Coupable en liberté, de Pascale Perrier

Une disparition bien mystérieuse…

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Carla et Tristan ont une existence des plus banales et sans soucis. Ils vivent avec leur mère et leur beau-père Josselin. Ce soir, ils sont seuls car leur maman et Josselin passent la soirée en amoureux, à l’extérieur. Ils rentreront tard. C’est l’occasion rêvée pour les enfants, de regarder leur émission favorite, dont tout le monde parle au collège : Coupable en liberté. Ils se préparent à passer une bonne soirée. Générique sombre pour des images choc, l’émission revient sur l’assassinat d’une jeune fille, sept ans auparavant et met en lumière les personnes qui ont été au cœur de l’affaire. Les enfants sont troublés quand ils apprennent que c’est arrivé dans leur région et sont submergés d’effroi quand le portrait robot vieilli du suspect est dévoilé. Il ressemble trait pour trait à leur beau-père ! Ce n’est pas possible, pas lui ! Dès le lendemain, la presse, les forces de l’ordre se pressent à leur domicile. Josselin n’est pas là. Il n’est d’ailleurs pas rentré avec leur mère, la veille au soir. L’enquête est relancée avec une grande chasse à l’homme. En plein doute, Tristan va tout entreprendre pour percer le mystère qui entoure ce crime. Un crime qui alimente déjà les rumeurs les plus folles…

Coupable en liberté emmène le lecteur en pleine enquête criminelle. Un crime non élucidé depuis sept ans, un assassin qui court toujours, la famille de la victime qui ne peut faire le deuil, tant que l’auteur du meurtre ne sera pas retrouvé. Et puis, il y a l’élément qui vient tout bouleverser, qui vient relancer une affaire qui était au point mort…Tous les ingrédients d’un bon polar jeunesse sont là. Mais attention aux rumeurs, aux jugements trop hâtifs qui peuvent être souvent lourds de conséquence.

Le sourire du diable, de Nancy Guilbert

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chronqiues des élèves du comité de lecture du blog

Louise est une adolescente de 15 ans, sa mère Rose la déteste et lui répète sans cesse qu’elle a le sourire du diable.

Louise ne parvient pas à comprendre. Mais un jour, elle reçoit une lettre d’un Allemand qui lui dit connaître des secrets qu’elle ignore sur sa famille. La jeune fille questionne alors sa mère qui la frappe pour toute réponse … Louise s’enfuit dans la forêt.

C’est le soir. L’adolescente rentre dans sa chambre et découvre sur sa table de chevet le journal intime de sa mère, Rose, qu’elle tenait à l’âge de 17 ans.

La jeune fille se plonge dans sa lecture et y découvre le pourquoi du comportement de sa mère envers elle..

Une aventure qui se passe peu de temps après la guerre contre les Nazis. Une histoire forte plutôt pour les 4ème/3ème car certains événements sont relatés sont terribles et peuvent choquer les âmes sensibles.

Mais personnellement, même si je suis en  6eme j’ ai adoré ce roman très bouleversant qui peut même amener les larmes chez le lecteur. L’histoire et son contexte nous permet une aventure dans le temps et dans l’Histoire à travers des personnages forts. Un roman à trois voix  où alternent le point de vue de la mère, la grand-mère et la petite-fille. Un coup de coeur !

Judith, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Khadim, le petit lord, de Gwladys Constant

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Khadim, écolier, vient du Sénégal avec sa mère Koumba. Il est recueilli dans un vieil hôpital qui accueille les sans-papiers. Mais un jour, une place se libère chez une comtesse, une vieille dame vivant dans un manoir.

Koumba y est embauché comme cuisinière et tous deux vivent sur place. Khadim se lie alors d’amitié avec cette comtesse bienveillante.

Un roman coup de cœur !!! On se met vraiment à la place de l’enfant, un personnage très attachant, passionné par la poésie de Jacques Prévert. Il ne cesse de se récier certains verts pour s’échapper de son quotidien pas toujours facile.

Ce livre aborde avec douceurs des thèmes difficiles comme les sans-papiers, alors que la première de couverture laisserait plutôt penser à un livre de conte. Un livre qui se lit très vite et très bien à tous âges et dès le CM2.

Eléa, 6ème – 11 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Je ne te crains plus, Alycia !, de Michèle Bayar

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Jade a 10 ans et demi. A cet âge là, elle n’est plus si petite et fait donc sa première colonie. Ce n’est pas que cette idée l’embête : premièrement, elle n’aura pas ses parents avec elle, et deuxièmement, elle n’aura plus Alycia sur son dos !

Alycia, c’est une fille de sa classe qui habite son immeuble. Elle la harcèle en faisant la gentille devant les autres et en l’humiliant et la ridiculisant par derrière.

Mais bientôt, Jade n’aura plus qu’une seule raison de partir car sur le quai elle aperçoit justement… Alycia  !!!

Comment va-t-elle supporter sa compagnie durant la colo, ou plutôt, comment va-t-elle réussir à y faire face et avoir le courage de faire cesser ce harcèlement ? Sa rencontre avec Maélys, une fille qu’elle rencontre au club théâtre va sûrement l’aider… car Maélys refuse de laisser faire.

Un très bon livre, court et efficiace pour parler d’un sujet très important : le harcèlement. Il permet de se rendre compte que le harcèlement peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel âge et qu’il ne faut jamais accepter de la subir.

Ce roman fait partie de la collection Droits de l’enfant – New-York 1989 des éditions Oskar.

Chloé, 3ème – 14 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

La maîtresse est agent secret, de Roger Judenne

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

La maîtresse est agent secretPunis pendant la récréation, Mathis et Louise doivent rester en classe pour copier la définition du mot « attribut ».

C’est en sortant qu’ils découvrent, par terre, un portefeuille. Ils l’ouvrent pour connaître l’identité du propriétaire. C’est celui de la maîtresse, Melle Forester ! Quelle n’est pas leur surprise d’y trouver une carte du FBI à son nom…

Quelques temps plus tard, une camarade de classe, Laurinha, disparaît. La maîtresse s’élance à sa recherche et disparaît également.

Que leur est-il donc arrivé ?!

Un roman à suspens pour les élèves dès le CM1 qui se lit assez vite, même si, vu le sujet, il aurait pu être un peu plus délirant et original… En revanche, on y voyage à Paris, Versailles et c’est agréable. La maîtresse est-elle une vraie maîtresse ou une vraie agent secret ? Vous le découvrirez en lisant ce livre. Et, chers élèves de primaire, n’hésitez pas à nous poster un commentaire pour nous donner votre avis.

Judith, 6ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

La reine des Aurès contre le général Hassan, de Nathalie Legendre

La Kahina ou l’histoire d’une guerrière

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Le décor de cette histoire est le Maghreb du VIIIème siècle. D’un côté, le camp arabe et de l’autre, le camp berbère. D’un côté, le général Hassan qui cherche à islamiser la région, de l’autre, la Reine des Aurès qui va lui tenir tête.

Un roman historique très original qui nous fait remonter le temps pour nous plonger dans l’Histoire du Maghreb.
Inspiré de faits réels, ce récit explique sur 10 jours, l’affrontement entre deux grandes personnalités, la reine des Aurès et le gouverneur Hassan, en 702. Dix jours angoissants qui ont mené au Maghreb que nous connaissons aujourd’hui .

Un beau récit historique qui met en avant un grand chef militaire et une femme d’exception, forte, courageuse, déterminée et messagère de liberté. Une guerrière prête à mourir pour sa terre et son peuple et qui a lutté jusqu’à son dernier souffle.

Une fin alternative est proposée. Et si l’histoire s’était déroulée autrement ? Il y a la version historique et celle que le lecteur choisira.

La reine des Aurès contre le général Hassan est un roman qui revendique le respect des différences, l’égalité homme-femme, la tolérance.

Tous à la Bastille, de Nathalie Le Cleï

Quand le peuple se révolte…

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Tous à la Bastille est un roman qui commence quelques jours avant la Révolution française. Nous suivons deux adolescents, Lucille et Augustin, qui vont se retrouver au plus près des événements. Lucille est perruquière de Marie-Antoinette. Elle travaille dur pour faire vivre sa famille. Son frère Augustin, gagne quelques sous comme ouvrier dans les quartiers pauvres de Paris. Les victuailles s’amoncellent chez les riches alors que les gens du peuple meurent de faim. Le peuple n’en peut plus, la vie devient de plus en plus difficile. Necker, seul porte-parole des plus démunis et ministre du roi, est renvoyé par Louis XVI. C’en est trop, les esprits s’échauffent, les gens prennent les armes, direction la Bastille. Pour Lucille et Augustin, le compte à rebours a commencé.

Nathalie Le Cleï utilise un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir d’un événement du passé. Elle a su transmettre la colère et la souffrance de tout ce peuple par des dialogues percutants.

Chaque chapitre est un jour différent jusqu’au dénouement final. Une fin qui nous emmène vingt ans plus tard avec les mêmes héros qui ont vécu la Révolution mais qui ont ensuite traversé les années dans un environnement social plus serein.

Mais Nathalie Le Cleï a également imaginé un autre épilogue : et si le peuple avait été écouté et si le pouvoir avait répondu aux doléances des gens, et si la Révolution n’avait pas eu lieu…..