de vrais personnages, changer de costumes, vivre des aventures, avoir un vrai rôle. La voici décidée à faire bouger les choses. Elle erre alors à travers le théâtre pour crier haut et fort à qui veut l’entendre, tout  ce qu’elle a sur le cœur.

2/ # charming, d’Alice Brière-Haquet

Mathilde et sa classe visitent le centre pénitentiaire des princesses. Les princesses n’ont plus la cote et comme pour se rappeler de leur gloire passée, elles sont parquées dans une sorte de refuge pour princesses déchues. Un endroit super sécurisé mais dont les conditions de «détention» sont déplorables. Elles s’ennuient et ne semblent pas heureuses. Elles ne sont plus très nombreuses, presque en voie de disparition. Donc, pour sauvegarder l’espèce, il a été décidé de les mettre «sous cloche». Quel destin cruel pour celles qui ont fait les beaux jours des contes pour enfants. Elles qui resplendissaient, elles si sages et si coquettes ! Les voilà enfermées comme des animaux en cage. Mathilde n’a pas l’intention de se taire. Il faut que tout le monde sache ce qui se passe derrière ces murs. Elle est prête à tout, pour dénoncer cet emprisonnement.

3/ La princesse aux mille et un reflets, de Carole Trébor

Il était une fois un roi et une reine qui rêvaient d’avoir la plus belle des petites filles. Il faut dire que dans leur royaume tout le monde est beau, tout le monde se doit d’être beau. C’est le culte de la beauté avant tout. Mais voilà… ce qui aurait dû être le plus heureux des événements est vite devenu un cauchemar pour le couple royal. La reine a mis au monde une fille quelque peu particulière. Sa peau, ses cheveux, ses dents changent de couleur au gré de ses émotions et du duvet commence même à recouvrir son corps. Quelle honte ! Aucun remède miracle n’a été trouvé pour la guérir de cet état. Les parents prennent alors la décision de l’enfermer dans une tour. Elle y restera jusqu’au jour de son évasion. Mais où s’est enfuie la princesse  ? Que va-t-il lui arriver ?

   Une histoire qui commence comme un vrai conte mais qui va vite prendre une direction moins princière. Une histoire qui va traiter de la différence, de l’apparence physique qui reste pour certains encore un critère de réussite, de reconnaissance. Que fait-on alors quand on ne répond pas à ces codes ? La beauté est-elle la chose la plus importante ?

4/ La Belle et la Bête, de Clémentine Beauvais

Un roi, une reine, le désir d’être parents. Jusque là rien de très original. Sauf que madame la reine ne parvient pas à être enceinte. Quelle galère ! Elle qui veut une fille, belle, coquette. Bref la fille parfaite, mais pour l’instant rien arrive. Le couple royal à qui rien ne résiste, habitué à la réussite ne supporte pas cet échec. Mais bingo, au bout de trois ans, ça y est, la reine attend un enfant. La nouvelle est fêtée en grande pompe dans tout le royaume. Le jour tant attendu arrive mais quand le bébé pointe le bout de son nez, c’est l’effroi. Ce n’est pas une petite fille, ce n’est pas un bébé ordinaire……

5/ La flamme de cristal, de Charlotte Bousquet

Après la mort de sa mère, Ana et son père ont quitté leur village. Un village sous l’emprise d’un tyran, un village où la misère est présente. Sécheresse et famine se succèdent, appauvrissant les habitants. Beaucoup fuient vers la ville. Les années passent, le père d’Ana a trouvé du travail mais a perdu sa joie de vivre. Un jour, il fait la connaissance d’une femme dont il tombe amoureux. Elle déteste Ana et lui rend la vie impossible. Subissant la méchanceté de sa belle-mère, la jeune fille est obligée de partir, seule. Malgré de nombreuses péripéties, Ana va faire preuve de courage, prouver qu’une fille peut se battre et se montrer pleine de ressources quand il y a danger.

   Un joli conte qui sort du cliché de la princesse rêveuse, délicate et fragile.

6/ Tapisserie, jarrets dodus et dragon rugissant, de Sandrine Beau

Céleste est une princesse de quinze ans. Mais elle est très loin de l’image lisse, sage et sans relief de la fille de bonne famille. Plutôt intrépide, elle aime rire et surtout casser les codes de la royauté. Elle est rondelette, elle ne passe pas de temps devant le miroir. Ses préoccupations sont ailleurs. Son père est désespéré d’avoir une fille comme elle. Elle se moque du protocole et veut simplement vivre une vie ordinaire et joyeuse. Un jour, le roi lui fait comprendre qu’il serait grand temps qu’elle se marie. Quoi ? Un mariage, à quinze ans ! Ce n’est pas possible pour Céleste ! Oh la la c’est la cata… Une affiche est placardée dans le royaume, invitant tous les chevaliers à se présenter au roi, qui promet de donner sa fille à celui qui vaincra le terrible dragon. Comment Céleste va-t-elle réussir à sortir de ce pétrin ?

  Cette histoire est très drôle, emmenée par Céleste, la narratrice. La jeune fille est pétillante, moderne, face à un père très carré et empêtré dans les traditions. Ce conte met en avant l’image des princes auxquels tout est imposé. La princesse doit être belle et obéissante mais les princes n’ont pas trop leur mot à dire non plus. Ils n’ont pas forcément le choix de leur destin.

La revanche des princesses est un recueil de six contes engagés, détournés, qui cassent l’image lisse des princesses. Pourquoi une princesse ne pourrait-elle pas grimper aux arbres, jouer dans le boue..?

 

 

Le rat célibataire, de Manfeï Obin

La course au bonheur…

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C’est l’histoire d’un rat, d’un rat bûcheron. Il vit seul, sans femme. Un jour, alors qu’il est dans la forêt, une belle jeune fille s’approche de lui, un panier plein de provisions. Elle dit être envoyée par son oncle pour le nourrir. Mais ce n’est pas tout. Elle se présente comme étant sa promise mais pour cela, le rat doit remporter une épreuve. Une fois rassasié, celui-ci doit courir derrière la jeune fille. Elle deviendra sa femme si le rongeur arrive à la rattraper. Le rat étonné par ce procédé peu commun s’exécute. Mais la jeune fille va vite, très vite, puis plonge dans l’eau. On connaît la peur des rats pour l’eau. L’animal la suit malgré tout et se trouve propulsé dans un monde sous-marin merveilleux. Mais son accès lui est interdit car il n’a pas ses papiers. Légalement, un sans-papier est expulsé, mais lui va être présenté à la reine des fonds des eaux qui lui laissera la vie sauve, à une seule condition… Quel sort va t-elle lui réserver ? Le rat arrivera t-il à se marier ?

Un joli conte ivoirien sur le partage, la bonté et la générosité. La bienveillance entraîne toujours quelque chose de positif. L’égoïsme et l’indifférence mènent toujours à sa perte. Ce récit met en avant un fait qui est toujours très présent : le destin des sans-papiers. La place de la femme est également évoquée. On s’aperçoit que la femme ne décide pas de son destin. On lui désigne un futur mari, certes qui devra faire ses preuves pour la conquérir mais qui  n’aura pas été choisie par elle.

Jamais sans ma fille, de Betty Mahmoody

Demain avec toi….

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Betty est mariée à Moody un médecin d’origine iranienne. Ils ont une fille. Mais au bout de quelques temps des crises conjugales éclatent, liées en partie par des tensions politiques qui naissent entre l’Iran et les Etats-Unis. Alors que leur couple est fragilisé, Moody demande à son épouse de venir avec lui en Iran pour faire connaissance avec sa famille. Méfiante, celle-ci hésite mais pour favoriser une réconciliation, elle accepte. Ils s’envolent tous les trois. Nous sommes en août 1984…

Je me dis que je suis en train de commettre une erreur, que je voudrais pouvoir sauter de cet avion à la minute. Je m’enferme dans le cabinet de toilette et jette un oeil dans le miroir, pour apercevoir une femme au dernier stade de la panique. Je viens tout juste d’avoir trente-neuf ans, et à cet âge une femme devrait avoir sa vie en main. Je me demande comment j’ai pu en perdre le contrôle…

Arrivée sur place, Betty ne peut que constater le changement d’attitude progressif de son époux qui lui annonce qu’elle ne partira jamais d’Iran, que sa vie est désormais là. Sa belle famille lui est hostile et influence Moody bien déterminée à la faire prisonnière. Devant sa résistance, le mari va devenir violent, l’enferme, la bat, la prive de sa fille. Pour avoir la paix et préparer sa fuite, elle joue la femme soumise subissant humiliations, séquestrations pendant deux ans. Betty va alors mener un combat incessant pour fuir ce pays où la femme, privée de libertés, n’est pas reconnue.

Chaque détail de ma vie quotidienne est axé sur le grand but. je suis déterminée à me montrer une épouse et une mère aussi exemplaire que possible. Pour trois raisons. La première est de consolider l’illusion de bonheur et de normalité, de façon à ôter tout soupçon de Moody. La seconde est de faire plaisir à Mahtob et d’éloigner de son esprit l’idée qu’elle est prisonnière.

Parfois elle demande :
– Est-ce qu’on pourra retourner en Amérique, maman ?
– Pas maintenant. Peut-être qu’un jour, dans l’avenir, papa changera d’idée, et nous irons tous les trois.
Ce genre de mensonge soulage un peu sa tristesse, mais pas la mienne.
Ma troisième raison de créer un foyer « heureux », c’est de me préserver moi-même, de ne pas devenir folle.

Jamais sans ma fille est un récit autobiographique bouleversant qui nous fait partager toutes les horreurs infligées à Betty, contrainte de respecter les règles imposées par son mari. Leur petite fille, Mahtob, fréquente une école qui la détourne de sa culture américaine. Betty est terrorisée et se rend coupable de la situation. Elle n’aurait jamais dû accepter de partir, elle aurait dû écouter les mises en garde qui lui avaient été faites. Ce qui est bouleversant est de se dire que cette histoire est vraie, qu’elle a été vécue par une femme qui n’a eu de cesse de se battre pour retrouver la liberté. Une liberté en demi teinte car encore aujourd’hui Betty vit sous un nom d’emprunt par peur de représailles. Jamais elle n’a pensé partir sans sa fille, elle a toujours persévéré pour s ‘en sortir à deux. Le lecteur se sent désarmé face à une telle souffrance et ne peut partager que la douleur et les angoisses d’une femme si combative.

Ce récit ne dénonce à aucun moment la façon de vivre des Iraniens, Betty n’émet aucune critique envers le peuple. D’ailleurs elle a pu s’évader grâce à l’aide d’hommes ou de femmes de Téhéran. Betty est une femme courageuse qui se bat pour elle, pour sa fille mais aussi pour sa famille notamment pour son père qui est mourant…

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Bye bye Bollywood, Hélène Couturier

L’Inde, immense pays aux multiples facettes

Résultat de recherche d'images pour Nina et Garance, deux sœurs au tempérament opposé, ont un point commun : elles adorent l’Inde et en particulier les films de l’industrie du cinéma indien que l’on nomme Bollywood. Les deux sœurs sont des fans invétérées du film Devdas,une romance typique des films bollywoodiens ! Nina a 15 ans et vit avec sa mère et sa petite sœur Garance, qu’elle surnomme « Miss parfaite ». Ses parents sont divorcés mais Nina a une relation forte avec son père qui vit à Dublin. Nina ne supporte plus sa mère qui tente de vivre en totale adéquation avec la nature. Au programme : méditation et écologie ! Un jour, sa mère rentre du travail avec des plats indiens et réserve une surprise à ses filles. Nina et Garance apprennent qu’elles iront passer dix huit jours en Inde avec leur mère ! Elles sont tout d’abord folles de joie jusqu’à ce que leur mère leur annonce qu’elles iront dans un ashram ! Un ashram est un lieu destiné aux exercices spirituels et où le guru vit avec ses disciples. Comme dit Nina, ils vont passer un séjour en plein délire yoga-méditation. Elle est anéantie par cette nouvelle d’autant que son réseau Internet sera fortement restreint, que la seule personne de son âge au ashram est un garçon un peu intello sur les bords. Les premiers jours seront difficiles pour Nina jusqu’à ce qu’elle croise une héroïne hors pair en sari rose fuchsia, Sampat Pal Devi.

Bye Bye Bollywood, le titre du livre, résume le message phare transmis par ce roman : Nina et Garance, fanatiques des films bollywoodiens imaginant l’Inde à l’image de la beauté de ces films, éprouveront éternellement une fascination pour l’Inde mais pour des raisons bien différentes. Garance et Nina découvrent dans un premier temps que l’Inde est un pays à plusieurs facettes : bidonvilles, milieu rural où le poids des traditions du patriarcat persiste, occidentalisation dans les milieux urbanisés et touristiques. Loin des paillettes de Bollywood, l’Inde est un pays immense où chaque pas est une découverte, où la misère se situe à chaque coin de rue, d’un chemin, d’une allée…

Nina et Garance vont par ailleurs se trouvait face à une problématique imprévue : aider Fulki, une jeune indienne âgée de 15 ans, le même âge que Nina, à sortir des griffes de son père violent et de son futur mari pour lequel elle n’éprouve aucun amour. Dans le milieu rural, les traditions du patriarcat persiste, la femme est totalement dépourvue de liberté. C’est le cas de la jeune Fulki, promise à un homme d’au moins trente ans son aîné. Nina éprouve de l’injustice et fait preuve d’empathie pour une des premières fois de sa vie.

Qui est alors l’extraordinaire Sampat Pal Devi que Nina et Garance croisent au marché en compagnie de la douce Tracy ? Sampat Pal Devi est une figure indienne connue qui se bat pour les droits des femmes. L’émerveillement des deux sœurs devant cette grande dame est magique, notamment la petite Garance qui ne cesse de tourner en boucle sur le sujet tellement celle-ci est admirative de cette femme. Et Nina commence à apprécier ce qui lui arrive en Inde, retrouve de la sensibilisation et est complètement bouleversée par cette rencontre. Adolescente râleuse et critiquant incessamment la vie au ashram, son séjour prend une autre tournure lorsqu’elle croise l’héroïne vêtue d’un sari rose fuchsia.

Un peu déconcertée au début du roman par le comportement insupportable de Nina, celle-ci s’étoffe et évolue au fil du roman au grand bonheur du lecteur ! Et il est vrai que l’Inde est à la fois un pays qui laisse rêveur par sa beauté stupéfiante, et à la fois un pays qui effraye au vue des traitements infligées aux femmes et aux conditions de vie déplorables d’une grande partie de la population. Outre le sujet principal du roman, l’Inde, l’histoire parle aussi de l’adolescence à travers le personnage de Nina ayant du mal à être prise au sérieuse, à s’assumer, et à exprimer ses émotions.

Un roman passionnant où le lecteur s’immerge totalement avec un style littéraire en parfaite  adéquation avec l’attitude, le comportement et la manière de penser des adolescents ! Un roman pour s’ouvrir, découvrir, réfléchir, voyager et surtout, comme la mère de Nina et les membres du ashram, méditer.

Cette lecture est à préconiser à partir de 13 ans (5ème), le style littéraire permet à un jeune public de comprendre et de lire aisément ce roman. Quant à la thématique traitée, notamment la violence faite aux femmes, nous rejoindrons la mère de Nina qui pense qu’il ne sert à rien de laisser les enfants dans l’ignorance… Au contraire, donnons leurs les moyens de développer leur esprit critique, surtout avec des ouvrages comme celui-ci !

Sortie prévue le 13 Avril ! Merci aux éditions Syros pour cette avant première !