Bleu espoir, de Cathy Cassidy

Résultat de recherche d'images pour "bleu espoir cathy cassidy"Hannah est une adolescente discrète. En revanche, sa meilleure amie, Joey, c’est tout le contraire : provocatrice dans sa façon d’être et de se vêtir… et amoureuse de Kit, le frère tyrannique d’Hannah. Les parents adoptifs de Joey, famille d’accueil,  vont bientôt accueillir Paul, adolescent perdu suite à la disparition de sa mère. Mais Paul ne sera pas bien accepté dans son nouveau collège. Moqueries, bousculades… et pire encore !

Cette nouvelle histoire de Cathy Cassidy, auteur de littérature de jeunesse très appréciée des collégien(ne !)s interpelle sur des thèmes forts : l’adoption, l’abandon, le harcèlement, le mal-être adolescent, la différence, l’intolérance. La narratrice de l’histoire est Hannah qui raconte cette histoire de son point de vue. Cathy Cassidy a réussi à aborder des thèmes difficile avec beaucoup de subtilité et le ton reste otpimiste, comme nous l’indique le titre. Le silence et les secrets ne sont jamais une solution aux problèmes.  La parole est libératrice. Et l’adulte référent un refuge, comme le personnage de Mme Quinn, bienveillante professeur d’arts plastiques dans le livre.

Ce livre est émouvant et devrait être lu autant par les ados que par les parents, et surtout par le corps enseignant !

Une chronique écrite par Nathalie, parent d’élève

 

 

Il était 6 fois Hanaé, de Matt7ieu Radenac

Hanaé  a été adoptée par le couple Saunier. Hanaé est une jeune fille très curieuse qui cherche des réponses sur les trois premiers mois de sa vie. Pour trouver des réponses, la collégienne se confie à Paul, le bibliothécaire qui lui propose alors de faire un défi : écrire les trois premeirs mois de sa vie sous toutes ses formes : policier, conte, théâtre, etc… Mais Paul, âgé de 783 ans fait une chute ; alors, tout se précipite…

J’ai ADORÉ ce livre ! Il m’a transporté dans l’histoire et l’émotion de ce roman. Le contexte du monde du livre et l’écriture est « cool »  et le questionnement sur ses origines rend Hanaé très attachante. C’est un livre très positif malgré un sujet difficile et c’est bien écrit. Je l’ai dévoré d’une traite ! Un coup de coeur.

Judith, 6ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Cabot-Caboche, de Daniel Pennac

Un chien pour la vie

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Cabot-Caboche, c’est l’histoire très touchante d’un chien qui décide de trouver des maîtres, après avoir été abandonné. Des maîtres capables de l’aimer, de l’entourer de tendresse. Il va rencontrer Pomme, une petite fille qui fera des pieds et des mains auprès de ses parents pour avoir cet animal. Un caprice en réalité, car elle va vite s’en désintéresser. Alors, retour à la case départ pour le chien ? Comment v -t-il s’y prendre pour apprivoiser la petite fille et enfin trouver sa place au sein de la famille ?

Ce chien n’est pas beau, mais il est intelligent et très affectueux. Il n’a pas de nom, on l’appelle Le Chien. Il a déjà vécu beaucoup de choses difficiles dans sa vie. Il aspire maintenant à trouver un foyer qui lui apportera amour et réconfort. Il a un regard juste et profond sur le monde humain. Un regard qui met l’accent sur le problème de l’abandon d’un animal et de son adoption. Certains maîtres se rendent compte, trop tard, qu’avoir un chien demande du temps, de la disponibilité. C’est un engagement que certains réfutent et qui mène au désastre. Voyez en période estivale le nombre d’animaux qui sont laissés pour compte au bord des routes ou tout simplement ramenés dans les refuges qui ne font plus face. Le message est clair, un chien n’est pas un objet, il faut bien réfléchir avant de s’engager. Les parents ne doivent pas céder aux caprices de leurs enfants et leur expliquer avant tout qu’avoir un animal c’est s’engager à lui donner de l’amour et surtout de bons soins.

Un bon moment de lecture, un moment de tendresse et de réflexions qui invite à se poser les vraies questions et qui, j’espère, aidera à changer les comportements. Un roman plein de sensibilité, de valeurs qui parle de la vie, de la mort, de la maltraitance sans tabous.

Florian Bates enquête, 2. Mystère au collège, de James Ponti

Florian Bates à la Maison Blanche

Résultat de recherche d'images pour "mystère au collège ponti"Alors qu’ils sont en sortie scolaire au Kennedy Center pour les arts et spectacles, Florian et Margaret sont témoin de la disparition mystérieuse d’un de leur camarade dans la salle, lors d’un concert de musique classique. Aucun signe visible d’enlèvement ! Les indices sont maigres,  et les mènent, à bord d’un zodiac, au pont Francis Scott Key, reliant Washington à Rosslyn en Virginie…

Mais revenons neuf jours plus tôt pour bien comprendre comment on en est arrivé là… Etre à la fois collégiens et consultants pour le FBI, ce n’est pas toujours facile pour Florian et Margaret… Mais quand ils sont infiltrés dans un collège prestigieux où est scolarisé la fille du Présient des Etats-Unis et que celle-ci semble être mise en cause dans une affaire de canulars, la mission est d’autant plus délicate pour eux… Le faux pas n’est pas permis ! Mais grâce au GRATIN (méthode utilisé par Florian pour résoudre les mystères et signifiant, tout simplement : GUIDE de RECHERCHE et d’ANALYSE de TOUT INDICE NEGLIGEABLE), les chances sont de leur côté…

Un deuxième tome toujours aussi rythmé, dans le style des romans d’espionnage où tout ne semble pas forcément crédible mais où les rebondissements ne laissent pas de temps mort. On s’attache à nos deux héros, agents secrets en herbe, mais aussi aux personnages secondaires qui sont suffisamment esquissés pour que l’on comprenne leur histoire : la fille du Président, Lucy, qui ne peut faire un pas sans être surveillée, Yin, le jeune Chinois, le prodige, envoyé loin de sa famille  pour devenir soliste de violoncelle mais qui est avant tout un enjeu politique pour son pays, et des thèmes fort coùmme l’adoption, l’amitié, etc. On en s’ennuie pas !  La couverture indique comme tranche d’âge : 9-12 ans, mais il faut savoir tout de même que le roman compte 380 p. et qu’il est donc destiné à de très bons lecteurs.

Le fils des loups, de Alain Surget

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Une famille d’adoption…

Pélot, 10 ans, habite dans les Vosges avec ses parents. Ce matin, il n’ira pas à l’école , son père a décidé de l’emmener couper du bois en pleine forêt, malgré les réticences de sa maman. C’est l’hiver, une période particulièrement froide dans l’est de la France. Sa mère est soucieuse car une bête rôde dans les campagnes. C’est un loup, ce qui inquiète les villageois. Rejoins par des amis, le père et le fils se mettent en route et se préparent à passer une dure journée de labeur. La fin du jour arrive, il est temps de penser à rentrer. Pélot décide d’aller chercher les sacs et le matériel laissés un peu plus loin. Le jeune garçon s’enfonce dans la futaie mais plus jamais ne trouvera le chemin du retour. Egaré, il a le sentiment d’être traqué, il a peur de se trouver nez à nez avec la « Bête ». La fatigue se fait sentir, le jeune garçon a froid, a faim. Au détour d’un taillis, il est intrigué par de petits cris. Il s’approche mais très vite se trouve nez à nez avec une louve. Celle-ci va s’approcher et le renifler. Pélot n’ose pas bouger, il adopte la même posture que les petits pour se faire accepter.Très vite, la louve va le considérer comme un des siens et  va le protéger. Commence alors pour le jeune garçon une lente survie parmi les loups.

Le fils des loups est une histoire qui se passe au siècle dernier. C’est un beau récit plein d’émotions, qui met en avant les liens qui peuvent unir un être humain et un animal. On se surprend à croire que  cette histoire peut être vraie tant la magie des faits opère. Ce roman nous append beaucoup sur la vie des  loups, sur les relations qu’ils développent avec leurs petits. Cet animal a souvent fasciné les hommes. Native de Lorraine, j’ai beaucoup entendu parler des dégâts causés dans les troupeaux vosgiens. Le loup a toujours été une bête traquée car beaucoup d’élevages ont été la cible de ce prédateur. Une polémique est née entre les associations de défense des loups et les éleveurs de brebis qui déplorent la perte de leur bétail. Le loup est encore aujourd’hui une source de conflits entre les hommes de cette région.

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Chaîne de vie, de Roger Judenne

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Qui suis-je ?

Chaîne de vie par JudenneLou pense être la fille biologique de son père mais va découvrir par inadvertance qu’elle est née par insémination artificielle. Elle se referme sur elle-même et rentre en conflit avec sa mère. Mais, quand sa maman lui explique les choses, elle commence à faire des recherches afin de retrouver le donneur.

J’ai bien aimé ce livre car c’est une histoire qui peut toucher le lecteur et peut amener à une réflexion positive celui qui connaît la même situation.

Manon, 3ème – 14 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Et l’avis de mumu58 :

Lou, adolescente de douze ans, découvre par hasard que son père n’est pas son père biologique. Elle pense dans un premier temps qu’elle a été adoptée et reproche à ses parents de ne pas lui en avoir parlé. Elle se braque, les relations sont tendues voire difficiles. Sa maman va alors lui révéler qu’elle a été inséminée avec le sperme d’un donneur anonyme. Quelle confusion pour cette adolescente ! Lou reste très sceptique et ne veut plus rien entendre. Effondrée, l’adolescente lâche prise et écoute les explications de ses parents. La situation lui paraissant plus simple, le mystère de sa naissance se dissipe peu à peu. Néanmoins, elle décide de faire des recherches sur internet pour mieux comprendre l’insémination artificielle. Elle va pouvoir alors comprendre comment elle a été conçue. Elle se rend compte qu’elle n’est pas un cas unique et qu’elle peut avoir des frères ou des sœurs car le nombre d’enfants issus du sperme d’un même donneur peut être de huit. Elle décide donc de passer une annonce à la recherche d’éventuels profils ayant le même donneur qu’elle.

L’histoire est originale, le thème abordé n’est pas courant en littérature jeunesse. Une lecture facile et compréhensible. Il est évident que pour bien se construire tout être humain a besoin de connaître ses origines et qu’il est souvent préférable de ne pas cacher aux enfants d’où ils viennent.

Babe le cochon devenu berger, de Dick King-Smith

Un amour de cochon

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En général, quand vous gagnez un poulet ou tout autre animal de ferme vivant, celui-ci va finir en pâté ou rôti. Je vous entends déjà réagir mais c’est vrai, il faut reconnaître que rare sont ceux qui le mettent dans leur jardin…Mais l’avenir de notre petit cochon sera autre, je dois même dire qu’il va être hors du commun.

Petit point à préciser : en Grande-Bretagne, l’élevage de moutons est très répandu et le savoir-faire des chiens de berger est très reconnu . Il y a même des concours pour récompenser les meilleurs !

Une nouvelle journée commence à la ferme de monsieur et madame Hogget. Une journée particulière toutefois pour ce couple de berger car aujourd’hui c’est la foire au village . Monsieur Hogget est intrigué par des cris puissants et peu communs qui remontent de la vallée. On dirait ceux d’un cochon ! Poussé par la curiosité, il décide d’aller voir ça de plus près. Et il a raison ! Monsieur le curé a organisé un petit jeu. Il faut deviner le poids du cochon contre 10 pences et le gagnant remportera l’animal. Monsieur Hogget se lance et … remporte le concours. Il ramène le porcelet à la ferme et il ne pense qu’à le transformer en un beau gros jambon.

A peine arrivé, Babe fait la connaissance des animaux et surtout de Ficelle le chien de berger qui va très vite le prendre sous sa coupe. Tout ce petit monde va vite adopter leur nouvel ami. Mais Babe est intrigué par le travail de Ficelle et remarque très vite la manière qu’elle a de s’occuper des moutons. C’est décidé, Ficelle va initier Babe pour le transformer en chien de berger. Une mission pas très évidente il faut le dire ! Ficelle arrivera-t-elle à ses fins et que va en penser monsieur Hogget ? Sa nouvelle utilité lui permettrait sans aucun doute d’échapper à un destin tragique.

Une histoire drôle où l’auteur donne vie à des animaux qui parlent et qui ont du caractère. King-Smith nous dépeint le côté humain des personnages. Ce récit est un conte avec une morale dont les protagonistes principaux sont des animaux. Le lecteur y tire un enseignement : rien n’est impossible. Quand on veut quelque chose, il faut se battre, croire en ses capacités et aller au-delà des préjugés. Un cochon chien de berger ! Mais c’est impensable  ! Un cochon ne peut pas devenir gardien de moutons ! Et pourquoi pas ?

Un récit qui met en avant le respect de l’autre et la tolérance. Le cochon est  très poli et donne toujours de sa personne pour réussir. La persévérance va payer et va bouleverser les idées reçues. Il n’y a pas que les chiens qui peuvent garder les moutons, preuve en est !

 Babe me fait penser aux contes de Marcel Aymé qui lui aussi donnait la parole aux animaux, aux fables de La Fontaine qui utilisaient les bêtes pour se moquer de la société. Beaucoup d’auteurs se sont  essayer à cet exercice et le résultat est plutôt très distrayant.

Une adaptation cinématographique de ce récit a été réalisée avec succès.

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