Qui a découvert la Dame à la Licorne ? , de Claudine Aubrun

Nino est en classe verte dans la Creuse. Au programme : visite du château de Boussac, où avaient été découvertes au 19ème siècle les tapisseries datant du Moyen Age de la Dame à la Licorne, exposées actuellement au musée de Cluny à Paris. Lors d’une cérémonie organisée à la mairie, le jeune garçon et sa camarade Eugénie surprennent une conversation téléphonique du maire  concernant la découverte de deux nouveaux panneaux  de la Dame à la Licorne… Nos deux écoliers décident de mener l’enquête pour trouver où sont cachés ces panneaux …

Une petite enquête pour jeunes lecteurs (lue en une quinzaine de minutes) qui apporte en même temps un peu de culture générale sur de magnifiques tapisseries médiévales extrêmement connues. Les différents titres de cette série « Les enquêtes de Nino », de la collection Polar – Mini syros laissent présager le même concept – même si le CDI ne les possède pas – : Qui a cassé le miroir du Roi-Soleil, Qui a démonté la tour Eiffel, Qui a volé l’assiette de François Ier, etc… Une enquête comme prétexte à découvrir des faits majeurs de notre Histoire. 

 

Le mystère du donjon – Collectif

Innocenter un troubadour accusé d’un meurtre, aider un écuyer qui bégaye lorsqu’il veut déclarer sa flamme, aider un homme en vacances en l’an mille ( ou à peu près), résoudre l’amour impossible entre un bergère et un prince, et aider Jean de Noël à découvrir ses origines mystérieuses. Amour, humour, enquête, histoire vraie, fantastique et science fiction, il y a de tout dans ce livre !

 

Ce livre contient 6 nouvelles : -Le mystère du donjon, de Marie Bertherat – « Ô cruel est l’amour », de Barbara Castello et Pascal Deloche -Un secret bien gardé, de Pascale Védère d’Auria -Destination l’an mil, de Johan Heliot – Ceux de Roche Diable, d’Emmanuel Viau -Un impossible amour, de Giorda.

J’ai aimé ce livre car j’aime beaucoup les récits historiques, même si on peut se perdre un peu dans les histoires. Car chaque ouvelle adopte un genre différent : humour, fantastique, etc… Mais sinon c’est très bien et ça se lit très vite. Je le conseille aux détectives et fans du Moyen-Age. 

Les tours du bois-Maury, 1. Babette – de Hermann

Aymar, le chevalier au grand coeur

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Avec Hermann, le lecteur se retrouve au Moyen-âge, période de souffrance où on se bat, on torture, on meurt de faim. Aymar de Bois Maury est un chevalier, dépossédé de ses terres, qui erre et qui n’a de cesse de se battre pour récupérer son domaine et connaître ses origines. C’est un homme bon, courageux qui combat l’injustice. Il est accompagné de son fidèle écuyer Olivier, tout dévoué à sa cause. De l’Europe à la Palestine, tous deux font un long voyage à travers le monde, côtoient la misère, font de belles rencontres, apportent leur aide à ceux qui en ont besoin.

Aymar de Bois Maury va notamment voler au secours de Germain, un maçon dont la belle, Babette, une paysanne, a été violentée par un chevalier, grossier et loin des codes de la chevalerie. Celui-ci va trouver la mort, un épieu planté dans le dos. Germain est accusé de meurtre et remis au Jugement de Dieu : sa main plongée dans la braise devra guérir au bout de 3 jours sinon ce sera la pendaison. Qui a tué le chevalier ? Aymar arrivera-t-il à prouver l’innocence de Germain avant l’exécution de la sentence.

Aymar de Bois Maury va traverser un Moyen-âge tourmenté, rude, noir, plein de désespoir. Il a conscience de son rang mais sera toujours du côté du faible qu’on méprise, qu’on accable. Il rêve d’un avenir meilleur.

Vous aimez l’Histoire, l’aventure, cette bd est pour vous. Hermann nous fait entrer dans un Moyen-âge de sang où la violence est omniprésente. Les paysans sont malmenés par des seigneurs sans scrupules et exploités par une Eglise, au pouvoir absolu, qui profite de leur ignorance. Dans ce volume, Hermann décrit des personnages proches de la terre dont le seul but est de survivre.Toutes les vies n’ont pas la même valeur à cette époque. Les illustrations traduisent très bien cette ambiance, ces moments durs et parfois tragiques.

Angelot du lac- volume 1 le temps des loups- Yvan Pommaux

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Au royaume des loups,

Yvan Pommaux nous plonge au beau milieu du Moyen-âge, plus exactement dans sa période noire avec les pillages, les bandits, les maladies. Les guerres font rage, dévastant les villages, tuant les paysans qui laissent des orphelins voués à eux-mêmes. La nature envahit les maisons désertées, offrant ainsi un excellent refuge aux loups. L’auteur sait très bien décrire cette page de notre histoire mais, pour la rendre un peu plus douce et accessible, il a créé ce personnage de Angelot. Angelot est en fait le prénom d’un jeune enfant retrouvé un jour, par hasard près d’un lac, par un groupe d’orphelins occupés à multiplier les larcins pour vivre. Ils n’ont pas hésité un seul instant à le protéger des loups et à le recueillir. Ils seront aidés par un couple Coline et Ythier. Angelot sera initié aux petites combines qui l’aideront à se nourrir, à se défendre, à survivre. En grandissant, il apprendra même à manier la fronde. Mais un jour, pris entre deux armées, le groupe va être séparé et Angelot va se retrouver seul sur les routes. Commence alors pour lui un long chemin plein d’aventures.

Angelot du lac – le temps des loups fait partie d’une série de bandes dessinées publiées entre 1995 et 1997. L’intérêt premier sont toutes les références qui y figurent. Tout d’abord les références historiques avec la guerre de cent ans, Jeanne d’Arc, les références sociales de l’époque, puis les références culturelles avec les spectacles existant et enfin les références sur le mode de vie. Un volume complet qui joue sur l’espace temps puisqu’on débute avec Angelot bébé et on termine avec Angelot enfant. Les illustrations sont réellement parlantes, elles explosent sur une double page pour souligner un événement et sont plus ou moins colorées selon les situations. Un bon volume pour les fans d’aventures et de chevaliers.

Un espion chez Gutenberg, de Olivier Melano

Le tourbillon des lettres…

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En Allemagne, dans les années 1450, Johann Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, travaille en secret dans son atelier. Seuls les enfants de sa voisine, Hans et Lotte, sont au courant de ses recherches. L’inventeur de l’imprimerie est espionné, jalousé et son dur labeur pourrait être réduit à néant. A cette époque, les écrits sont essentiellement établis à la main et Gutenberg est accusé de sorcellerie.

L’Eglise le surveille de près, voyant en lui un concurrent qui risque de lui faire de l’ombre. En effet, copier les livres étaient le travail des moines. Sa découverte qui va permettre de reproduire un livre en plusieurs exemplaires en un temps limité, à moindre coût, dérange. Tout va être mis en œuvre pour voler les secrets de Gutenberg et ainsi l’empêcher de réaliser ses projets, notamment d’imprimer la Bible.

Ce livre documentaire, très bien ficelé, se lie comme une bande dessinée. De grandes illustrations, un texte clair et précis permettront à nos plus jeunes lecteurs de comprendre l’impact de cette invention. Gutenberg n’est jamais dessiné de face car son aspect physique reste méconnu ainsi que sa date de naissance d’ailleurs. Le travail de l’inventeur est très bien détaillé. Une petite précision néanmoins, Gutenberg n’a pas inventé l’imprimerie proprement dite, mais il a adapté de nouvelles techniques à ce qui existait déjà : les caractères métalliques mobiles. Les deux enfants sont le fil conducteur de l’histoire. Ils vont tout faire pour que le secret de Gutenberg soit protégé. Ils se lancent dans une grande aventure, n’hésitant pas à prendre des risques. Un dossier complet sur Gutenberg et l’histoire du livre, clôture l’album.

Le fils du chevalier Têtenlère, de Stéphane Daniel

Lancelot n’est pas le fils du chevalier Têtenlère pour rien ! Aussi distrait que son père, le tir à l’arc n’est vraiment pas son fort car en se tournant vers les autres, il oublie de baisser son arc ! Le maître d’armes est désespéré… Mais à côté de lui, son amie Guenièvre ne fait guère mieux… Sa flèche est allée se perdre dans la forêt de Mortbois où personne ne doit s’aventurer car elle abrite sorcières et dragons. Pourtant, Guenièvre tient beaucoup à sa flèche qu’elle s’est elle-même fabriquée, et ne réfléchis pas à deux fois pour partir à sa recherche. Et Lancelot est peut-être un Têtenlère, mais il est courageux et ne la voyant pas revenir, n’hésite pas une seconde à se lancer sur ses traces… Quelles aventures attendent nos jeunes amis dans cette sinistre forêt ?

Un roman d’aventure médiévale qui déploie tous ses ingrédients pour captiver le jeune lecteur : la forêt interdite, le dragon à vaincre, la sorcière, un gardien, l’amitié, le courage, le tout dans un rythme vif et illustré de manière très  humoristique.

Un texte  court, aéré et de nombreuses illustrations facilite la lecture dès le plus jeune âge (CE1)

Basile contre les Têtes-en- fer, de Gérard Moncomble

 

basile contre les tetesBasile prend la lance d’Azul pour aller combattre les Têtes-en-fer.

Lui qui n’aime pas se battre, que peut-il faire ?

Aventure à partir de 8 ans.

Lorenzo, CM2 – un p’tit dévoreur de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

Résumé de l’éditeur : La lance à la main, Basile frissonne. Impressionné par l’adversaire.
– Malepeste, gredin ! Tu es plus couard qu’une grenouille ! Basile baisse la tête sans répondre. Et qu’aurait-il pu dire ? Qu’il déteste se battre ? Qu’il n’aime pas ces jeux d’armes ? Impossible. Il est fils de Turpin de Coquelain, et, à douze ans, son avenir est tout tracé. Écuyer, chevalier, puis capitaine. Un avenir de guerrier. C’est du moins ce que son père espère…