La petite fille et la mort, de Rodolphe, ill. Tom Tirabosco

Il est l’heure de partir…

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Cloé est une petite fille heureuse qui vit dans une grande maison avec ses parents, ses deux frères et ses grands-parents qui occupent avec le chat le second étage. C’est l’hiver, il fait bon d’être à la maison, dehors le vent souffle, il pleut. Un soir, on sonne et Cloé qui est la seule à avoir entendu, se précipite pour ouvrir. Mais derrière la porte, se dresse une étrange créature vêtue de noir, les doigts crochus, qui brandit une faux. Sous sa capuche, Cloé découvre une tête de mort recouverte d’une fine peau. Effrayée, Cloé s’interroge. Le terrifiant visiteur lui annonce qu’il représente la mort et que l’heure est venue pour un des membres de la famille de le suivre. Il a un ordre de mission mais avec la pluie, le nom de la personne qu’il doit emmener est effacé. Alors qui doit partir ? Cloé ne comprend pas, c’est le choc.

La mort fait partie de la vie et parfois les enfants sont aussi confrontés à ce malheur, à la perte d’un être cher. La vie est injuste et on ne se résout jamais à voir partir ceux qu’on aime. La mort fauche à tout âge. Mais ce livre me laisse un peu perplexe car je ne sais pas comment il peut être perçu par les plus jeunes enfants. Le visage de la mort est effrayant même si le récit rend la personne qui l’incarne humain.  Il est possible que ce livre ait pour but aussi, peut-être, d’aider les parents à parler de la mort à leurs enfants, un sujet pas toujours facile à traiter… Mais je trouve néanmoins la façon d’aborder ce thème, quelque peu brutale. A noter les illustrations en couleur qui renforce ce côté macabre.

Après avoir été testé par plusieurs élèves, ce livre a finalement été retiré du fonds du CDI, l’intérêt qu’il représentait n’étant clair pour personne…

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Raymond Kopa, premier ballon d’or, d’Eric Simard

Un ouvrage d’Eric Simard de la collection J’ai réussi ! des éditions Oskar, consacrée à des personnalités qui sont allées au bout de leurs convictions, malgré les difficultés. Des récits courts très accessibles pour les plus jeunes lecteurs.

 

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Raymond Kopa, une légende……

Raymond Kopa est un footballeur international français des années 50, un joueur vedette de son époque. Il est issu d’une famille de mineurs avec des grands-parents polonais venus en France en 1919 trouver du travail. Passionné de football, il consacre tout son temps à ce sport. Mais il sait que son destin est de travailler à la mine. A 14 ans, il va donc effectuer sa première descente au fond de ce trou noir. La poussière du charbon, les coups de grisou, les accidents voilà ce que va être sa vie ?

Un combat pour réussir à tout prix, pour sortir d’une vie de misère. Pas facile quand on est jeune, quand la guerre est présente et que le destin est déjà tout tracé. Se résigner ou se battre… Raymond Kopa a choisi de se battre et ce n’est pas pour rien qu’il est devenu la légende que l’on connaît.

L’alchimiste, de Paulo Coelho

Quête perpétuelle du bonheur

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Santiago est un jeune berger espagnol. Il est solitaire et adore la lecture. Sa vie n’a rien d’extraordinaire. Un jour, il décide de tout quitter, sa famille, son métier, son pays. Pourquoi ce départ si soudain ? Tout part d’un rêve qu’il a fait deux fois. Santiago a rêvé d’un trésor qui serait enfoui au pied des pyramides. Il part à sa recherche et commence alors pour lui un véritable pèlerinage semé d’épreuves. Il va faire des rencontres très instructives qui vont lui permettre de se remettre en question, de réfléchir sur ce qui est important dans l’existence et d’écarter toutes les futilités. Il apprend qui il est. Santiago va beaucoup voyager et c’est plus une quête de soi que la recherche d’un trésor. Toute sa richesse sera en fait dans son cœur. Et puis un jour, alors qu’il est dans le désert il va faire la connaissance de l’Alchimiste qui va l’aider à aller au bout de son rêve.

Beaucoup de spiritualité dans ce récit que j’apparenterais à un conte philosophique. Le parcours de ce berger est un peu celui des pèlerins qui empruntent le chemin de Compostelle. Un retour sur soi, être à l’écoute des autres, être attentif aux signes que peut nous donner la vie. Un peu simpliste pour moi et naïf aussi. Le message est d’aller à l’essentiel, partir, changer de vie en écartant tout ce côté matériel imposé par la société. La religion reste aussi en toile de fond. L’auteur évoque beaucoup Dieu. Paulo Coelho nous invite à suivre nos rêves sans hésitation, à écouter notre cœur. Pour lui ce qui freine l’humain, c’est la peur de l’échec. Personnellement, j’aurais du mal à tout quitter, à partir en écoutant simplement mon cœur sans savoir où tout cela me mènerait. La prise de risques doit être calculée, je pense. Et puis attendre un signe du ciel, oui …pourquoi pas… mais là encore ça risque d’être long ! Tout ça n’engage que moi, je précise ! Serais-je passé à côté de quelque chose ? Et vous, chers lecteurs, pourriez-vous me laisser des commentaires pour me donner votre avis ?

Le crayon qui voulait voir la lune – Le crayon qui voulait voir la mer, de Eric Simard et Africa Fanla

Le voyage d’un crayon

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Le crayon de Lulu rêve de s’envoler pour aller sur la lune. Mais il a un souci, il n’a pas d’ailes et personne ne veut lui en prêter. Lulu va donc tout mettre en œuvre pour lui offrir le plus beau des voyages.

Une histoire mignonne qui va charmer les tous petits. Elle va attirer l’attention des plus jeunes sur l’utilisation de la lettre «L» qui seule ou en binôme n’aura de cesse de rendre service.

Vogue, vogue petit crayon

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Nous retrouvons Lulu et son crayon qui souhaiterait voir la mer. Un parcours semé d’embûches qui va mettre à mal le projet des deux amis.

Les lettres vont servir de décor à cette petite histoire qu’apprécieront les plus jeunes de nos lecteurs.

Ces deux petits ouvrages démontrent que la lecture et l’écriture sont de bons moyens d’évasion et d’imagination. C’est un beau voyage à travers les mots. A lire dès le CE1 en autonomie.

A noter les très jolies illustrations très colorées qui accompagnent merveilleusement le texte.

Les enquêtes du trio : L’énigme à l’école, de Roselyne Bertin

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Moi, quand je serai grand…..

Angelo, 10 ans, rêve depuis longtemps de devenir reporter. Alors, quand son père lui donne son appareil photo, Angelo est aux anges. Il l’emmène partout et ainsi peut s’adonner pleinement à sa passion. Le jeune garçon habite non loin de son école et chaque jour, il aime la photographier quand il n’y a plus personne. Un soir, une photo retient plus particulièrement son attention. En effet, quand il la regarde en détails, il remarque une vitre brisée. Quelqu’un s’est introduit dans les locaux pendant le week-end ! Ni une, ni deux, Angelo alerte ses amis Tom et Zoé. Lors d’une réunion secrète, le trio d’amis décide de mener une enquête qui peut-être les mènera au voleur.

Une petite histoire sympathique pour nos plus jeunes lecteurs.

Harriet Tubman- la femme qui libéra 300 esclaves- de Anouk Bloch-Henry

Le chemin de la liberté

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Harriet Tubman, fille et petite-fille d’esclaves, est née vers 1825 dans le Maryland. Dès son plus jeune âge, elle est victime de mauvais traitements. Louée pour un morceau de terre, elle va s’occuper d’un bébé chez une femme qui la bat, la fouette. Pendant de longues années, elle est maltraitée par différents maîtres, subissant les pires sévices. De santé fragile, elle va s’accrocher à la foi qui va l’aider à avancer. A l’âge adulte, bien décidée à se révolter, elle s’évade. Sa tête va même être mise à prix. Malgré tout, elle va entreprendre de libérer sa famille et des centaines d’autres esclaves. Durant la guerre de sécession, elle sera même la première femme à intégrer une expédition armée pour sauver de nombreux captifs. Courageuse et brave, elle n’aura de cesse d’organiser plusieurs opérations pour libérer ces hommes, ces femmes et ces enfants emprisonnés par des esclavagistes sans pitié.

Harriet est une esclave noire qui est consciente de la possibilité de vivre libre. Alors elle va se lancer dans une lutte acharnée pour favoriser la fuite de centaines d’esclaves. Ce fut une grande militante, une battante, une femme courageuse qui a été au bout de ses convictions pour défendre une cause qu’elle estimait juste. Rappelons que l’abolition de l’esclavage a été officiellement proclamée en France et dans les Colonies le 27 avril 1848 et en 1865 aux Etats-Unis.

Mon Eden, de Hélène Duvar

Comment vivre sans toi…..

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Erwan a 16 ans, il avait une sœur jumelle, Eden. Eden s’est suicidée et sa disparition l’a anéanti. Il est dévasté, il ne comprend pas. Pourquoi a-t-elle fait ça ? Ce n’est pas juste. Eden était parfaite, tout le monde l’aimait. Elle était sa moitié, son miroir, son double.

Les souvenirs le rongent, tout se bouscule dans sa tête, il est dans le déni. Comment avancer sans se demander sans cesse pourquoi ? Comment continuer sans elle ? Et puis vient le jour où Erwan découvre le journal intime de sa sœur. Un journal qui va lui apprendre qu’Eden avait elle aussi des failles, des blessures, des côtés un peu obscures. Erwan va alors se démener pour trouver les raisons qui ont poussé sa sœur à en finir avec la vie, une vie qui semblait si parfaite.

Mon Eden est un livre qui parle du deuil, de la vie après la disparition d’un être cher et plus précisément du suicide des adolescents. Il est d’autant plus terrible pour ceux qui restent de ne pouvoir expliquer les raisons d’un tel geste. Le mot pourquoi raisonne sans cesse, hante l’esprit. C’est une torture, un sentiment de culpabilité. On a rien vu, on a rien fait pour éviter un tel drame. L’histoire est racontée à travers les sentiments d’Erwan. Ainsi, le lecteur se sent proche de lui, partage sa douleur et son désarroi. Le roman n’en est pas pour autant larmoyant, il se veut rassurant et on peut comprendre que malgré tout, le temps peut aider à faire son chemin…