Je suis un verdadero argentiono! de Laurence Schaack

A l’issue d’un repas de famille, les parents de Saul lui réservent une surprise : accepterait-il de partir avec son père à 10 000 kms de Paris pendant les vacances de la Toussaint ? Et comment ! Encore plus pour prendre la direction de Buenos Aires, capitale du football.

Dès le décollage, l’adolescent pressentira que leur sport favori – à son père et à lui- ne sera pas le seul motif de ce voyage argentin, pendant que Saul dévore le guide touristique pour ne rien rater de la ville, son père, soucieux et pensif, lit et relit un morceau de papier vieilli, une lettre qui n’aura de cesse de l’intriguer au point que Saul se l’appropriera dans le dos de son père. La découverte de son contenu incompréhensible pour lui  n’en sera que plus étonnant, énigmatique voire inquiétant… Au fur et à mesure de rencontres susceptibles de lui venir en aide, Saul apprendra que la lettre jaunie renferme un lourd secret de famille dans un contexte historique aux lourdes conséquences sur de nombreuses décennies.

Avant le soulagement, l’apaisement et la légèreté de la fin, Saul connaîtra bon nombre de doutes, de craintes, de questionnements, d’angoisses.

Un roman bilingue intéressant à découvrir d’un point de vue linguistique et historique.

 

Maïté Coiffure, de Marie-Aude Murail

Louis Feyrières est un collégien qui n’aime pas l’école. Comme tous les élèves de 3ème, il doit trouver un stage en entreprise. Il n’a aucune idée, et surtout aucune motivation. C’est sa grand-mère qui lui parle du salon Maïté Coiffure. Louis rencontre ceux qui vont être ses collègues le temps d’une semaine : Madame Maïté la patronne, Fifi le jeune coiffeur aux ciseaux virevoltants, Carla la belle blonde aux talons aiguilles, et Garance l’apprentie pas motivée. Et il découvre le parfum entêtant des laques, les clientes et leurs conversations, l’ambiance animée d’un salon qu’il ne voudra plus quitter. À partir de ce moment, une petite machine se met en marche dans sa tête, la fibre pour la coiffure vient de naître en lui.

Mais comment réaliser son rêve quand, à 14 ans, il faut retourner en cours et finir une scolarité qui ne l’intéresse pas ? Et surtout quand son père, qui est chirurgien, ne jure que par grandes études et carrière brillante… ?

L’histoire attachante d’un adolescent, comme Marie-Aude Murail sait si bien les dépeindre. De petits arrangements en gros mensonges, Louis nous entraîne dans ses tribulations, nous laissant impressionnés devant tant d’ingéniosité et de ténacité. Dans Maïté Coiffure, avec en toile de fond le thème des relations père-fils, on aborde l’orientation scolaire, des risques du décrochage à la véritable vocation professionnelle.

Des sujets qui peuvent parler à nombre de lecteurs au collège.

Oh, boy !, de Marie-Aude Murail

Oh, boy !Trois enfants sont orphelins depuis quelques heures. Siméon Morlevent, 14 ans, lui, c’est le surdoué. Morgane Morlevent, 8 ans, celle qu’on oublie tout le temps. Venise Morlevent, 5 ans, une bouille de princesse. Ils se font le «jurement» qu’on ne les séparera jamais. 

Leur sort est entre les mains d’une assistante sociale et d’une juge des tutelles, qui doivent décider qui des deux tuteurs potentiels obtiendra leur garde. Sachant que ces derniers ignoraient jusqu’alors l’existence de leurs demi-frère et sœur. Alors comment Josiane Morlevent, ophtalmologue psycho-rigide et Barthélémy Morlevent, jeune homme fantasque qui fuit les responsabilités, vont-ils prendre cette nouvelle ? L’histoire captivante d’une fratrie soudée et touchante, frappée par l’adversité, qui se met en quête d’une famille. 

Un roman très agréable à lire, et qui se dévore d’une traite. On découvre et on s’attache à ces enfants orphelins qui s’unissent et font bloc dans l’épreuve. Et comment ne pas s’attacher aussi à ce grand-frère sans filtre, haut en couleurs ? Barthélémy devient vite le pilier, celui autour de qui le récit s’articule. Ce sont ses propres mots « Oh, boy ! » qui donnent le titre au roman. Et puis l’émotion va crescendo. Tout en abordant des thèmes sensibles tels que l’homosexualité, l’adoption, la maladie, la mort, la violence conjugale, Oh, Boy ! est une pépite où l’humour est habillement distillé.

À lire sans hésiter !

Flashes, de Tim O’Rourke

les Dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Charley est une jeune ado dévastée par la mort de sa copine Natalie écrasée par un train. La jeune fille est un peu spéciale car Charley a des « flashes » qui seraient des visions ! Un jour, lors d’un de ces flashes, elle apprend  que Kerry, une jeune fille de bonne famille, morte écrasée sous un train, a en fait été assassinée !

Tom est policier depuis peu, il doit enquêter sur la mort de Kerry. Bientôt, son enquête va le faire rencontrer la mystérieuse et envoûtante Charley ! Ensemble, ils vont mener l’enquête sur ces morts de la voie ferrée.

Ce livre est bien, même si la fin peut être évidente, parfois il peut faire un petit peu peur. La fin est pleine de rebondissements et très détaillée. Charley est un personnage très attachant. Ce qui rend  ce livre agréable à lire c’est aussi le fait que l’auteur nous donne plein de détails tout en utilisant un vocabulaire fourni. Malgré les flashs qui pourraient le rendre fantastique, l’histoire reste avant tout un roman policier. Un petit bémol à l’histoire, c’est le fait que la relation entre Tom, le policier, et Charley soit trop rapide et évidente. 

Des corbeaux, dont le plumage était aussi noir que les vêtements de l’assistance, sautaient du haut des pierres tombales. Leurs ailes claquaient comme des coups de feu dans le matin sombre de décembre.

 

Judith, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène 

S.O.S. ange gardien, de Véronique Delamarre-Béllego

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

Je m’appelle Kévin et je vis avec ma mère. C’est ma mère qui a choisi mon prénom parce qu’elle adore Kévin Costner ! Un jour ma mère se retrouve au chômage mais mon ange gardien va nous aider…

Mon ange gardien est apparu en pleine nuit … alors que je venais d’en faire le voeu !  Je n’en pouvais plus, et j’avais besoin d’aide ! Le seul inconvénient c’est que c’est …. une fiiiiiiiiiiille!

Ce livre est super car à des moments il y a des choses que l’on n’attend pas beaucoup.  C’est un livre un peu fantastique et je n’en avais jamais lu avant…  ça change beaucoup des livres d’aventures et récits de vie que je lis d’habitude. Et grâce à ce livre je vais continuer à lire des livres fantastiques.

Léana 6ème,-membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Les filles au chocolat, 4. Cœur Coco, de Cathy Cassidy

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Toujours considérée comme un bébé par ses sœurs, Coco adore les animaux. A 12 ans, elle rêve de sauver les animaux en voix de disparition. Lorsque sa jument préférée doit être vendue, elle projette de l’acheter. Mais comment la sauver sans l’accord de sa mère ?

Touchant, passionnant, ce livre est pour les amoureux des animaux, du chocolat et de la série « les filles au chocolat »! … où on découvre de sacrées révélations ! Un livre aussi bien que les autres tomes de la série !

 

Eléa, 5ème – membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Le silence du serpent blanc, d’Arnaud Tiercelin

Le silence du serpent blancThibault vit dans un pays où, depuis trois ans, le roi a imposé une règle très stricte : celle de limiter le bruit au maximum. Qu’est-ce que cela implique au quotidien ? Un monde terne, où les relations sociales et familiales sont complexes : plus de musique, plus de chants, plus de discussions (chaque jour, le nombre de mots est limité pour chaque personne), il faut chuchoter, tousser discrètement,  faire attention aux bruits de ses semelles lorsque l’on marche. D’autres restrictions existent aussi dans ce pays dirigé par un roi  qui impose des lois dictatoriales comme par exemple le couvre-feu ou une télé contrôlée par le pouvoir.

C’est aussi depuis ce moment-là  que le père de Thibault est parti de la maison sans prévenir. Les enfants n’ont aucune nouvelles de lui et leur mère refuse d’en parler…

Mais lorsque Pamina, une nouvelle élève, arrive dans la classe, la vision de Thibault sur la société dans laquelle il vit va évoluer, il va prendre conscience de certaines choses et chercher des réponses à ses questions… Ce qu’il va découvrir va le transporter dans un monde inconnu qui lui ouvrira les portes de la réflexion… jusqu’à la chute finale, inattendue…

Un roman étrange et décalé, facile à lire grâce à une écriture simple et directe pour des lecteurs dès le CM2. Un univers onirique pour un livre dont le genre frôle la science-fiction mais aussi le merveilleux et le récit social. Des réflexions profondes sont abordées sur la dictature, sur l’importance de la parole, sur la désobéissance civile pour combattre les injustice. Mon fils de 7 ans, attiré par la 1ère de couverture très réussie qui rappelle l’univers de Tim Burton, me demandait tous les jours de lui raconter l’avancée de cette histoire que je n’ai donc pas eu le droit de poser avant de l’avoir terminée ! 

Onirique et profond… et qui donne envie de faire du bruit et d’apporter à la vie quelques notes d’excentricité et de musique !