Je ne te crains plus, Alycia !, de Michèle Bayar

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Jade a 10 ans et demi. A cet âge là, elle n’est plus si petite et fait donc sa première colonie. Ce n’est pas que cette idée l’embête : premièrement, elle n’aura pas ses parents avec elle, et deuxièmement, elle n’aura plus Alycia sur son dos !

Alycia, c’est une fille de sa classe qui habite son immeuble. Elle la harcèle en faisant la gentille devant les autres et en l’humiliant et la ridiculisant par derrière.

Mais bientôt, Jade n’aura plus qu’une seule raison de partir car sur le quai elle aperçoit justement… Alycia  !!!

Comment va-t-elle supporter sa compagnie durant la colo, ou plutôt, comment va-t-elle réussir à y faire face et avoir le courage de faire cesser ce harcèlement ? Sa rencontre avec Maélys, une fille qu’elle rencontre au club théâtre va sûrement l’aider… car Maélys refuse de laisser faire.

Un très bon livre, court et efficiace pour parler d’un sujet très important : le harcèlement. Il permet de se rendre compte que le harcèlement peut arriver à n’importe qui, à n’importe quel âge et qu’il ne faut jamais accepter de la subir.

Ce roman fait partie de la collection Droits de l’enfant – New-York 1989 des éditions Oskar.

Chloé, 3ème – 14 ans, membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Dysfférent, de Fanny Vandermeersch

Dysfférent

C’est l’histoire d’un garçon, un collégien. Il s’appelle Charlemagne. Un drôle de prénom qui n’aide pas à se sentir « comme les autres ». Et justement, Charlemagne est différent des autres enfants, il est « dys » : dyslexique, dysorthographique et dyspraxique. Ces termes barbares recouvrent des troubles de l’apprentissage, notamment dans l’acquisition du langage écrit : « Les lettres tourbillonnent, changent de place – elles jouent entre elles. » Il est difficile pour Charlemagne de se concentrer en classe. En sport aussi, c’est souvent compliqué, car il a du mal à coordonner ses gestes.

Mal dans sa peau, Charlemagne a du mal à se faire des amis (« parfois je pense que je ne suis qu’un bon à rien, un idiot, une erreur« ) et les autres, Ringo en tête, se moquent souvent de lui.

Heureusement, Charlemagne peut compter sur le soutien de ses parents et de son frère Clément. Leur rituel à tous les deux, le soir : lire une page du dictionnaire. La musicalité des mots le touche et c’est ainsi que l’on découvre que Charlemagne, « mauvais » élève dans quasiment toutes les matières, pourrait bien avoir un talent caché, qui ne demandera qu’à se révéler. Peut-être grâce à la rencontre de Madame Charlotte, la prof de musique remplaçante, et celle de Jade, l’énigmatique et jeune pianiste ?

Ce roman a tous les attraits pour un lecteur adolescent : un format poche et court (88 pages), un style fluide, une narration à la première personne et un langage parlé qui rendent la lecture aisée. Et puis le contexte de l’histoire : la vie d’un collégien, ses rapports avec les autres, et son sentiment d’être différent. Ce sentiment d’être différent est un thème récurrent de l’adolescence, et finalement de la vie en général. C’est aussi ce que nous dit l’auteur, par les mots de Clément, le grand-frère de Charlemagne : « Ecoute, tu te sens différent parce que tu es dyslexique. Mais tout le monde est différent ! Par exemple, moi je suis gaucher. Maman a une jambe un peu plus grande que l’autre et doit mettre des semelles dans ses chaussures. Papa ronfle la nuit… » L’histoire de Charlemagne nous intéresse, elle parle à chacun de nous.

L’intrigue progresse vite, on veut connaître le dénouement de ses déboires avec l’affreux Ringo, mais aussi qui est la mystérieuse pianiste de la maison au fond du bois…

Sans en dire davantage, une chose est sûre, on referme ce livre avec le sourire aux lèvres.

Dysfférent fait partie de la collection Rester vivant des éditions Le Muscadier, qui s’adresse particulièrement à un public adolescent. Elle aborde sans détour les thèmes du monde d’aujourd’hui, tout en tentant d’éveiller chez ses lecteurs un sens critique et un regard incisif sur nos comportements.

Enfin, un détail qui a son importance et qu’il est bon de souligner : le texte du roman est composé avec la police de caractères Open-Dyslexic qui facilite la lecture et permet d’améliorer la compréhension des personnes dyslexiques.

Aucune excuse pour ne pas lire ce roman !

Sept roses rouges pour Rachel, de Marie-Christophe Ruata-Arn

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog.

Cette histoire se déroule en Italie, dans un coin paumé.

Eléna est dégoutée… elle doit suivre sa mère qui doit vider la maison de sa « nonna » Rachel, la grand-mère décédée. Eléna conclut un marché avec sa mère, elle fait les cartons pour vider la maison que personne ne veut faire -car soi-disant le lieu est maudit- et en échange, sa mère lui laisse le petit appartement qui est mis en location à Genève.

Mais tout ne se passe pas comme prévu, Eléna fait la connaissance de Tita un fantôme qui n’arrive pas à mourir.

Va alors débuter une aventure incroyable d’amitié, d’enquête et de larmes. Eléna réussira-t-elle à faire partir Tita du monde des vivants ?

J’ai adoré ce livre, je l’ai dévoré en une journée ! Je recommande vraiment ce roman qui m’a transporté dans un monde merveilleux autant qu’en l’Italie. Cette histoire était passionnante. Eléna est vraiment une adolescente très réaliste et très attachante. De plus, ce livre est très un bien écrit c’est le deuxième livre de cet auteur que je lis et c’est mon préféré.

A dévorer à partir de la 6ème jusqu’à l’éternité.

Judith, 11 ans – 6ème, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Je les entends nous suivre, de Florence Cadier

L’histoire commence comme un coup de poing envoyé à la figure du lecteur :

Je les entends nous suivre ! Ils sont derrière nous, ils ricanent, nous insultent :
-Salopes ! Pédales !
-Vous allez voir c’que c’est qu’des vrais mecs !

Puis c’est le passage à tabac… Pour quelle raison tant de haine gratuite ?

Retour en arrière, un an plus tôt.

Léo, quinze ans n’a jamais embrassé de filles. Alors, pour sa fête d’annievrsaire, il s’est lancé un défi  : c’est Léonore qui va embrasser. Il a le béguin pour elle depuis qu’elle a débarqué dans son club de boxe. Si frêle, si jolie…et pourtant, quel jeu de jambes, quel tonus, quelles frappes !

Mais à cette soirée, il rencontre aussi Robin. Il a trop bu et Léo est obligé de l’installer dans sa chambre avant de faire partir tout le monde… Robin est envoûtant et Léo ne comprend pas ce qu’il ressent pour lui… Une relation s’intalle bientôt entre eux mais pour Léo, ces nouvelles émotions sont trop difficiles à assumer. Comment parler de cela à ses parents, comment assumer cette relation devant son meilleur ami, devant Léonore ? Qu’en est-il du « qu’en dira-t-on » ? A quinze ans, âge où l’apparence a tellement de poids, cela est-il possible ?

En un texte de moins de 100 pages, l’auteur Florence Cadier a su trouver les mots justes pour donner la parole à tous les points de vue sur la question en multipliant les personnages qui gravitent autour de notre couple : les parents, les amis, l’ex-petite amie, de jeunes inconnus qui croisent leur route et décident gratuitement d’en découdre avec les homos… Un texte fort sur un sujet sensible qui traite de l’homosexualité, de l’homophobie « ordinaire » et » silencieuse » mais aussi de l’homophobie virulente et violente. Mais c’est surtout un texte qui parle avant tout d’amour. L’amour ne se commande pas par le cerveau, il se ressent par le coeur.

Angelot du lac- volume 1 le temps des loups- Yvan Pommaux

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Au royaume des loups,

Yvan Pommaux nous plonge au beau milieu du Moyen-âge, plus exactement dans sa période noire avec les pillages, les bandits, les maladies. Les guerres font rage, dévastant les villages, tuant les paysans qui laissent des orphelins voués à eux-mêmes. La nature envahit les maisons désertées, offrant ainsi un excellent refuge aux loups. L’auteur sait très bien décrire cette page de notre histoire mais, pour la rendre un peu plus douce et accessible, il a créé ce personnage de Angelot. Angelot est en fait le prénom d’un jeune enfant retrouvé un jour, par hasard près d’un lac, par un groupe d’orphelins occupés à multiplier les larcins pour vivre. Ils n’ont pas hésité un seul instant à le protéger des loups et à le recueillir. Ils seront aidés par un couple Coline et Ythier. Angelot sera initié aux petites combines qui l’aideront à se nourrir, à se défendre, à survivre. En grandissant, il apprendra même à manier la fronde. Mais un jour, pris entre deux armées, le groupe va être séparé et Angelot va se retrouver seul sur les routes. Commence alors pour lui un long chemin plein d’aventures.

Angelot du lac – le temps des loups fait partie d’une série de bandes dessinées publiées entre 1995 et 1997. L’intérêt premier sont toutes les références qui y figurent. Tout d’abord les références historiques avec la guerre de cent ans, Jeanne d’Arc, les références sociales de l’époque, puis les références culturelles avec les spectacles existant et enfin les références sur le mode de vie. Un volume complet qui joue sur l’espace temps puisqu’on débute avec Angelot bébé et on termine avec Angelot enfant. Les illustrations sont réellement parlantes, elles explosent sur une double page pour souligner un événement et sont plus ou moins colorées selon les situations. Un bon volume pour les fans d’aventures et de chevaliers.

Nos éclats de miroir, de Florence Hinckel

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Cléo est une adolescente de 15 ans, passionnée d’Anne Frank*.
Elle tient un journal intime dans lequel elle s’adresse à Anne en prenant la place de Kitty, mystérieuse personne à qui Anne adressait ses lettres. Dans ce journal, Cléo va nous parler de problèmes familiaux, d’amitié, d’amour…
Si l’auteur a choisi une héroïne passionnée par Anne Frank, c’est qu’Anne a écrit sa dernière lettre à 15 ans un mois et vingt jours et que l’écrivaine, Florence Hinckel, tenait un journal intime qu’elle a arrêté exactement au même âge -à un jour près  ! Elle s’est dit que ça devait être une coïncidence donc elle a choisi d’introduire Anne Frank à son histoire.
J’ai adoré ce roman plein d’émotions que j’ai lu d’une traite ! On y a aussi un rappel sur la vie d’Anne Frank ce qui donne un côté  »éducatif » sans être ennuyeux. De plus, je trouve original l’idée de s’adresser à elle. Dans ce roman, on peut suivre le personnage et le voir évoluer au fil du temps.

➡️ Selon moi, ce roman serait plutôt pour les élèves de 3ème parce qu’ils savent qui est Anne Frank puisque c’est au programme et qu’elle est souvent présente dans l’histoire…

*Anne Frank est une jeune fille qui a vécu pendant la seconde guerre mondiale en Allemagne et qui est connue pour avoir tenu un journal intime. Étant juive, elle a dû se cacher mais a été découverte et emmenée dans un camp de concentration à Bergen-Belsen. Elle y est morte en 1945 à cause de la maladie du typhus.
Alicia 2nde – ex-membre des dévoreurs de livres d’Arsène

 

Team aventure, 2. Opération manchots, de Ismaël Khelifa

Ecolos un jour, écolos toujours…

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Nous retrouvons avec joie, nos quatre adolescents Fatou, Rémi, Vicky et Yanis partis aux Malouines. Ce petit archipel, situé au sud de l’Argentine, abrite un nombre important d’espèces de manchots et pour ces collégiens venus tout droit d’Annecy, c’est un émerveillement. Alice, leur accompagnatrice, mène un combat incessant pour protéger et sauvegarder la planète. Pour eux cinq, une nouvelle mission commence. Ils vont participer au comptage annuel des oiseaux et à la tonte des moutons. Pour se faire, ils vont partager le quotidien de Marilou, une scientifique française qui vit aux Malouines. Plus le temps passe, plus ces jeunes se sentent proches de la nature. Ils côtoient de merveilleux paysages et une nouvelle fois, ils vont participer activement à une multitude d’opérations destinées à préserver l’environnement.

La Team Aventure est toujours aussi dynamique et convaincue que les efforts d’aujourd’hui feront la Terre de demain. A travers ces adolescents, Ismaël Khelifa nous fait partager ses expériences d’aventurier. Toujours de beaux décors naturels, des récits uniques qui nous font prendre conscience qu’il faut faire attention à notre planète. Les illustrations en noir et blanc complètent agréablement le texte et il n’est pas nécessaire de connaître le tome 1 pour suivre le tome 2.

Une série pleine de vie qui plaît beaucoup au CDI ! Un conseil aux collègues documentalistes de collège :feuilletez  le catalogue des éditions Poulpe Fictions pour vos achats, vous y trouverez des petites perles pour lecteurs de tous niveaux !