Toi, mon ami à jamais

Père Loup, de Michel Grimaud

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Antoine est clown dans un petit cirque. Il est chargé également de nettoyer les cages et de nourrir les animaux. Avec lui, les bêtes sont dociles parce qu’il fait preuve de beaucoup de gentillesse et d’attention. Il y en a une en particulier qui émeut Antoine. C’est Olaf le loup, un loup vieillissant que le directeur du cirque veut abattre car il le trouve inefficace, moins actif. Pour sauver son ami, Antoine décide de s’enfuir, emmenant Olaf loin des hommes, au fond des bois près des collines de Provence. Commence alors une vie de fugitifs, rendue difficile quand une traque est organisée pour les retrouver.

Père Loup est une belle histoire très touchante. Une aventure très profonde de sentiments qui nous montre combien un homme peut être dévoué à l’animal qu’il aime, allant jusqu’au sacrifice de sa propre vie. Le lecteur va partager les joies, les doutes et les émotions d’Antoine qui jusqu’au bout se battra pour préserver Olaf. Loin de la civilisation, en pleine forêt, ils vont malgré tout être heureux car ils sont ensemble et se sentent invincibles. Ils ont un abri, ils se débrouillent pour manger, c’est  l’essentiel. Antoine a toute notre sympathie et notre reconnaissance pour le dévouement dont il fait preuve. Olaf est affectueux, fidèle, attachant et a pleine confiance en son maître. Un binôme qui nous émeut. La fin de leur périple est pour autant déstabilisante par sa brutalité.

Au-delà des limites

Akavak de James Houston

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Akavak est un jeune esquimau de 14 ans qui va devoir accompagner son grand-père trop vieux pour voyager seul, au-delà des montagnes glacées du Canada. L’aïeul doit se rendre au chevet de son frère mourant. Akavak va devoir se montrer fort, courageux, vaillant car le périple va s’annoncer dangereux.Tous deux partiront avec un attelage de chiens. Mais à tout moment la nourriture peut manquer, ils peuvent être pris au piège par le froid ou la nature hostile. Au fur et à mesure de leur progression, le jeune garçon mesure combien sa responsabilité est grande. Il doit veiller sur son grand-père, le protéger, l’aider à continuer car ses forces le lâchent.

Le lecteur voyage au fil des pages, fait la connaissance d’un peuple dont les conditions de vie sont difficiles. Mais avant tout, c’est un livre riche en émotions qui met à nu les relations entre un grand-père et son petit fils qui lui est très dévoué.

Et si vous avez aimé, vous pouvez lire aussi  : Himalaya, l’enfance d’un chef

On a tous un peu de Jonathan Livingston….

Jonathan Livingston le goéland, de Richard Bach

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Dépasser ses limites, aller plus loin, oser… Oublier les contraintes, changer de vie, ne pas se laisser enfermer par la routine, découvrir autre chose. Jonathan l’a fait. Voler pour être libre, voilà ce que ce goéland a décidé. Il ne veut pas vivre comme ceux de son clan, résignés, selon des règles et des lois bien établies. Alors, jour après jour, il s’entraîne à voler plus vite, plus haut au désespoir de ses parents. Pour les autres goélands, voler n’est utile que pour se nourrir et rien d’autre. Ils décident de s’assembler en Grand Conseil et d’exclure Jonathan. Celui-ci est affligé, il se rend compte que ses semblables le rejettent sans comprendre. Il est ainsi condamné à vivre seul sur les falaises lointaines. Tous lui tournent le dos. Jonathan quitte donc ce clan.

Un soir alors qu’il se pense seul, deux majestueux oiseaux brillants viennent à lui et l’emmènent plus hauts dans les cieux. Il est loin de sa terre, de son ancienne vie. Jonathan change, devient majestueux, il a trouvé une nouvelle famille qui partage les mêmes idées que lui. Jonathan n’en finit pas d’apprendre et de se perfectionner. Il a trouvé son maître, Sullivan, qui est admiratif. Avec le plus ancien, Chiang, il va apprendre la confiance, l’amour, la liberté. Et puis, le jour vient où, à son tour, Jonathan le goéland transmet son savoir…Un éternel recommencement.

Ce récit est en trois parties, la première relate la soif de changement de Jonathan, la seconde son exil et dans la troisième on découvre le goéland en maître d’apprentissage.

Cette histoire peut largement s’adapter à l’homme.

C’est parce que des hommes veulent en savoir toujours plus que le monde mute et progresse. Rester à faire les mêmes choses, refuser d’évoluer fait stagner. Un petit bémol cependant car, pour pouvoir agir, il faut être libre mais la société ne nous offre pas toujours cette possibilité. Il y aura toujours des contraintes. Montrer à l’autre qu’il faut qu’il change ne plaît pas forcément. Cela peut attiser colère ou jalousie. Nous sommes responsables de nos vies que nous construisons aussi sur des savoirs, sur des manières d’être, transmises par nos parents, qui les ont reçus de leurs parents et que nous enseignons à notre tour à nos enfants…..Chacun veut léguer un savoir et c’est logique.  Mais avoir notre propre ouverture d’esprit, notre propre opinion est aussi une forme de liberté. Chacun doit vivre selon un idéal, nous sommes tous différents et il faut réussir à rester soi-même. Si on pousse le raisonnement, on peut préciser que tout progrès peut aussi donner du pouvoir et que le pouvoir mis entre les mains de gens mal intentionnés peut être dangereux …mais ceci est un autre débat….

Je trouve que Jonathan Livingston le goéland peut être comparé à un conte philosophique.

Le paradis, c’est simplement d’être soi-même parfait.

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Fantôme de la vie

Mon père couleur de nuit, de Carl Friedman

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Cet ouvrage prenant  est plein d’émotions. Je dirai même que plus qu’un roman, c’est comme un recueil de nouvelles car en fait, chaque chapitre pourrait se lire indépendamment du suivant. Le lecteur peut naviguer de l’un à l’autre sans ordre établi car aucune partie est numérotée. Le génocide est le point central de Mon père couleur de nuit. La narratrice, Hannah, une fillette de 10 ans écoute les récits de son père, Joshel, survivant des camps. Sans cesse, le passé lui revient et on se rend compte qu’il ne fait plus la différence entre le présent et son vécu. Certains évènements du quotidien mêmes les plus anodins, le renvoient à son internement dans les camps. Joshel impose ses souvenirs à ses enfants à chaque instant. C’est un homme marqué à jamais, détruit physiquement et moralement. Même quand il raconte des histoires à ses enfants, comme le petit chaperon rouge, il ajoute des détails sordides de sa vie dans les camps…

Le lecteur va ainsi découvrir toute l’horreur de l’enfermement dans les camps, cet univers inhumain. Il n’est pas ménagé. On reçoit toute cette barbarie à travers le regard d’une enfant de 10 ans, porte-parole d’un père survivant. En fait, dans ce récit, les enfants portent le fardeau du père. Max, le frère aîné, se révolte car il aurait souhaité un père « comme les autres », qui joue au foot avec lui et qui arrête de parler du passé. Il ne comprend pas ce besoin de toujours rabâcher  :

« et le camps par- ci et le camp- par là, toujours le camp. Il fallait y rester merde ! »

On surprend les enfants à « imiter » leur père pendant son enfermement. Ainsi Max fait l’expérience des pieds gelés en les mettant dans le frigo et Hannah ira enterrer ses jouets dans le jardin du voisin.

On ne peut pas en vouloir à ce père. Comment peut-on sortir indemne de tant de barbarie ? Comment peut-on vivre après ?

Un récit dur et touchant

Des vacances au pays des vampires.

Le dernier des vampires, de Willis Hall

Image associéeEdgar, un jeune garçon, part quinze jours en vacances avec ses parents.  Nos touristes anglais, ne sachant pas lire une carte, se retrouvent perdus : où sont-ils  en Europe : France, Allemagne, Italie… ?

Bref, ils s’arrêtent non loin d’un château et montent leur tente. Voulant faire quelques provisions, ils descendent au village et se retrouvent confrontés à des continentaux peu bavards et très vite soupçonneux.

Edgar, quant à lui, va chercher de l’eau au château et sa curiosité le fait entrer dans la demeure, où il y rencontre le comte Alucard, qui affirme être le dernier des vampires, mais un vampire végétarien ! Euphémia, sa maman, nourrit des chiens errants qui ne sont autres que des loups mais elle ne s’en rend pas compte. Le livre est plein d’humour…

Les villageois se posent de nombreuses questions sur ces gens qui campent non loin du château, donnent à manger aux loups … et à force de discuter, pensent qu’ils sont également des vampires en puissance et veulent en finir avec ce genre d’individus. Il s’en suit toute une aventure … mais je vous laisse découvrir la suite et la fin qui est un peu surprenante.

Ce livre est assez surprenant et facile à lire. Edgar se lie d’amitié avec ce comte vampire végétarien : il ne faut donc pas se fier aux apparences. Le livre est agréable, les personnages bien choisis et les illustrations, toutes les 4-5 pages sont bien fidèles à l’histoire.

 

 

 

Le journal de Nine, tome 2. Pourquoi c’est compliqué, de Géraldine Maillet

Les dévoreurs de livres d’Arsène : les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le journal de Nine, tome 2. Pourquoi c’est compliqué, de Géraldine Maillet

Résultat de recherche d'images pour "le journal de nine tome 2"Nine va rentrer au collège, en classe de 6ème. changement d’emploi du temps, de nouvelles fournitures, de nouveaux professeurs… des heures de colle… Oh lala, plus le temps d’écrire ! Les notes de Nine vont-elles grimper ou baisser ? Elle découvre aussi tous les changements liés à la « préadolescence » : les boutons et les changements physiques, le caractère, les premiers émois amoureux. et surtout, elle veut changer de style. Après le divorce de ses parents (lire Le journal de Nine tome 1), sa maman a un nouveau compagnon. Nine ne va pas tarde rà faire sa connaissance, ainsi que celle de ses enfants, Victor et Romy. Ce roman est le journal intime de nine qui y confie tous ses états d’âme. le premier journal, écrit en CM2 (tome 1) est rempli, et c’est sur un nouveau cahier qu’elle commence cette rentrée; elle s’adresse au journal comme à son confident et parle à la première personne. Nos jeunes lectrices pourront facilement  s’identifier à elles, par son vécu et son langage. Une série à succès au CDI.

Le dernier me connaissait par coeur, mais toi, tu es tout neuf, tout blanc, tout beau. Je ne t’ai encore jamais rien raconté.

Chloé, 5ème – 12 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

Résolution d’enquête

Double meurtre à l’abbaye, de Jacqueline Mirande
L’histoire se passe au 12ème siècle près de l’abbaye de Hautefage. Un braconnier, nommé Thomas le Rouge, découvre un cadavre dans la forêt aux abords de l’abbaye.
La victime semble être un pèlerin en provenance de Saint-Jacques de Compostelle. Thomas aperçoit double meurtredeux hommes près du cadavre qui l’emmènent jusqu’à l’entrée de l’abbaye.
Quand un des moines, frère Jérome,  ouvre les portes de l’abbaye, il découvre le corps inanimé et va aussitôt en avertir son supérieur : l’abbé Arnoult, qui lui-même avertit ensuite le prévôt (= juge) Guillaume Taillefer.
A partir de cet instant, tout une enquête est menée pour retrouver le meurtrier. Le meurtre ayant eu lieu sur les terres de l’abbaye, le responsable de l’enquête sera donc l’abbé Arnoult.
Chacun y va de son avis et de ses hypothèses à propos du meurtre : le chef de la vicomté de Pleaux : messire Raymon, sa promise : Agnès de Montal, sa servante, Guy de Servières, cousin de Raymond… et Jean l’Oiselet, un jeune de passage, qui affirme connaître le pèlerin et avoir des indices.
Ce qu’il n’aurait peut-être pas dû révéler, puisqu’on le retrouve mort noyé peu de temps après…
En avançant dans l’histoire, le suspens s’intensifie. Qui est donc le double meurtrier ?
L’auteure, dans ce roman, veut nous faire comprendre un peu la vie au Moyen-Age et condense un bon nombre de personnages en ce petit roman historique : le moine, la noble dame, le pèlerin, le braconnier, le guerrier …
Le livre se lit plutôt bien. De nombreux thèmes de l’époque sont abordés tels la noblesse, la religion, le pèlerinage etc …
Une belle intrigue pour les élèves aimant les romans du genre policier.