Vis ton rêve de Roland Godel

Ne pas renoncer à ce qui nous fait avancer..

Hamidou, un jeune réfugié guinéen,  a enfin réussi à trouver une famille française, prête à l’accueillir et à l’aimer comme son propre fils. Après un parcours semé d’embuches, balloté de centres en foyers, le voilà en Bretagne.

Très vite , une réelle complicité naît entre lui et Nolwen, la fille du couple qui l’héberge. Tout semble aller au mieux pour ce jeune adolescent mais c’est sans compter la réaction des gens du village face à la venue du jeune noir. Un racisme qui sera présent également au collège que fréquente Hamidou. Ce dernier adore étudier et rêve de devenir médecin mais on lui fait comprendre que ce n’est pas pour lui et qu’un métier manuel lui conviendrait mieux.

Alors comment s’en sortir et ne pas baisser les bras dans de telles conditions? L’amour et l’aide de  sa famille d’accueil suffiront-ils ?

Le racisme, l’intégration, les préjugés sont des sujets graves, traités avec délicatesse et plein d’optimisme. Le fait que la narratrice soit Nolwen, amène beaucoup de douceur et d’émotions  au récit.

La fin est un peu inattendue et aurait demandée un peu plus de détails en amont pour expliquer comment le héros arrive à sa nouvelle situation. Mais ça n’enlève rien à l’histoire, au fait que tous les personnages sont attachants.

Un bon moment de lecture qui fait réfléchir.

Karaoké in London- Jeanne chante for the climate- de Stéphanie Benson et Claudine Aubrun

Chanson pour le climat

Nous retrouvons avec plaisir  Jeanne, prête à partir pour Londres avec sa meilleure amie Agathe. Elles souhaitent se rendre dans la capitale anglaise afin de participer à un grand rassemblement pour le climat, dont l’ambassadrice sera Freja Wilmsberg, la célèbre et  jeune activiste norvégienne. Mais il faut penser d’abord à l’hébergement et peut être aussi réviser un peu son anglais !

Nous allons partir pour un périple amusant et mouvementé, qui va se décliner sous la forme d’un journal intime tenu par Jeanne et Agathe.

Une lecture qui va lier l’utile à l’agréable puisque nos jeunes lecteurs vont pouvoir s’initier de façon ludique à la langue de Shakespeare.

Un début en douceur en français, avec au fil des pages l’apparition du vocabulaire anglais, des notions de grammaire, mais toujours de façon amusante.

Les illustrations colorées, pétillantes et pleines de fantaisie donnent le rythme au récit.

Tip Tongue journal est un bon moyen pour aborder et comprendre l’anglais. A tester sans modération !

La traversée du time tunnel, de Stéphanie Benson

Quentin a toujours rêvé de posséder un chien mais ses parents ont toujours refusé malgré son insistance. Alors, lorsque ceux-ci lui proposent de passer un mois de vacances avec eux en Angleterre et qu’ils voient sa réticence, ils décident de faire un échange de maison avec des gens qui lui laisseraient son chien en gardiennage… Marché conclu ! S’il s’en occupe vraiment bien, peut-être son rêve deviendra-t-il réalité !

Mais le séjour va s’avérer beaucoup plus mouvementé que prévu… Lors d’une promenade avec le chien dans les landes, il fait la rencontre d’un homme, dont les vêtements ressemblent étrangement à un uniforme de la Première guerre mondiale. Caché dans les fourrés, affamé, fatigué, l’homme a un comportement étrange. Qui est-il ? Que fait-il là habillé ainsi ? Quentin ne sait pas quoi faire de ce secret. Aidé de Lisa, la jeune voisine, il va chercher à en savoir plus et se retrouve impliqué dans une drôle d’histoire, une histoire qui va vite se révéler dangereuse.

Un roman de la collection Tip Tongue, niveau B1 adapté aux élèves de fin de 3ème-lycée. L’apprentissage de la langue anglaise y est donc plus intense que dans les titres de niveau A1-A2 et il y a plus de notions de grammaire qui rendent peut-être la lecture du texte moins spontanée mais dont le concept reste vraiment intéressant pour s’entraîner petit à petit à lire dans une langue étrangère.

Ce titre est un roman de science-fiction qui suggère le voyage dans le temps et parle d’expérimentation scientifique. Les personnages des deux adolescents, Quentin et Lisa, sont attachants et sympathiques. L’enquête qu’ils mènent ensemble, accompagnés de leurs chiens respectifs est assez prenant pour réussir néanmoins à oublier qu’on est en train d’apprendre une langue étrangère !

Black Friday, de Christophe Léon

Six nouvelles courtes et choc pour dénoncer la société d’ultra-consommation

Clic-clac Kodak : Se servir de la garde-robe et du maquillage de sa mère pendant son absence, quel(le ?) adolescent(e ?) ne l’a pas fait ? Surtout lorsque sa mère est si soucieuse de son apparence, liftée, canon pour ses soixante ans… et a donc tout ce qu’il faut pour cela !

Black Friday : Laissez-vous tenter par ces jours de remises exceptionnelles, dont le concept né aux Etats-Unis envahit de plus en plus la France… mais est-ce vraiment si raisonnable ?

Obsolescence : les parents sont sujets à une obsolescence programmée… mais leurs enfants vont bientôt avoir le pouvoir de changer leurs comportements ! Une nouvelle de science-fiction.

Jusqu’ici tout va bien : sur le trafic de drogue et la responsabilité

RDC : Le père-noël se perd en Afrique et est témoin du travail des enfants… qui sont un des maillons incontournables des téléphones qu’il distribue… Peut-il changer les choses ?

Naissance et vie de Laurent, un enfant tellement aimé de sa mère et de sa nounou qu’elles le gavent de bonnes choses pour lui prouver leur amour… jusqu’à quel point cela est-il viable ?

L’auteur, à l’humour noir mordant, provocateur excèle dans le genre de la nouvelle à chute pour dénoncer la société actuelle et ses dérives de manière caustique, cynique. Des nouvelles qui ne laisseront en tout cas personne indifférent et amènent le lecteur à réfléchir sur les excès de toute sorte « imposés » par la société actuelle. Et si nous avions le pouvoir de changer les choses ?

Et après votre lecture, découvrez ce petit message de l’auteur, qui, à lui seul vous laisse deviner le ton du recueil :

Note importante aux lecteurs : « Depuis la suppression des droits d’auteur afin de relancer l’entreprise, l’initiative et la consommation, les publicités contenues dans ce texte permettent de rémunérer son créateur et sa famille. Chaque lecture est comptabilisée par une puce insérée dans chaque page et appelée BigSisterIsWatchingYou*. N’hésitez donc pas à relire plusieurs fois sans modération… »

Venise Bises Cerises, de Nancy Guilbert

Tourner le dos au passé, regarder droit devant soi…..

Quand on évoque Venise, la première image qui nous vient à l’esprit c’est l’Italie, les gondoles, les amoureux.. Mais Venise c’est aussi le prénom peu commun d’une jeune adolescente de 12 ans qui nous livre sur papier des moments de son existence, une existence marquée par la disparition brutale de sa maman, quand elle avait trois ans. Elle vit avec son  père, un père très aimant qui est danseur étoile. Une profession qui suscite beaucoup de moqueries dans son collège.

Venise, qui souffre de l’absence de sa mère, se débrouille seule, son père étant très pris par son travail. Elle est cependant très active, elle a créé un blog de customisation sur Instagram, elle a beaucoup d’amis, une marraine en or mais elle a du mal à faire son deuil. Venise se cherche, son corps change et c’est là qu’elle aurait  besoin de partager ses ressentis avec sa mère.

Venise a une vie ordinaire d’adolescente qui se heurte aux jalousies, aux rumeurs, aux violences. Malgré tout, elle a une force en elle qui lui permet de s’occuper des autres en surmontant ses propres démons. Alors qu’elle ne s’y attend pas , une rencontre va venir ensoleiller son quotidien et lui apporter le bonheur qu’elle mérite.

Venise Bises Cerises  est un roman plein d’émotions dans lequel se succède  une multitude de personnages tous plus attachants les uns que les autres , au portrait et au vécu très différents.

 Chaque chapitre commence par un extrait de chanson qui illustre l’humeur de l’héroïne et qui parlera à toutes les générations.

Nancy Guilbert évoque différents thèmes de société tels que la violence, l’alcoolisme, le divorce, le deuil, l’adolescence et les premiers émois. Mais avant tout, elle nous invite à profiter de tous les moments de la vie même si la vie n’est pas parfaite. Un roman optimiste, plein de fraîcheur, emmené par une adolescente qui nous transmet sa détermination, son énergie, son envie d’aller de l’avant. 

Dans la forêt de Hokkaido, d'Eric Pessan

Un matin tôt, Julie, 15 ans, hurle tellement fort dans son sommeil que ses parents et son frère accourent dans sa chambre… Un cauchemar…mais elle ne révèlera rien à ses parents qui ont peur pour sa santé depuis qu’elle a failli mourir de convulsion alors qu’elle n’avait que trois ans.

Ce rêve est un secret… Elle était un petit garçon de 7 ans perdu, abandonné dans la forêt d’Hokkaïdo.

Mais ce rêve n’est peut-être pas qu’un rêve… Et la fièvre qui s’empare de Julie semble le lien qui l’unit au petit garçon perdu…

Un récit intrigant qui a pris vie dans l’imaginaire de l’écrivain Eric Pessan suite à la lecture d’un fait divers. C’est le point de départ pour une escapade fantastique où les dons paranormaux de Julie vont aider un petit garçon perdu à l’autre bout du monde à survivre dans un milieu hostile. La plume de l’écrivain est subtile et profonde. Les sensations physiques, les émotions des personnages sont ressenties avec beaucoup de force par le lecteur. De nombreuses thématiques sont soulevées sur la question des migrants, sur la question de la parentalité, sur la solidarité et la tolérance. Il n’était pas non plus pour me déplaire que le livre cité comme lecture de Julie soit un de mes livres coup de coeur de science-fiction : Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes dont je vous recommande plus que vivement la lecture si ce n’est déjà fait (une de nos premières chroniques sur ce blog !).

Ne vous attendez pas à un livre d’action mais plutôt un livre de suspense, d’ambiance au fantastique pondéré qui aborde le pouvoir du rêve et de la télépathie, mais dont le rythme reste néanmoins haletant. On est perdu avec ce petit garçon dans cette forêt japonaise remplie de mystère et on découvre également les secrets de famille de Julie qui sont liés à cette histoire du présent. Le « je » de Julie passe au « nous » lorsqu’elle entre dans l’esprit et le corps du petit garçon. Un mélange des genres savoureux, subtil qui puise toute sa force dans l’écriture impeccable de son auteur.

L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, de Dan Gemeinhart

L'incroyable voyage de Coyote Sunrise

Coyote, adolescente de douze ans vit dans un bus scolaire aménagé avec son père, Rodéo. Ils parcourent les Etats-Unis, au gré de leurs envies, au hasard de leurs rencontres. Le seul lien qui relie Coyote à sa vie d’avant, ce sont les appels téléphoniques qu’elle passe à sa grand-mère tous les samedis. Mais un jour, celle-ci lui annonce que le parc à côté de chez elle, où Coyote passait du temps pendant son enfance, va être détruit pour construire un carrefour… Le mercredi… Pour Coyote, cette perspective est inenvisageable… trop de souvenirs y sont attachés, et elle a quelque chose à y récupérer, absolument… quelque chose d’important, de vital, de sa vie d’avant. Comment faire sans que Rodéo ne se doute de la destination finale de ce nouveau voyage, lui qui refuse obstinément de « rentrer à la maison » ? Et quelles blessures Coyote et son père fuient-ils à travers leurs incessants mouvements ?

Un véritable road trip à travers les Etats-Unis, où l’on s’immisce dans les secrets de famille de Rodéo et Coyote, deux personnages extrêmement attachants qui cherchent par tous les moyens à guérir de leurs blessures passées. Leur complicité n’a d’égal que l’amour inconditionnel qu’ils se portent. Chacun est là pour l’autre, dans le respect de la liberté, de la personnalité et des failles de chacun. Coyote est un personnage fort, elle est courageuse, déterminée, extrêmement humaine. Ce road trip hippie un brin loufoque malgré la gravité du sujet, aux personnages secondaires très travaillés, est une invitation au voyage et à l’ouverture sur l’autre. Ce sont les relations humaines qui servent de guide à chacun. Ce roman est une leçon de tolérance où de nombreux thèmes sont abordés comme le deuil, l’homosexualité, ou encore la violence conjugale. Malgré le drame qui se profile dans l’histoire de chacun des personnages, l’écriture est optimiste, l’histoire un peu folle et décalée, et on referme les 400 pages en ayant l’impression d’être un peu plus vivant qu’avant…

Caméléon- les filles Asperger déboulent- de Christine Deroin et Gilles Martinez

Je suis une fille et autiste … et alors ?cameleon.jpg

Alice est une adolescente de 13 ans, elle a une soeur qui entre au lycée. Toute la petite famille va déménager et il est certain que quitter les amis, un quotidien bien rôdé, n’est pas chose facile. Mais quand on est jeune, on s’adapte facilement et des camarades, on peut s’en faire partout. Oui mais pas quand on s’appelle Alice. Alice est timide, elle a un haut potentiel intellectuel certes, mais elle est toujours seule. C’est bien connu, on a tendance à trouver ça normal, la solitude, pour les « intellos »! Ses parents, les enseignants la disent à part. Personne ne s’en étonne, c’est sa personnalité après tout.

Alice fait sa rentrée et rencontre Fanny, une élève qui est dans la classe de sa soeur. Cette rencontre va être le début de grands bouleversements…

L’histoire d’Alice est l’histoire de beaucoup d’autres individus atteints de troubles du spectre autistique. Une histoire bouleversante et sensible qui montre la difficulté d’intégration pour les personnes souffrant de ce handicap. Malheureusement, le diagnostique est parfois difficile à établir notamment chez les filles car on pense d’avantage à de la timidité.

Une fois des mots posés sur le trouble, beaucoup de choses s’expliquent. En milieu scolaire, des aménagements sont effectués pour rendre moins difficile une intégration mais il reste encore beaucoup à faire..

Caméléon est un livre qui parle le plus simplement possible du trouble du spectre autistique.  Comme d’habitude dans la collection saison psy: une fiction et l’oeil averti d’un spécialiste pour nous aider à comprendre, des adresses utiles d’associations ou de lieux d’accueil.

 

Baby-sitter blues, de Marie-Aude Murail

1er tome de la série des Émilien.

Baby-sitter blues - Poche - Marie-Aude Murail - Achat Livre | fnac

Émilien voudrait bien s’acheter un magnétoscope*, comme ses copains. Mais son argent de poche ne suffira pas. Son amie Martine-Marie a la solution : faire du baby-sitting ! Grâce à elle, Émilien se retrouve baby-sitter et se découvre un vrai don avec les enfants. Grâce à Ranflanflan le lapin et ses histoires incroyables, il devient la star des nounous pour Martin et Axel, des frères pour le moins turbulents. Pour s’occuper du petit Anthony, 6 mois, Émilien décide de se renseigner sur les bébés et le livre Comprendre et aimer son enfant n’a plus de secret pour lui ! Ainsi va la vie d’un adolescent qui découvre les responsabilités des adultes. Et puis changement de programme : Émilien entre en 3ème et il doit se concentrer davantage sur ses études. Il trouve un nouveau job : professeur particulier de français. Comme toujours, il prend ses fonctions très à cœur. C’est ainsi qu’un sujet de rédaction le mène tout droit dans le grenier d’Amandine. Amandine, c’est la cousine de Martine-Marie. Émilien ne devrait-il pas se méfier de cette fille vraiment bizarre ? Attention, ennuis en vue !

Baby-sitter blues est donc le premier volet des aventures d’Émilien. C’est ici qu’on fait la connaissance de cet adolescent à la répartie vive et piquante, de ceux que Marie-Aude Murail sait si bien façonner. L’histoire d’Émilien a la saveur des années 80* : une époque où les ados rêvaient de s’acheter un magnétoscope pour visionner des cassettes VHS, et l’argent de poche se comptait en francs… Mais on retrouve aussi des ingrédients intemporels : les réflexions du jeune garçon sur la vie, sur les adultes, ses relations avec sa mère, l’humour toujours très présent… tout ce qui fait de la lecture de ce roman un moment très agréable. Bonne nouvelle, on peut retrouver Émilien dans d’autres aventures, puisque ce n’est que le premier volet !

*On ne trouve le magnétoscope que dans les ouvrages antérieurs à la réédition de 2006, où Émilien fait peau neuve : parce qu’il faut vivre avec son temps, le magnétoscope devient un ordinateur et le franc passe à l’euro. Sans nul doute le lecteur de 2020 appréciera cette attention de l’autrice à son égard.

Maman les p'tits bateaux, de Claire Mazard

Le jour où tout a basculé….

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Comment a-t-il pu me faire ça ? Comment un être si cher à mon coeur a pu me souiller, me meurtrir au plus profond de mes chairs ?

Je suis morte un 16 mai 2018, je suis debout mais mon corps est mort. Je hais tous ceux qui m’entourent, qui m’approchent, qui me touchent. Je veux crier ma douleur mais je n’y arrive pas, je veux qu’on comprenne mes souffrances, qu’on devine mon mal être. Je suis seule, honteuse, révoltée, perdue, en plein désarroi.

Pourquoi a-t-il fallu qu’il entre dans ma chambre…Je ne me suis pas méfiée, j’avais confiance en cet oncle avec qui j’ai passé des vacances formidables quand j’étais petite, un oncle que j’adorais…

Il a violé mon enfance, il m’a détruite, il m’a tuée…

Marie-Bénédicte a vécu un calvaire : un oncle trop entreprenant qui, un jour, au retour de l’école, se glisse dans sa  chambre, lui avoue ses sentiments..Ils sont seuls et le pire des cauchemars commence et va se répéter……le même « rituel », les mêmes mots, les mêmes gestes, la même souffrance….encore et encore….

La jeune fille n’en peut plus, son secret est trop lourd, un secret qu’elle ne peut plus gérer, qu’elle ne peut plus supporter. Elle a honte, elle n’ose pas parler. Elle est victime mais se sent coupable. Elle se sent coupable d’être « elle », de plaire à la mauvaise personne. Alors elle déteste son image, son corps, son prénom. Elle se saborde, ses parents ne la comprennent plus.

Claire Mazard nous offre un récit percutant sur un thème délicat avec un ton juste et plein de sensibilité. Une jeune fille en plein désarroi, une famille qui ne sait pas ou qui ne veut pas savoir. Là est toute la complexité de la situation. Sujet tabou, une victime en détresse  qui a peur du jugement des autres, un secret qui ronge. Comment aider quand on ne sait pas? Que faire pour que les victimes n’aient plus peur de parler ? La honte et la peur de ne pas être entendue, que leur parole soit remise en cause empêche bien souvent les victimes de raconter leur calvaire, de déposer plainte.

Ce roman peut aider à comprendre qu’il ne faut pas se taire, victime ou témoin, il faut parler, il faut dénoncer.

Je pense que pour les plus jeunes, cette lecture devrait être accompagnée car le témoignage de l’adolescente est assez dur.