Dorothy Counts -affronter la haine raciale- de Elise Fontenaille

Le courage contre l’injustice…

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1957 dans l’état de Caroline du sud, aux Etats-Unis. Dorothy Counts, une adolescente noire âgée de 15 ans, va faire sa rentrée dans un collège de Blancs. C’est l’une des premières étudiantes noires admise dans une université ségrégationniste. Dès le premier jour, le collège devient pour elle un lieu de souffrance, de maltraitance physique et morale. Une haine indescriptible va se déchaîner sur Dorothy et sa famille. Comment une Noire peut-elle fréquenter la même école qu’un Blanc, partager les mêmes repas, assister aux mêmes cours. Impensable, inimaginable, on ne se mélange pas et gare à ceux qui voudraient l’aider… Et pourtant, malgré sa souffrance, Dorothy ne va pas flancher. Il lui faut trouver la force de tenir, de résister. Mais à quel prix et pendant combien de temps ?

Elise Fontenaille nous livre le portrait poignant d’une adolescente courageuse et obstinée, qui gardera toujours la tête haute, impassible malgré les brimades, les menaces et les mauvais traitements. Sa persévérance portera ses fruits et lui permettra de tenir tête à tous ceux qui voulaient perpétuer la ségrégation.

Dorothy Counts rejoint les Harriet Tubman, les Rosa Parks qui se sont toutes battues pour que les Noirs aient leur place dans une société blanche qui le leur refusait. L’image de couverture du roman est la photographie qui a fait la uUe des journaux du monde entier : l’entrée de Dorothy au collège. Un témoignage fort, le courage contre la haine.

Rosa Parks, contre le racisme, d’Eric Simard

Un ouvrage de Eric Simard de la collection J’ai réussi ! des éditions Oskar, consacrée à des personnalités qui sont allées au bout de leurs convictions, malgré les difficultés. Des récits courts très accessibles pour les plus jeunes lecteurs.

Rosa Parks, la couleur de l’espoir…

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Rosa Parks est une jeune fille noire, dans l’Amérique dans les années 30, qui a connu très jeune la discrimination et les brimades. Son grand-père lui a toujours appris qu’il fallait se battre pour ne pas se laisser faire, combattre l’injustice. A cette époque, aux Etats-Unis, les lois sont faites pour les Blancs, les Noirs étant considérés comme inférieurs. Ils ne se mélangent pas, ne fréquentent pas les mêmes lieux. Mais un jour, Rosa va commettre un acte qui marquera à jamais l’humanité.

Rosa est une femme courageuse qui a consacré sa vie à la défense des droits des Noirs, pour l’égalité des hommes. Une grande dame qui a marqué l’Histoire, qui a su dire NON, qui a changé l’Amérique.

Raymond Kopa, premier ballon d’or, d’Eric Simard

Un ouvrage d’Eric Simard de la collection J’ai réussi ! des éditions Oskar, consacrée à des personnalités qui sont allées au bout de leurs convictions, malgré les difficultés. Des récits courts très accessibles pour les plus jeunes lecteurs.

 

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Raymond Kopa, une légende……

Raymond Kopa est un footballeur international français des années 50, un joueur vedette de son époque. Il est issu d’une famille de mineurs avec des grands-parents polonais venus en France en 1919 trouver du travail. Passionné de football, il consacre tout son temps à ce sport. Mais il sait que son destin est de travailler à la mine. A 14 ans, il va donc effectuer sa première descente au fond de ce trou noir. La poussière du charbon, les coups de grisou, les accidents voilà ce que va être sa vie ?

Un combat pour réussir à tout prix, pour sortir d’une vie de misère. Pas facile quand on est jeune, quand la guerre est présente et que le destin est déjà tout tracé. Se résigner ou se battre… Raymond Kopa a choisi de se battre et ce n’est pas pour rien qu’il est devenu la légende que l’on connaît.

Le destin d’Orïsha, 1. De sang et de rage, de Tomi Adeyemi

Orïsha, une contrée où jadis les maji, de puissants magiciens, et leurs enfants, les devîns, vivaient en paix avec les kosidàn. À cette époque, la magie et les dieux étaient une réalité. Jusqu’à la funeste nuit du Raid, où tous les maji furent massacrés, exterminés par les kosidàn… Ces derniers étaient convaincus que les maji fomentaient une révolte pour prendre le pouvoir.

C’est ici que débute le récit. La magie a disparu, les dieux se sont éteints. Zélie (sur)vit avec sa famille et son peuple, sous le joug des gardes du roi et sous le poids toujours plus lourd de l’impôt qui les écrase. Secrètement, elle apprend le combat avec d’autres devîns comme elle, auprès de Mama Agba.

Jusqu’au jour où… un vieux parchemin réapparaît et avec lui, l’espoir que la magie peut revenir ! Commence alors une quête périlleuse. Dans ce dédale d’aventures aussi effrayantes que palpitantes, Zélie peut compter sur son frère Tzain et sur la princesse rebelle Amari. Sur leur route, ils auront à affronter l’armée du roi conduite par le prince Inan, résolu à tout faire pour les arrêter.

Zélie saura-t-elle relever le défi que les dieux lui ont confié ? Parviendra-t-elle à ramener la magie et la liberté à son peuple ?

C’est un roman qui parle de révolte, celle d’un peuple qu’une culture dominante a voulu écraser et déraciner de ses coyances ancestrales. Une histoire bouleversante qui touche aux archétypes de l’humanité même, quand l’homme, la magie et les dieux ne faisaient qu’un. Quand l’homme, la nature et le spirituel ne faisaient qu’un.

Un pays imaginaire, Orïsha. Selon le principe du fantasy, le lecteur découvre au fur et à mesure un univers qui lui est étranger. On croise des léopardaires, des guépardaires, on vit dans des ahérés… On serait tenté de chercher un lexique en fin d’ouvrage, pour comprendre cette langue nouvelle… Mais nul besoin de traduction, on reconnaît dans Orïsha et ses maji une Afrique et son peuple meurtri par l’esclavage, asservi par le pouvoir et la haine de l’homme blanc.

Selon les propos mêmes de l’auteur Tomi Adeyemi, « tout ce que ce roman recèle de chagrin, de peur, de tristesse et de perte est réel »  Partout dans le monde, on déplore encore tant de victimes de ce fléau qu’est le racisme ! L’auteur, engagée dans la lutte pour le droit des Noirs, nous confie dans une note à la fin du récit : « Puisse ce roman être la preuve qu’il y a toujours quelque chose à faire pour riposter. »  Et en effet, ce roman fait réfléchir, jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Nathalie – Assistante pédagogique

 

Le chat de Tigali, Didier Daeninckx

 

Résultat de recherche d'images pour "le chat de tigali"L’instituteur et sa famille déménagent à Saint-Martin. Les habitants du village ne sont pas contents car Amechiche, le chat de l’instituteur, sort la nuit pour aller voir les femelles. Un jour, il est retrouvé mort empoisonné…

Ludovic, CM1 – un p’tit dévoreur de livres de Salé Lou Potier

Une chronique des élèves de l’école primaire voisine, l’école Salé Lou Potier. Vous avez, vous aussi, lu le livre ? Alors,  chers lecteurs de ce blog, pour les encourager, n’hésitez pas à poster un commentaire en donnant votre avis !

 

Résumé de l’éditeur : Vanessa et ses parents, de retour d’Algérie, s’installent dans un petit village du sud de la France. Un jour, ils reçoivent une lettre anonyme menaçant leur chat Amchiche, qu’ils ont ramené de Kabylie. Pourquoi lui en veut-on ? Un polar inoubliable sur le racisme et la violence qu’il engendre. Un texte remarquablement écrit, par l’un des grands maîtres du roman noir français.

 

 

L’arbre aux fruits amers, de Isabelle Wlodarczyk

La couleur interdite…

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Isabelle Wlodarczyk nous offre là un récit plein d’émotions et de sensibilité. Sensible par le thème et par les émotions qu’il dégage. Une histoire émouvante qui nous transpose dans les années 1930 où deux mondes sont en opposition : les Blancs et les Noirs. D’une part, nous avons les haineux qui malmènent cette communauté noire qui ne devrait pas avoir le droit d’exister et de l’autre un peuple qui essaie par tous les moyens de vivre. Et la réalité est terrible, on assiste impuissant au massacre des Noirs, à cette lutte acharnée contre la différence de couleur. C’est un véritable lynchage.

On va suivre en parallèle deux histoires. Celle de James, un adolescent noir qui va se trouver embarqué dans une sordide histoire de viol et de meurtre d’un homme blanc et de sa petite amie. Au dernier moment, pris de panique et de honte, il s’enfuit alors que ces deux copains n’hésiteront pas à massacrer le couple. Mais James a été vu en compagnie des agresseurs, deux afro-amériains qui seront matraqués à mort puis pendus. Il n’y a pas de procès, les Blancs font leur propre loi et la seule sentence est la mort immédiate. James va sauver sa tête mais sa vie va basculer…Ce fait divers va déchaîner un déferlement de haine de la part des Blancs. Et puis il y a Sam, un Blanc, fils du shérif, adepte du Ku Klux Klan , des fanatiques anti-noirs. Il a participé à la mise à mort des deux afro-américains.

Ce récit ne nous parle pas simplement de racisme mais évoque également la souffrance d’une mère et d’un père.

Vera, la mère de James, est impuissante face à la descente aux enfers de son fils qui devient l’homme à abattre. Le shérif a honte de son fils, il a honte de ce qu’il est devenu. Il a arrêté James mais il est persuadé de son innocence. Il fera tout pour que la vérité éclate, quitte à renier son fils, auquel il ne pardonnera jamais les agissements. Arrivera-t-il à se faire entendre ? Quel sort la population blanche va-t-elle réserver à James ?

Isabelle Wlodarczyk est vraie, directe. Elle livre cette histoire sans détour plongeant ainsi le lecteur dans une période sombre des Etas-Unis. Les mots sont forts, les personnages sont attachants car chacun d’eux se débat dans des situations délicates : un shérif dont le fils tourne mal, un pauvre noir qui n’est pas né avec la bonne couleur dans le bon pays à la bonne époque. Il est intéressant de voir la progression de la relation de l’ homme de loi  et du jeune adolescent, complètement improbable vu le climat de violence de l’époque.

Ce récit est tiré d’une histoire vraie, ce qui accentue l’émotion qu’on éprouve. L’histoire de James est une histoire parmi tant d’autres. Rappelez-vous celle de Rosa Park qui a refusé de céder sa place à un Blanc dans un bus. Autre figure mythique, Martin Luther King qui se battra pour les droits des Noirs. De quel droit un homme peut prétendre être supérieur à un autre en fonction de sa couleur de peau ? Pourquoi tant de haine?  A cette époque, de nombreux Noirs seront pendus aux peupliers, dans les rues, pour symboliser cette supériorité et ce mépris.

Un dossier très complet et très bien fait sur la ségrégation, complète de belle façon le roman. On y apprend entre autre que le titre du roman s’inspire d’un magnifique poème Strange Fruit écrit par Abel Meeropol et chanté par Billie Holiday, une afro-américaine. Je cite :

Les arbres du Sud portent un étrange fruit. Du sang sur les feuilles et du sang aux racines. Un corps noir qui se balance dans la brise du Sud. Etrange fruit suspendu aux peupliers.

Time zone, de Tristan Pichard

Nés un 29 février…

Manon et David sont élèves dans le même collège. Ils n’ont pas beaucoup d’affinités, le seul point commun qu’ils se trouvent c’est d’être nés un 29 février… Officiellement, leur anniversaire n’a lieu que les années bissextiles, c’est-à-dire tous les quatre ans. En général, ils le fêtent la veille ou le lendemain, mais jamais ensemble : ils ne sont pas du même milieu social, n’ont pas les mêmes centres d’intérêt ni amis. Mais, cette année, pour leur 14 ans, rien ne se passera comme d’habitude. Ce n’est pas une année bissextile, et le 1er mars, au matin, le temps va s’arrêter et les gens se figer. Eux, ne seront pas touchés. Pourquoi ?  Quel rapport avec cet homme qui semble suivre Manon depuis quelques jours et qu’elle croise dans cet espace-temps chamboulé ? Quel coup en profite pour préparer le dangereux malfrat Boris Lansky du fond de sa cellule ? Qui sont les Bartholons ?

Un thriller qui use d’un thème cher  à la littérature de jeunesse de science-fiction ou fantastique : comment survivre dans un monde où le temps s’est arrêté, où une partie de la population disparaît (même si ici ce ne sont pas les adultes qui désertent le navire comme dans la série des bandes dessinées Seuls ou la tétralogie U4). Une société secrète,  des jeunes qui doivent se débrouiller et qui ont du courage et de la volonté, des personnages variés… Mais j’avoue que dans l’ensemble, je n’ai pas vraiment accroché. J’ai trouvé le tout un peu facile (en particulier la révélation p. 129 qui n’apportait pas grand chose au récit),  et malgré les rebondissements, j’ai trouvé que le tout manquait de profondeur. Les deux histoires de la société secrète des Bartholons d’une part et de la bande de criminels de l’autre  n’étaient  pas assez développées pour que l’on s’attache aux personnages, et que l’on adhère totalement à l’organisation secrète et au plan machiavélique à déjouer. Mais cela n’est qu’un avis personnel et ce livre peut plaire aux adolescents car il se lit vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer et ils peuvent s’identifier aux deux jeunes personnages Manon et David. J’attends des commentaires pour des avis différents !

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