Le magicien d’OS, de Eric Sanvoisin

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Le mariage de la princesse Rune et du prince Lunn est éblouissant, magnifique, extraordinaire, resplendissant, merveilleux, hors du commun… Mais tout est gâché lorsque le prince reçoit une balle perdue en plein cœur. Il meurt avant même de toucher le sol…
La princesse est anéantie. Comment pourra-elle vivre sans son amour, sa moitié ? Son astrologue lui parle alors du magicien d’OS, un magicien qui aurait le pouvoir de ressusciter son prince… Rune part à sa recherche et le trouve. Le magicien d’Os accepte de faire revivre son amour… à une condition…. elle doit rester avec lui dans son manoir très étrange (on dirait presque qu’il est vivant !!!)… POUR TOUJOURS !!! Rune accepte sans réellement imaginer les conséquences…

J’ai beaucoup aimé ce livre que j’ai lu d’une traite ! Pourtant, en découvrant le résumé, le titre et la couverture, je n’avais pas vraiment envie de le lire parce que ça n’avait pas l’air d’être spécialement mon genre de lecture.  Je l’ai essayé (comme quoi, c’est bien de sortir parfois de ses habitudes !), et j’ai vraiment beaucoup aimé. C’est un conte d’amour noir, moderne et fantastique. C’est un conte à fin ouverte, qui nous laisse deviner ce que vont faire les héros du texte… Je le conseille !

Rune avait fait son choix. Personne ne lui prendrait son époux. Personne. Pas même la mort.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Cet ouvrage des éditions Balivernes est un objet d’une grande beauté, ce qui ne gâte rien à l’histoire originale et surprenante, conte revisité de la Belle et la Bête entre autres. Tout est de qualité : ruban marque-page, tranches du livre noires, trou dans la première de couverture pour  faire lien avec l’illustration intérieure.  Les illustrations en noir et blanc de Gilles Francescano donnent d’ailleurs  toute sa profondeur au récit. 

 

Io, pour l’amour de Zeus, de Clémentine Beauvais

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

 

Io vit une existence heureuse, avec son père, Inachos, le roi d’Argos. Elle est l’une des plus belles prêtresses du temple d’Héra, qui protège sa vallée. Elle sacrifie et prie avec dévotion, prenant en pitié la déesse, victime d’un mari infidèle, Zeus. Mais ses convictions, ses désirs, sa vie changent quand elle-même rencontre Zeus, le dieu des dieux, le mari et frère de la déesse qu’elle adorait autrefois, le dieu qu’elle va aimer jusqu’à en oublier toute prudence. Mais elle doit désormais payer le prix de cet amour…

J’adore la mythologie grecque, alors j’ai dévoré ce livre. J’ai beaucoup aimé ce livre, émouvant et passionnant. J’ai beaucoup apprécié le personnage de  Io, si courageuse et attachante. Je conseille vivement ce livre, mais, une fois n’est pas coutume, plutôt pour des élèves plus âgés que ceux étudiant la mythologie en 6ème.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

Série Mort de peur, aux éditions Milan

 

Résultat de recherche d'images pour "pacte bradman"Pacte mortel, de Tony Bradman

Jake en a marre… Il n’y en a toujours que pour sa petite soeur, Anna. C’est vrai qu’elle a failli mourir étant petite, mais quand même, lui, existe aussi. Il est jaloux et en veut à ses parents. Et la  sortie familiale organisée par son père pour visiter un monument historique local constitué de vieilles pierres est la goutte qui fait déborder le vase. Jake est insupportbale, détestable avec la pauvre petite Anna. Mais tout à coup, les choses prennent une tournure étrange.Alors que Anna touche la Pierre du Coeur, une lumière blanche aveugle Jake et le voilà transporté dans un monde parallèle. bientôt, il se rend compte que c’est James, l’ami imaginaire d’Anna qui a pris sa place au sein de sa famille… Que s’est-il passé ?

Jake est-il si abominable que sa petite soeur n’en veut plus comme frère ? Comment en est-il arrivé là ? Peut-il encore revenir en arrière et se faire pardonner ?

 

Mort de peur, Tome 2 : Magie noire par BradmanMagie noire, de Tony Bradman

Mégane refuse l’évidence : ses parents se sont séparés, son père s’est remis en couple avec une autre femme Sarah, et sa mère et elle vont devoir quitter leur maison pour vibvre en appartement… Alors lorsqu’une Voix se fait entendre pour l’inciter à pratiquer un rite vaudoue contre Sarah, elle est tentée… Après tout, tout est de sa faute, non, et elle la déteste ! Il suffit de trouver une poupée qui lui ressemble un peu, et y planter des aiguilles… Elle ne fait rien de mal, rien directement en tout cas… Mais où cela va-t-il la conduire ?

 

 

Mort de peur, Tome 3 : Poursuite infernale par BradmanPoursuite infernale, de Tony Bradman

Alors qu’il vient, pour la énième fois de se faire harcelé et agressé par des camarades d’école au moment de la sortie de classe. Alors qu’il longe les murs pour rentrer chez lui, il tombe sur une équipe de tournage d’un film qui l’embauche pour un rôle de figurant : il s’agit de jouer une victime poursuivie par un tueur. Il a la tête de l’emploi ! Mais cela ne va-t-il pas révéler quelque chose de plus profond en lui ?

 

 

Une petite série de  romans qui utilise le genre de l’horreur, très attractif pour les jeunes adolescents afin de mettre en évidence des sentiments qu’ils vivent, dont ils se sentent coupables pour leur faire comprendre que ces sentiments sont humains et peuvent simplement être acceptés et corrigés. J’appréhendais un peu cette lecture que je pensais malasaine et voulait vérifier en tant qu’adulte la portée du message, et en fait, c’est réussi car ce n’est pas seulement un roman d’horreur, c’est ancré sur une difficulté du quotidien d’adolescents qui ne trouvent pas la force de la surmonter seul et le passage dans le fantastique leur ouvre des portes pour changer le présent dans le bon sens grâce à une prise de conscience réelle. C’est peut-être une façon d’exorciser ses pensées malsaines et y faire face. Peut-être le moins réussi est Magie noire, car la prise de conscience du mal n’est pas ancrée dans le fantastique mais dans une phrase que prononce la mère : « la vérité, c’est que depuis longtemps les choses n’allaient pas si bien que ça entre ton père et moi, même avant que Sarah entre en scène. »… Mégane aurait-elle été capable d’arrêter sans cette révélation qui est tombée à pic ?

Jean de Florette, de Marcel Pagnol

La guerre de l’eau

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Marcel Pagnol signe là encore un livre fort, ayant toujours pour décor la Provence, si chère à son cœur, mais sur fond de tragédie familiale. Ne pénètre les terres du sud qui veut. Un homme de la ville, Jean Cadoret, un amoureux de la nature, descend dans les collines d’Aubagne, dans le village des Bastides blanches, pour prendre possession d’un terrain qu’il vient d’hériter. Il est parisien et digne descendant du vieux Pique-Bouffigue, associal, grossier et querelleur dont la mort n’est regrettée par personne au village. La terre qu’il laisse est très convoitée car elle est belle et arrosée par une source cachée. Un conflit d’intérêt va alors éclater entre Jean Cadoret et Ugolin, un voisin naïf et laid, qui rêve de s’approprier ce bien. En effet, celui-ci veut se lancer dans le commerce des fleurs qui peut lui rapporter gros mais qui est trop coûteux en eau. Il possède bien des terres mais elles sont arides donc peu appropriées à ce qu’il veut entreprendre. Cette parcelle serait une aubaine pour lui. Jean Cadoret installe toute sa petite famille et se lance dans l’élevage de lapins. Ce projet est mal vu surtout par Ugolin et son oncle « le papet », un homme cupide, qui décident de tout mettre en œuvre pour faire tomber le Parisien, notamment en bouchant la source … Ils sont prêts à tout pour que Jean sombre dans le désespoir, pour qu’il reparte à la ville … Mais le citadin s’obstine malgré les obstacles et la méchanceté des deux hommes. Il se tue à la tâche. Ne renonçant pas, il continue à planter et compte sur ses cultures pour vivre. Il ignore tout de la présence de cette source, il ne sait pas ce que cache sa propriété. Quand l’eau commence à manquer, c’est le début du drame. L’étranger va tomber, pris au piège dans un véritable complot. La nature décidera elle-même de tout au final.

Ne cherchez pas à être bercés par les belles couleurs de la Provence, le chant des cigales, le bel accent du sud qui nous fait tant rêver. Oh je mentirais bien sûr si je vous dis que tout ceci n’apparaît pas ! Mais la perversité des hommes met tout cela au second plan. Pagnol met l’accent sur le dur travail des paysans, la vie difficile, la vie de labeur qui use les corps. Il dépeint l’Homme avec ses bons et ses mauvais côtés. L’ambiance est douloureuse, pesante.

Jean de Florette est une tragédie touchante tant par l’opposition des caractères des personnages que par la cruauté du récit.

Là encore, il faut souligner la magnifique adaptation cinématographique de Claude Berri, en 1986, avec des acteurs prodigieux qui ont porté haut l’oeuvre de Pagnol. Un pur bijou emmené par Yves Montant, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu.

A suivre Manon des sources.

Caractère ou le destin contrarié, de Olivier Vauconsant

La valse des lettres…

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Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, était destiné à reprendre l’orfèvrerie de son père. Mais depuis longtemps, le jeune Gensfleisch avait un autre projet, il voulait bouleverser le monde, le révolutionner ! Un jour, il s’enfuit de chez lui, s’installa à Strasbourg où il travailla dans le plus grand secret à sa future invention. Gutenberg trouvait qu’il n’y avait pas assez de livres ou tout du moins qu’ils ne passaient pas assez de mains en mains. Il créa donc la typographie. En l’espace d’une année, les imprimeries fleurirent un peu partout en France. Mais Gutenberg connut un destin tragique, accusé de sorcellerie, dérangeant le pouvoir, il finit ruiné.

 

Goal !, tome 1 : coups francs et coups fourrés, de Antoine Griezmann, Olivia de Dieuleveult et Fabrice Colin

Fais de ton rêve, ta vie…

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Antoine Griezmann a décidé de se lancer un nouveau défi en produisant une série de 6 romans à destination des jeunes. Il y raconte ses débuts dans le monde de football. Depuis sa tendre enfance, il rêve de devenir footballeur. Lui, un petit garçon chétif, un mordu de foot a dû jouer des coudes pour réussir. Son physique maigrelet fera longtemps obstacle pour accéder à des clubs professionnels. Pour en arriver au niveau que tous les « fouteux » connaissent, rappelons qu’il joue dans l’équipe de l’Atlético Madrid, Antoine Griezmann, dit Grizi, a surmonté beaucoup d’obstacles. Et pas des moindres quand on sait que son père adjoint de l’entraîneur de l’équipe de Charnay (71), à l’époque, s’est toujours refusé à voir son fils passer des sélections afin d’intégrer l’équipe locale. Du haut de ses 9 ans, Grizi sait ce qu’il veut mais se heurte aux refus répétitifs de son père. C’est grâce à sa mère qu’il atteindra son but.

Antoine Griezmann veut faire partager l’aventure qui a été la sienne, transmettre ses valeurs humaines et sportives. Un parcours semé d’embûches qu’il a su surmonter grâce à une volonté de fer. Alors que beaucoup ne croyait pas en lui, lui n’a jamais douté. Sa première fan, la première femme à croire en lui, sa maman qui a été très précieuse pour lui, il lui doit beaucoup. Cette série est un espoir pour tous ceux qui ont un rêve. Rien n’est impossible, il faut y croire, s’accrocher, ne jamais douter. Une série de six tomes à paraître jusque Février 2019.

Les enfants du jeudi, de Rumer Godden

Une passion, une vie…

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Doone est le dernier de quatre enfants. Enfant non désiré, il est un peu isolé dans cette famille londonienne. Il faut dire que ses parents n’ont d’yeux que pour sa sœur Crystal, que la maman pousse à faire carrière dans la danse. En fait, la mère poursuit un rêve artistique à travers sa fille. Alors que Doone accompagne Crystal à ses cours, il est fasciné par ce qu’il voit. Il participe de temps en temps aux répétitions et, c’est décidé, il sera danseur ! C’est son rêve et rien ne viendra l’en dissuader. Mais à la maison, c’est loin d’être l’avis de tous. La mère ne voit que par Crystal donc impossible que son fils fasse la même chose qu’elle et son père considère que ce n’est pas un métier pour un homme. Le jeune garçon persévère et se montre plus talentueux que sa sœur, allant jusqu’à lui faire de l’ombre. Il arrivera à intégrer la plus prestigieuse école de danse, celle de Queen’s Chase. Un parcours difficile mais des rencontres qui vont l’aider à réussir.

Un roman qui nous rappelle l’histoire de Billy Eliott. Des conflits familiaux provoqués par des choix d’avenir pas toujours acceptés. Une sœur jalouse du talent d’un frère qu’elle a toujours snobé, des parents qui ne partagent pas l’idéal de leur fils. Autant d’obstacles qui vont donner la force à Doone de s’accrocher et d’évoluer dans un milieu professionnel pas toujours tendre.