A l’aube du D-Day, de Nathalie Le Cleï

En mai 1944, les alliés préparent le débarquement. En Normandie, Hans, Allemand, aide à l’édification du « mur de l’Atlantique » (un système de fortifications destiné à empêcher l’invasion des Alliés depuis la Grande Bretagne). Robert, Américain, quant à lui, est en Angleterre pour participer au débarquement.

Hans et Robert ont 16 ans et sont déjà soldats. Ils  sont cousins mais ne se connaissent pas, ne se sont jamais rencontrés, mais vont participer à un moment historique, chacun dans son camp. 

 

On apprend beaucoup dans ce roman sur les dix jours qui ont précédé le D-Day. C’est passionnant de voir comment les rouages de cet événement historique se sont mis en place, dans les deux camps. A travers les deux personnages, on apprend beaucoup de détails et d’anecdotes qui nous font mieux appréhender l’importance de cette page de l’Histoire. A la fin du roman, comme pour chaque titre de cette collection des éditions Oskar « 10 jours pour changer le monde », l’auteur propose une fin autre : « Et si le jour J avait été différent  ? L’Histoire n’est jamais écrite d’avance… »

Le D-Day, ou Jour J en français est le jour du débarquement allié en Normandie, le 6 juin 1944, premier jour de la bataille de Normandie, durant la Seconde Guerre mondiale. Cette opération militaire avait été baptisée Overlord.

Pour des élèves de 3ème ou de lycée qui ont déjà des notions sur la Seconde Guerre mondiale.

Nathalie, maman d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène

Les enquêtes de Ninon et Paul : racket à la Tour Eiffel, de Chantal Cahour

La Tour infernale

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Ninon et son frère Paul sont en vacances chez leurs grands-parents. Papy et mamie décident de les emmener à Paris voir la Tour Eiffel. Quelle aventure, ça va être fantastique ! Les enfants sont très excités. Mais tout ne va pas se passer comme prévu. Après un petit incident et sans trop savoir comment, Ninon et Paul vont se retrouver dans le passé, en 1889….date de la construction de la Tour. Ils vont rencontrer Gustave, un enfant qui va les entraîner dans une drôle de mésaventure. Pourquoi un tel bond en arrière ? Comment vont-ils faire pour revenir au XXIème siècle?

Les livres de la série Ninon et Paul s’adressent à des enfants de 8 à 11 ans et plus. Les intrigues sont donc simples, adaptées à de jeunes lecteurs et permettent à chaque fois de découvrir un monument du passé. Cette fois-ci, nos jeunes lecteurs vont pouvoir découvrir l’histoire de la Tour Eiffel,  mais aussi toute une époque et un mode de vie révolus. Le livre se termine par un petit quiz et une recette de cuisine de l’époque … 

Et pour découvrir d’autres titres de la série sur notre blog, c’est ici 

Chère maman, de Sylvie Baussier

Une femme, mère d’une adolescente de 12 ans, décide de commencer un journal intime sous forme de lettres adressées à sa propre mère. Elle ne pense pas être capable d’envoyer un jour ces lettres mais a besoin de mettre des mots sur la douleur ressentie depuis toujours face à la froideur de sa mère à son égard, à une mère qu’elle n’a plus jamais appelé « maman » depuis l’âge de huit ans. 

Tu es une pierre dans l’eau froide d’un torrent. Tu es le métal qui colle à la main quand on veut le retirer du congélateur, qui arrache un lambeau de peau et un cri d’effroi. Tu es mon étrangère.

Je suis censée être une adulte, depuis longtemps. Je suis même devenue maman. Et pourtant, ce vieux chagrin est toujours tapi en moi ; parfois il se redresse et réclame son droit à me pourrir la vie. J’ai à la fois deux ans, huit ans, quinze, vingt, trente… Nous sommes tous nos âges à la fois, n’est-ce pas ?

Un jour, son carnet, si précieusement gardé dans une poche secrète de son sac, disparaît…

Un récit très court, à deux voix, celle de la jeune mère qui écrit ses lettres en commençant par un « Chère maman » distant et celle de sa fille, une adolescente de 12 ans, qui, elle aussi, va écrire des lettres à sa mère, les commençant par un « Mamounette chérie » complice et tendre.

Deux vécus très différents d’une relation à la mère qui construit l’adulte de demain. Sans violence, avec compréhension et espoir malgré le manque de tendresse, la jeune femme se raconte, avec ses failles et ses douleurs, dans sa quête profonde d’un amour maternel absent. C’est sa fille adolescente qui lui permettra d’affronter ses démons et de mieux comprendre et vivre son histoire.  Il n’y a pas seulement la violence physique qui peut créer une douleur dans sa relation au parent. La froideur, le manque de tendresse peuvent être un frein tout aussi puissant à la construction de soi et  rester présent à l’âge adulte si la communication ne s’établit pas entre les deux. Mais cela n’est pas une fatalité, en devenant mère à son tour, il est possible de casser ce schéma douloureux.

Un beau récit épistolaire sur l’amour maternel. En fin d’ouvrage, une petite interview d’une psychologue ethnologue dresse les portraits des différents amours maternels existants.

Petite anecdote  que j’ai appris dans ce livre et que j’aimerai partager avec vous : à l’intérieur des pépins de pommes se trouve une petite amande comestible. Ma jeune fille de 5 ans aime désormais ce petit moment de partage complice, même s’il est assez difficile pour moi de lui  récupérer cette amande vue la taille du pépin. 

Au secours colo d’enfer ! de Céline Le Gallo

Les jolies colonies de vacances… merci papa…  merci maman !

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Gaspard et Alexandre sont obligés de partir en colo, direction les Alpes ! C’est une première pour les deux frères. Après un trajet cauchemardesque, les voilà confrontés à une discipline quasi militaire, des cadences infernales, l’incompétence du moniteur. Pour couronner le tout, le jeune Gaspard va devenir la « tête de turc » d’un garçon bien décidé à le malmener. Mais le séjour vire à la catastrophe quand le moniteur décide d’emmener les enfants en randonnée. Le groupe se retrouve pris au piège par un épais brouillard, perdu en pleine montagne ! Par chance, ils trouvent une bergerie abandonnée qui va leur servir de refuge. Une aventure inattendue va alors commencer.

Tous les séjours en colo ne se passent pas comme ça, rassurez-vous !! Mais force est de constater que pour une première fois, Gaspard et Alexandre n’ont pas eu de chance. Des vacances qui ont pris une tournure surprenante, mais qui, je suis sûre, leur aura donné envie de renouveler l’expérience.

Léonard de Vinci, un drôle d’oiseau, de Mano Gentil

Léonard de vinciUne autobiographie fictive, écrite à la première personne, où le narrateur serait Léonard de Vinci âgé de 63 ans.

Né le 15 avril 1452, enfant illégitime à qui l’on a donné une formation d’artisan, Léonard de Vinci a très vite été remarqué par ses dons exceptionnels.

Souvent mes maîtres m’ont dit que j’avais ce je ne sais quoi qui me laissait à part des autres élèves, qui m’élèverait ou me ferait tomber. En cela, ils disaient vrai. Je suis passé tout au long de ma vie par des hauts et des bas que je vous conterai plus loin, si vous prenez le temps d’écouter l’histoire de ma vie.

Alors, écoutons ce parcours extraordinaire d’un homme hors du commun, génie universel de la Renaissance, qui fut à la fois peintre, architecte, ingénieur, musicien, etc., mais dont le parcours ne fut pas tracé en ligne droite. Car le plus grand défaut de Léonard de Vinci était qu’il avait du mal à finir ce qu’il commençait… probablement parce que son cerveau allait trop vite ! Passionné par tout, perfectionniste,  il ne pouvait s’arrêter à une chose, malgré la pression et les attentes des mécènes et des clients… quitte à décevoir !

-Ton plus gros défaut est ta fainéantise ! Tu commences tout et tu ne finis rien. Mais peut-être me diras-tu qu’il ne s’agit pas de flemme, mais plutôt de ne pas finir pour ne jamais toucher à la perfection. – Le perfection n’existe pas ! […]Toute ta vie, tu vas osciller entre le travail et l’oisiveté. En cela, tu es un vrai fainéant ! Tu commences avec beaucoup d’enthousiasme, et tu laisses tomber pour vite t’intéresser à autre chose…

Une biographie intéressante qui, en prenant le parti pris de la première personne, nous rendent Léonard de Vinci proche de nous. Ses faiblesses ne nous sont pas caché, ni sa situation familiale atypique et moderne ou sa rivalité envers Miche-Ange, ce qui nous le rend très humain. 

A la fin de l’ouvrage, un petit lexique et un dossier très intéressant complètent le récit : biographie de Léonard de Vinci, mais également reproduction de tableaux et de croquis, des informations sur les découvertes scientifiques et techniques de l’époque (astronomie avec Copernic et Galilée, médecine, imprimerie avec Gutenberg, etc), sur les idées qui circulent, mais aussi quelques faits historiques. 

Disparue sans laisser de traces, de Mano Gentil

Disparue sans laisser de tracesEdgar est un jeune garçon qui regarde beaucoup de séries policières. Alors, quand sa camarade Xénia disparaît, il joue au détective amateur.  

On a hâte de savoir ce qu’il est advenu de Xénia… L’auteur nous laisse envisager plusieurs scénarios et on dévore le livre pour avoir enfin la réponse ! Un texte simple, sans temps mort, vite lu, sans violence mais avec du suspens, idéal pour petits lecteurs et amateurs d’enquêtes policières, dans la collection « Premier polar » des éditions Oskar.

Nathalie, maman d’une ex-dévoreuse de livres d’Arsène !

S.O.S. ange gardien, de Véronique Delamarre-Béllego

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

Je m’appelle Kévin et je vis avec ma mère. C’est ma mère qui a choisi mon prénom parce qu’elle adore Kévin Costner ! Un jour ma mère se retrouve au chômage mais mon ange gardien va nous aider…

Mon ange gardien est apparu en pleine nuit … alors que je venais d’en faire le voeu !  Je n’en pouvais plus, et j’avais besoin d’aide ! Le seul inconvénient c’est que c’est …. une fiiiiiiiiiiille!

Ce livre est super car à des moments il y a des choses que l’on n’attend pas beaucoup.  C’est un livre un peu fantastique et je n’en avais jamais lu avant…  ça change beaucoup des livres d’aventures et récits de vie que je lis d’habitude. Et grâce à ce livre je vais continuer à lire des livres fantastiques.

Léana 6ème,-membre des Dévoreurs de livres d’Arsène