Les filles au chocolat, 5. Cœur Vanille, de Cathy Cassidy

Les dévoreurs de livres d’Arsène, les chroniques des élèves du comité de lecture du blog

Les filles au chocolatLes filles au chocolat - tome 5 Coeur vanilleHoney est partie rejoindre son père en Australie. Mais là, surprise ! Elle qui s’attendait à avoir son père pour elle toute seule et une école pour filles, elle découvre une belle-mère parfaite, une école mixte très stricte et un uniforme horrible ! Sa « nouvelle vie » commence très mal ! Lorsqu’elle commence à se faire des amis et à s’habituer à son nouveau pays, une mystérieux personne commence à pirater son compte SpiderWeb.

J’ai adoré ce livre, que j’attendais avec impatience, enfin disponible au CDI ! Je le conseille vivement, tout comme les premiers tomes de cette série  « les filles au chocolat ». Ce livre est un très bon exemple du harcèlement sur les réseaux sociaux. On découvre la suite de « Cœur Vanille » dans « Cœur Sucré », du même auteur.

Eléa, 5ème – membre des dévoreurs de livres d’Arsène

La fabuleuse histoire de ma famille (parfaite) reloue, de Edgard Nelson

Les joies ( ou pas ) d’une famille nombreuse

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Papa est seul depuis la mort de maman. Ma sœur, mon frère et moi étions très petits quand le drame est arrivé. C’est difficile mais on y arrive quand même….Aujourd’hui c’est le grand jour, on déménage. On n’est plus tout seuls. Papa a rencontré Marie. Elle est gentille et je l’aime bien. Papa semble heureux et c’est ce qui compte pour moi. Mais je ne vous ai pas dit, il y a aussi  Paul, Tab, Lola, Dylan et les jumeaux Quentin et Simon. J’oublie quelqu’un.. Ah il y a aussi Milo, notre chien. Voilà vous connaissez tout le monde. Une grande famille recomposée qui part pour une nouvelle vie. Papa et Marie ont acheté une ferme. Mais avant de s’y rendre, papa a voulu faire un crochet par la maison de son enfance. Elle est sur une île. Elle est chouette mais c’est une vraie ruine. Devant l’enthousiasme de papa qui nous relate tous ses plus lointains souvenirs d’enfance, on n’ose pas trop exprimer notre désarroi devant une bâtisse poussiéreuse, délabrée, sentant le renfermé et la moisissure. On y reste qu’une journée, ce n’est pas la fin du monde ! Enfin si, peut-être, car Marie et Papa doivent partir à la ferme pour régler une affaire urgente et décident d’y aller seuls. Résumons : nous sommes seuls jusqu’au soir, dans une maison en ruine, il fait froid, pas de tablettes, pas de téléphone, au milieu de nulle part. Le décor est planté et ça promet une journée très mouvementée. Approchez-vous, il y a quelque chose que je ne vous ai pas dit. Il circule des légendes peu rassurantes sur l’île, comme des histoires de fantômes. Mais restons positifs, que peut-il nous arriver ?

Ce n’est pas facile de cohabiter dans une famille recomposée, un brin originale, quand on ne se connaît pas très bien et qu’on est pourtant destinés à vivre ensemble. C’est l’histoire d’une famille formidable racontée avec humour et fantaisie.

Toufdepoil et La folle cavale de Toufdepoil, de Claude Gutman

Toufdepoil, de Claude Gutman

Quand la belle-doche débarque….

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Bastien est un jeune garçon qui vit avec son père. Sa mère les a laissés pour partir vivre dans le midi. Bastien ne la voit presque plus. Le quotidien s’organise alors à deux. Le père et le fils font beaucoup de choses ensemble, partagent tout. A chacun de ses anniversaires, Bastien reçoit un cadeau de sa mère. Un jour, un colis énorme arrive et quelle n’est pas sa surprise de voir sortir un chien plein de poils ! Le jeune garçon est fou de joie et lui donne immédiatement comme nom « Toufdepoil ». Tout semble respirer le bonheur jusqu’à l’arrivée de Céline, la nouvelle copine de son père.

Toufdepoil est un roman jeunesse touchant et attendrissant, comme notre petit héros Bastien. Une histoire d’amitié entre un jeune garçon et son chien, qui essaie de trouver la lumière au beau milieu de querelles d’adultes. Toufdepoil c’est aussi le divorce des parents, la présence d’une belle-mère qui va vite devenir une ennemie, un père dépassé par la situation. Il est nécessaire de lire la folle cavale de Toufdepoil qui est la suite des aventures de Bastien.

La folle cavale de Toufdepoil,  de Claude Gutman

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L’ambiance à la maison est toujours aussi tendue avec une belle-mère qui ne fait toujours pas de concessions et qui ne cessent d’imposer ses choix et ses  volontés.

 

La tête dans les étoiles, de Mélissa Keil

Une rencontre bouleversante…

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Sam est un adolescent qui ne se mêle pas aux autres élèves, il est dans sa bulle. Il a trois amis, il passe son temps à dévorer des films d’horreur, à jouer aux jeux vidéos. C’est un geek. Loin des préoccupations des garçons de son âge, Sam est malgré tout un adolescent plein d’humour, doué. Il est heureux comme ça. Mais tout va être remis en question, dès l’arrivée de Camilla dans sa classe. La jeune fille, qui ne va pas le laisser indifférent, est pétillante et belle. Par certains côtés, elle fait peur à Sam, qui ne sait pas comment faire face aux sentiments qui vont l’assaillir. Camilla côtoie les plus populaires du lycée mais va rapidement se joindre à Sam et à ses amis. Un bouleversement dans la vie de Sam qui jusqu’à présent restait dans l’ombre, en retrait. Comment va-t-il gérer la situation, va-t-il laisser Camilla s’approcher de lui ? Et si l’adolescente arrivait à fendiller sa coquille et provoquer en lui des sentiments jamais révélés….

La tête dans les étoiles est une belle histoire d’amis, de rencontres. Les personnages sont dans leur dernière année lycée, le passage à l’âge adulte est proche. On est témoin de la naissance de certaines personnalités, notamment Sam, qui, petit à petit, va s’ouvrir à ce qui l’entoure. Ce qui m’a plu est que le narrateur soit un garçon qui nous fasse partager ses ressentis, tantôt perturbé, tantôt sarcastique, mais tellement touchant.

L’auteure s’est servie de nombreuses références cinématographiques ou de jeux vidéo pour nous inviter dans le monde de Sam. Elle parle également des difficultés rencontrées en milieu scolaire, notamment au niveau des différences sociales et des étiquettes qui collent sur le dos de certains. D’un côté, elle a réussi à rendre populaires ceux qui ne l’étaient pas car elle a su mettre en avant leurs qualités et beaucoup devraient en tirer des leçons. Le plus populaire n’est pas forcément le plus intéressant !

Une lecture charmante, pleine de fraîcheur, drôle et émouvante qui parle simplement de la vie, et qui pour les plus âgés d’entre nous, constitue un retour nostalgique sur notre vie d’adolescent…

Une petite lumière pour la nuit, de Lisa Thompson

En pleine nuit, Nate est réveillé par sa mère. Ils doivent prendre la route, rapidement… Ils fuient Gary,  le beau-père violent qui les martyrise psychologiquement depuis des mois. Nate et sa mère trouvent refuge dans une vieille maison isolée et abandonnée, à la lisière d’un parc de château. Ils venaient là en vacances, il  y a des années, lui rappelle sa mère… La maison appartenait à William, un ami de sa grand-mère, jardinier au château. Ils vont devoir s’adapter à ces nouvelles conditions de vie, se cacher le temps d’être sûrs que Gary ne les retrouve pas. Après avoir tenté de rendre la maison délabrée à peu près vivable, la maman de Nate décide de s’absenter le temps d’aller faire quelques courses… Pendant ce temps, Nate doit entretenir le feu, seul moyen de chauffage en ce mois d’hiver particulièrement rigoureux. Mais sa maman tarde à revenir, les minutes passent, puis les heures, bientôt les jours… L’angoisse monte…  Sa maman est-elle retournée vivre avec Gary, l’a-t-elle abandonnée ici ? Nate décide alors de prendre son courage à deux mains et sortir explorer les alentours. Dans le parc du château, il rencontre Kitty, la jeune voisine, qui l’embarque dans une drôle de chasse au trésor… Nate va-t-il trouver le moyen d’affronter sa peur de la solitude et du noir ? Comment va-t-il faire pour puiser en lui les ressources nécessaires pour surmonter cette terrible épreuve ? 

Un roman qui combine de nombreux genres avec beaucoup d’aisance : récit de vie sur la violence familiale, aventure, fantastique, récit initiatique d’un enfant qui doit prendre en main son destin avec courage et détermination. L’ami imaginaire de Nate, qui apparaît lorsque sa mère disparaît, est la matérialisation de la volonté de l’enfant de s’en sortir, le moyen d’affronter sa solitude et d’être capable de prendre les bonnes décisions. Plusieurs histoires s’imbriquent qui laissent ce récit sans aucun temps mort et permet à tout lecteur de trouver son compte : la chasse au trésor dans l’immense parc du château, avec ses recoins et son labyrinthe, la relation entre Nate et son ami imaginaire, sorte de psychothérapie personnelle, le passé avec l’histoire du château et de ses habitants, des drames qui s’y sont joués. Et l’histoire de Nate et de sa mère…

La description de la violence psychologique vécue dans le foyer est particulièrement réaliste pour qui connait ce sujet si délicat : le beau-père est passé au fil des mois de l’homme parfait, qui fait croire à Nate et à sa mère que tout est à nouveau possible, à un véritable monstre. Mais les choses sont invisibles de l’extérieur : tout se fait une fois la porte fermée, ou sous couvert de bienveillance, et les amis démissionnent au fur et à mesure, sans véritablement se rendre compte du pourquoi. Les victimes sont alors isolées et ont de moins en moins l’énergie de se défendre. C’est souvent là que le drame arrive. Mais la maman de Nate a eu le courage de fuir, probablement poussée par un instinct de survie et par son amour maternel. 

Un très beau roman et un petit coup de coeur !

Mentine, 5. On divorce !, de Jo Witek

Rien ne va plus dans la famille Green depuis que Mentine, 15 ans, est revenue du lycée et a retrouvé sa mère Alice en pleure.

Puis l’affreuse nouvelle est tombée sèche et froide : on divorce ! Le monde de l’enfant gâtée Mentine s’écroule ! De plus, sa mère se comporte comme une enfant de 15 ans et voit son père comme un monstre.

Mentine ne sort plus de chez elle et prend le rôle de la mère quand elle n’est pas en train de sécher les cours. Heureusement, son trio de choc est là pour l’épauler. Et pour que la vie soit encore moins rose, sa mère décide de vivre en colocation !!! L’ Horreur avec un « H » en gros caractère !!

Un livre à la hauteur de mes espoirs, autant dire… génial ! En lisant ce livre, on arrive à ressentir  les émotions de Mentine, que l’auteur a très bien su nous transmettre. Un très beau tome qui se dévore très bien.

Pour des élèves à partir de la 6ème

Judith, 6ème – 11 ans, membre des Dévoreurs de livres d’Arsène

 

Et l’avis de Mu :

C’est toujours avec un grand plaisir que l’on ouvre les nouveaux tomes de cette série lorsqu’ils nous arrivent. C’est raffraichissant même lorsque le sujet est grave ! Cette fois-ci, les parents de Mentine divorcent… et Mentine, si intelligente mais si centrée sur elle-même n’a rien vu venir !  Heureusement son cercle d’amies est là pour la soutenir… Et sa mère, après une phase de désespoir puis d’hystérie et  de jeunisme, va trouver une drôle de façon de s’en sortir… ou du moins une façon un peu farfelue qui lui ressemble si bien  !

A lire pour les fans de la série !

La spirale de Sophie Bénastre

Quand tout bascule…

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Lou et Joshua sont des amis inséparables. Ils n’ont aucun secret l’un pour l’autre. Mais depuis quelques temps, Lou est inquiète, elle ne reconnaît plus son ami. Certes, ses parents sont en plein divorce et Joshua doit se partager entre son père et sa mère. Une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. La situation est difficile pour le jeune garçon. Lou est cependant très intriguée par le comportement de Joshua au retour de chez son père. Il sent mauvais, il a les traits tirés, les devoirs ne sont pas faits. Au contraire, lorsqu’il est chez sa maman, tout a l’air de bien allé. Lou essaie d’en parler à son ami mais celui-ci l’évite et coupe court à la conversation.

Un soir après l’école, la jeune fille décide de suivre secrètement Joshua. Ce qu’elle va découvrir va la bouleverser.

Ce roman de littérature jeunesse traite du délicat sujet de la séparation, de la perte d’emploi, de la vie qui bascule quand la vie familiale éclate. Au milieu, il y a l’enfant qu’on doit protéger, auquel on doit assurer un niveau de vie suffisant pour son bien être physique et mental.

Ce court roman au ton juste fait partie de la collection « Droits de l’enfant » des éditions Oskar et permet d’aborder l’article 27 de la Convention internationale  des droits de l’enfant suur le niveau de vie : « Tout enfant a le droit à un niveau de vie suffisant à un développement physique, mental, spirituel, moral et social. »